Archives de l’auteur : Gary L. Francione

Interview dans The Believer

Chers collègues:

J’ai été très heureux d’avoir été interviewé par le romancier primé, Deb Olin Unferth dans The Believer, un magazine largement diffusé qui traite de l’art et de la culture générale.

J’espère que vous apprécierez l’interview, qui se trouve ici.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais rien d’autre dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione

Commentaire n° 23 : Débat sur l’Abolition contre la Réglementation, avec Robert Garner

Chers Collègues :

Mon dernier livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, consiste en une discussion entre le Professeur Robert Garner, de l’Université de Leicester, et moi-même.

Dans ce commentaire, le Professeur Garner et moi-même discutons de notre livre. La position de Garner, bien qu’elle soit une forme de ce que j’appelle le « néowelfarisme », diffère néanmoins de celle de Singer et de la plupart des autres welfaristes. Pour commencer, Garner n’est pas un utilitaire actif comme l’est Singer. Tout comme Singer (et Regan), Garner nie que la vie animale a une valeur morale égale à la vie humaine, mais pense que l’intérêt d’un animal à ne pas souffrir doit être protégé par un « droit ». Il tergiverse à propos du fait de savoir si ce droit est celui de ne pas souffrir « de manière inacceptable », auquel cas sa position se dégrade en une forme de welfarisme (semblable à ce dont j’ai débattu dans mon livre de 1995, Animals, Property, and the Law, à savoir le « droit néowelfariste à un traitement humain »), ou si le droit de ne pas souffrir est un droit absolu, auquel cas sa position exclut toute utilisation des animaux puisque, ainsi que je le fais remarquer, toute utilisation des animaux implique nécessairement pour eux des formes de souffrance, de douleur, etc. Comme j’en discute également dans le livre, si Garner comprend ce droit dans son sens absolu, alors surgissent des problèmes théoriques relativement à la dérivation d’un tel droit, et la promotion que fait Garner des réformes de bien-être est incompatible avec ce droit aussi bien sur le plan théorique que pratique.

Dans ce Commentaire, nous nous concentrons sur les questions suivantes que j’ai préparées :

1. Dans le livre, vous déclarez que les animaux ont le droit de ne pas souffrir « de manière inacceptable ». Comment faites-vous pour déterminer quels niveaux de souffrance sont « acceptables » ?

2. Bien que vous pensiez que l’élevage industriel ne peut être moralement justifié, si les animaux pouvaient être élevés dans des conditions agréables avec une souffrance minimale et tués relativement sans souffrance pour la nourriture, ou s’ils pouvaient être utilisés dans des expériences avec, là encore, une souffrance minimale et des bénéfices importants pour les humains, vous n’y feriez, n’est-ce pas, aucune objection ?

Prenons un exemple clair : admettons que j’aie une vache dans mon jardin. Je la traite très bien. Je lui tire dessus (une balle ; mort instantanée), la tue et la mange. Ai-je commis, selon vous, quoi que ce soit de moralement mal ?

3. Dans le livre, vous déclarez, page 187 : « J’accepte le point de vue selon lequel, toutes choses étant égales, la vie animale nonhumaine (du moins de la plupart des espèces nonhumaines) a moins de valeur morale que la vie humaine. » Pourquoi adoptez-vous cette position ?

4. Un point central de désaccord entre nous réside dans le fait que vous estimez que les organisations réformistes telles que la RSPCA, CIWF, PETA, HSUS cherchent et parviennent à des victoires « qui en valent la peine ». Croyez-vous que ces « victoires » fassent autre chose que rendre l’exploitation animale plus rentable économiquement ? Si oui, pouvez-vous les identifier ?

5. Croyez-vous que ces organisations stimulent la demande en produits issus d’un « plus grand bien-être animal » d’une manière qui affectera défavorablement la demande globale ? Etant donné que toutes ces organisations plébiscitent les labels exploitation « heureuse », pouvez-vous douter que quel que soit l’effet que cela aura, elles pensent que ces labels rendront les gens plus à l’aise par rapport à l’exploitation ?

J’espère que vous prendrez plaisir à cette discussion.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione

Deux débats imminents

Chers Collègues :

J’ai deux débats à venir :

Débat sur la vivisection

Le 8 mars prochain, je débattrai avec Dario Ringach, Professeur de Neurobiologie et de Psychologie à l’UCLA. La discussion aura lieu à l’Université Rutgers et sera ouverte à tous les membres de la communauté Rutgers ainsi qu’au public si l’espace le permet. Le Professeur Ringach et moi débattrons du fait de savoir si la vivisection peut être moralement justifiée. Il soutient que oui ; je soutiens le contraire. Je souhaite que cet échange, arbitré par Dean John Farmer, amène les gens à penser de façon plus critique la vivisection et à s’y opposer. Le Professeur Ringach espère évidemment le contraire. Puissent les meilleurs arguments triompher !

Le débat aura lieu en soirée à l’Ecole de Droit de l’Université Rutgers à Newark. Je posterai de plus amples informations bientôt.

Débat sur la défense animale

On m’a informé que Gene Baur de Farm Santuary aimerait débattre publiquement avec moi de la défense animale. Je suis ravi de discuter d’un tel sujet avec Gene et j’ai proposé une rencontre arbitrée en direct à l’Université Rutgers, ou un podcast modéré. Je posterai sur cette rencontre de plus amples détails dès qu’ils seront en ma possession.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais rien d’autre dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione

Evénement littéraire samedi 5 février

Chers Collègues :

Samedi 5 février, je parlerai de mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, au Grindcore House Café à Philadelphie de 18 à 20 h. Le Grindcore House est un café-restaurant végan sur lequel tout le monde s’extasie! J’espère voir là-bas certains d’entre vous.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione

Wayne Paccelle et moi sommes d’accord

Chers Collègues :

Depuis maintenant plusieurs années, je soutiens que les gros organismes de protection animale sont, pour la plupart d’entre eux, des partenaires des industries exploitant les animaux, et qu’ils représentent le bras droit de l’industrie agro-alimentaire. Ils ne remettent pas en cause l’utilisation des animaux ; en fait, ils soutiennent activement leur utilisation institutionnalisée et prétendent que seules les questions touchant au bien-être ou au traitement des animaux importent. Ils font la promotion de changements largement insignifiants, dont plusieurs améliorent l’efficacité de la production, alors que d’autres ne sont jamais mis en œuvre ou sont censés n’être mis en œuvre que plusieurs années plus tard. Ces organismes promeuvent les programmes d’étiquetage garantissant une exploitation « heureuse », grâce auxquels les produits d’origine animale sont « approuvés » et vendus avec la bénédiction intentionnelle de la communauté des défenseurs des animaux. J’ai soutenu que les réformes en faveur du bien-être (en supposant qu’elles puissent raisonnablement être considérées comme des « réformes » et non pas comme de simples changements visant à améliorer l’efficacité de l’industrie) font en sorte que le public se sente à l’aise de continuer d’exploiter les animaux nonhumains.

Mes vues ont suscité des critiques acérées de la part des défenseurs du bien-être animal.

C’est donc avec beaucoup de bonheur que je vous rapporte que Wayne Pacelle, le Chef de la direction de la Humane Society of the United States, est d’accord avec moi.

Comparaissant devant le Ohio Livestock Standards Board, qui a obtenu l’appui de la HSUS après avoir accepté d’abolir les caisses de gestation à partir de 2025 (ce qui est censé « aider les animaux ici et maintenant »), Pacelle a fait l’éloge de l’élevage animalier :

« Je crois que l’agriculture est une tradition profondément noble », a-t-il dit. « Elle est admirable par tant d’aspects, mais il faut également ajouter le bien-être animal dans l’équation. »

Pacelle qualifie l’agriculture animale de « tradition noble », « admirable par tant d’aspects ». Nous devons simplement ajouter « le bien-être animal dans l’équation ». Et voilà. Le problème n’est pas l’utilisation des animaux en soi ; le problème est le traitement, et les réformes de bien-être, telles que l’élimination des caisses de gestation après 2025, sont la solution.

Il déclare aussi que les réformes liées au bien-être que le Conseil appuie :

rendront l’agriculture de l’Ohio « plus honorable, défendable et pertinente pour le consommateur.

Oui, en effet, elles le feront. C’est exactement ce que je dis depuis maintenant plus de vingt ans, et je suis content d’apprendre que Wayne Pacelle est d’accord avec moi.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est la bonne chose à faire moralement. Vous ne ferez jamais rien dans votre vie qui soit plus facile et satisfaisant.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione

Quelques pensées pour la nouvelle année

Chers Collègues :

C’est le devoir de tous ceux qui embrassent le véganisme que de sensibiliser autrui de manière créative à cette vérité morale fondamentale qui est de ne pas exploiter les individus vulnérables. Nous devons tous devenir des professeurs de non-violence dans nos foyers, nos cercles sociaux, nos écoles, nos lieux de travail et nos communautés. Nous commençons d’enseigner à travers notre propre exemple.

Le véganisme éthique, c’est la non-violence en action ; c’est une non-violence dynamique. Cela exige que nous réévaluions et rejetions les idéologies insidieuses de domination que nous avons été élevés à considérer comme « normales ». Un monde qui s’achemine vers le véganisme éthique est un monde qui tend de manière générale vers une paix et une justice plus grandes.

Si nous arrêtons de traiter les animaux comme des animaux, nous arrêterons de traiter d’autres humains comme des animaux.

Dressons-nous contre toutes les formes de discrimination (racisme, sexisme, homophobie, classisme, spécisme), disons simplement non.

Décidons de faire du monde un endroit plus pacifique en 2011, et participons chacun à cet effort commun. Je continuerai au cours de cette année à faire des Commentaires consacrés aux différentes formes d’une défense du véganisme positive, créative et non-violente, laquelle est en train de naître et de se développer dans un grand nombre de pays et dans toutes sortes de communautés. Nous devons tous apprendre de ces défenseurs !

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais rien dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione

Nécessité de la théorie

Chers Collègues :

De nombreux défenseurs des animaux semblent croire que nous pouvons nous passer de théorie. D’après eux, nous devons simplement agir « pour les animaux » et pourrions nous occuper de théorie plus tard.

Cette manière de voir est erronée sur au moins deux plans.

Premièrement, sans théorie, comment allons-nous décider de ce que nous devons promouvoir ? Si je veux faire quelque chose maintenant pour aider les animaux et que je n’ai pas de théorie quant à leur statut moral, comment décider quoi faire ?

Si je décide de passer l’après-midi à discuter avec un groupe de personnes de l’exploitation animale et que je n’ai pas de théorie, comment vais-je décider de quoi parler ? Comment déciderai-je si je dois leur dire de ne consommer aucun produit d’origine animale ou de consommer des produits d’origine animale soi-disant « heureux » ?

La réponse est on ne peut plus claire : nous ne pouvons faire de choix intelligent ou informé si nous n’avons pas de théorie guidant notre choix. Avant de parler aux gens ; avant de décider quel forme d’activisme poursuivre, je dois être clair quant au fait de savoir si la position morale correcte est de consommer des œufs de « poules élevées en liberté » ou de ne pas manger d’œufs ; je dois être clair quant au fait de savoir si la position morale correcte est de manger des poulets qui ont été gazés au lieu d’être électrocutés, ou de ne pas manger les poulets.

Il est intéressant de noter que la plupart de ceux qui clament que nous n’avons pas besoin de théorie pour agir maintenant « pour les animaux » ont en fait une théorie : celle qui consiste à dire que le problème n’est pas le fait d’utiliser les animaux, mais la manière dont nous les utilisons ; celle qui consiste à dire qu’il est acceptable d’utiliser les animaux tant que nous les traitons « humainement ». Ces personnes affirment que nous ne devons pas nous embêter avec les abstractions de la théorie ; selon elles, nous devrions simplement aller dans la rue et promouvoir les œufs de « poules élevées en liberté », les poulets gazés ou que sais-je encore.

Mais leur position est motivée par une théorie.

Et cela m’amène au second point.

Parfois, certaines idées sont tellement ancrées dans notre culture que nous n’avons même pas conscience de l’importance avec laquelle elles façonnent et déterminent notre réalité. Une de ces idées est que les hommes sont, en tant que groupe, de plus grande valeur que les femmes, et que les femmes sont davantage estimées pour leur apparence et comme fournisseuses de services sexuels que pour leurs capacités. Cette idée fait tellement partie de notre culture que beaucoup d’entre nous n’en sommes même pas conscients ; nous considérons comme « normale » la manière dont les femmes sont culturellement représentées et ne voyons pas que cette représentation renforce le patriarcat.

Une autre idée du même genre (et que l’on peut faire remonter historiquement fort loin) veut que les animaux se moqueraient du fait que nous les utilisions, et qu’ils se soucieraient seulement de la manière dont nous les traitons. Cette idée représente le socle même de la position welfariste qui domine notre manière de penser les relations entre humains et nonhumains, exactement de la même façon que le patriarcat domine nos idées sur la valeur des femmes.

Au XIXe siècle, les réformateurs sociaux progressistes comme Jeremy Bentham affirmaient que nous devions inclure les animaux dans la communauté morale car, même s’ils différaient des humains sur plusieurs points, ils pouvaient, à l’instar des humains, souffrir, et que cela était suffisant pour fonder nos obligations morales envers eux. Selon Bentham, bien qu’un cheval ou un chien adultes soient plus rationnels et plus capables de communiquer qu’un enfant humain, « la question n’est pas : peuvent-ils penser ?, ni : peuvent-ils parler ?, mais : peuvent-ils souffrir ? » Mais cela ne signifiait pas que nous ne devions pas utiliser et tuer les animaux à des fins humaines tant que nous les traitions bien. Selon Bentham, les animaux vivent dans le présent et ne sont pas conscients de ce qu’ils perdent quand nous leur prenons la vie. Si nous les tuons et les mangeons, « nous en sommes mieux, et ils n’en sont pas plus mal, car ils n’ont point comme nous ces longues et cruelles anticipations de l’avenir. » Si, comme Bentham le soutenait apparemment, les animaux n’ont pas, factuellement, d’intérêt à la poursuite de leur existence, et que la mort ne leur est pas un mal, alors le fait de les tuer ne serait pas en soi un problème moral aussi longtemps que nous les traitons et tuons « humainement ».

Et c’est exactement ce que la plupart d’entre nous pensent à propos de l’utilisation des animaux. Le point de vue de Bentham est explicitement promu par Peter Singer, et même le théoricien des droits Tom Regan soutient que la mort représente un plus grand mal pour les humains que pour les nonhumains en ce que ces derniers auraient moins d’occasions de satisfaction que les premiers.

D’après moi, cette opinion – qui veut que notre utilisation des animaux, si elle est « humaine », est moralement acceptable – est, sous une forme ou une autre, acceptée par à peu près tout le monde. C’est-à-dire que même les gens qui n’ont jamais entendu parler de Jeremy Bentham ou Peter Singer adhèrent pleinement à cette opinion théorique si invasive que nul ne reconnaît même à quel point elle structure notre vision des relations entre humains et animaux.

Et, de même que le sexisme invasif de notre culture, elle est fausse.

Cette opinion purement théorique, selon laquelle les animaux ne prendraient pas intérêt à leurs existences et ne se soucieraient pas du fait que nous les utilisions et tuions tant que nous le faisons « humainement », est basée sur la notion qu’avoir un intérêt à continuer de vivre exige un sens de conscience de soi que nous associons aux humains normaux.

Ainsi que je l’affirme dans mon plus récent livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, dans Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog? et sur ce site, il s’agit là d’une posture spéciste en ce qu’elle privilégie arbitrairement la conscience de soi de type humain. Cette opinion théorique sur la moindre valeur de la vie animale est le Léviathan tapi dans l’ombre. Que nous aimions ou non la théorie, nous avons besoin d’en venir aux prises avec cette idée avantd’entreprendre une quelconque défense des animaux. Si nous sommes d’accord avec Bentham, Singer et la théorie dominante du welfarisme animal, alors nous plébisciterons les réformes de bien-être ; nous plébisciterons les œufs de « poules sans cage » ; nous plébisciterons la consommation des poulets gazés au lieu des poulets électrocutés ; nous soutiendrons les labels viande/produits laitiers « heureux » ; nous ferons la promotion du « flexitarisme » et considérerons le véganisme simplement comme un moyen de réduire la souffrance. Si, en revanche, nous ne soutenons pas une telle opinion théorique, si nous considérons à la place que tous les êtres sentients ont une valeur morale égale dont le destin n’est pas d’être utilisé comme ressource, alors nous plébisciterons le véganisme comme un principe moral de base non négociable.

Nous ne pouvons d’un côté prétendre accepter l’égalité, et de l’autre soutenir le réformisme welfariste sous prétexte que les gens vont continuer de toute façon à consommer les animaux. Indépendamment du fait que si nous croyons réellement en l’égalité, promouvoir des réformes de bien-être revient à promouvoir une pédophilie ou un esclavage « humains », les réformes de bien-être, dans les faits, ne fonctionnent pas. Les animaux sont considérés comme des produits et comme des biens. Protéger leurs intérêts coûte de l’argent, et les traitements les plus « humains » qu’on pourra jamais imaginer seront toujours de la torture, car c’est ainsi qu’on les nommerait si c’étaient des humains qui en étaient victimes.

Quoi que vous tentiez, vous ne pouvez éviter la théorie. Vous pouvez seulement choisir la théorie de l’égalité ou accepter la théorie dominante du bien-être, qui pose que la vie animale est de moindre valeur morale

Mais dans tous les cas, vous devrez faire un choix, et votre activisme sera nécessairement influencé par ce choix.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione

Une pensée simple pour Noël 2010

Nous ne connaîtrons jamais la paix sur la terre aussi longtemps que nous aurons à nos tables et sur nos corps la souffrance et la mort.

La paix commence avec ce que vous mangez, portez et utilisez.

Etre végan n’est pas suffisant pour mener une vie non-violente – mais c’est certainement nécessaire.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione

Non, le Véganisme Ethique n’est pas extrême

Chers Collègues :

Le véganisme éthique n’a rien d’extrême.

Ce qui est extrême, c’est de manger de la chair décomposée et des sécrétions animales.

Ce qui est extrême, c’est de considérer certains animaux comme des membres de notre famille et de planter nos fourchettes dans les cadavres d’autres animaux.

Ce qui est extrême, c’est de penser qu’il est moralement acceptable d’infliger la souffrance et la mort à d’autre créatures sentientes simplement parce que nous aimons le goût des produits d’origine animale ou le look que nous confèrent les vêtements fabriqués à partir des animaux.

Ce qui est extrême, c’est de reconnaître que la souffrance et la mort « non nécessaires » ne peuvent être moralement justifiées, et de continuer pourtant à exploiter quotidiennement les animaux pour des motifs qui sont complètement non nécessaires.

Ce qui est extrême, c’est de prétendre être pour la paix tout en faisant de la violence, de la souffrance, de la torture et de la mort une part quotidienne de nos vies.

Ce qui est extrême, c’est de condamner des gens comme Michael Vick, Mary Bale et Sarah Palin et les traiter de scélérats tout en continuant de manger, d’utiliser et de consommer des produits d’origine animale.

Ce qui est extrême, c’est de prétendre nous soucier des animaux et penser qu’ils sont des membres de la communauté morale tout en patronnant, soutenant, encourageant et promouvant la viande « heureuse » et les plans de labelling de viande et de produits laitiers « heureux » (voir 123).

Ce qui est extrême, c’est de ne pas manger de viande tout en continuant à consommer des produits laitiers, alors qu’il n’y a absolument aucune distinction rationnelle entre la viande et les produits laitiers (ou les autres produits d’origine animale). La production des produits laitiers, des œufs, etc., entraîne autant de souffrances et de mort pour les animaux que la production de viande.

Ce qui est extrême, c’est d’adopter un régime alimentaire qui provoque des maladies et représente un désastre écologique.

Ce qui est extrême, c’est d’encourager nos enfants à aimer les animaux tout en leur apprenant que ceux qu’ils aiment sont aussi ceux à qui nous pouvons faire du mal. Nous apprenons à nos enfants que l’amour est compatible avec la réification. Ça, c’est vraiment extrême – et très triste.

Ce qui est extrême, c’est de croire au fantasme selon lequel nous pourrions trouver notre boussole morale et respecter les animaux tout en continuant à mettre ceux-ci dans nos assiettes et sur nos tables, sur notre dos et à nos pieds.

Non, le véganisme éthique n’est pas extrême. En revanche, il y a beaucoup de choses que nous faisons quotidiennement, auxquelles nous ne prêtons même pas attention, qui, elles, sont extrêmes.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.

Le monde est végane ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione