Les abolitionnistes doivent-ils se positionner sur les droits humains ? Et comment !

Quelqu’un m’a envoyé aujourd’hui le courriel suivant : « Je suis totalement pour les droits des animaux, mais je ne pense pas que cela signifie que je doive être aussi pour les droits des femmes, des homosexuels ou autres. »

Faux.

Réfléchissez avec logique. Le spécisme est mal parce qu’il est comme le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme, etc., qui impliquent tous une focalisation sur des critères sans pertinence aucune (la race, le sexe, l’orientation sexuelle, etc.) afin de justifier le fait de ne pas accorder à certaines personnes une considération égale.

Nous ne pouvons dire que le spécisme est mal parce qu’il est identique aux discriminations listées ci-dessus si par ailleurs nous n’avons pas de position quant à ces dernières.

Bien sûr que nous en avons une.

Et cette position est que toutes les discriminations sont mal. Un point, c’est tout. Peu importe qu’elles soient basées sur la race, le sexe, l’orientation sexuelle, l’âge ou je ne sais quoi. C’est mal.

Si vous dites que le spécisme est mal mais que vous ne vous positionnez pas contre tous les autres types de discriminations, tout ce que vous faites, c’est renforcer l’idée que les « animalistes » ne se soucient pas des êtres humains.

Or le mouvement abolitionniste n’est pas une affaire de misanthropie.

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Si vous n’êtes pas végan, s’il vous plaît, devenez-le. Le véganisme est une question de non-violence. C’est d’abord une question de non-violence envers les autres êtres sentients. Mais c’est aussi une question de non-violence envers la terre et envers vous-même.

Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
Professeur, Rutgers University
©2012 Gary L. Francione