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	<title>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</title>
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		<title>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</title>
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		<title>Le changement de paradigme exige de la clarté quant à la base morale du mouvement : le véganisme</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 20:36:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si nous voulons un jour faire évoluer le paradigme de l’exploitation animale, alors nous devons être clairs quant à la manière dont nous voulons qu’il change. Nous devons être clairs sur le fait que le véganisme doit constituer, sans aucune équivoque, le fondement de tout ce qui mérite le nom de mouvement des « droits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si nous voulons un jour faire évoluer le paradigme de l’exploitation animale, alors nous devons être clairs quant à la manière dont nous voulons qu’il change.</p>
<p>Nous devons être clairs sur le fait que le véganisme doit constituer, sans aucune équivoque, le fondement de tout ce qui mérite le nom de mouvement des « droits des animaux ». Si les « droits des animaux » veulent dire <em>quelque chose</em>, alors cela signifie que nous ne pouvons justifier moralement <em>aucune</em> forme d’exploitation animale ; que nous ne pouvons justifier de traiter les animaux comme des ressources humaines, quelque « humain » que puisse être par ailleurs leur traitement.</p>
<p>Nous devons cesser de croire que les gens vont trouver le véganisme « rebutant » et que par conséquent nous devons promouvoir quelque chose de moindre que le véganisme. Si nous développons avec clarté les idées morales et les arguments en faveur du véganisme, alors les gens comprendront. Ils peuvent ne pas tous devenir végans immédiatement ; en fait, la plupart ne le deviendront pas. <em>Mais nous devons toujours être clairs quant à ce principe moral de base</em>. Si quelqu’un veut procéder par étapes et évoluer progressivement, ce sera sa décision, et non quelque chose que nous lui aurons conseillé de faire. Le principe de base doit toujours être limpide. Nous ne devons jamais promouvoir l’exploitation « heureuse » ou « humaine » comme quelque chose d’acceptable sur le plan éthique.</p>
<p>L’idée selon laquelle nous devrions plébisciter une exploitation « heureuse » ou « humaine » envisagée comme une suite de « petits pas » tait le fait que les réformes de bien-être n’aboutissent sensiblement pas à une protection accrue des intérêts des animaux ; en fait, les réformes de bien-être ne font la plupart du temps rien de plus que rendre l’exploitation des animaux économiquement plus profitable en se focalisant sur des pratiques (caisses de gestation, étourdissement des poulets à l’électricité, box pour l’élevage des veaux de batterie…) qui sont, quoi qu’il arrive, financièrement non rentables. Les réformes de bien-être rendent l’exploitation animale plus rentable en éliminant des pratiques économiquement vulnérables. D’une manière générale, on peut dire que ces changements seraient survenus de toute façon et ce en l’absence de campagnes pour le bien-être animal, précisément parce qu’ils corrigent les inefficacités du processus de production. Et ces réformes de bien-être rendent évidemment le public plus à l’aise par rapport à l’exploitation animale. Le mouvement viande/produits d’origine animale « heureux » en est clairement la preuve.</p>
<p>Jamais nous ne militerions en faveur d’un esclavage, d’un viol, d’un génocide, etc., « humain » ou « heureux ». Aussi, si nous croyons que les animaux importent sur le plan moral et qu’ils ont intérêt non seulement à ne pas souffrir mais aussi à continuer d’exister, ne devons-nous pas consacrer notre temps et notre énergie à militer en faveur d’une exploitation animale « humaine » ou « heureuse ».<br />
Les réformes de bien-être et l’ensemble du mouvement pour l’exploitation « heureuse » ne sont pas des « petits pas ». Ils sont de grands pas au contraire — qui vont tragiquement en arrière.</p>
<p>Certains défenseurs des animaux estiment qu’il est inacceptable d’affirmer que le véganisme doit constituer la base morale du mouvement, sous prétexte que c’est « s’ériger en juge » ou que cela constitue une affirmation péremptoire selon laquelle le véganisme est moralement préférable au végétarisme, ce qui suppose donc une condamnation des végétariens (ou des autres consommateurs de produits d’origine animale) qui seraient des gens « mauvais ». Je réponds oui à la première partie, et non à la seconde. <em>Il n’y a pas de distinction moralement cohérente entre la viande et les autres produits d’origine animale</em>. Tous ces produits représentent la même chose et nous ne pouvons justifier le fait de consommer un seul d’entre eux. Dire que vous ne mangez pas de viande mais que vous consommez des produits laitiers, des œufs ou autre, ou que vous ne portez pas de fourrure mais portez du cuir ou de la laine, est comme de dire que vous mangez la chair des vaches tachetées mais pas celle des vaches marron ; cela n’a strictement aucun sens. La « frontière » supposée entre viande et autres produits d’origine animale n’est qu’un fantasme — une distinction arbitraire qui permet de compartimenter l’exploitation et de considérer certaines formes d’exploitation comme « meilleures » ou acceptables sur le plan éthique. Il ne s’agit pas de condamner les non-végans ; en revanche, il s’agit de lancer un appel à ces derniers afin qu’ils reconnaissent que leurs actions ne sont pas en conformité avec le principe moral dont ils affirment par ailleurs reconnaître la validité, et que <em>tous</em> les produits d’origine animale sont le résultat d’une souffrance et d’une mort infligées à des êtres sentients. Il ne s’agit <em>pas</em> de juger autrui ; en revanche, il s’agit de juger des pratiques et des institutions. Et c’est une composante <em>nécessaire</em> d’une vie éthique.</p>
<p>Si nous partons du principe que le fait de dire que le véganisme est moralement préférable au végétarisme n’est pas possible sous prétexte que « chacun fait ce qu’il veut », alors le jugement moral devient complètement impossible, ou alors il est spéciste. Il devient impossible parce que si « chacun fait ce qu’il veut », alors il n’y a rien à dire aux gens racistes, sexistes, antisémites, homophobes, etc. Si nous disons que ces formes de discrimination sont moralement mauvaises, mais qu’en ce qui concerne les animaux « chacun fait ce qu’il veut » et que nous ne saurions établir de jugements moraux à l’encontre, par exemple, de la consommation de produits laitiers, alors nous devenons bel et bien spécistes car nous n’appliquons pas la même analyse morale pour les non-humains que pour les humains.</p>
<p>Lorsque nous parlons du véganisme à des végétariens ou à d’autres consommateurs de produits d’origine animale, nous ne devons jamais véhiculer l’idée que nous pensons qu’ils sont de « mauvaises » personnes. Nous devons à la place centrer notre discours sur le fait que n’importe quelle forme d’exploitation animale est incohérente avec le principe éthique qu’ils affirment eux-mêmes embrasser : à savoir que les animaux sont des membres de la communauté morale et qu’imposer souffrances et mort à n’importe quel membre de cette communauté – humain ou nonhumain – exige une raison irréfutable. Et quoi que puisse constituer une raison irréfutable, les préférences de goût, le confort, le sens de la mode, etc., n’en sont certainement pas.</p>
<p>Enfin, nous devons toujours être clairs quant au fait que l’exploitation animale est un mal en ce qu’elle implique du spécisme. Et le spécisme est mal parce qu’à l’instar du racisme, du sexisme, de l’homophobie, de l’antisémitisme, du classisme et de toutes les autres formes de discriminations humaines, il suppose d’infliger de la violence à des membres de la communauté morale là où l’infliction de la violence ne peut être moralement justifiée. Mais cela signifie que ceux d’entre nous qui s’opposent au spécisme s’opposent nécessairement aux discriminations interhumaines. Cela n’a aucun sens de dire que le spécisme est mal en ce qu’il est comparable au racisme (ou à n’importe quelle autre forme de discrimination) si par ailleurs nous ne nous positionnons pas contre le racisme. Or nous devons le faire. Nous devons nous opposer au racisme et nous devons toujours être clairs là-dessus.</p>
<p>Le véganisme s’inscrit dans l’éthique de la non-violence. Il s’agit d’un engagement à ne pas porter préjudice aux autres êtres sentients, à soi-même et à l’environnement dont tous les êtres dépendent pour vivre. Selon moi, le mouvement des droits des animaux est, par essence, un mouvement pour la fin de la violence envers <em>tous</em> les êtres sentients. C’est un mouvement qui réclame la justice fondamentale pour tous. C’est un mouvement pour la paix émergent qui ne s’arrête pas à la ligne arbitraire séparant les humains des non-humains. Changer un paradigme hiérarchique d’exploitation omniprésente dominant depuis des millénaires exige une grande dose d’un travail acharné. Et un tel travail exige de la clarté.</p>
<p>******</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est une question de non-violence. Etre végan, c’est déclarer que vous êtes contre la violence envers les autres êtres sentients, envers vous-même et envers l’environnement, dont tous les êtres sentients dépendent.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers<br />
©2012 Gary L. Francione </p>
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		<title>Hugh Fearnley-Whittingstall: Les Droits des Veaux Rosés Britanniques</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 10:43:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le célèbre cuisinier britannique Hugh Fearnley-Whittingstall, fait la promotion du Veau Rosé Britannique « heureux ». Il n&#8217;est pas le seul. Les grands groupes de protection des animaux, tels que la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals et Compassion In World Farming, toujours prompts à rendre le public plus à l’aise par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le célèbre cuisinier britannique Hugh Fearnley-Whittingstall, fait la promotion du Veau Rosé Britannique « heureux ». Il n&#8217;est pas le seul. Les grands groupes de protection des animaux, tels que la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals et Compassion In World Farming, toujours prompts à rendre le public plus à l’aise par rapport à l’exploitation des animaux, font également la promotion du veau « heureux ».</p>
<p>Fearnley-Whittingstall dit: “Pour être honnête, si vous buvez du lait ou mangez du fromage, il est plus cruel de ne pas en manger. »<br />
[Note des Traducteurs : Hugh Fearnley veut dire pas là qu'il est plus cruel de boire du lait/manger du fromage et de se passer de veau, que de manger du veau rosé britannique (car ces derniers sont mieux traités que les autres veaux, sous-produits de l'industrie laitière)]</p>
<p>Il a tout à fait raison.</p>
<p>La distinction entre la viande et autres produits animaux n’a vraiment aucun sens. Le végétarisme est une position moralement incohérente. Si vous considérez les animaux comme membres de la communauté morale, vous n’avez vraiment aucun choix à part devenir vegan.</p>
<p>*****</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Les droits des animaux, le bien-être animal et l’analogie avec l’esclavage</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 19:26:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De nombreux végans s’irritent de ce que les non-végans qui prétendent se soucier moralement des animaux continuent de les consommer. Les premiers invoqueront souvent une analogie avec l’esclavage des humains, analogie qui se pose en ces termes : nous sommes tous d’accord sur le fait qu’utiliser des humains exclusivement comme des ressources — état connu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nombreux végans s’irritent de ce que les non-végans qui prétendent se soucier moralement des animaux continuent de les consommer. Les premiers invoqueront souvent une analogie avec l’esclavage des humains, analogie qui se pose en ces termes : nous sommes tous d’accord sur le fait qu’utiliser des humains exclusivement comme des ressources  — état connu sous le nom d’esclavage — est moralement exécrable. De la même façon, si nous pensons que les animaux sont des membres de la communauté morale, alors nous avons l’obligation de ne pas les traiter exclusivement comme des ressources et devons nous opposer à leur esclavage. Et si l’on s’oppose à l’esclavage animal, alors on adopte et on promeut le véganisme.</p>
<p>L’analogie fonctionne-t-elle ?</p>
<p>Oui et non. L’analogie avec l’esclavage, à laquelle je recours depuis maintenant vingt ans, n’est pas particulièrement convaincante si l’on maintient que les non-humains, à la différence des esclaves humains, ont seulement un intérêt à ne pas souffrir <em>mais n’en ont pas à la poursuite de leur existence ou à l’autonomie</em>. Et c’est, depuis Bentham, une croyance-phare de la position welfariste — à savoir que les animaux peuvent souffrir et ont intérêt à ne pas souffrir, mais qu’ils diffèrent cognitivement de nous en ce qu’ils n’ont pas conscience d’eux-mêmes et n’ont pas intérêt à poursuivre leur vie. <em>Pour dire les choses autrement : les welfaristes soutiennent que les animaux n’ont pas intérêt à ne pas être des esclaves en soi ; ils ont seulement intérêt à être des esclaves « heureux »</em>. Telle est la position promue par <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/03/16/singer-et-la-position-neo-welfariste-sur-la-moins-grande-valeur-de-la-vie-des-nonhumains/" title="Singer et la position néo-welfariste sur la moins grande valeur de la vie des nonhumains" target="_blank">Peter Singer</a>, dont les vues néowelfaristes dérivent directement de Bentham. A partir de là, le <em>fait</em> que nous utilisions les animaux n’a pas moralement d’importance : seule compte la <em>manière</em> dont nous les utilisons. Le problème moral, dans une semblable optique, n’est pas <em>l’utilisation</em>, mais le <em>traitement</em>.</p>
<p>Ajoutons à cela que la plupart des welfaristes sont utilitaristes — ils soutiennent que ce qui est bien ou mal est déterminé par ce qui maximise le plaisir, le bonheur ou la satisfaction des intérêts pour tous les individus affectés —, et vous vous retrouvez avec l’idée que tant qu’un animal ne souffre pas « trop », et étant donné qu’il n’a pas un intérêt dans sa propre existence, le fait qu’il ait eu une vie raisonnablement agréable et finisse dans les assiettes des humains est mieux que le fait de ne pas avoir eu de vie du tout. Si nous accordons aux animaux une existence raisonnablement plaisante et une mort relativement indolore, nous leur conférons en fait un bénéfice en les amenant à l’existence et en les utilisant comme nos ressources.</p>
<p>Par conséquent, il est compréhensible que, si une personne est welfariste, elle n’accepte pas l’analogie avec l’esclavage des humains. Pour cette personne, <em>non seulement l’esclavage animal « heureux » n’est pas un problème, mais il est une bonne chose</em>. Le problème avec l’esclavage des humains est que même ses  formes « humaines » violent ces droits humains fondamentaux que sont la poursuite de l’existence, l’autonomie, etc. Mais si les animaux ne possèdent pas de tels intérêts, alors l’esclavage « humain » peut être juste ce dont nous avons besoin. Et c’est précisément l’opinion qui motive le <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/02/07/viande-d-animaux-heureux-un-pas-vers-l-abolition-ou-une-excuse-permettant-la-consommation-d-animaux/" title="Viande d’animaux « heureux »: un pas vers l’abolition ou une excuse permettant la consommation de produits d’origine animale?" target="_blank">mouvement viande/produits d’origine animale « heureux »</a>  et l’ensemble de l’entreprise welfariste qui consiste à essayer de rendre notre utilisation des animaux plus « humaine », plus « compassionnelle », etc.</p>
<p>J’ai établi que cette sorte de raisonnement pose problème à deux égards au moins :</p>
<p>Premièrement, l’idée que les animaux nonhumains n’ont pas intérêt à la poursuite de leur existence — qu’ils n’ont pas un intérêt à leur propre vie — suppose de s’appuyer préalablement sur un concept spéciste à propos du type de conscience de soi qui importe sur le plan moral. J’ai démontré que chaque être sentient a nécessairement un intérêt à continuer de vivre — chaque être sentient tient à sa vie —, et que dire que seuls les animaux humains, en vertu du fait qu’ils possèdent un type particulier de conscience de soi, ont intérêt à ne pas être traités comme des produits esquive la question morale fondamentale. <em>Même si</em>, comme certains l’affirment, les animaux nonhumains vivent dans un « éternel présent » — et je pense que ce n’est empiriquement pas le cas d’au moins la plupart des non-humains que nous exploitons régulièrement, qui ont souvenir du passé et sens du futur —, ils éprouvent, <em>à chaque instant</em>, un intérêt à continuer d’exister. Dire que cela ne compte pas sur le plan moral est simplement spéciste.</p>
<p>Deuxièmement, même si les animaux n’avaient pas intérêt à la poursuite de leur existence et auraient seulement intérêt à ne pas souffrir, l’idée que, sur un plan pratique, nous serions un jour en mesure de leur accorder des intérêts d’une quelconque importance morale relève purement et simplement du fantasme. L’idée que nous, propriétaires de ces produits, allons jamais accorder une quelconque espèce de poids significatif aux intérêts de nos biens est très peu réaliste. Est-ce possible en théorie ? Oui. Est-ce possible en pratique dans le monde réel ? Absolument pas. Les welfaristes parlent souvent de traiter les « animaux d’élevage » de la manière dont nous traitons les chiens et les chats que nous aimons et considérons comme des membres de notre famille. Qui peut vraiment croire cela possible en pratique ? Le fait que nous ne songions pas à manger les chiens et les chats indique que tel n’est pas le cas.</p>
<p>En outre, l’une des thèses centrales de mon travail est que puisque les animaux sont légalement considérés comme des biens meubles — qu’ils sont des produits économiques —, nous protégerons généralement leurs intérêts seulement lorsque nous en retirerons un bénéfice financier. Cela signifie que les normes du bien-être animal seront toujours très basses (ainsi qu’elles le sont actuellement en dépit du non-sens que constitue la promotion d’une exploitation « heureuse » et « compassionnelle »), et que les réformes de bien-être <em>augmenteront</em> généralement le rendement de production ; c’est-à-dire que nous protégerons les intérêts des animaux dans les situations où leur traitement n’affectera pas l’économie, et dans ce cas, les réformes de bien-être, dans l’ensemble, feront très peu pour améliorer les choses. Par exemple, l’utilisation des <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2006/12/06/un-triomphe-du-mouvement-pour-le-bien-etre-animal/" title="Un « triomphe » du mouvement pour le bien-être animal?" target="_blank">caisses de gestation pour les truies</a> est sans incidence sur l’économie ; ces caisses sont supposément des alternatives plus « humaines » alors qu’en fait elles augmentent les rendements de production. De la même façon, <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2008/06/02/peta-et-pfk-aucune-difference-d-opinion-sur-la-maniere-dont-les-animaux-doivent-etre-traites/" title="PETA et KFC : « aucune différence d’opinion sur la manière dont les animaux doivent être traités »" target="_blank">le « gazage » des poulets</a> est plus rentable économiquement que l’étourdissement à l’électricité.</p>
<p>Ainsi je comprends pourquoi les welfaristes ont un problème avec l’analogie de l’esclavage. Je pense qu’ils se trompent à de multiples égards tout en ne s’engageant jamais vraiment sur le terrain argumentaire. A la place, ils soutiennent que je « sème la zizanie » et « me moque de la souffrance des animaux ici et maintenant » en déployant les arguments qui sont les miens. Certains se montrent même plus virulents encore.</p>
<p>Le paradigme des droits, lequel, tel que je l’interprète, exige moralement l’abolition de l’exploitation animale et requiert le véganisme comme question de <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/" title="Le véganisme : seulement un moyen parmi d’autres pour réduire la souffrance ou un principe fondamental pour la justice et la non-violence?" target="_blank">justice fondamentale</a>, diffère radicalement du paradigme welfariste, qui se focalise en théorie sur la réduction de la souffrance et s’applique en réalité à <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/05/02/les-quatre-problemes-du-mouvement-en-faveur-du-bien-etre-animal-en-resume/" title="Les quatre problèmes du mouvement en faveur du bien-être animal : en résumé" target="_blank">amoindrir les aspects économiquement non rentables de l’exploitation animale</a>. En sciences, ceux qui souscrivent à un paradigme sont souvent incapables de comprendre et de s’engager aux côtés de ceux qui souscrivent à un autre paradigme, précisément parce que le langage théorique qu’ils utilisent n’est pas compatible.</p>
<p>Je pense que la situation est similaire dans le contexte du débat qui oppose les droits des animaux au bien-être animal. Et c’est pourquoi les welfaristes ne peuvent tout simplement pas comprendre ou accepter l’analogie avec l’esclavage.</p>
<p>******<br />
Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est une question de non-violence. Etre végan, c’est déclarer que l’on rejette la violence envers les autres êtres sentients, envers soi-même et envers l’environnement, dont tous les êtres sentients dépendent.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers<br />
©2011 Gary L. Francione </p>
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		<title>Célébrer la paix durant les fêtes</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/12/20/celebrer-la-paix-durant-les-fetes/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 16:52:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;entends souvent des gens dire qu&#8217;ils se sentent dépassés par la pauvreté et la violence de la vie moderne. Nous vivons certainement une époque difficile et pleine de défis. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas agir. Nous le pouvons. Voici trois suggestions pour vous aider à célébrer la paix durant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;entends souvent des gens dire qu&#8217;ils se sentent dépassés par la pauvreté et la violence de la vie moderne.</p>
<p>Nous vivons certainement une époque difficile et pleine de défis. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas agir. Nous le pouvons.</p>
<p>Voici trois suggestions pour vous aider à célébrer la paix durant cette saison des fêtes :</p>
<p>Premièrement, ne consommez pas. Prenez l&#8217;argent que vous prévoyiez d&#8217;utiliser pour acquérir des choses dont vous n&#8217;avez pas besoin et donnez cet argent à une famille qui a besoin d&#8217;aide dans ces moments très difficiles. Ou utilisez cet argent pour procurer de la nourriture végane et des couvertures sans laine à un site Occupy local.</p>
<p>Deuxièmement, si vous n&#8217;êtes pas végan, devenez-le et arrêtez de manger, porter ou consommer des produits d&#8217;origine animale. Il n&#8217;y a aucune justification pour cela. Et consacrez une partie de chaque jour à une éducation au véganisme créative et non-violente. Vos possibilités d&#8217;éducation peuvent prendre de nombreuses formes différentes.</p>
<p>Troisièmement, adoptez un animal sans foyer. Il y a tant d&#8217;individus qui ont besoin de vous. Si vous n&#8217;avez pas la place ou les ressources pour un chien ou chat, adoptez un hamster, un lapin ou un poisson. Il y a forcément un animal réfugié qui s&#8217;adaptera à votre mode de vie. Et si vous en adoptez un (ou plus), vous n&#8217;aurez pas seulement sauvé la vie d&#8217;un autre, mais cela vous permettra aussi d&#8217;enrichir votre propre vie de façon incommensurable.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Rutgers University</p>
<p>©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Débat sur les droits des animaux avec le philosophe libertaire Tibor Machan</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 16:49:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le jeudi 12 janvier 2012, la Société Fédéraliste de Rutgers patronne un débat entre le philosophe libertaire Tibor Machan et moi. Machan détient la Chaire R. C. Hoiles d’Ethique du Travail et de Libre Entreprise à l’Argyros School of Business &#38; Economics de l’Université Chapman à Orange, en Californie. Il est chercheur au sein de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 12 janvier 2012, la Société Fédéraliste de Rutgers patronne un débat entre le philosophe libertaire <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tibor_R._Machan" target="_blank">Tibor Machan</a> et moi. Machan détient la Chaire R. C. Hoiles d’Ethique du Travail et de Libre Entreprise à l’Argyros School of Business &amp; Economics de l’Université Chapman à Orange, en Californie. Il est chercheur au sein de la Hoover Institution à l’Université Stanford, et professeur adjoint au Cato Institute.</p>
<p>Machan est un éminent <a href="http://www.strike-the-root.com/4/machan/machan43.html" target="_blank">opposant</a> aux droits des animaux.</p>
<p>Le débat aura lieu à la Faculté de Droit de l’Université Rutgers, New Jersey.</p>
<p>J’espère pouvoir poster ici une vidéo du débat.<br />
************<br />
Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Tuer et faire souffrir les animaux</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 18:22:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le mouvement pour le bien-être animal (« welfarisme »), depuis son apparition au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, repose sur l’idée selon laquelle l’utilisation des animaux est acceptable en soi parce que ces derniers n’ont pas un intérêt dans la poursuite de leur existence. Selon les welfaristes, les animaux nonhumains n’ont pas conscience d’eux-mêmes et ne sont pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mouvement pour le bien-être animal (« welfarisme »), depuis son apparition au XIX<sup>e</sup> siècle jusqu’à aujourd’hui, repose sur l’idée selon laquelle l’utilisation des animaux est acceptable en soi parce que ces derniers n’ont pas un intérêt dans la poursuite de leur existence. Selon les welfaristes, les animaux nonhumains n’ont pas conscience d’eux-mêmes et ne sont pas sophistiqués, du point de vue cognitif, de la manière dont les humains le sont. Cela veut dire que la vie des non-humains a moins de valeur que la vie des humains. A en croire Peter Singer :</p>
<blockquote><p>
Alors que la conscience de soi, la capacité à penser l’avenir, à entretenir des espoirs et des aspirations quant au futur, à tisser des relations pleines de sens avec autrui et ainsi de suite, ne sont pas pertinentes face à la question d’infliger la souffrance… elles le deviennent face à celle de prendre la vie. Il n’est pas arbitraire de poser que la vie d’un être conscient de lui-même, capable de pensées abstraites, de prévisions, d’actes complexes de communication, et ainsi de suite, a plus de valeur que la vie d’un être dépourvu de ces capacités.</p></blockquote>
<p>Les welfaristes établissent une différence entre le fait de tuer un non-humain, ce qui pour eux n’est pas en soi moralement inacceptable, et celui de lui infliger des souffrances « non nécessaires », ce qui est moralement inacceptable. Ils estiment que si nous permettons aux animaux d’avoir une existence raisonnablement plaisante et une mort relativement indolore, alors le fait que nous les exploitions peut être moralement acceptable. Là encore, selon Peter Singer :</p>
<blockquote><p>
Si c’est l’infliction de la souffrance qui nous inquiète, plutôt que le fait de tuer, alors je peux imaginer un monde dans lequel les gens mangeront des végétaux la plupart du temps, mais s’offriront de temps en temps le luxe d’œufs de poules élevées en plein air, ou même éventuellement de viande d’animaux ayant vécu une vie bonne dans des conditions naturelles à leur espèce, et tués humainement à la ferme.</p></blockquote>
<p>C’est ce genre de raisonnement qui donne l’impulsion au <a title="« Viande heureuse »: rendre les humains plus à l’aise de manger des animaux" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/06/25/viande-heureuse-rendre-les-humains-plus-a-laise-de-manger-des-animaux/" target="_blank">mouvement viande/produits d’origine animale « heureux »</a>  promu par Singer et pratiquement toutes les grandes associations animalistes des Etats-Unis et d’Europe. Pour ces personnes, le fait d’utiliser les animaux n’est pas le problème ; le problème, c’est la souffrance animale. Il s’ensuit que si nous diminuons la souffrance des animaux via des réformes de bien-être, alors nous rendons — toujours selon ces personnes — leur exploitation moins inacceptable. Le public alors peut continuer de consommer les animaux et avoir la conscience tranquille en se montrant « compatissant » à leur égard.</p>
<p>Dès lors, nous ne devons pas nous étonner du fait que de plus en plus de gens se sentent à l’aise par rapport au fait de consommer des produits d’origine animale. Après tout, les « experts » leur ont assuré que la souffrance <em>décroît</em> et qu’ils peuvent acheter de la viande « heureuse », des œufs de poules « élevées en plein air », etc. Ces produits portent même des labels approuvés par les associations animalistes. Le mouvement welfariste <em>encourage</em> véritablement la consommation « compassionnelle » des animaux.</p>
<p>Les réformes de bien-être font très peu pour augmenter la protection accordée aux intérêts des animaux, et ce en raison du facteur économique impliqué dans l’équation : les animaux, au regard de la loi, sont des biens. Ils sont des <em>choses</em> ne possédant pas de valeur intrinsèque ou morale. Cela veut dire que les normes de bien-être, que ce soit pour les animaux utilisés comme nourriture, dans les expérimentations ou dans n’importe quel autre but, seront basses et liées au niveau de bien-être requis afin d’exploiter l’animal de la manière la plus économiquement rentable pour l’exploiteur. En clair, nous protégeons généralement les intérêts des animaux seulement dans la mesure où nous en retirons un bénéfice économique. Le concept de souffrance « non nécessaire » est dès lors compris comme le niveau de souffrance qui ne frustrera pas l’usage particulier. Et cela peut représenter beaucoup de souffrance.</p>
<p>La position welfaristes qui dit que c’est que la souffrance des animaux et non leur meurtre qui soulève un problème moral, esquive une question très importante : elle pose que, parce que l’esprit des animaux diffère de celui des humains, les premiers, à la différence des seconds, n’ont pas la sorte de conscience de soi qui se traduit en un intérêt à continuer d’exister. Elle pose que la vie animale a nécessairement moins de valeur morale que la vie humaine. Et les welfaristes sont explicitement d’accord là-dessus, tel que cela apparaît clairement dans mon livre <em><a href="http://fr.abolitionistapproach.com/livres/#the-animal-rights-debate" target="_blank">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a></em></p>
<p>Un des points centraux de mon travail a été de contester l’hypothèse welfariste et de défendre la thèse selon laquelle la <em>seule</em> position non spéciste à embrasser est que <em>tout</em> être sentient — tout être qui est perceptuellement conscient et possède des états subjectifs de conscience — a un intérêt dans la poursuite de sa propre vie. Toute autre vision des choses accorde une préférence arbitraire à la cognition humaine. Il est spéciste d’affirmer que la vie animale est de moindre valeur que la vie humaine. Cela ne signifie pas nécessairement que nous devons, dans tous les domaines, traiter les non-humains de la manière dont nous traitons les humains. Mais cela signifie que, au regard du fait d’être traité exclusivement comme une ressource par ou pour autrui, tous les êtres sentients sont égaux, et nous ne pouvons justifier le fait de traiter quelque être sentient que ce soit comme une ressource.</p>
<p>Si les animaux ont un intérêt dans la poursuite de leur existence, ainsi que je l’affirme en vertu du simple fait qu’ils sont sentients, et si cet intérêt importe sur le plan moral, ce que je crois effectivement, alors il est seulement une conclusion possible : <em>toute utilisation des animaux — fût-elle humaine — est injuste.</em></p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, merci de penser à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Et rappelez-vous : les réformes de bien-être font peu, sinon rien, pour réduire la souffrance des animaux. Mais quoi qu’il en soit, le point important est que le véganisme n’est pas juste une question de réduction de la souffrance ; c’est une question de <a title="Le véganisme : seulement un moyen parmi d’autres pour réduire la souffrance ou un principe fondamental pour la justice et la non-violence?" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/" target="_blank">justice morale fondamentale</a>. C’est ce que nous devons à ceux qui, comme nous, tiennent à leur existence et veulent continuer à vivre.</p>
<p><a title="Join THE WORLD IS VEGAN! If you want it campaign" href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Vous avez foi (dans le welfarisme) ?</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 15:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez foi (dans le welfarisme ?) Je rejette les réformes de bien-être animal et les campagnes ciblées en ce qu’elles sont non seulement incohérentes avec les revendications de justice qui doivent être les nôtres si nous pensons réellement que l’exploitation des animaux est un mal, mais également parce que de telles approches ne peuvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez foi (dans le welfarisme ?)</p>
<p>Je rejette les <a title="Les quatre problèmes du mouvement en faveur du bien-être animal : en résumé" href="/2007/05/02/les-quatre-problemes-du-mouvement-en-faveur-du-bien-etre-animal-en-resume/" target="_blank">réformes de bien-être animal</a> et les <a title="Les campagnes ciblées dans les contextes humain et nonhumain" href="/2010/02/01/les-campagnes-ciblees-dans-les-contextes-humain-et-nonhumain/" target="_blank">campagnes ciblées</a> en ce qu’elles sont non seulement incohérentes avec les revendications de justice qui doivent être les nôtres si nous pensons réellement que l’exploitation des animaux est un mal, mais également parce que de telles approches ne peuvent fonctionner dans les faits. Les animaux sont des propriétés et protéger leurs intérêts coûte de l’argent ; par conséquent, le niveau de protection accordé auxdits intérêts sera toujours bas et les animaux, dans le meilleur des cas, seront toujours traités de manières qui seraient considérées comme de la torture si elles étaient infligées à des humains.</p>
<p>En approuvant les réformes de bien-être qui rendent soi-disant l’exploitation plus « compassionnelle », ou les campagnes ciblées qui suggèrent à tort qu’il y a une distinction morale pertinente entre la viande et les produits laitiers, ou entre la fourrure et la laine, ou entre un steak et du foie gras, nous trahissons le principe de justice qui pose que tous les êtres sentients sont égaux et qu’ils ne doivent pas être utilisés exclusivement comme des ressources humaines. Et sur le plan pratique, nous ne faisons pas autre chose que de rendre les gens plus à l’aise par rapport au fait d’exploiter les animaux.</p>
<p>Je maintiens que ceux qui estiment que les animaux sont des membres de la communauté morale doivent, à la place, rendre clair le fait que le véganisme, défini comme le fait de ne pas manger, porter ou utiliser les animaux, constitue un principe moral de base non négociable et sans équivoque, et qu’ils doivent consacrer leurs efforts et leurs ressources à une éducation végane populaire qui peut revêtir une myriade de formes créatives mais ne doit jamais comporter de violence.</p>
<p>Ceux qui critiquent ma vision des choses affirment que mon insistance sur la nécessité d’une défense du véganisme créative et non-violente requiert une sorte de foi afin qu’une telle approche fonctionne.</p>
<p>Je trouve ce genre de critique ironique en ce qu’il semblerait que s’il est une position qui requiert la foi (définie comme croyance maintenue envers et contre toute évidence empirique existante), alors cette position est bien celle des réformes de bien-être et des campagnes ciblées qui ne mèneront nulle part sinon à davantage d’exploitation animale.</p>
<p><strong>Le bien-être animal : pourquoi ?</strong></p>
<p>Comment peut-on croire que les réformes de bien-être mèneront à l’abolition ? Si nous examinons l’histoire de ces réformes, nous constatons que la plupart d’entre elles sont mineures, qu’elles n’ont guère été respectées et qu’elles ont même accru le rendement de production et fourni des bénéfices économiques aux producteurs. Nous évoluons dans le paradigme du bien-être animal depuis maintenant 200 ans et nous exploitons davantage d’animaux aujourd’hui, et de manières plus horribles, qu’au cours de toute notre histoire.</p>
<p>Comment peut-on croire que promouvoir l’exploitation « heureuse » mènera à l’abolition de l’exploitation ? Faites preuve de bon sens. L’exploitation « heureuse » ne mènera nulle part sinon à rendre le public plus à l’aise devant certaines formes d’exploitation animale. Si tel n’était pas le cas, les industries de l’exploitation, qui marchent main dans la main avec les grandes corporations de bien-être animal, n’investiraient pas toutes les ressources qu’elles mettent dans les campagnes pour l’exploitation « heureuse » et autres campagnes de labelling.</p>
<p>Comment peut-on croire qu’en continuant de la sorte à renforcer et consolider le paradigme des animaux considérés comme des propriétés, nous abolirons un jour l’exploitation animale ?</p>
<p>Comment peut-on croire que les campagnes ciblées mèneront à l’abolition de l’exploitation ? Jetons seulement un œil sur les campagnes ciblées de longue date, comme la campagne contre la fourrure. Cette campagne est menée depuis des décennies, or l’industrie de la fourrure n’a jamais été aussi puissante. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucune base morale autorisant à distinguer la fourrure de la laine ou du cuir, ou le fait de porter les animaux et celui de les manger. Tant que les gens ne comprendront ni n’accepteront ce principe moral général, ils ne percevront pas le problème qu’il y a à ne dénoncer que les utilisations spécifiques. Et ce n’est pas une réponse que de dire, ainsi que le font de nombreux défenseurs, que la fourrure représente une utilisation gratuite des animaux. Parce que le fait de les manger l’est aussi. Nous mangeons les animaux parce qu’ils ont bon goût. Et les plaisirs du palais ne constituent pas une justification meilleure que la mode.</p>
<p>Comme je l’ai écrit <a title="Welfarisme, action directe militante, mantras et foi aveugle" href="/2010/09/26/welfarisme-action-directe-militante-mantras-et-foi-aveugle/" target="_blank">ailleurs</a>, les partisans des réformes de bien-être n’abordent jamais ces questions ; ils se contentent de dire que les critiques qu’on leur adresse « sèment la zizanie », ou que les alternatives à leur manière de voir sont « trop idéalistes ». En d’autres termes, nous n’avons rien à dire.</p>
<p><strong>Le véganisme comme principe moral de base : pourquoi pas ?</strong></p>
<p>L’appel à une défense du véganisme créative et non-violente défie les gens d’appliquer un principe moral que la plupart d’entre eux acceptent et prétendent considérer comme important : à savoir qu’il est moralement mal d’infliger souffrance et mort aux animaux sans nécessité, et que le plaisir, le divertissement ou le confort ne sauraient constituer des nécessités. Lorsque les gens sont confrontés à l’argument qui pose que critiquer <a title="Ce que Michael Vick nous a appris" href="/2011/04/06/ce-que-michael-vick-nous-a-appris/" target="_blank">Michael Vick</a> pour les combats de chiens qu’il a organisé n’a aucun sens si parallèlement nous mangeons les animaux ou des produits d’origine animale, ou avec celui qui rappelle la similarité des animaux que nous aimons et de ceux que nous mangeons ou portons, ils peuvent ne pas devenir tous immédiatement végans, mais au moins aurons-nous fait en sorte qu’ils commencent à réfléchir en termes moraux au problème général de l’utilisation des animaux. Et dans la mesure où l’argument porte – et il portera pour beaucoup -, alors ils commenceront à envisager la question de l’éthique animale d’une autre manière.</p>
<p>Si, comme je le soutiens, nous ne pouvons justifier l’utilisation, fût-elle « humaine », des animaux, alors nous devons être clairs là-dessus. Nous devons dire clairement que nous ne pouvons justifier le fait de les manger, de les porter ou de les utiliser. Point barre. Si les personnes qui se soucient de ces questions ne désirent pas encore abandonner l’utilisation des animaux et devenir véganes, elles peuvent adopter la politique des petits pas qu’elles veulent. Mais une telle politique ne doit jamais être considérée comme normativement désirable si nous croyons réellement que l’utilisation des animaux est injuste. De la même façon que nous ne dirions jamais d’un sexisme et d’un racisme « humains » ou « heureux » qu’ils sont acceptables, nous ne devons jamais dire de la viande, des produits laitiers ou de n’importe quel produit d’origine animale « humains » ou « heureux » qu’ils sont moralement acceptables.</p>
<p>Enfin, promouvoir le véganisme comme principe moral de base n’est pas davantage une question de « pureté » morale que ce ne l’est lorsqu’on promeut la justice pour les humains. On aime à nous répéter que même si nous devenons végans, nous ne pouvons éviter de causer du mal aux non-humains. C’est vrai. Vivre dans le monde et s’engager dans n’importe quelle sorte d’action a nécessairement des conséquences défavorables pour autrui, qu’il soit humain ou nonhumain. Nous devons, bien sûr, nous efforcer de causer le moins de mal possible à l’ensemble des êtres sentients. Mais le fait que nous ne puissions éviter entièrement le mal ne veut pas dire que nous ne devons pas au moins mettre fin à tout le mal intentionnel que nous infligeons aux non-humains sentients, de la même façon que ce n’est pas parce que nous ne pouvons éliminer toute la violence du monde qu’il devient pour autant moralement acceptable de tuer les autres humains.</p>
<p>Si nous voulons jamais abandonner le paradigme de la propriété, alors nous devons amener les gens à reconnaître que l’utilisation des animaux, fût-elle « humaine », ne peut se justifier moralement. Je suis persuadé qu’une défense du véganisme créative et non-violente n’est pas seulement cohérente avec l’exigence de justice qu’implique, selon moi, la position des droits des animaux, mais qu’elle est le meilleur moyen de parvenir à ce but qui consiste à déplacer le paradigme de la propriété vers la notion que les animaux sont des personnes morales.</p>
<p>Les militants engagés dans une éducation végane créative et non-violente rapportent tous que les résultats sont stupéfiants ; que les gens réagissent, et réagissent positivement.</p>
<p>Et je suis certain que le fait de croire que les réformes de bien-être, les campagnes ciblées, l’exploitation « heureuse », etc. nous mèneront partout sauf à un plus grand niveau de confort dans l’exploitation des animaux exige une forme de foi particulièrement aveugle.</p>
<p>******<br />
Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, sensibilisez toutes les personnes avec qui vous êtes en contact au véganisme d’une manière créative et non-violente. Si vraiment nous considérons les animaux comme des membres de la communauté morale ; si vraiment nous croyons que nous ne pouvons justifier la souffrance et la mort non nécessaires des animaux, alors nous ne pouvons justifier le fait que des milliards d’entre eux meurent pour le plaisir de nos palais.</p>
<p>Et rappelez-vous : le véganisme n’est pas seulement une affaire de réduction de la souffrance ; c’est une question de <a title="Le véganisme : seulement un moyen parmi d’autres pour réduire la souffrance ou un principe fondamental pour la justice et la non-violence?" href="/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/" target="_blank">justice morale fondamentale</a>. C’est ce que nous devons à ceux qui, comme nous, tiennent à leur existence et veulent continuer à vivre.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan! Si vous le voulez</a>.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire sur l’intelligence de type humain et la valeur morale</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Oct 2011 15:05:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous tombons fréquemment dans la presse sur de nouveaux articles annonçant que les scientifiques ont déterminé que les animaux nonhumains possèdent certaines caractéristiques cognitives que nous associons à l’intelligence humaine. Ceci implique que si les animaux nonhumains ont une intelligence de type humain, alors ils ont une plus grande valeur morale : plus « intelligents [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous tombons fréquemment dans la presse sur de nouveaux articles annonçant que les scientifiques ont déterminé que les animaux nonhumains possèdent certaines caractéristiques cognitives que nous associons à l’intelligence humaine. Ceci implique que si les animaux nonhumains ont une intelligence de type humain, alors ils ont une plus grande valeur morale : plus « intelligents » ils seront (en termes humains), plus ils auront de valeur.</p>
<p>Cette approche est problématique pour plusieurs raisons :</p>
<p>Premièrement, il n’y a absolument aucun rapport logique entre la possession d’une intelligence de type humain et la moralité d’utiliser les animaux comme des ressources. La possession d’une intelligence de type humain peut indiquer que certains animaux ont des intérêts que d’autres animaux peuvent ne pas avoir. Les grands singes nonhumains, qui de fait possèdent une intelligence de type humain sous de nombreux aspects, peuvent avoir des intérêts que les chiens ou les poissons n’ont pas. Mais les grands singes nonhumains, les chiens et les poissons ont tous intérêt à ne pas être traités comme des ressources, et ceci simplement en vertu du fait qu’ils sont des êtres sentients et qu’ils possèdent une conscience subjective. Tous les êtres sentients ont intérêt à ne pas souffrir et à poursuivre leur existence, et ces intérêts sont nécessairement niés dès lors que ces êtres sont traités comme des ressources humaines.</p>
<p>Nous proclamons que l’intelligence humaine est moralement précieuse en soi parce que nous sommes des humains. Si nous étions des oiseaux, nous dirions que la capacité à voler est moralement précieuse en soi. Si nous étions des poissons, nous dirions que la capacité à vivre sous l’eau est moralement précieuse en soi. Mais en dehors de telles proclamations évidemment auto-intéressées, il n’y a rien de moralement précieux en soi dans l’intelligence humaine.</p>
<p>Deuxièmement, dans la mesure où nous affirmons que l’intelligence de type humain est moralement pertinente, alors nous sommes nécessairement englués dans l’idée que les humains dotés d’une plus grande intelligence ont moralement plus de valeur que les humains dotés d’une intelligence moindre. Ceci se vérifie dans la réalité ; nous pouvons ne pas traiter tous les humains de la même façon. Nous payons un chirurgien du cerveau plus qu’un concierge, parce que nous estimons davantage les compétences du premier. Mais même en supposant que ces écarts salariaux soient légitimes, dirions-nous que le concierge vaut moins que le chirurgien, par exemple dans des cas où il nous faudrait décider lequel des deux devrait être utilisé comme donneur d’organes forcé ou comme participant malgré lui d’une expérience douloureuse ? Bien sûr que non. Dans les cas où il s’agirait d’être utilisé exclusivement comme une ressource pour autrui, le concierge et le chirurgien sont égaux.</p>
<p>Et, à moins que nous ne voulions être spécistes, nous devons conclure que tous les êtres sentients – humains et nonhumains – sont égaux dès lors qu’il s’agit de ne pas être traités comme des ressources.</p>
<p>Troisièmement, les tests d’ « intelligence » sont de ceux auxquels les animaux nonhumains peuvent ne jamais gagner. Nous savons depuis des décennies que les grands singes nonhumains possèdent une intelligence de type humain, en raison des similarités génétiques existant entre eux et les grands singes humains. Il est peu probable que d’autres animaux nonhumains montrent jamais de plus haut degré d’intelligence de type humain. Et pourtant nous continuons d’exploiter les grands singes nonhumains (et de nombreux autres primates nonhumains) de toutes sortes de façons.</p>
<p>Les jeux d’ « intelligence » ne sont que cela – des jeux. Il y a encore une autre raison de ne pas accorder aujourd’hui aux animaux une signification morale en vertu d’une plus ridicule (et douloureuse) recherche pour déterminer s’ils peuvent résoudre des casse-tête mathématiques humains ou exécuter d’autres tâches sans aucune pertinence morale.</p>
<p>Nous savons déjà tout ce que nous avons besoin de savoir pour parvenir à la conclusion que nous ne pouvons justifier de manger, de porter ou d’utiliser les animaux – parce que, comme nous, les animaux sont sentients. Ils possèdent une conscience subjective. Ils ont intérêt à ne pas souffrir et à poursuivre leur existence.</p>
<p>Rien d’autre n’est requis.</p>
<p>**********</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, sensibilisez toutes les personnes avec qui vous êtes en contact au véganisme d’une manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan! Si vous le voulez</a>.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>L’accord HSUS/UEP (United Egg Producers) : deux réactions</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 22:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 7 juillet 2011, la Humane Society of the United States et les United Egg Producers ont annoncé qu’ils « travailleraient de concert afin de demander l’instauration d’une loi fédérale requérant des cages plus grandes ainsi que d’autres améliorations des conditions de vie des quelque 280 millions de poules pondeuses de la nation. » Cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 juillet 2011, la Humane Society of the United States et les United Egg Producers <a href="http://www.nytimes.com/2011/07/08/business/egg-producers-and-humane-society-urging-federal-standard-on-hen-cages.html?_r=2" target="_blank">ont annoncé</a> qu’ils « travailleraient de concert afin de demander l’instauration d’une loi fédérale requérant des cages plus grandes ainsi que d’autres améliorations des conditions de vie des quelque 280 millions de poules pondeuses de la nation. »</p>
<p>Cette loi, si elle est votée, sera introduite progressivement au cours des 18 prochaines années et exigera :</p>
<blockquote><p>des cages donnant à chaque poule 144 pouces carrés d’espace au lieu des 67 dont elles disposent aujourd’hui. Ces cages comprendraient également certains enrichissements d’habitat, comme des perchoirs, des aires de grattage et de nidification, qui permettront aux oiseaux de satisfaire leurs besoins naturels.</p></blockquote>
<p>Que fera HSUS en contrepartie ? HSUS a</p>
<blockquote><p>rapidement annuler une campagne destinée à interdire entièrement les cages en échange de l’opportunité de travailler à l’élaboration d’une norme unique, à l’échelle nationale, réclamant, pour les poules, des conditions de vie meilleures. L’association a également promis d’ajourner ses efforts visant à obtenir des initiatives de vote dans les Etats du Washington et de l’Oregon, et serait d’accord pour ne pas mener d’investigations secrètes dans les grands élevages de poules pondeuses à moins qu’elle ne soit au courant de pratiques particulièrement scandaleuses.</p></blockquote>
<p>HSUS déclare cet événement « <a href="http://www.humanesociety.org/news/press_releases/2011/07/egg_agreement.html" target="_blank">historique</a> ». Cela donnera lieu, bien sûr, à une vaste campagne afin que passe la loi en question, et il y aura, bien entendu, toutes sortes de défis légaux. Le grand « show de la compassion » durera des années. Les appels aux dons pour « aider les animaux » seront sans fin.<br />
Le meilleur scénario consiste bien sûr à ce que le projet de loi soit déposé et adopté rapidement. Que gagneraient les poules ? Une cage « enrichie » de 124 à 144 pouces d’espace — cage progressivement introduite au cours des 18 prochaines années, et le fait que les œufs « heureux » qu’elles produiront seront flanqués du sceau d’approbation HSUS. Cette situation est analogue à celle où les opposants à la torture par l’eau annonceraient triomphalement qu’ils ont signé un accord pour introduire progressivement des planches à eau capitonnées sur une période de 18 ans.</p>
<p>Les défenseurs des animaux ont eu deux réactions très différentes par rapport à cet accord entre HSUS et UEP.</p>
<p>Premier type de réaction : certains défenseurs critiquent HSUS, affirmant que cet accord constitue une trahison. Ils ont raison lorsqu’ils disent que c’est un désastre pour les animaux, mais, en toute justice, que peut-on attendre de la <em>Humane</em> Society ?</p>
<p>HSUS nie explicitement être en faveur des droits des animaux ou de l’abolition de l’exploitation animale. Au contraire, l’association soutient <a href="http://www.certifiedhumane.org/index.php?page=humane-organizations" target="_blank">le label « viande heureuse » Certifiés Elevés et Manipulés Humainement du Humane Farm Animal Care</a>, et <a href="http://www.certifiedhumane.org/index.php?page=staff-board-and-scientific-committee" target="_blank">deux cadres supérieurs de HSUS</a> siègent au conseil d’administration du Humane Farm Animal Care.</p>
<p>La Humane Society International (HSI) est un <a href="http://www.humanesociety.org/about/departments/" target="_blank">affilié</a> de HSUS, et le PDG de HSI est un <a href="http://www.hsi.org/about/who_we_are/leadership/senior_executive/andrew_rowan.html" target="_blank">cadre de HSUS</a>. La branche australienne de HSI, qui se <a href="http://www.hsi.org.au/?catID=12" target="_blank">définit elle-même</a> comme « le bras mondial de HSUS », sponsorise un<a href="http://www.humanechoice.com.au/becomeaccredited" target="_blank"> label « viande heureuse »</a> sur lequel elle prélève un cachet.</p>
<p>Wayne Pacelle, PDG de HSUS, <a href="http://www.sacbee.com/2011/06/20/3712437/our-ties-with-animals-sometimes.html" target="_blank">reconnaît</a> lui-même que « la Humane Society a l’esprit large en ce qui concerne l’alimentation. Environ 95 % de nos membres ne sont pas végétariens. » Il ajoute :</p>
<blockquote><p>Mais je crois que manger est un acte moral, et que nous pouvons faire des choix qui minimisent la souffrance des animaux. Nous pouvons par exemple acheter des œufs de poules élevées en plein air, du porc qui ne provient pas d’élevages industriels, et éviter de manger du veau et du foie gras.</p></blockquote>
<p>et</p>
<blockquote><p>Nous plaidons pour une chasse responsable, une limitation des pires excès ainsi que des pratiques les plus inhumaines et déloyales.</p>
<p>La pêche n’est pas un problème, sauf si quelqu’un commet quelque chose d’horrible, comme dynamiter les poissons. La majorité du travail que nous avons réalisé en faveur du monde marin concerne la protection des mammifères marins et des oiseaux de mer.</p></blockquote>
<p>Pacelle <a href="http://www.cattlenetwork.com/bovine-vet/regulatory-government/agritalk-interview-with-wayne-pacelle-113984724.html" target="_blank">déclare également</a> :</p>
<blockquote><p>Notre conseil de directeurs est national et composé de volontaires. Très peu d’entre eux sont végétariens. Je le suis pour ma part depuis mon adolescence. Ce que je fais dans ma vie personnelle ne reflète pas nécessairement la politique de HSUS. Nous soutenons des programmes certifiés humains, nous soutenons d’autres agriculteurs, nous travaillons avec les agriculteurs, nous pensons que l’agriculture est une profession noble.</p>
<p>Je ne pense pas que quiconque puisse raisonnablement prétendre que notre travail s’oriente vers une élimination de l’agriculture animalière comme certaines personnes de l’industrie s’obstinent à le répéter.</p></blockquote>
<p>Ainsi, joindre nos forces à celles de l’industrie afin de produire et de promouvoir des œufs « heureux » s’accorde parfaitement à ce que réalise HSUS depuis des décennies. L’accord HSUS/UEP confirme simplement — une fois de plus — que HSUS conclut des marchés avec l’industrie et fait sentir à ses membres non végétariens qu’ils s’engagent dans une conduite moralement acceptable en achetant de la viande, des produits laitiers ou des œufs « heureux » approuvés par HSUS.</p>
<p>Tout ce que fait HSUS, c’est mettre en œuvre le concept, parfaitement dénué de sens, d’exploitation « humaine » tel qu’il est appliqué depuis deux siècles. La seule différence entre le HSUS d’il y a cinquante ans et le HSUS actuel, c’est que ce dernier étend sa philosophie d’exploitation « bonne conscience » aux animaux d’élevage alors qu’il y a cinquante ans, il se focalisait essentiellement sur les animaux que nous fétichisons culturellement : les chiens et les chats.</p>
<p>Le second type de réaction de la part des défenseurs des animaux affirmant être plus progressifs que HSUS a été cependant d’approuver l’association dans sa déclaration selon laquelle son accord avec UEP constitue une sorte d’événement « historique » ; un « pas décisif » ; une « étape » en direction des droits des animaux.</p>
<p>Tout cela est parfaitement ridicule. Les cages « enrichies » impliquent la torture des poules. Point barre. La torture peut être légèrement « moins pire », tout comme, dans le cas du supplice de la baignoire, les planches à eau matelassées rendent ledit supplice « moins pire ». Mais soyons clairs : les poules seront toujours torturées. Et elles finiront toujours dans un abattoir. La seule différence est que ces œufs de poules torturées seront déclarés « humains » par HSUS. Cet accord sera contreproductif en ce qu’il renforcera la croyance selon laquelle nous pouvons exploiter les animaux d’une manière « douce » ou « compassionnelle ».</p>
<p>De nombreux défenseurs des animaux affirment que puisque les gens, de toute façon, ne vont pas s’arrêter de manger des œufs, alors nous devons faire quelque chose maintenant pour les animaux qui souffrent. Mais cet accord, à l’instar de la plupart des accords relatifs à l’exploitation « heureuse » promus par HSUS et d’autres organisations (y compris celles qui se revendiquent des associations de « droits des animaux »), n’entre pas en vigueur avant plusieurs années — 18 ans dans le cas qui nous occupe. Dans la mesure où l’accord fournit un quelconque bénéfice aux animaux, alors on peut être sûr qu’il ne sera pas opérationnel avant très, très longtemps. Et même si les « cages enrichies » fournissent aux animaux un quelconque bénéfice en termes de bien-être, ce genre de « réforme » rend le public plus à l’aise par rapport au fait de consommer des œufs et lui est une garantie pour continuer d’en manger.</p>
<p>Le problème est que bien que nous ne devions rien attendre de plus de la part de la « Humane » Society, les autres associations prétendant œuvrer pour les droits des animaux et souscrire apparemment à l’abolition de l’exploitation animale soutiennent également ce genre d’accords. Pratiquement toutes les grosses associations animalistes des Etats-Unis et d’Europe se sont prononcées en faveur d’un ou plusieurs labels « heureux », et pratiquement toutes sont occupées à faire affaire avec les exploiteurs institutionnels. Il paraît que les associations progressistes se sont déjà prononcées en faveur de l’accord HSUS/UEP. En effet, <a href="http://farmsanctuary.typepad.com/making_hay/2011/07/a-groundbreaking-victory-for-hens.html?utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter" target="_blank">Farm Sanctuary</a>, de même que HSUS, essaie de s&#8217;attribuer le mérite de ce dernier.</p>
<p>Le seul moyen de modifier le paradigme de l’exploitation animale consiste à sensibiliser le public, de sorte que celui-ci cesse de demander des produits d’origine animale eu égard à la reconnaissance du fait que les animaux sont des membres de la communauté morale. Cet objectif n’est pas aussi idéaliste qu’il peut paraître : la plupart des gens admettent qu’il est mal d’infliger « sans nécessité » des souffrances ou la mort aux animaux. Ils comprennent qu’un tel principe moral exclut donc d’infliger souffrance et mort à ces derniers pour des raisons de plaisir, de confort ou d’habitudes. C’est pourquoi il y eut tant de réactions puissamment négatives à l’encontre de l’utilisation, par <a title="Ce que Michael Vick nous a appris" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2011/04/06/ce-que-michael-vick-nous-a-appris/" target="_blank">Michael Vick</a>, de chiens pour le combat. Le plaisir qu’éprouvait Vick à regarder des chiens se battre ne justifiait pas qu’il inflige à ceux-ci souffrances et mort. Le même raisonnement s’applique à notre consommation des animaux. Il n’y a aucune différence entre le fait de s’asseoir autour d’une fosse pour assister à des combats de chiens et le fait de s’asseoir en été autour d’un barbecue où rôtissent les corps d’animaux torturés, ou celui de se gaver béatement de produits laitiers et d’œufs issus d’animaux torturés.</p>
<p>Nous devons faire comprendre aux gens que notre exploitation continue des animaux pour la nourriture, l’habillement, etc., est injuste ; le problème n’est pas seulement la manière dont nous traitons les animaux, mais le fait que nous les utilisions tout court. Les réactions contre Vick nous enseignent clairement que les gens, ou à tout le moins beaucoup de gens, sont en mesure de comprendre cette idée et de l’accepter. Nous devons les amener à étendre cette idée à tous les animaux, et pas seulement aux chiens et aux chats. Cet objectif peut être atteint au moyen d’une éducation du public créative et non-violente.</p>
<p>La seule façon de faire un jour changer les choses consiste à bâtir un mouvement composé de gens qui considèrent clairement le véganisme comme le principe moral de base. Un tel mouvement peut servir de catalyseur pour modifier le paradigme consistant à voir les non-humains comme des produits à notre usage, servant exclusivement de moyens à nos propres fins.</p>
<p>Et cela n’arrivera jamais aussi longtemps que nous penserons que l’exploitation « heureuse » constitue une manière de réponse. La croyance selon laquelle l’exploitation « heureuse » aura pour résultat d’importants bénéfices de bien-être pour les animaux et mènera, dans le futur, à l’abolition de leur exploitation, est tout simplement fausse.</p>
<p>En conclusion : ceux qui critiquent HSUS pour avoir passé un tel accord doivent reconnaître que ce genre d’action correspond exactement à ce qu’a toujours fait HSUS. Il s’agit de la « Humane » Society. Et « humain » est un concept dépourvu de sens dans un contexte où les animaux sont des biens meubles. HSUS existe afin de rendre les gens qui exploitent les animaux plus à l’aise par rapport à l’exploitation. Et ceux qui affirment qu’il s’agit d’un accord « décisif » pour les animaux, et qu’une telle politique débouchera dans un avenir proche sur d’importants bénéfices de bien-être, sur une réduction de l’utilisation des animaux et sur l’abolition dans le futur de l’exploitation animale, doivent reconnaître que plébisciter un concept tel que celui de l’exploitation « compassionnelle » ne mènera jamais – ne pourra jamais mener – au rejet de l’utilisation des animaux. Au contraire : cela ne fera que renforcer et perpétuer cette utilisation.</p>
<p>Merci de comprendre qu’en aucun cas je ne remets en question la sincérité de ceux qui soutiennent les réformes de bien-être ou les partenariats avec l’industrie. En revanche, je crois sincèrement qu’ils se trompent.</p>
<p>******</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, sensibilisez toutes les personnes avec qui vous êtes en contact au véganisme d’une manière créative et non-violente. Si vraiment nous considérons les animaux comme des membres de la communauté morale ; si vraiment nous croyons que nous ne pouvons justifier la souffrance et la mort non nécessaires des animaux, alors nous ne pouvons justifier le fait que des milliards d’entre eux meurent pour le plaisir de nos palais.</p>
<p>Et rappelez-vous : le véganisme n’est pas seulement une affaire de réduire la souffrance ; c’est une question de <a title="Le véganisme : seulement un moyen parmi d’autres pour réduire la souffrance ou un principe fondamental pour la justice et la non-violence?" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/" target="_blank">justice morale fondamentale</a>. C’est ce que nous devons à ceux qui, comme nous, tiennent à leur existence et veulent continuer à vivre.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<item>
		<title>Animal Care and Control : le triste échec du système de fourrière municipale de la ville de New York</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/05/19/animal-care-and-control-le-triste-echec-du-systeme-de-fourriere-municipale-de-la-ville-de-new-york/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 12:19:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Animal Care and Control (ACC), qui gère depuis 1995 le système de fourrière municipale de la ville de New York, est une institution aux prises avec de nombreux problèmes. Des allégations choquantes de maltraitance et de négligence sur les animaux ont été faites, notamment via un rapport établissant qu’ACC a tué huit chiots [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p><a href="http://www.nycacc.org/" target="_blank">Animal Care and Control</a> (ACC), qui gère depuis 1995 le système de fourrière municipale de la ville de New York, est une institution aux prises avec de nombreux problèmes. Des <a href="http://abclocal.go.com/wabc/story?section=news/investigators&amp;id=7806635" target="_blank">allégations choquantes de maltraitance et de négligence sur les animaux</a> ont été faites, notamment via un rapport établissant qu’ACC a tué <a href="http://www.examiner.com/dogs-in-boston/shocking-allegations-against-new-york-animal-care-control" target="_blank">huit chiots</a> qui pourtant avaient été réservés par des associations de sauvetage afin d’être placés.</p>
<p>Le programme d’évaluation comportementale, qui comprend le fait de retirer de la nourriture ou un jouet à un chien affamé ou stressé, ou de voir comment un chien stressé réagit lorsqu’il est confronté à un autre chien, élève un doute important quant au fait de savoir s’il est donné aux potentiels adoptants un portrait tant soit peu fidèle du chien tel qu’il sera une fois adopté.</p>
<p>ACC fournit une liste de chiens et de chats entre 17 et 18 h, la veille du jour où ils doivent être euthanasiés. ACC ferme à 20 h et rouvre le matin à 8h, mais il est difficile, sinon impossible, d’obtenir quelqu’un au téléphone. Les euthanasies commencent aux alentours de 10 ou 11 h du matin. En fait, on ne laisse pas le temps aux sauveteurs et aux adoptants de sortir des animaux des trois refuges gérés par ACC. Chaque nuit, des tentatives frénétiques de sauver des vies ont lieu, et bien que beaucoup d’animaux soient sauvés en dépit de la politique restrictive et déraisonnable d’ACC, de nombreux animaux en bonne santé sont tués.</p>
<p>Un <a href="http://www.examiner.com/dogs-in-national/animal-care-employee-fired-for-caring-too-much">article</a> paru le 16 mai 2011 donne un aperçu perturbant de ce qui se passe au sein d’ACC. Emily Tanen était employée du programme ACC servant soi-disant de liaison entre ACC et les groupes de sauvetage :</p>
<blockquote><p>Emily a pris sur elle de photographier tous les chiens du refuge – elle avait un don pour capturer la beauté intérieure de ses sujets.</p>
<p>Grâce à ses photos émouvantes et expressives, de nombreux chiens qualifiés de « difficiles » ou d’« inadoptables » ont pu être sauvés.</p>
<p>Mais apparemment, ses belles photos de chiens sans foyer contenaient quelque chose que le « pouvoir en place » à l’ACC de New York ne supportait pas – des photos de chiens recevant un contact humain.</p>
<p>De telles photos émouvantes faisaient souvent la différence entre la vie et la mort pour les animaux. Par exemple, pour les chiens qui n’ont pas la capacité de parler de leur propre caractère, elles constituaient fréquemment la clé pour avoir la vie sauve…</p>
<p>Images qui touchaient le cœur, qui tiraient tant de sentiment de ceux qui les regardaient qu’une vie pouvait en être littéralement sauvée.</p>
<p>Mais à présent, Emily n’est plus présente à la fourrière – une défenseuse énergique des animaux sans voix n’est plus là pour les aider.</p>
<p>Des photos ternes, tristes, dépourvues d’émotion, sont tout ce qu’il reste.</p></blockquote>
<p>Je comprends que diriger un refuge dans un endroit comme New York soit difficile pour des gens doués des meilleures intentions. Mais il devient de plus en plus manifeste qu’ACC a une politique et des pratiques apparaissant au mieux comme contreproductives. Et si même une fraction seulement des allégations de négligence contre ACC sont vraies, alors ACC est un enfer pour les animaux assez infortunés pour s’y retrouver.</p>
<p>Il n’est jamais moralement justifiable de tuer un animal en bonne santé, et un animal en bonne santé tué à ACC ou dans n’importe quel autre refuge est un animal tué de trop. ACC ne tue pas simplement des centaines d’animaux par mois : il semble pressé d’agir ainsi et de faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire échouer les efforts des associations de sauvetage et des gens engagés tels qu’Emily Tanen pour sauver les animaux. En outre, ACC place un poids terrible sur les associations, les forçant à s’engager chaque jour dans une course désespérée pour sauver autant d’animaux que possible.</p>
<p>Il est grand temps d’assurer un meilleur contrôle sur Animal Care and Control de New York. Et il est temps pour la ville de New York d’évoluer vers un type de fourrière progressiste sans euthanasies. Cela est réalisable si les New Yorkais ont pour ce faire suffisamment de volonté politique.</p>
<p>**********</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais surtout, c’est la bonne chose à faire moralement. Si vous l’êtes déjà, alors sensibilisez autant de gens que vous le pouvez au véganisme.</p>
<p>Si vous en avez la possibilité, adoptez un animal sans foyer, ou faites pour lui famille d’accueil. Tant d’entre eux ont besoin de votre aide. Si vous n’avez pas la place ou les ressources suffisantes pour accueillir un chien, un chat ou un lapin, de nombreux animaux plus petits, comme des souris, des rats, des tortues, des poissons, ont eux aussi besoin d’un foyer. Si vous avez du terrain, sachez qu’il y a également beaucoup d’animaux plus gros, d’animaux « de ferme », qui ont besoin d’un toit.</p>
<p>Prendre soin des personnes animales nonhumaines constitue une part importante de ce que sont les droits des animaux. Et si vous êtes impliqué dans le sauvetage d’un animal, rappelez-vous qu’il n’y a aucune différence entre cet animal que vous sauvez et celui que vous mangez.</p>
<p>Si vous avez un compagnon animal, assurez-vous qu’il ne se reproduise pas. Nous n’avons pas besoin que de nouveaux animaux domestiques viennent au monde !</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire n° 24 : plaidoyer végan au Royaume-Uni</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/05/11/commentaire-n%c2%b0-24-plaidoyer-vegan-au-royaume-uni/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 20:11:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Dans ce Commentaire, je discute avec Rob Johnson, un végan abolitionniste du Royaume-Uni. Lorsqu’il était étudiant à l’Université d’Aberdeen, Rob a fondé Grampian Animal Rights Advocates, qui, comme il l’explique, était au départ un groupe néowelfariste. Rob a ensuite lancé Vegan U.K., une association destinée à fournir au public ainsi qu’aux autres groupes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Dans ce Commentaire, je discute avec Rob Johnson, un végan abolitionniste du Royaume-Uni. Lorsqu’il était étudiant à l’Université d’Aberdeen, Rob a fondé <a href="http://www.grampianara.org/">Grampian Animal Rights Advocates</a>, qui, comme il l’explique, était au départ un groupe néowelfariste. Rob a ensuite lancé Vegan U.K., une association destinée à fournir au public ainsi qu’aux autres groupes soutien et informations sur le véganisme et l’abolition. Rob a également créé un blog, <a href="http://www.animalrightsuk.blogspot.com/">Animal Rights U.K</a>.</p>
<p>J’espère qu’un Commentaire comme celui-ci et ceux que j’ai réalisés avec <a href="/2010/10/25/commentaire-n%c2%b0-20-plaidoyer-vegan-creatif-et-non-violent-en-milieu-hostile">Jeff Perz et Renata Peters</a> ou avec <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/30/commentaire-n%c2%b0-22-le-reseau-de-defense-de-la-paix-et-la-campagne-pour-l%e2%80%99engagement-vegan/">Leila Fusfeld de la Peace Advocacy Network</a> vous donneront une idée du large éventail de choses qui peuvent être faites pour promouvoir l’idée que les animaux ne sont pas des ressources et que leur inscription dans la communauté morale signifie que nous ne pouvons pas les manger, les porter ou les utiliser.</p>
<p>**********</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Si vous êtes végan, sensibilisez autant de gens que vous le pouvez au véganisme.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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			<itunes:subtitle>Chers Collègues, - Dans ce Commentaire, je discute avec Rob Johnson, un végan abolitionniste du Royaume-Uni. Lorsqu’il était étudiant à l’Université d’Aberdeen, Rob a fondé Grampian Animal Rights Advocates, qui, comme il l’explique,</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues,

Dans ce Commentaire, je discute avec Rob Johnson, un végan abolitionniste du Royaume-Uni. Lorsqu’il était étudiant à l’Université d’Aberdeen, Rob a fondé Grampian Animal Rights Advocates, qui, comme il l’explique, était au départ un groupe néowelfariste. Rob a ensuite lancé Vegan U.K., une association destinée à fournir au public ainsi qu’aux autres groupes soutien et informations sur le véganisme et l’abolition. Rob a également créé un blog, Animal Rights U.K.

J’espère qu’un Commentaire comme celui-ci et ceux que j’ai réalisés avec Jeff Perz et Renata Peters ou avec Leila Fusfeld de la Peace Advocacy Network vous donneront une idée du large éventail de choses qui peuvent être faites pour promouvoir l’idée que les animaux ne sont pas des ressources et que leur inscription dans la communauté morale signifie que nous ne pouvons pas les manger, les porter ou les utiliser.

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Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Si vous êtes végan, sensibilisez autant de gens que vous le pouvez au véganisme.

Le Monde est végan ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Nouvelle Interview du projet documentaire &#171;&#160;I&#8217;m Vegan&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 14:55:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues: En Mars 2009, Eric Prescott de l&#8217;association Boston Vegan Association s&#8217;est arrêté chez moi et nous avons parlé pendant environ 2 heures. Eric a édité l&#8217;interview avec beaucoup d&#8217;adresse pour qu&#8217;elle tienne en 20 minutes, il vient juste de la rendre disponible sur Internet: Dans cette vidéo vous ferez la connaissance de mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues:</p>
<p>En Mars 2009, Eric Prescott de l&#8217;association <a href="http://bostonvegan.org/" target="_blank">Boston Vegan Association</a> s&#8217;est arrêté chez moi et nous avons parlé pendant environ 2 heures. Eric a édité l&#8217;interview avec beaucoup d&#8217;adresse pour qu&#8217;elle tienne en 20 minutes, il vient juste de la rendre disponible sur Internet:</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/23001319?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="400" height="225" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Dans cette vidéo vous ferez la connaissance de mon amie que j&#8217;ai sauvée, Katie Jane!</p>
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<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais, surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Si vous êtes végan, sensibilisez autant de gens que vous pouvez au véganisme.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>L’Approche Abolitionniste en un mot</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Apr 2011 20:11:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Tant que nous penserons que le problème réside dans le traitement des animaux, nous chercherons à rendre ce traitement plus « humain ». Mais parce que les animaux sont considérés comme des biens, ce but est inatteignable dans la pratique. Le traitement des animaux comportera toujours de la torture, y compris dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Tant que nous penserons que le problème réside dans le <em>traitement</em> des animaux, nous chercherons à rendre ce traitement plus « humain ». Mais parce que les animaux sont considérés comme des biens, ce but est inatteignable dans la pratique. Le traitement des animaux comportera toujours de la torture, y compris dans les plus « humaines » circonstances. Et l’approche par le traitement (dite « welfariste ») fait semblant d’ignorer qu’il est moralement mal de tuer les animaux même si nous les traitons « humainement », ce que nous ne pouvons faire de toute façon. Les « réformes » welfaristes n’échouent pas seulement à fournir une protection importante aux animaux ; elles rendent en fait les choses pires parce qu’elles encouragent les gens à se sentir plus à l’aise par rapport à l’exploitation animale et au fait de continuer à consommer des animaux et des produits d’origine animale. Le problème, c’est l’utilisation, pas le traitement. Le but, c’est d’abolir l’<em>utilisation</em> des animaux, et pas de réglementer leur traitement. Le moyen de parvenir au but ? Devenir végan et sensibiliser autrui au véganisme.</p>
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<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais, surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Si vous êtes végan, sensibilisez autant de gens que vous pouvez au véganisme.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Prochain débat : Abolition contre Régulation</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 20:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Ce dimanche 17 avril, je débattrai avec le Professeur Robert Garner sur Animals Today Radio. Robert et moi discuterons de l’abolition contre la régulation, de la différence entre l’utilisation et le traitement des animaux, de la valeur morale de la vie animale, du statut de propriété des animaux, du véganisme et de bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Ce dimanche 17 avril, je débattrai avec le Professeur Robert Garner sur <a href="http://www.animalstodayradio.com/">Animals Today Radio</a>. Robert et moi discuterons de l’abolition contre la régulation, de la différence entre l’utilisation et le traitement des animaux, de la valeur morale de la vie animale, du statut de propriété des animaux, du véganisme et de bien d’autres sujets que nous abordons dans notre livre <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, publié chez Columbia University Press. L’émission sera diffusée de 17 à 18 heures (Est) et archivée.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais, surtout, c’est moralement la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Ce que Michael Vick nous a appris</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 19:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce qui suit est la version écrite de mon exposé donné aux Collèges Hobart et William Smith le 31 mars 2011 en tant que Conférencier Distingué Foster P. Boswell en Philosophie : QUE NOUS A APPRIS MICHAEL VICK ? Vous souvenez-vous de Michael Vick ? Vous rappelez-vous la formidable agitation provoquée par le demi d’ouverture des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui suit est la version écrite de mon exposé donné aux Collèges Hobart et William Smith le 31 mars 2011 en tant que Conférencier Distingué Foster P. Boswell en Philosophie :</p>
<p><strong>QUE NOUS A APPRIS MICHAEL VICK ?</strong></p>
<p><strong>Vous souvenez-vous de Michael Vick ?</strong></p>
<p>Vous rappelez-vous la formidable agitation provoquée par le demi d’ouverture des Faucons d’Atlanta Michael Vick, et son implication dans des combats de chiens organisés dans sa propriété de Virginie ?</p>
<p>Bien sûr que vous vous en rappelez.</p>
<p>Il serait préférable de se demander s’il y a quelqu’un sur la planète qui ne se souvient pas de ce que les médias ont couvert sans interruption durant des semaines depuis le surgissement de l’affaire en 2007, et de nouveau quand Vick est sorti de prison en 2009 et signé avec les Aigles de Philadelphie. Vick continue d’apparaître régulièrement dans les journaux. En mars 2011, il a été reconnu comme un « héros » par une association artistique locale de Virginie, et il y eut à ce propos une telle controverse que Vick n’a pas assisté à la cérémonie. Les gens étaient réellement furieux contre Vick et beaucoup le sont encore. Des fans de football américain boycottent les Aigles à cause de lui.</p>
<p>Pourquoi ?</p>
<p>La réponse est simple : parce que Vick a commis un acte barbare ; il a fait souffrir et mourir des chiens sans aucune raison valable. Il a pu goûter un plaisir « sportif » à ces combats, mais ce plaisir ne constituait tout simplement pas une assez bonne raison pour justifier ce qu’il a fait.</p>
<p>Pourquoi pas ?</p>
<p>Encore une fois, la réponse est simple. Bien qu’il y ait de nombreux désaccords relativement aux questions morales, personne ne nie qu’il est mal d’infliger souffrances et mort non nécessaires à des humains ou des animaux. Nous avons besoin d’une bonne raison pour ce faire. Nous pouvons ne pas être d’accord sur le fait de savoir si la nécessité existe dans une situation donnée ou sur ce qu’est une bonne raison, mais nous sommes tous d’accord pour dire que la jouissance ou le plaisir ne peuvent constituer nécessité ou faire fonction de bonne raison. Cela fait partie de notre sagesse morale conventionnelle.</p>
<p>Considérez l’exemple suivant, pris dans un contexte humain. Si quelqu’un disait qu’il est moralement mal d’infliger des souffrances non nécessaires aux enfants, mais que battre les enfants pour le plaisir est moralement acceptable, vous seriez naturellement déstabilisé. Si la jouissance peut constituer une raison suffisamment bonne de battre les enfants, alors il n’y a aucune mauvaise raison de battre les enfants. Le principe selon lequel il est mal d’infliger des souffrances non nécessaires aux enfants deviendrait dénué de sens.</p>
<p>La même analyse vaut lorsque l’on parle de quelqu’un battant un chien au lieu d’un enfant. Nul ne nie que battre un chien pour le plaisir est moralement mal. Et c’est précisément la raison pour laquelle nous nous sommes tous opposés à ce que Michael Vick a fait : il n’avait aucune bonne raison de le commettre.</p>
<p><strong>Eh bien, nous sommes tous des Michael Vick</strong></p>
<p>Le problème est que manger les animaux n’est, moralement parlant, pas différent des combats de chiens.</p>
<p>Nous tuons et mangeons plus de 56 milliards d’animaux par an à travers le monde, sans compter les poissons. Nul ne doute qu’utiliser les animaux pour se nourrir, fût-ce dans les meilleures et les plus « humaines » circonstances, entraîne pour eux de terribles souffrances et la mort. Par conséquent, appliquons l’analyse dont tout à l’heure nous étions tous d’accord pour dire qu’elle ne souffrait pas de controverse : avons-nous une seule bonne raison d’infliger ces souffrances et cette mort ? Y a-t-il là-dedans quoi que ce soit qui puisse être considéré de manière plausible comme une nécessité ?</p>
<p>La réponse, très courte, est : non.</p>
<p>Nous n’avons pas besoin de manger les animaux. Plus personne ne soutient qu’il est nécessaire pour la santé de consommer des produits d’origine animale. La très conservatrice Association Américaine de Diététique reconnaît que les régimes végétariens convenablement menés, incluant les régimes totalement végétariens ou végans, sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques dans la prévention et le traitement de certaines maladies.</p>
<p>Le milieu médical de tendance dominante signale lui-même avec une fréquence croissante que les produits d’origine animale sont préjudiciables à la santé humaine. Et que vous soyez ou non d’accord avec eux, il n’y a certainement aucun argument selon quoi les produits d’origine animale sont nécessaires pour une santé optimale.</p>
<p>Il y a également consensus sur le fait que l’agriculture animale représente un désastre écologique. Il faut 8 kg de céréales et de soja pour produire 500 g de steak ; 2 kg pour produire 500 g de dinde ; 1,5 kg pour produire 500 g de poulet ou 500 g d’œufs. Il faut entre 76 et 190 litres d’eau pour produire 500 g de légumes ou de fruits ; il en faut 9500 pour produire 500 g de viande et presque 3800 pour produire 3,8 l de lait. Il faut 1,3 ha de terres pour produire de la nourriture d’origine animale pour une seule personne en continu. 0,06 ha seulement sont nécessaires pour produire de la nourriture en continu pour une personne consommant seulement des végétaux.</p>
<p>L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture affirme que l’agriculture animale libère dans l’atmosphère davantage de gaz à effet de serre liés au réchauffement climatique que n’en dégagent les combustibles fossiles utilisés dans les transports. L’agriculture animale est responsable de la pollution de l’eau, de la déforestation, de l’érosion des sols et de toutes sortes de conséquences environnementales fâcheuses. Une fois encore, vous êtes libre de contester tout cela, mais même le plus fou des climato-sceptiques dirait que l’agriculture animale n’engendre rien de <em>bon</em> pour l’environnement.</p>
<p>Donc en définitive, quelle est notre meilleure justification pour imposer souffrance et mort à 56 milliards d’animaux par an pour la nourriture ?</p>
<p>Voici la réponse : parce qu’ils ont bon goût. Nous aimons le goût de la chair animale et des produits d’origine animale. Nous trouvons que manger de la nourriture d’origine animale est pratique. Il n’y a rien là-dedans qui ressemble de près ou de loin à une nécessité.</p>
<p>En quoi cela diffère-t-il de Michael Vick ?</p>
<p>Réponse : en rien. Vick aimait s’asseoir autour d’une fosse pour regarder des animaux se battre entre eux. Nous autres aimons nous asseoir autour d’un barbecue où rôtissent les cadavres d’animaux qui ont été traités aussi mal, sinon plus mal, que les chiens de Vick.</p>
<p>En 2009, lorsque Vick a signé avec les Aigles, quelqu’un m’a dit que bien qu’étant un grand fan des Aigles et qu’il continuerait d’assister à leurs matches, il ne prendrait plus jamais plaisir à voir jouer Vick à cause des combats de chiens. Je lui ai demandé s’il mangeait des hot-dogs et des hamburgers lorsqu’il assistait auxdits matches. Il m’a répondu par l’affirmative. Je lui ai fait remarquer que les animaux utilisés pour faire ces produits qu’il aimait avaient une vie eux aussi, et que leur mort avait été exactement aussi horrible que la mort des chiens de Vick.</p>
<p>Il n’a pas été en mesure de me répondre, parce que, réellement, il n’y a rien à dire.</p>
<p>Prétendre que Vick a participé directement aux combats de chiens quand nous achetons seulement des produits d’origine animale dans un magasin n’a aucune validité, comme n’a aucune validité le fait de dire que nous aimons seulement le produit de la souffrance et de la mort des animaux, alors que Vick, lui, jouit de voir la souffrance et la mort en acte. Ainsi que n’importe quel étudiant en droit de première année vous le dira, si Mike a une aversion pour la violence mais veut que Joe meure et embauche Sally pour presser la détente, Mike est toujours coupable de meurtre. Le fait que nous payions autrui pour infliger souffrance et mort aux animaux ne nous tire pas d’affaire sur le plan moral, pas plus qu’il ne nous acquitte sur le plan légal.</p>
<p>Cela ne marche pas davantage d’arguer du fait que manger les animaux est une tradition. Les combats d’animaux sont également une tradition. Et si l’on y va par là, alors le sexisme, le racisme et toutes les autres formes de discrimination sont aussi des traditions. La tradition, comme le plaisir, est une raison insuffisante d’imposer de la souffrance à autrui.</p>
<p><strong>Mais nous sommes une société « humaine », n’est-ce pas ?</strong></p>
<p>Alors qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi continuons-nous d’infliger souffrance et mort à des milliards d’animaux alors que nous n’avons pas la moindre bonne raison de le faire ?</p>
<p>Une bonne partie de la réponse tient au fait que parce que nous voulons continuer de consommer des produits d’origine animale, nous nous faisons des illusions en pensant que la solution de ce problème moral n’exige pas que nous cessions de manger les animaux ; que cela demande seulement que nous les traitions et tuions avec « humanité ».</p>
<p>Cette vision des choses remonte à environ deux siècles, lorsque les réformateurs sociaux britanniques comme le philosophe et avocat Jeremy Bentham ont posé que nos obligations morales envers les animaux ne dépendaient pas du fait qu’ils puissent être rationnels, qu’ils puissent parler ou posséder d’autres caractéristiques « spéciales » que nous considérons comme exclusivement humaines : la seule chose qui importait était que les animaux pouvaient souffrir. Or personne – hormis peut-être Descartes – ne doutait que les animaux étaient des êtres sensibles, ou conscients perceptuellement, et pouvaient, en effet, souffrir.</p>
<p>Bentham n’était pas sans savoir que les animaux que nous utilisons pour la nourriture souffraient beaucoup. Pourtant, il ne préconisait pas que nous cessions de les manger. Pourquoi ? Parce que, selon lui, les animaux n’auraient pas conscience d’eux-mêmes ; qu’ils ne se soucieraient pas du fait que nous les tuions, mangions ou exploitions pour leurs lait, œufs, etc., mais seulement de la manière dont nous les traitons lorsqu’ils sont en vie et les tuons le moment venu. Par conséquent, d’après lui, il n’était pas nécessaire d’arrêter de les utiliser : ce qui importait, c’était de les traiter raisonnablement bien.</p>
<p>C’est ainsi que naquit le mouvement pour le bien-être animal, dont la prémisse centrale est qu’il est moralement acceptable que nous utilisions les animaux tant que nous les traitons « humainement » et que nous ne leur imposons pas de souffrances « non nécessaires ». Cette opinion morale trouva bientôt son expression dans les lois anti-cruauté des deux côtés de l’Atlantique, et, pour finir, dans une grande partie du monde.</p>
<p>La plupart d’entre nous sommes toujours englués dans ce paradigme du XIX<sup>e</sup> siècle : nous reconnaissons qu’utiliser les animaux soulève de profonds problèmes moraux, mais nous nous réconfortons en songeant que nous les traitons avec « humanité », ce qui, à nos yeux, rend l’utilisation que nous en faisons moralement acceptable.</p>
<p>Néanmoins, cette vision des choses soulève au moins deux graves problèmes.</p>
<p><strong>Traitement « humain » : de l’art de <em>bien</em> torturer les animaux</strong></p>
<p>Le premier problème est que l’approche par le bien-être ne fonctionne tout simplement pas dans les faits. Etant donné les réalités économiques, elle ne <em>peut pas</em> marcher.</p>
<p>Les animaux sont des <em>biens</em>. Ils sont des choses. Et tout le problème d’être une chose est de n’avoir aucune valeur inhérente ou intrinsèque. Les animaux sont des produits économiques ; ils ont une valeur marchande. De tels biens diffèrent bien sûr des objets que nous possédons en ce que les animaux, contrairement aux voitures, aux ordinateurs, aux machines ou à d’autres produits, sont sensibles et ont des intérêts. Tous les êtres sensibles ont intérêt à ne pas souffrir de douleur ou de privations, et à satisfaire les besoins propres à leur espèce. Mais cela coûte cher de protéger les intérêts des animaux. En fait, nous dépensons de l’argent pour ce faire seulement lorsque cela se justifie sur le plan économique – autrement dit lorsque nous en tirons profit.</p>
<p>Considérez par exemple le Humane Slaughter Act en vigueur aux Etats-Unis. Originellement promulgué en 1958, il exige que les animaux abattus pour la nourriture soient étourdis et inconscients au moment d’être enchaînés, hissés et conduits sur l’aire d’abattage. Cette loi protège les intérêts que les animaux ont au moment de l’abattage, mais le fait en grande partie parce qu’il est économiquement profitable de le faire. De nombreux animaux conscients et pendus la tête à l’envers, battus alors qu’ils sont égorgés, peuvent causer des blessures aux ouvriers d’abattoir et entraîner sur les carcasses des dégâts revenant très cher. Par conséquent, l’étourdissement des animaux a un sens économique. Ces animaux ont de nombreux autres intérêts dans leur existence, dont celui d’éviter la douleur et la souffrance en dehors du seul moment de l’abattage, mais ces intérêts ne sont pas protégés parce qu’il n’est pas économiquement rentable de le faire.</p>
<p>Pratiquement toutes les lois de bien-être animal répondent à ce paradigme. Elles protègent les intérêts des animaux qu’elle veut bien, et l’effet de cette protection est de rendre le processus de production plus efficace.</p>
<p>Les lois anti-cruauté sont supposées exiger un traitement « humain » des animaux, mais en général ces lois exemptent, soit de façon explicite ce qui est considéré comme pratiques « normales » ou « usuelles » de l’utilisation institutionnalisée des animaux, soit, dans le cas où ces pratiques ne sont pas exemptées, ce sont les cours qui en général interprètent la douleur et la souffrance infligées par ces pratiques comme « nécessaires » et « humaines ». C’est-à-dire que la loi confie à l’industrie le soin d’établir les normes d’un traitement « humain », attitude basée sur l’hypothèse que ceux qui produisent des produits animaux &#8211; des éleveurs aux agriculteurs en passant par les employés d’abattoirs – n’imposeront pas plus de souffrance aux animaux que ne l’exige la production d’un produit particulier, tout comme le propriétaire sensé d’une voiture n’irait pas sans raison prendre un marteau pour la cabosser.</p>
<p>Le résultat est que le niveau de protection des intérêts des animaux est lié à ce qui est nécessaire en vue d’une exploitation animale économiquement efficace. Les normes du bien-être animal accroissent généralement la rentabilité de la production et ne la réduisent pas puisque nous protégeons seulement les intérêts garantissant des bénéfices économiques.</p>
<p>Les normes du bien-être animal ont en fait chuté de manière spectaculaire au cours des dernières décennies. Nous utilisons davantage d&#8217;animaux nonhumains et de façons toujours plus horribles qu’à aucun moment de notre histoire. L’élevage familial idyllique – qui entraînait, en passant, moult souffrances et douleurs – a disparu et a été remplacé par l’agriculture intensive – « élevages industriels » &#8211; où vaches, cochons, poulets, poissons sont entassés, soumis à des confinements et des mutilations sévères, et généralement condamnés à mener une vie misérable de la naissance à la mort.</p>
<p>Mais le mouvement des « droits des animaux », plutôt que de se concentrer sur l’évidence éthique qu’utiliser les animaux pour la nourriture est parfaitement incohérent avec ce que nous affirmons croire par ailleurs à propos de nos obligations morales envers eux, a embrassé avec enthousiasme la position benthamienne selon laquelle les animaux ne se soucient pas du <em>fait</em> que nous les utilisions mais seulement de la <em>manière</em> dont nous le faisons, et que la solution est de simplement améliorer les normes de leur bien-être.</p>
<p>Le philosophe australien Peter Singer, l’auteur d’<em>Animal Liberation considéré par de nombreuses personnes comme le « père du mouvement des droits des animaux », est également père d’un autre mouvement : celui de la viande et des produits d’origine animale « heureux ». Singer, comme Bentham, soutient que la plupart des animaux n’ont pas d’intérêt à leur survie, et qu’il est moralement acceptable de les tuer aussi longtemps que nous le faisons relativement sans douleur. Singer critique les élevages industriels et déclare que nous devons améliorer les normes de bien-être, en sorte que nous puissions élever les animaux d’une manière que leur soit raisonnablement plaisante et les tuer sans leur occasionner trop de souffrances.</em></p>
<p>Des écrivains à la mode tels que Jonathan Safran Foer, Michael Pollan et une légion de célébrités et d’environnementalistes rejoignent Singer dans sa condamnation de l’élevage industriel et appellent à ses côtés à des cages plus grandes, des conditions d’exploitation « en liberté » &#8211; toutes ces mesures étant, dans le vaste tableau général, des modifications mineures d’un processus des plus atroces.</p>
<p>Les grosses organisations de protection animale font la promotion de divers labels viande « heureuse », censés garantir que les animaux dont les corps et les produits arborent ledit label ont été mieux traités. Ces organisations forment des partenariats avec de grands exploiteurs institutionnels et font campagne pour des initiatives populaires exigeant qu’à l’avenir, les animaux disposent d’un infime espace supplémentaire dans leurs prisons surpeuplées, ou obtiennent quelque autre supposé bénéfice en termes de bien-être – tout ceci n’ayant, dans la plupart des cas, d’autre résultat que d’apporter aux producteurs un bénéfice économique.</p>
<p>Mais personne, ici, n’est réellement dupe. Les animaux élevés de la plus « humaine » façon sont traités et tués dans des circonstances qui constitueraient de la torture si des humains en étaient les victimes. Les normes requises pour obtenir la certification « produit heureux » sont insignifiantes ; elles reviennent à exiger, lors du supplice de la baignoire à Guantanamo Bay, le rembourrage de la baignoire, ou que l’on joue de la musique dans les chambres à gaz. Il y a très peu de différence entre les œufs de batterie conventionnels et les œufs de poules élevées « en liberté », où des milliers d’oiseaux sont, en réalité, entassés dans une grande cage. Et les compagnies habilitées à arborer au moins un label « heureux » ont déjà été surprises en train de violer même ces normes minimales.</p>
<p>Tout ce discours à propos des produits d’origine animale « heureux » s’adresse en fait à <em>nous</em> ; il s’agit de <em>nous</em> rendre plus à l’aise par rapport au fait de faire quelque chose qui nous gêne. Il s’agit de <em>nous</em> garder d’avoir à reconnaître que nous sommes tous des Michael Vick. Mais en aucun cas un tel discours concerne les animaux, qui continuent de souffrir horriblement, même si leurs cadavres ou les produits que nous leur soutirons sont désormais flanqués du label « heureux ». Entendre Singer ou d’autres « défenseurs » des animaux clamer qu’il est moralement acceptable de consommer de la viande, des œufs ou des produits laitiers « heureux » n’est rien d’autre qu’une version moderne de la vente d’indulgences.</p>
<p>Bien sûr, il est possible, en théorie, que nous acceptions tous de payer beaucoup plus cher les produits d’origine animale, auquel cas les normes de bien-être pourraient être améliorées de manière significative. Mais ceci n’est que théorique. Dans la pratique, très peu de gens pourraient s’offrir des produits d’origine animale fabriqués d’une façon qui augmenterait sensiblement la protection des intérêts des animaux, et quiconque consentirait à payer ce coût sensiblement plus grand se soucierait probablement assez des animaux pour ne plus manger du tout de produits d’origine animale.</p>
<p>En outre, étant donné les réalités économiques et les lois du « libre » échange, même si les normes de bien-être étaient sensiblement augmentées quelque part, la demande du public pour des prix plus bas perpétuerait l’existence des produits d’origine animale méprisant ces normes, mettant les producteurs partisans d’un plus grand bien-être hors du jeu économique, sinon, peut-être, pour servir une très petite et très riche clientèle.</p>
<p>La réalité, c’est que tant que les animaux seront des biens, les normes de leur bien-être resteront nécessairement très basses. Et tant que nous continuerons de les exploiter institutionnellement pour la nourriture, ils demeureront des biens.</p>
<p><strong>Manger les humains amnésiques</strong></p>
<p>Le second problème posé par la position welfariste est qu’elle reste fondée sur l’affirmation, que tous nous estimerions d’emblée complètement folle si nous n’étions pas tellement investis dans le fait de continuer à manger les animaux, que ces derniers ne se soucient pas de leur existence ; qu’ils n’ont pas d’intérêt à continuer de vivre, mais seulement celui de ne pas souffrir.</p>
<p>Pourquoi Bentham pensait-il une chose aussi stupide il y a deux siècles ? Et pourquoi Singer et tant d’entre nous continuent de la penser aujourd’hui ?</p>
<p>Notre sagesse conventionnelle à propos des animaux pose qu’ils vivent dans un « éternel présent », qu’ils n’ont pas la mémoire du passé ni de pensées sur l’avenir. Ils ne projettent pas de vacances, ne réfléchissent pas au film qu’ils vont voir ce week-end, ni au restaurant où ils vont aller manger (ou être mangés) ce soir.</p>
<p>Or quiconque a vécu avec des animaux sait avec certitude que ces présupposés sont faux dans les faits. Ma compagne et moi-même vivons avec cinq chiens sauvés, et prétendre qu’ils n’ont pas conscience d’eux-mêmes, qu’ils sont dépourvus de mémoire comme de désirs est aussi absurde que de prétendre qu’ils n’ont pas de queue. Tout ce que vous avez à faire, c’est de les observer. Il n’y a tout simplement aucun moyen d’expliquer leur comportement sans leur attribuer le sens de la conscience de soi.</p>
<p>Mais ne nous enlisons pas dans le bourbier consistant à tenter de déterminer la nature de l’esprit des animaux. Puisque nous sommes les seuls animaux utilisant une communication symbolique, nous ne comprendrons probablement jamais vraiment ce que c’est que d’être une chauve-souris, une poule, une vache ou n’importe quel autre animal. Supposons que Bentham, Singer et les autres aient raison : que les animaux sont perceptuellement conscients, qu’ils peuvent souffrir, mais qu’ils vivent dans un « éternel présent ».</p>
<p>Et alors ?</p>
<p>Certains humains souffrent d’une forme particulière d’amnésie où ils n’ont conscience d’eux-mêmes que dans le présent. Ils n’ont pas de souvenirs et ne peuvent se projeter dans l’avenir. Une telle condition est-elle moralement pertinente ? Il se peut bien que oui. Nous ne pouvons par exemple nommer professeur d’histoire une personne atteinte de cette sorte d’amnésie. Mais dirions-nous d’elle qu’elle n’a pas d’intérêt dans la poursuite de sa vie et que la mort ne lui est pas un mal ? Certainement pas.</p>
<p>Alors pourquoi le disons-nous à propos des animaux ? Réponse courte : parce que nous voulons continuer de manger leurs corps ainsi que les produits que nous leur soutirons, et que nous n’avons aucun intérêt à manger les humains amnésiques. Nous nous disons que la mort ne constitue pas un mal pour les animaux, et que tout ce qui importe, c’est de les tuer « humainement ». Mais nous ne pouvons tuer « humainement », et, quoi que nous prétendions par ailleurs, la mort est bien un mal que nous ne devrions pas imposer – quelque humains que soient le traitement et la méthode d’exécution – si nous n’avons pas de bonne raison pour ce faire.</p>
<p>Le plaisir ne constitue pas une bonne raison. C’est pourquoi nous en voulons à Michael Vick. Et c’est pourquoi il est temps de dépasser toute cette propagande sur les produits d’origine animale « heureux » et « en liberté », et de voir que nous ne pouvons tout simplement pas justifier l’exploitation des animaux pour la nourriture.</p>
<p>D’une part, c’est une très radicale conclusion. D’autre part, elle n’est pas radicale du tout : elle découle seulement des idées morales que nous prétendons tous avoir. Il est remarquable qu’une espèce comme la nôtre, qui s’enorgueillit de sa propre rationalité, ait poussé si loin son désir de manger les animaux et les produits d’origine animale qu’il a brouillé notre jugement au point que nous pouvons critiquer – et même haïr – Michael Vick sans voir qu’il n’est réellement pas différent du reste d’entre nous.</p>
<p>L’affaire Vick ne répond évidemment pas à la question de la moralité de l’exploitation animale lorsque la raison de cette exploitation n’est pas seulement le plaisir, le divertissement ou la commodité. Il se trouve que la seule utilisation des animaux tombant dans cette dernière catégorie [où ladite utilisation ne serait pas « futile »] est celle effectuée lors d’expériences destinées à trouver des thérapies pour de graves maladies humaines. Bien que je rejette absolument la vivisection, ce problème au moins soulève une question (légèrement) plus compliquée. Mais nos autres utilisations des animaux, y compris pour la nourriture, nos plus importantes utilisations des animaux sur le plan numérique, sont toutes, à l’instar de celle que Vick a fait des chiens, éminemment frivoles.</p>
<p><em>Gary Lawrence Francione est Professeur distingué de droit et spécialiste Nicholas deB. Katzenbach en droit et philosophie à la Faculté de droit de l&#8217;Université Rutgers à Newark, dans le New </em><em>Jersey. Il est notamment l’auteur des ouvrages suivants : </em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?<em> (2011) et </em>Animals as Persons: Essays on the Abolition of Animal Exploitation <em>(2008), publiés tous deux par </em><em>Columbia University Press.</em></p>
<p>©2011 by Gary L. Francione.</p>
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		<title>Les éléphants : ils pèsent peut-être plus lourd que les poulets, mais pas d’un point de vue moral</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 12:44:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Ce site est hébergé par Godaddy.com. Certains défenseurs des animaux m’ont écrit afin de m’enjoindre à ne plus utiliser Godaddy.com parce que Bob Parsons, son PDG, a tué un éléphant en Afrique. Je n’approuve certainement pas le massacre des éléphants ; ce que Parsons a fait est terrible. Et je cherche à changer d’hébergeur. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Ce site est hébergé par Godaddy.com. Certains défenseurs des animaux m’ont écrit afin de m’enjoindre à ne plus utiliser Godaddy.com parce que Bob Parsons, son PDG, <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.huffingtonpost.com/2011/03/31/bob-parsons-godaddy-ceo-elephant-hunt_n_843121.html" target="_blank">a tué un éléphant</a> en Afrique.</p>
<p>Je n’approuve certainement pas le massacre des éléphants ; ce que Parsons a fait est terrible.</p>
<p>Et je cherche à changer d’hébergeur.</p>
<p>Mais, franchement, cela n’a rien à voir avec le fait que Parsons ait tiré sur un éléphant.</p>
<p>Je n’ai pas été satisfait des services fournis par Godaddy.com. Le site flanche périodiquement. Souvent, aucune explication n’est donnée, et certains services ne sont pas accessibles. Par conséquent, nous cherchons un autre hébergeur.</p>
<p>Mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi l’on pense que le fait que Bob Parsons ait tué un éléphant représente en soi une raison de changer d’hébergeur. Je suis absolument certain que les PDG de la plupart, sinon de tous les autres services d’hébergement, mangent de la viande et consomment des produits d’origine animale. En quoi ce qu’a commis Parsons est-il différent de ce que les autres gens font lorsqu’ils vont dans un magasin acheter de la viande, des produits laitiers ou d’autres produits d’origine animale ?</p>
<p>C’est une question rhétorique. La vérité, c’est qu’il n’y a aucune différence. C’est juste que certains d’entre nous pensent que certains animaux, tels que les éléphants, les baleines ou les bébés phoques, sont « spéciaux » et valent davantage moralement que d’autres. Je ne suis pas d’accord. Il n’y a aucune différence moralement pertinente entre un éléphant et une vache, un cochon, un poulet ou quelque autre nonhumain sentient que nous exploitons.</p>
<p>La réaction du public envers Parsons est similaire à la réaction de ce même public envers <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/philadelphia-daily-news-20090814.pdf" target="_blank">Michael Vick</a>, et elle est pareillement absurde. Parsons et Vick ont exploité des animaux « spéciaux » &#8211; autrement dit des animaux que <em>nous</em>fétichisons. Mais c’est <em>notre</em> problème, et cela n’a rien à voir avec la valeur morale des animaux concernés.</p>
<p>Maintenant, si quelqu’un connaît un bon hébergeur tenu par un végan, faites-le nous savoir. Sinon, ne tombez pas dans le non-sens qui consiste à croire que certains animaux valent plus que d’autres.</p>
<p>Un éléphant pèse peut-être plus lourd qu’un poulet, mais pas d’un point de vue moral.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La logique d’un régime végan</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 12:19:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Tant que nous mangerons les animaux et des produits d’origine animale, ce qui n’est en rien nécessaire et ne sert que le plaisir de nos palais, nous continuerons à utiliser les animaux à d’autres fins tout aussi frivoles. En d’autres termes, si vous pensez qu’il est normal d’imposer souffrance et mort aux animaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Tant que nous mangerons les animaux et des produits d’origine animale, ce qui n’est en rien nécessaire et ne sert que le plaisir de nos palais, nous continuerons à utiliser les animaux à d’autres fins tout aussi frivoles. En d’autres termes, si vous pensez qu’il est normal d’imposer souffrance et mort aux animaux simplement parce que vous aimez le goût qu’ils ont et qu’ont les produits qu’on leur soutire, il est peu probable que vous pensiez que les cirques, les zoos, la chasse et les vêtements d’origine animale soit moralement inacceptables.</p>
<p>Amener les gens à voir que ce qu’ils font trois fois par jour et chaque jour de leur vie est inacceptable sur le plan moral est la clé pour leur faire ouvrir les yeux sur l’immoralité de l’ensemble de l’utilisation des animaux.</p>
<p>Cela relève de la simple logique et du sens commun.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>L’utilisation « compassionnelle » des animaux est un non-sens</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 14:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Les droits des animaux obéissent à une logique binaire : soit vous exploitez les animaux, soit vous devenez végan. Il n’y a pas de troisième choix. Vous ne pouvez pas exploiter « avec compassion ». Vous exploitez, un point c’est tout. Votre « compassion » n’est rien d’autre que vous faire vous sentir plus à l’aise par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Les droits des animaux obéissent à une logique binaire : soit vous exploitez les animaux, soit vous devenez végan.</p>
<p>Il n’y a pas de troisième choix.</p>
<p>Vous ne pouvez pas exploiter « avec compassion ». Vous exploitez, un point c’est tout. Votre « compassion » n’est rien d’autre que vous faire vous sentir plus à l’aise par rapport au fait de continuer à exploiter les animaux. L’exploitation « compassionnelle » des animaux nonhumains n’a <em>rien</em> à faire avec l’obligation de justice que nous leur devons.</p>
<p>La justice exige que nous cessions complètement d’utiliser les animaux. L’exploitation des animaux faite « avec humanité » n’est rien d’autre qu’un fantasme. <em>Toute </em>forme d’utilisation des animaux implique leur torture. Et même si tel n’était pas le cas, même si nous étions capables de traiter les animaux que nous exploitons « avec humanité », nous ne <em>pouvons</em> justifier de les utiliser et de les tuer pour le plaisir de nos palais, au nom de la mode, du divertissement, ou de quelque autre motif que ce soit.</p>
<p>Ne vous y trompez plus : l’exploitation des animaux « compassionnelle » est un non-sens, de la même façon que l’esclavage ou le génocide « compassionnels » en sont un.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien</em> dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Deux nouvelles interviews : Citizen Radio et NZ Vegan Podcast</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 12:27:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Le 29 mars, j’étais interviewé au sujet des droits des animaux et du véganisme par Jamie Kilstein et Allison Kilkenny de Citizen Radio. Vous pouvez écouter cette interview ici. Le 24 mars, Elizabeth Collins de NZ Vegan Podcast a discuté avec moi de mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, des campagnes ciblées et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Le 29 mars, j’étais interviewé au sujet des droits des animaux et du véganisme par <a href="http://jamiekilstein.com/" target="_blank">Jamie Kilstein</a> et <a href="http://allisonkilkenny.com/" target="_blank">Allison Kilkenny</a> de <a href="http://wearecitizenradio.com/2011/03/29/20110329-animal-rights-icon-gary-francione-citizen-radio-invades-democracy-now/" target="_blank">Citizen Radio</a>. Vous pouvez écouter cette interview <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/mp3/citizen-radio-20110329.mp3" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>Le 24 mars, Elizabeth Collins de <a href="http://nzveganpodcast.blogspot.com/" target="_blank">NZ Vegan Podcast</a> a discuté avec moi de mon nouveau livre, <em><a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/" target="_blank">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a></em>, des campagnes ciblées et de la sentience des plantes. Le podcast est en deux parties. Vous pouvez en prendre connaissance <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/mp3/nz-vegan-podcast-20110324-p1.mp3" target="_blank">ici</a> et <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/mp3/nz-vegan-podcast-20110324-p2.mp3" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ces interviews, et qu’elles stimuleront vos pensées à propos de nos obligations de justice envers les animaux nonhumains.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien</em> dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Rien à Voir avec de la Science</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/03/15/rien-a-voir-avec-de-la-science/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 20:18:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Une fois de plus, on nous soutient qu’il n’y a aucune différence d’ordre significatif ou qualitatif entre les animaux et les plantes. Dans l’article No Face but Plants Like Life Too, bien qu’elle ait abandonné la consommation de viande, Carol Kaesuk Yoon écrit la chose suivante : Mon entrée dans ce qui semblait être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Une fois de plus, on nous soutient qu’il n’y a aucune différence d’ordre significatif ou qualitatif entre les animaux et les plantes. Dans l’article <a href="http://www.nytimes.com/2011/03/15/science/15food.html" target="_blank">No Face but Plants Like Life Too</a>, bien qu’elle ait abandonné la consommation de viande, Carol Kaesuk Yoon écrit la chose suivante :</p>
<blockquote><p>Mon entrée dans ce qui semblait être une position d’ordre moral était étonnamment déplaisante. J’étais assaillie non seulement par un désir étrangement intense de poulet mais aussi par des cauchemars où je mangeais un steak rare et somptueux — je pouvais sentir distinctement le goût de la graisse de cuisson — et desquels je me réveillais paniquée, jusqu’à ce que je comprenne que je n’avais été carnivore que dans mon imagination.</p>
<p>Les tentations et les mises à l’épreuve étaient partout. Ce qui fut le plus surprenant, c’est de découvrir que je ne pouvais en fait pas m’expliquer ni expliquer à qui que ce soit d’autre pourquoi tuer un animal était pire que tuer les nombreux végétaux que je mangeais désormais.</p></blockquote>
<p>Elle découvre que :</p>
<blockquote><p>formuler une justification véritablement rationnelle pour ne pas manger d’animaux, tout du moins lorsque l’on consommait toutes sortes d’autres organismes, était difficile, voire peut-être impossible.</p></blockquote>
<p>Et elle déclare :</p>
<blockquote><p>Les plantes n’ont pas l’air de se soucier d’être tuées, pour autant que l’on puisse observer. Mais c’est peut-être justement là que se trouve la difficulté.</p>
<p>À l’inverse d’une vache qui meugle, qui court, les réactions d’attaque d’une plante sont beaucoup plus difficiles à détecter pour nous. Mais tout comme un poulet qui court sans sa tête, le corps d’un plant de maïs arraché du sol ou coupé en morceaux lutte pour sa survie, aussi vigoureusement et avec autant de vains efforts, si ce n’est de façon moins évidente pour la vue et l’ouïe humaine.</p></blockquote>
<p>Ce qui est troublant à propos de cet essai, c’est qu’il se trouve dans la rubrique Science du New York Times. Mais il n’y a pas la moindre trace de science ici.</p>
<p>Tout d’abord, personne ne doute du fait que les plantes soient vivantes, ni qu’elles réalisent toutes sortes de processus compliqués. Mais il y a une différence essentielle entre les plantes et les animaux.</p>
<p>La différence entre l’animal et le végétal implique la sentience. C’est à dire que les non-humains — ou du moins, ceux que nous exploitons régulièrement — sont clairement conscients de leurs perceptions. Les êtres sentients ont des pensées ; ils ont des préférences, des désirs, ou des volontés. Cela ne veut pas dire que les pensées animales sont comme les pensées humaines. Il se peut, par exemple, que les pensées des êtres humains, qui utilisent un langage symbolique pour évoluer dans leur monde, soient très différentes de celles des chauves-souris, qui utilisent l’écholocalisation pour parcourir le leur. Mais cela n’est pas pertinent ; l’être humain et la chauve-souris sont tous les deux des êtres sentients. Ils font tous les deux partie des catégories d’êtres qui ont des intérêts ; ils ont tous les deux des préférences, des désirs, ou des volontés. L’être humain et la chauve-souris peuvent avoir une conception différente de ces intérêts, mais il ne peut y avoir aucun doute raisonnable sur le fait qu’ils possèdent tous les deux des intérêts, y compris un intérêt à éviter la douleur et la souffrance ainsi qu’un intérêt à continuer à vivre.</p>
<p>La différence entre les plantes et les êtres humains et êtres sentients non-humains est qualitative dans le sens où les plantes sont très certainement vivantes mais ne sont pas sentientes. Les plantes n’ont pas d’intérêts. Il n’y a rien qu’une plante désire, veuille ou préfère car il n’y a aucune pensée pour opérer ces activités cognitives. Quand nous disons qu’une plante a « besoin » ou « veut » de l’eau, nous n’affirmons rien de plus au sujet de la situation mentale de la plante que lorsque nous disons qu’un moteur de voiture a « besoin » ou « veut » de l’huile. Il peut être dans mon intérêt de mettre de l’huile dans ma voiture. Mais ce n’est pas l’intérêt de ma voiture ; ma voiture n’a pas d’intérêts.</p>
<p>Une plante peut répondre à la lumière du soleil et à d’autres stimuli mais cela ne veut pas dire que la plante est sentiente. Si je fais passer du courant électrique au travers d’un fil attaché à une cloche, la cloche sonne. Mais cela ne veut pas dire que la cloche est sentiente. Les plantes n’ont pas de systèmes nerveux, de récepteurs de benzodiazépine, ni aucune des caractéristiques que nous attribuons à la sentience. Et tout cela est du bon sens scientifique. Pourquoi est-ce que les plantes auraient-elles évolué vers la sentience alors qu’elles ne sont pas en mesure de répondre à une attaque qui leur cause des dégâts ? Si vous placez une plante au contact d’une flamme, la plante ne peut pas s’enfuir ; elle reste là où elle se trouve et brûle. Si vous mettez un chien au contact d’une flamme, le chien fait exactement ce que vous feriez — il hurle de douleur et essaye de s’enfuir loin du feu. La sentience est une caractéristique qui est apparue chez certains êtres pour leur permettre de survivre en échappant à un stimulus nocif. La sentience ne serait d’aucune utilité à la plante ; les plantes ne peuvent pas « s’échapper. »</p>
<p>Même les Jaïns, qui considèrent que les plantes possèdent un sens (le toucher), reconnaissent que les plantes et les animaux (y compris les insectes) sont qualitativement différents et interdisent la consommation d’animaux mais pas celle de végétaux.</p>
<p>Ensuite, si C. Yoon se préoccupait réellement de l’exploitation des végétaux, alors elle reconnaîtrait qu’en mangeant des produits animaux, elle consomme en réalité plus de végétaux que si elle consommait ces végétaux directement. Il faut plusieurs kilos de plantes pour produire un kilo de viande. Alors lorsque C. Yoon s’assoit pour manger ce « steak rare et somptueux », elle consomme environ 12 kilos de plantes.</p>
<p>Si les plantes représentaient un problème d’ordre moral et si C. Yoon se souciait de moralité, alors, à moins qu’elle ne décide de jeûner jusqu’à la mort, elle demeure moralement obligée de manger des végétaux car elle en consommera moins si elle les consomme directement et elle évitera souffrance et mort aux mammifères, oiseaux ou poissons — lesquels sont tous clairement sentients au même titre que les êtres humains sont sentients (malgré toutes les différences cognitives entre les humains et les autres animaux).</p>
<p>C. Yoon soutient que nous pouvons douter du manque de sensibilité de certains animaux, tels que les éponges. Bien qu’il soit vrai qu’il existe toujours des zones d’ombre, je suis certain que C. Yoon ne mange pas beaucoup d’éponges. Les animaux que nous consommons régulièrement — vaches, poulets, porcs, poissons — sont tous indubitablement sentients.</p>
<p>Alors quel est le sens de tout cet essai ?</p>
<p>La réponse se trouve dans le dernier paragraphe, qui commence par :</p>
<blockquote><p>Mes efforts pour renoncer à la viande n’ont pas duré plus que quelques années.</p></blockquote>
<p>C. Yoon ne voulait pas être végétarienne plus longtemps. Elle avait très envie de ce « steak rare et somptueux ». Il lui a fallu se convaincre qu’il n’y avait aucune différence entre les plantes et les animaux, que c’était vraiment du pareil au même, de telle sorte qu’elle soit en mesure de manger ce steak dont elle rêvait. Mais cela n’a rien à voir avec de la science.</p>
<p>Rien n’est plus à même d’évoquer chez quelqu’un une inquiétude si fervente pour les végétaux qu’une invitation à ne plus consommer de produits d’origine animale ou le désir de recommencer à en manger. Rien.</p>
<p>*****</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Pourquoi le Véganisme doit être la Base</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 09:02:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers collègues : Imaginez que vous soyez en train de discuter avec un groupe de personnes qui sont des amateurs de voitures de collection et qui conduisent juste pour le plaisir de conduire, non pour un quelconque but particulier. En fait, ces personnes pensent que conduire des voitures de collection pour le plaisir est une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues :</p>
<p>Imaginez que vous soyez en train de discuter avec un groupe de personnes qui sont des amateurs de voitures de collection et qui conduisent juste pour le plaisir de conduire, non pour un quelconque but particulier. En fait, ces personnes pensent que conduire des voitures de collection pour le plaisir est une tradition importante, un élément crucial de leur culture et, quotidiennement, ils prennent leurs voitures et conduisent juste parce qu’ils aiment ça et qu’ils considèrent cela comme partie intégrante de leur personne.</p>
<p>Si vous deviez expliquer à un tel groupe de personnes qu’il est moralement inacceptable d’utiliser leurs voitures pour se rendre au cabinet d’un médecin pour passer un examen médical, ou pour conduire un membre de leur famille aux urgences, ces personnes penseraient certainement que cela n’a aucun sens. Après tout, elles pensent qu’il est acceptable de conduire simplement pour le plaisir. En effet, la conduite pour le plaisir est un aspect important de leur vie. Pourquoi accepteraient-elles de croire que conduire pour une bonne raison est une mauvaise chose alors qu’elles pensent que conduire pour leur simple plaisir en est une bonne ?</p>
<p>Imaginez un second scénario. Au lieu d’essayer de persuader ce groupe de personnes que conduire pour une raison médicale sérieuse est mauvais, vous soutenez que prendre la voiture pour le plaisir et pour une destination déterminée -qui n’est pas différente de n’importe quelle autre destination- est mauvais. Une fois de plus, ces conducteurs pour le plaisir trouveraient votre position étrange car purement arbitraire. Pourquoi est-ce que conduire pour le plaisir jusqu’à un point donné serait différent de conduire jusqu’à un autre endroit ? Et s’ils étaient susceptibles d’accepter que conduire jusqu’à une destination choisie arbitrairement était mauvais, cela ne répondrait pas à la question de savoir si conduire pour le plaisir en général est mauvais. Leur activité préférée serait menacée.<br />
Cette hypothèse simple nous aide à comprendre les raisons morales, logiques et psychologiques pour lesquelles le véganisme <em>doit</em> être le fondement du mouvement pour les droits des animaux et pourquoi les campagnes ciblées n’ont aucun sens.</p>
<p><strong>Manger des animaux : Souffrance et Mort pour le plaisir de la bouche</strong></p>
<p>La plupart des gens mangent de la chair animale et des produits animaux. Personne ne soutient que nous avons besoin de manger ces produits pour une meilleure santé  ; au contraire, les professionnels de la santé publique affirment de plus en plus que les produits d’origine animale sont mauvais pour la santé humaine. Mais que la nourriture animale soit néfaste ou pas, elle n’est certainement pas indispensable. Même la très conservatrice <a href="http://www.eatright.org/Media/content.aspx?id=1233&#038;terms=vegetarian" target="_blank">American Dietetic Association</a> reconnaît ceci :</p>
<blockquote><p>La position de l’American Dietetic Association est que les régimes alimentaires végétariens correctement menés, y compris les régimes végétariens stricts ou vegan, sont bons pour la santé, nutritivement appropriés et peuvent apporter des bénéfices sur le plan de la santé dans la prévention et dans le traitement de certaines maladies. Les régimes alimentaires végétariens correctement planifiés sont appropriés pour les individus quel que soit leur stade de développement dans le cycle de vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence et même pour les athlètes.</p></blockquote>
<p>Et nous savons que l’élevage du bétail est <a href="http://www.fao.org/ag/magazine/0612sp1.htm" target="_blank">une catastrophe écologique</a>.<br />
La seule justification que nous avons pour imposer cette souffrance terrible (dans les conditions les plus «humaines») et la mort de 56 milliards d’animaux terrestres ainsi qu’un nombre inconnu mais probablement d’égale envergure de poissons et autres animaux aquatiques, est que leur chair a bon goût.<br />
Nous prenons part à cet impressionnant massacre d’animaux pour notre plaisir, notre amusement ou pour des raisons de commodités. Consommer des animaux sans raison valable est une part importante de la vie quotidienne de la plupart des gens. En réalité, de nombreuses personnes considèrent qu&#8217;infliger ces atroces souffrances est totalement inutile et ces mises à mort représentent une importante tradition, quelque chose faisant partie intégrante de notre « exceptionnalisme humain ».</p>
<p><strong>La vivisection</strong></p>
<p>Maintenant, imaginez-vous défendre l’idée selon laquelle l’utilisation des animaux pour les expérimentations biomédicales est inacceptable. Comme je l’ai affirmé, il y a <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/04/25/vivisection-partie-1-la-necessite-de-la-vivisection/" title="Vivisection, partie 1 : la « nécessité » de la vivisection?" target="_blank">un doute raisonnable</a> au sujet de la nécessité de la vivisection en tant que science empirique et il n’y a <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/05/16/vivisection-partie-2-la-justification-morale-de-la-vivisection/" title="Vivisection, partie 2 : la justification morale de la vivisection" target="_blank">aucune justification morale</a> pour la vivisection. Cependant, une écrasante majorité des gens pensent que la vivisection est importante pour la santé humaine.</p>
<p>Pourquoi est-ce que des gens qui pensent qu’il est acceptable d’infliger souffrance et mort aux animaux pour leur plaisir considèreraient-ils qu’il y a quelque chose de moralement inacceptable dans le fait d’utiliser les animaux pour un motif qu’ils pensent (à tort à mon avis) en fait être nécessaire et bénéfique? Pourquoi est-ce que des gens qui sont prêts à boucher leurs artères avec du gras animal parce qu’ils aiment le goût des produits d’origine animale ne voudraient-ils pas soutenir le massacre de plus d’animaux pensant (là encore, à tort selon moi) que de la mort de ceux-ci résultera un traitement pour leurs problèmes de santé ?</p>
<p>La réponse est simple : ils ne le veulent pas. Ils ne le <em>peuvent pas</em>.</p>
<p>Opposer l’argument que la vivisection est moralement inacceptable à des gens qui consomment des produits d’origine animale serait comme dire à des amateurs de voitures de collection que les conduire pour une raison valable est moralement inacceptable. Ces amateurs pensent que conduire pour une raison aussi futile que le plaisir est tout à fait acceptable. Pourquoi penseraient-ils qu’il y a quelque chose d’intolérable dans le fait de prendre leur voiture pour se rendre chez le médecin ou pour aller aux urgences ? Et s’ils devaient accepter que conduire pour une raison importante était mauvais, leur activité préférée serait sérieusement remise en cause de manière générale.</p>
<p>C’est pourquoi, malgré 200 ans de campagnes contre la vivisection, non seulement cette pratique continue mais le nombre d’animaux utilisés lors d&#8217;expériences biomédicales est en fait en constante <em>augmentation</em>.</p>
<p><strong>Les autres campagnes ciblées</strong></p>
<p>Considérons maintenant les campagnes ciblées qui ne se basent pas sur la vivisection, telles que les campagnes contre un certain type de chasse, ou les campagnes contre l’utilisation d’animaux sauvages dans les cirques, ou les campagnes contre la fourrure. Ces campagnes reviennent à choisir arbitrairement une destination et dire à nos amateurs de voiture de collection que rouler jusqu’à cette destination est mauvais voire pire que de rouler jusqu’à une autre destination. Ils pensent que c’est acceptable de rouler pour le plaisir alors pourquoi penseraient- ils que rouler jusqu’à une destination sélectionnée arbitrairement serait mauvais ?</p>
<p>Encore une fois, ils ne le voudraient pas. Ils ne le <em>pourraient pas</em>. </p>
<p>De la même manière, ceux qui consomment des produits animaux et qui pensent qu’il est moralement acceptable d’imposer souffrance et mort à des animaux pour notre plaisir gustatif, participent à cette utilisation animale tous les jours, plusieurs fois par jour même. Pourquoi penseraient-ils que la chasse est mauvaise alors qu’ils vont au supermarché et achètent des produits faits à partir d’animaux qui ont souffert tout autant, si ce n&#8217;est plus, que les animaux que l&#8217;on chasse ? Pourquoi penseraient-ils qu’utiliser des animaux pour d’autres raisons futiles est moralement inacceptable ? Ils mangent des animaux par goût et ils vont au zoo ou aux courses hippiques : pourquoi penseraient-ils que les animaux sauvages dans les cirques présentent un problème particulier ? Ils portent de la laine et du cuir, les deux sont issus d’une inimaginable dose de souffrance animale. Pourquoi auraient-ils un problème particulier avec la fourrure ?</p>
<p>Voilà pourquoi, malgré des dizaines d’années de campagnes ciblées contre la chasse, ce «sport» persiste toujours ; voilà pourquoi la plus longue campagne ciblée de l’histoire du plaidoyer animal, à savoir la campagne contre la fourrure, demeure      un échec retentissant. Bien que ce genre de campagnes puissent susciter un certain intérêt, la réalité est qu’elles sont vouées à l&#8217;échec dans une culture qui considère la consommation d’animaux pour la nourriture comme acceptable.</p>
<p>Aussi longtemps que nous vivrons dans une culture qui ne remet pas en question l’utilisation des animaux pour la nourriture, encore une fois pas seulement le <em>traitement</em> des animaux mais l’utilisation des animaux, les gens n’adopteront généralement jamais les campagnes ciblées de quelque manière que ce soit. La plupart des gens verront ces campagnes comme arbitraires. La plupart des gens reconnaîtront que les utilisations d’animaux sur lesquelles se concentrent les campagnes ciblées ne sont pas pires que les utilisations qu’ils considèrent comme acceptables. Et ils sont prêts à s’engager dans l’exploitation animale non-nécessaire chaque jour de leur vie ; pourquoi auraient-ils un quelconque problème avec une autre utilisation des animaux qui est tout aussi dispensable ?</p>
<p>J’ai récemment discuté avec quelqu’un qui était impliqué dans une campagne contre la chasse dans un parc particulier. Il s’est retiré de la campagne et m’a expliqué qu’il a décidé que ce que faisaient les chasseurs n’était en fait pas différent de ce qu’il faisait en achetant et mangeant de la viande de son supermarché local et puisqu’il n’était sûrement pas prêt à abandonner ça, il ne pouvait considérer la logique de s’opposer à la chasse.</p>
<p>Et, bien entendu, il avait raison. La chasse est une activité morbide et c’est très dérangeant de savoir qu’une personne s’amuse à tuer un cerf ou un lapin. Mais quelle est la différence entre manger des animaux que l’on a chassés et des animaux dont on achète les cadavres dans un supermarché ? Réponse : il n’y a aucune différence. En effet, l’animal dont on achète le cadavre dans un magasin pourrait très bien avoir eu une vie et une mort pire que l’animal que l’on a chassé, cet animal  fût-il un animal «heureux» élevé dans une ferme «heureuse» et abattu dans un abattoir conçu par Temple Grandin.</p>
<p>Je discutais avec une autre personne qui a, pendant des années, été impliquée dans la campagne contre le massacre des phoques. Elle s’est retirée de cette campagne car elle a décidé qu’il n’y avait vraiment aucune différence entre la fourrure de phoque et la fourrure en général, la laine, ou la peau de n’importe quel autre animal et que, puisqu’elle n’était pas prête à abandonner ses vêtements à base d’animaux, la campagne en faveur des phoques était juste en fait basée sur le simple fait que les groupes de protection animale récoltent davantage d&#8217;argent parce que les phoques sont des animaux tellement mignons, et cela n’était vraiment pas une bonne base pour une position morale.</p>
<p>Et, bien entendu, elle avait raison. La fourrure de phoque n’est pas différente d’aucune autre sorte de fourrure ni même de la laine ou du cuir. Tout cela est terrible et nous ne devrions porter aucun vêtement à base d’animaux. Car ce n’est tout simplement pas nécessaire. Mais encore une fois, manger de la chair, des produits laitiers, des œufs, etc. ne l’est pas davantage. Et aussi longtemps que nous penserons que manger des animaux est acceptable, remettre en question d’autres utilisations non-nécessaires, ou définir une sorte d’utilisation pire qu’une autre paraîtra arbitraire parce que ça l’est.</p>
<p>En 2007, j’ai rédigé l’<a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/philadelphia-daily-news-20090814.pdf" target="_blank">éditorial d’un journal</a>, qui fut republié en 2009, argumentant que le combat de chiens de Michael Vick n’était, d’un point de vue moral, aucunement différent de la consommation de produits animaux. J’ai reçu littéralement des milliers de réponses par rapport à cet éditorial. Beaucoup de personnes étaient d’accord avec ma position ; beaucoup de personnes ont dit que cet éditorial les avait incitées à réfléchir sur le véganisme ; beaucoup ont dit qu’elles étaient devenues vegan après réflexion. Mais personne, <em>personne</em>, qui n’était pas d’accord avec ma position, n&#8217;a été capable d&#8217;expliquer <em>pourquoi</em> ce que Michael Vick a fait était pire que ce que le reste d’entre-nous faisons. C’est parce qu’il n’y a aucun moyen cohérent de distinguer ce que Vick a fait de ce que tout le monde fait.</p>
<p>En 2009, lorsque Vick sortit de prison et signa avec les Philadelphia Eagles, j’ai discuté avec un homme qui m’a dit que, quand bien-même il était un grand fan des Eagles et continuerait à assister à leurs matchs, il ne pourrait jamais plus prendre plaisir à voir jouer Vick à cause de l’incident du combat de chiens. Je lui ai demandé s’il mangeait des hot-dogs et des hamburgers lorsqu’il se rendait à des matchs de football américain. Il répondit «oui». Je lui ai fait remarquer que les animaux utilisés pour ces produits qu’il appréciait ont eu une vie et une mort sans doute bien pires que les chiens de Vick.</p>
<p>Il n’a pas eu de réponse. Parce qu’il n’y a pas de réponse.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>La conclusion à en tirer est claire : à moins de, et tant que nous n’amènerons pas les gens à remettre en question et à rejeter leur consommation journalière et entièrement non-nécessaire d’animaux, nous échouerons à les amener à s’opposer, d’une quelconque manière sérieuse, à l’utilisation d’animaux qu’ils perçoivent comme nécessaire et non-triviale, comme la vivisection, ou à d’autres utilisations tout autant dispensables qu’ils voient, assez justement, comme arbitrairement choisies par les avocats de la défense animale et pas pires que les utilisations qu’ils cautionnent et dans lesquelles ils s’engagent dans leur vie de tous les jours.</p>
<p>Le véganisme doit être la base si nous voulons avoir un quelconque espoir de détourner le paradigme des animaux en tant que choses vers celui des animaux en tant que personnes non-humaines.</p>
<p>************</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, pensez à le devenir. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète ; et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Conférence à venir aux Collèges Hobart &amp; William Smith</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/03/07/conference-a-venir-aux-colleges-hobart-william-smith/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 09:14:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers collègues : Je suis honoré d&#8217;avoir été choisi en tant que Professeur Distingué de Philosophie Foster P. Boswell 2011 aux Collèges Hobart &#38; William Smith à Geneva, New York. En tant que Professeur Distingué Boswell, je présenterai « Animaux : Notre Schizophrénie Morale » jeudi 31 mars 2011 à 16:30. L’événement aura lieu dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues :</p>
<p>Je suis honoré d&#8217;avoir été choisi en tant que <a href="http://www.hws.edu/dailyupdate/NewsDetails.aspx?aid=14064" target="_blank">Professeur Distingué de Philosophie Foster P. Boswell 2011</a> aux Collèges <a href="http://www.hws.edu/" target="_blank">Hobart &amp; William Smith</a> à Geneva, New York.</p>
<p>En tant que Professeur Distingué Boswell, je présenterai « Animaux : Notre Schizophrénie Morale » jeudi 31 mars 2011 à 16:30. L’événement aura lieu dans l&#8217;auditorium Albright.</p>
<p>La conférence est ouverte au public et j&#8217;espère que ceux d&#8217;entre vous qui se trouvent dans cet endroit de la partie nord de New-York y assisteront.</p>
<p>**********</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais rien dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
 ©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Et qu&#8217;en est-il des quatre autres chiens ?</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/03/03/et-quen-est-il-des-quatre-autres-chiens/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 09:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers collègues : Jeudi 25 février, un agent de contrôle des animaux d&#8217;Oklahoma a administré des injections létales à cinq chiens errants. Samedi, l&#8217;agent a découvert que l&#8217;un des chiens, un chiot à qui il avait donné deux injections létales, était toujours en vie. Le chiot a été emmené chez un vétérinaire qui a parlé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues :</p>
<p>Jeudi 25 février, un <a href="http://news.yahoo.com/s/ap/20110303/ap_on_re_us/us_euthanized_dog_survives" target="_blank">agent de contrôle des animaux d&#8217;Oklahoma a administré des injections létales à cinq chiens errants</a>. Samedi, l&#8217;agent a découvert que l&#8217;un des chiens, un chiot à qui il avait donné <em>deux </em>injections létales, était toujours en vie. Le chiot a été emmené chez un vétérinaire qui a parlé de la survie du chien sur un site d&#8217;adoptions d&#8217;animaux. Et maintenant, des centaines de personnes en provenance des États-Unis et du Canada sont en train d&#8217;essayer de l&#8217;adopter.</p>
<p>Pourquoi ?</p>
<p>Des millions d&#8217;animaux en bonne santé sont tués chaque année dans les refuges parce que personne n&#8217;en veut. Et maintenant, parce que ce chien a échappé à la mort d&#8217;une façon visiblement miraculeuse, des centaines de gens veulent l&#8217;adopter. Selon un commentaire, « les gens s&#8217;intéressent à ce chiot parce que son histoire est unique ».</p>
<p>Cette histoire ressemble à celles d&#8217;<a href="http://www.upi.com/Odd_News/2009/05/07/Runaway-cow-escapes-slaughter/UPI-16921241735669/" target="_blank">animaux de ferme</a> qui échappent aux abattoirs et sont recueillis dans des foyers pour y finir leurs jours. Eux aussi sont « spéciaux ». Ils ont échappé à l&#8217;exploitation institutionnalisée que nous avons établi. Ils ont trompé la mort.</p>
<p>Beaucoup de gens pensent que lorsqu&#8217;un animal échappe à la mort de cette façon, c&#8217;est en quelque sorte un signe divin. Ce genre d&#8217;événements renforce ironiquement l&#8217;idée selon laquelle c&#8217;est parce qu&#8217;il n&#8217;y a aucune intervention divine pour tous les autres animaux tués dans les « refuges » ou dans les abattoirs que c&#8217;est ainsi que les choses doivent se dérouler pour ces autres animaux. Ils sont tués dans le cadre de l&#8217;ordre « naturel ».</p>
<p>Mon hypothèse est que si Dieu existe, il/elle est tout autant préoccupé(e) par les quatre autres chiens qui ont été tués vendredi par l&#8217;agent de l&#8217;Oklahoma, les millions d&#8217;autres qui sont tués dans les « refuges » et les milliards d&#8217;autres encore qui sont tués pour la simple raison que nous sommes égoïstes au point de penser que le plaisir de nos bouches justifie de priver un autre être sentient de sa vie.</p>
<p>Et quel que soit le point de vue de Dieu sur la situation, je suggère que nos réactions dans ce genre de situations nous amènent à réfléchir aux raisons qui nous poussent à participer à l&#8217;injustice de l&#8217;exploitation animale tout court plutôt que de penser que seuls les animaux « chanceux » qui échappent à l&#8217;injustice institutionnalisée ont une importance d&#8217;ordre morale.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien </em>dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p>Et si vous en êtes capable, adoptez ou accueillez un non-humain sans domicile. Nous les avons fourrés dans ce pétrin ; nous avons l&#8217;obligation collective de les aider à s&#8217;en sortir. Il y a beaucoup de chiens, chats et d&#8217;autres non-humains sans foyer dans votre région. Et ils sont tous spéciaux.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
<p><strong>Addendum, 5 mars 2011 :</strong></p>
<p>Dans un bulletin télévisé d&#8217;ABC « <a href="http://news.yahoo.com/video/odd-15749658/miracle-mutt-puppy-rises-again-24412739" target="_blank">Miracle Mutt: Puppy Rises Again</a> » du 4 mars, l&#8217;agent de contrôle des animaux qui a tenté de tuer le chien a déclaré : « Je dirais que le Seigneur avait prévu quelque chose pour ce chien ». Apparemment, le Seigneur n&#8217;avait rien prévu pour les autres chiens que l&#8217;agent a tué. Un autre commentateur au sujet du chien, désigné par « notre héros » dans l&#8217;histoire, déclare : « Il est là pour une raison ». Les autres chiens n&#8217;avaient pas de raison d&#8217;être. Ils étaient tout simplement des déchets.</p>
<p>Simplement au cours des deux derniers jours, 44 chiens ont été ajouté à la liste de chiens à euthanasier de la ville de New York, mais selon les nouvelles d&#8217;ABC, il y a des « milliers » de personnes partout dans le monde qui veulent adopter le « Miracle Mutt » (ndt: « Cabot Miraculeux »). Et comme la plupart des gens qui regardent les programmes d&#8217;ABC, ces personnes consomment des repas composés de chair et autres produits d&#8217;origine animale.</p>
<p>Nous sommes une espèce très étrange et notre schizophrénie morale au sujet des animaux non-humains ébranle certainement notre prétention à être supérieur sur la base de notre rationalité.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>La Science Intervient : les Réformes de bien-être animal n&#8217;ont aucune utilité</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 09:19:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers collègues : Ceux qui soutiennent les réformes de bien-être animal sont tous très exaltés. Ils se réfèrent à un article du Journal sur l&#8217;Économie de l&#8217;Agriculture intitulé Impacts des campagnes de communication sur le Bien-Être animal sur la Demande de viande et les réformistes clament que « La Science Intervient Enfin : Les Campagnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues :</p>
<p>Ceux qui soutiennent les réformes de bien-être animal sont tous très exaltés. Ils se réfèrent à un article du Journal sur l&#8217;Économie de l&#8217;Agriculture intitulé <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1477-9552.2010.00266.x/pdf" target="_blank">Impacts des campagnes de communication sur le Bien-Être animal sur la Demande de viande</a> et les réformistes <a href="http://www.evana.org/index.php?id=63506%22" target="_blank">clament</a> que « La Science Intervient Enfin : Les Campagnes pour les Réformes de Bien-Être Animal amènent les Gens à Acheter Beaucoup Moins de Viande. »</p>
<p>Je suis actuellement en train de discuter avec des collègues formés en économie et en statistiques pour apporter une réponse complète à cette étude, qui souffre à mon avis de problèmes méthodologiques et a été mal conçue. Mais je dirais que même un bref examen de l&#8217;article suffit pour se rendre compte que les affirmations des réformistes sont pour le moins hyperboliques.</p>
<p>Avant toute chose, la consommation de viande <em>augmente </em>et ne diminue pas. Cette étude ne dit pas que les campagnes réformistes ont donné lieu à une réelle diminution de la consommation de viande. Au contraire, elle expose que la demande, mesurée sur une période d&#8217;environ dix ans, n&#8217;a pas augmenté autant que les auteurs l&#8217;auraient pensé si l&#8217;attention des médias sur les questions de bien-être animal n&#8217;avait pas augmenté. Les auteurs reconnaissent le fait que ce freinage de la hausse de la demande est « faible, mais statistiquement significatif ».</p>
<p>Il y a de nombreux, très nombreux problèmes avec cette étude. Par exemple, les auteurs n&#8217;ont pas été capable de trouver le même « faible » résultat dans le cas des vaches. Ils affirment en outre que « cette perte de la demande quitte le complexe de la viande plutôt que de se répercuter sur la demande des autres viandes ». Mais ils définissent le « complexe de la viande » comme celui des vaches, porcs et volailles. Le taux moindre d&#8217;augmentation de la demande, « faible » comme le reconnaissent les auteurs, pourraient s&#8217;être déplacé vers de nombreux autres produits d&#8217;origine animale qui ne font pas partie du « complexe de la viande » tel qu&#8217;il est défini. Les auteurs indiquent aussi clairement que faire le lien entre les résultats qu&#8217;ils ont trouvé et les préoccupations de l&#8217;ordre du bien-être animal pose problème.</p>
<p>En bref, la consommation d&#8217;animaux est en hausse mais elle n&#8217;a pas augmenté autant en ce qui concerne les porcs et les poulets, et cela pourrait s&#8217;expliquer par des préoccupations de bien-être animal mais cela pourrait aussi n&#8217;avoir rien à voir avec des préoccupations de bien-être animal et tout ralentissement de l&#8217;augmentation de la demande pourrait très bien se refléter par un changement sur le marché des poissons, des oeufs, des produits laitiers et des aliments préparés à base de viande.</p>
<p>Et c&#8217;est ce qui exaltent les réformistes ?</p>
<p>Au cours des dix dernières années, les organisations réformistes ont dépensé des <em>milliards </em>de dollars pour la promotion de leurs campagnes de bien-être. Mettons de côté les problèmes d&#8217;ordre méthodologique de cette étude ; si c&#8217;est le meilleur résultat que les réformistes sont en mesure de montrer, alors je serais d&#8217;accord pour dire que la science est, en effet, intervenue : les réformes de bien-être animal sont inutiles et absolument pas rentables.</p>
<p>Je publierai des informations complémentaires pour une réponse plus formelle au fur et à mesure que la chose se profile.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais, surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien </em>dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Interview à venir sur WRIR-Indymedia Live</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/27/interview-a-venir-sur-wrir-indymedia-live/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 09:36:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers collègues : Je serais interviewé mardi 1er mars sur la radio indépendante de Richmond, WRIR, 97.3 FM, par Rebecca Faris. L&#8217;émission est diffusée de 12:30 à 13:00 (EST). Elle sera archivée pour ceux qui ne peuvent pas l&#8217;écouter en direct. L&#8217;interview portera principalement sur mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues :</p>
<p>Je serais interviewé mardi 1er mars sur la radio indépendante de <a href="http://indymedialive.blogspot.com/" target="_blank">Richmond, WRIR, 97.3 FM</a>, par Rebecca Faris. L&#8217;émission est diffusée de 12:30 à 13:00 (EST). Elle sera archivée pour ceux qui ne peuvent pas l&#8217;écouter en direct.</p>
<p>L&#8217;interview portera principalement sur mon nouveau livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/" target="_blank">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, un livre-débat que j&#8217;ai co-écrit avec le professeur Robert Garner. Dans le livre, je soutiens que le véganisme doit être le fondement moral du mouvement pour les droits des animaux et que le véganisme implique un <a href="/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence" target="_blank">souci fondamental de justice</a> et n&#8217;est pas simplement une question de réduire la souffrance des animaux.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien </em>dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Débat: l’utilisation des animaux nonhumains dans la recherche biomédicale : une justification morale ?</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/23/debat-l%e2%80%99utilisation-des-animaux-nonhumains-dans-la-recherche-biomedicale-une-justification-morale/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 20:51:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Mardi 8 mars, je débattrai avec Dario Ringach, Professeur de Neurobiologie et de Psychologie, Institut Oculaire Jules Stein, Programme d’Ingénierie Biomédicale, Ecole de Médecine David Geffen, Université de Californie, Los Angeles. Le sujet : L’utilisation des animaux nonhumains dans la recherche biomédicale : une justification morale ? Le Professeur Ringach soutiendra qu’il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Mardi 8 mars, je débattrai avec <a href="http://research.mednet.ucla.edu/institution/personnel?personnel_id=45859">Dario Ringach</a>, Professeur de Neurobiologie et de Psychologie, Institut Oculaire Jules Stein, Programme d’Ingénierie Biomédicale, Ecole de Médecine David Geffen, Université de Californie, Los Angeles.</p>
<p>Le sujet :</p>
<p><em>L’utilisation des animaux nonhumains dans la recherche biomédicale : une justification morale ?</em></p>
<p>Le Professeur Ringach soutiendra qu’il est légitime que nous utilisions les animaux dans les expérimentations ; je soutiendrai que nous ne pouvons justifier l’utilisation des animaux, que ce soit dans ce contexte ou dans un autre.</p>
<p>Le débat se tiendra dans la salle du tribunal des procès Baker à l’Ecole de Droit de l’Université Rutgers, 123, Washington Street, Newark, New Jersey, de 18 à 20 heures. Une collation végane sera servie après le débat, qui sera enregistré sur vidéo et rendu disponible ici ainsi que sur le site du Professeur Ringach.</p>
<p>Le débat sera patronné par l’Association des Etudiants du Barreau, la Société Constitutionnelle Américaine et la Société Fédéraliste. Il sera arbitré par John J. Farmer Junior, Doyen et Professeur de Droit à l’Ecole de Droit de l’Université Rutgers &#8211; Newark. Le Doyen Farmer a fait fonction de procureur général de l’Etat du New Jersey et d’avocat général à la Commission Nationale sur les Attaques Terroristes Contre les Etats-Unis (généralement connue sous le nom de Commission 11/9).</p>
<p>Le débat aura le format suivant :</p>
<p>Le Professeur Ringach donnera un exposé d’ouverture de 20 minutes sur les bénéfices de la recherche animale et la justification morale de cette pratique. Je répondrai par un discours de 20 minutes qui remettra en question l’efficacité pratique de la vivisection en me concentrant essentiellement sur les arguments moraux.</p>
<p>Nous disposerons chacun d’une réfutation de 5 minutes.</p>
<p>Le Professeur Ringach et moi-même affronterons une séance questions/réponses, lui me posant une question, moi ayant 3 minutes pour répondre ; lui ayant 3 minutes pour rétorquer et moi une minute pour répondre encore. Il y aura 4 échanges de ce type, qui dureront approximativement 30 minutes au total.</p>
<p>Il y aura une séance questions/réponses de 40 minutes avec l’auditoire. La soirée durera approximativement 2 heures.</p>
<p>Tous les membres de la Communauté de l’Université Rutgers sont invités à assister au débat ainsi que le public, mais les places seront attribuées par ordre d’arrivée.</p>
<p>Le Professeur Ringach et moi sommes profondément en désaccord l’un avec l’autre, et je suis persuadé que nous aurons un débat rigoureux, provocant, mais courtois et poli sur un sujet qui intéresse de plus en plus de monde, aussi bien dans le public que dans les institutions pédagogiques.</p>
<p>**********</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien</em> dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>De la nécessité d’une Vegan Society</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/23/de-la-necessite-d%e2%80%99une-vegan-society/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Feb 2011 20:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues, La Vegan Society a effacé, sur son forum de discussion Facebook, l’intégralité de la discussion portant sur le fait de savoir s’il était normal que figure, dans son magazine The Vegan, de la publicité pour des restaurants/établissements non-végans. Je voudrais bien savoir pourquoi ? Le 21 février, j’ai reçu un courriel émanant du Chef [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>La Vegan Society a effacé, sur son forum de discussion Facebook, l’<em>intégralité</em> de la discussion portant sur le fait de savoir s’il était normal que figure, dans son magazine <em>The Vegan</em>, de la publicité pour des restaurants/établissements non-végans.</p>
<p>Je voudrais bien savoir pourquoi ?</p>
<p>Le 21 février, j’ai reçu un courriel émanant du Chef de l’Information de la Vegan Society me remerciant de mes commentaires sur le sujet et reconnaissant que j’avais « soulevé une question pertinente » à propos de la politique qui consiste à accepter des réclames pour des établissements servant produits laitiers, œufs, etc.</p>
<p>La Vegan Society a déclaré aux membres que « les administrateurs ont pris acte des commentaires postés sur Facebook concernant les publicités et sont en train de discuter des questions soulevées. » Mais apparemment personne, y compris les membres et les autres personnes ayant pris part à la discussion, n’est autorisé à en débattre sur la page Facebook que les administrateurs ont lue pour leur information.</p>
<p>Et donc, sans aucun avis préalable, la Vegan Society a décidé que la discussion sur Facebook, dont les administrateurs avaient pris connaissance et dont la Société avait reconnu qu’elle soulevait une « question pertinente », violait les lois de son forum et en a effacé la totalité.</p>
<p>J’ai recopié la majeure partie du débat avant que la Vegan Society le fasse disparaître : vous pouvez en prendre connaissance <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/why-are-non-vegan-restaurants-advertised-in-the-vegan.pdf" target="_blank">ici</a>. Vous déciderez par vous-même de ce que la Vegan Society considère comme discours illégitime et inacceptable.</p>
<p>Etant donné que la discussion s’est poursuivie cinq jours avant que la Vegan Society la supprime, tout se passe comme si, voyant que la grande partie de l’opinion tournait en sa défaveur, elle avait décidé que le débat devait prendre fin. Il est également passionnant de voir que dans le temps de la discussion entière, la Vegan Society n’a répondu sur le fil qu’<em>une</em> <em>seule fois</em> – pour dire (en partie) :</p>
<blockquote><p>La présence de publicités (y compris d’encarts) dans le magazine <em>The Vegan</em> n’implique pas notre acceptation desdites publicités.</p></blockquote>
<p>(Amanda Baker, 18 février 2011)</p>
<p>Il y a maintenant engagement avec le débat !</p>
<p>La seule chose qui soit claire en tout cas, c’est qu’il n’est certainement pas clair que la Vegan Society soit une société végane.</p>
<p>En vertu de ce sur quoi la Vegan Society, dans sa réponse aux membres, s’appuie pour justifier sa politique (à savoir le fait que Donald Watson acceptait des publicités pour des établissements non-végans en 1946), je suis revenu en arrière et j’ai relu l’interview de Watson que George D. Rodger, de la Vegan Society, réalisa en 2002.</p>
<p>Nous pouvons en tirer deux observations.</p>
<p>Premièrement, il est clair comme le cristal que, d’un point de vue <em>moral</em>, Watson considérait les produits laitiers, les œufs, etc., aussi répréhensibles que la viande. C’est pourquoi il avait fondé la Vegan Society en 1944.</p>
<p>Deuxièmement, il est tout aussi clair que, d’un point de vue <em>psychologique/sociologique</em>, il croyait que la majorité des gens peut aller, ou ira vers le véganisme, seulement via le végétarisme. C’est-à-dire qu’il pensait que, pour des raisons qui ressortent autant à la psychologie qu’à la sociologie, la plupart des gens abandonneront d’abord la viande avant d’abandonner les produits laitiers et les autres produits d’origine animale non-carnés.</p>
<p>Même si l’analyse psychologique/sociologique de Watson était correcte en 1946, lorsqu’il acceptait apparemment les réclames d’établissements végétariens non-végans, ce n’est certainement plus vrai en 2011. Si c’était vrai, alors <em>The Vegan</em><em> devrait regorger de publicités pour produits laitiers, œufs, etc., ainsi que de toutes sortes d’encouragements adressés aux gens afin qu’ils consomment davantage de produits laitiers et moins de viande. </em><em>The Vegan </em><em>ne devrait pas seulement accepter des réclames payées pour </em>Lancrigg, Paskin’s etc. : il devrait offrir des espaces gratuits à <em>tous</em> les établissements végétariens non-végans et, même, à <em>tous</em>les établissements servant de la viande (et pas seulement aux restaurants végétariens ou <em>vegan-friendly</em>), puisque c’est soi-disant seulement à travers le végétarisme que la plupart des gens parviennent au véganisme.</p>
<p>Dans la mesure où une telle analyse psychologique/sociologique possède une quelconque validité, ce n’est pas à cause de l’attachement humain aux traditions, ni de quelque « nécessité » d’ordre social. C’est parce que ceux d’entre nous qui prétendent se revendiquer de l’éthique ont accompli, à ce propos, un travail de sensibilisation du public insuffisant. C’est parce que les « associations animalistes » elles-mêmes, en 2011, font la promotion de produits d’origine animale « heureux », sponsorisent des labels viande/produits laitiers « heureux », déclarent que devenir végan est « difficile » et « rebutant », soutiennent qu’être végan à temps partiel [nouvelle mode baptisée <em>veganishism</em>] est bien assez bon, appellent « fanatiques » et « puristes » ceux qui défendent le véganisme, et continuent d’entretenir le fantasme selon lequel il y aurait une distinction morale cohérente entre la viande et les autres produits d’origine animale non-carnés, etc., etc., etc.</p>
<p>Le fait d’accepter des réclames pour des endroits tels que Lancrigg, le fait de voir, dans les pages de <em>The Vegan</em>, un établissement servant des produits d’origine animale (et décrit comme « Un Havre de Paix &amp; d’Inspiration »), envoie au public le message suivant : « Ne pas être végan, mais l’être seulement quand on en a envie [<em>veganishism</em>] est acceptable ». Cela envoie au public le message comme quoi viande et produits laitiers seraient moralement différenciables. Cela envoie au public le message comme quoi il n’y aurait rien de mal à « un peu » d’exploitation.</p>
<p>Cela envoie surtout le message que rien de cela n’est végan, tel que moi, je comprends le truc. Et il est ridicule de prétendre qu’un désaveu réglera les choses.</p>
<p>Nous sommes en 2011, pas en 1946. La Grande-Bretagne n’est plus à l’époque de l’après-guerre, au temps du rationnement alimentaire. Nous avons fait du chemin dans notre compréhension des questions morales touchant à l’éthique animale. Quelle qu’ait été l’analyse psychologique/sociologique de Watson en 1946 (ou en n’importe quelle autre année d’ailleurs), nous devons accepter que du moment que nous embrassons le principe moral établi par Watson en 1944, nous avons l’obligation d’être clairs et sans équivoque sur le fait que nous ne pouvons justifier la consommation de produits laitiers, d’œufs, etc., tout comme nous ne pouvons justifier la consommation de viande. Nous devons mettre un terme à l’idée qu’il existe une distinction moralement cohérente entre la viande et les autres produits d’origine animale non-carnés. Nous devons arrêter de nous cacher derrière des désaveux qui s’efforcent (sans y parvenir) de masquer le rejet de ce principe moral quand il est financièrement commode de le faire.</p>
<p>Je demande respectueusement à la Vegan Society de cesser d’accepter des publicités pour des établissements non-végans. Encore une fois, c’est une chose que de faire de la réclame pour un produit végan « disponible à Sainsbury’s ». C’en est une autre que d’en faire pour le département alimentaire entier de Sainsbury’s, quand bien même il possède plusieurs produits végans. La Vegan Society, si elle est réellement le phare du principe qui porte son nom, n’a pas le droit d’accepter de réclames de la deuxième espèce.</p>
<p>Je suis sincèrement désolé si j’ai froissé mes amis de la Vegan Society, mais j’estime ce sujet d’une importance cruciale. Sinon, je n’aurais pas passé tant de temps là-dessus à un moment où je suis extrêmement occupé avec l’Université et une foule d’obligations professionnelles, et où je dois veiller sur des colonies de chats errants, des animaux adoptés, etc.</p>
<p>Je note aussi que la Vegan Society m’a bloqué l’accès du forum de discussion Facebook. Je n’étais pas au courant de l’existence de ce forum avant la semaine dernière, lorsqu’un membre de la Vegan Society m’a demandé d’examiner une discussion particulière dont il pressentait qu’elle était problématique. Bien que je me fusse concentré essentiellement sur la question des réclames non-véganes, j’étais également ravi de participer à des débats stimulants sur d’autres sujets. Je suis désolé de ne plus être en mesure d’agir conjointement avec les gens merveilleux rencontrés sur le forum, au moins sur le site de la Vegan Society.</p>
<p>Je suis désolé qu’il n’y ait manifestement <em>aucune</em> association qui veuille défendre le principe moral suivant, à savoir que pas d’exploitation signifie <em>pas d’exploitation</em>. Il n’y a aucune association qui veuille promouvoir le véganisme comme principe moral de base. Mais cela vient simplement renforcer ma conviction selon laquelle le mouvement végan doit être un mouvement populaire.</p>
<p>J’ai par le passé été un fervent défenseur de la Vegan Society, et je continuerai de promouvoir les idéaux moraux de Donald Watson alors même que la Vegan Society ne le fait pas. Et je rendrai disponible en temps utile le fil de discussion effacé afin que les gens puissent constater par eux-mêmes ce que la Vegan Society considère apparemment comme un inacceptable discours.</p>
<p>**********<br />
Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien</em>dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
<p><strong>Addenda, 5 mars 2011 :</strong></p>
<p>J’ai reçu aujourd’hui un courrier émanant de la Présidence du Conseil de Gestion de la Vegan Society. Celui-ci déclare en partie :</p>
<blockquote><p>C’est en raison de votre référence offensante à Watson se retournant dans sa tombe (il a encore des parents en vie), que la décision de bloquer votre accès à notre page Facebook a été prise. Vos remarques quant à notre politique publicitaire n’ont joué aucun rôle dans cette décision.</p></blockquote>
<p>Cette remarque figurait dans mon <em>tout premier</em> commentaire Facebook sur le sujet, daté du 18 février. Apparemment, cela a pris quatre jours à la Vegan Society pour décider, le 22 février, que je devais être banni. Et tout en me bannissant, plutôt que d’effacer simplement le commentaire prétendument offensant, la Société a trouvé le moyen d’effacer l’intégralité de la discussion, celle-là même dont elle affirme par ailleurs qu’ « elle n’a joué aucun rôle dans sa décision » de me bannir. C’est une bonne leçon soit sur l’inefficacité de la bureaucratie, soit sur les manières d’offrir, de manière apparemment transparente, un prétexte pour bannir quelqu’un. En tout cas, si quelqu’un à la Vegan Society m’avait signalé que ma remarque posait problème, j’aurais été heureux de l’effacer et de reposter mon commentaire, quand bien même je n’eusse pas été d’accord pour dire qu’elle était inopportune.</p>
<p>La <a href="http://www.facebook.com/note.php?note_id=433599376631" target="_blank">politique de discussion</a> de la Vegan Society interdisant les commentaires « faisant la promotion de produits, de services, de recettes, etc., non-végans », je pensais donc qu’en faisant remarquer que son magazine contenait des publicités pour un restaurant décrit par ailleurs comme « Un Havre de Paix &amp; d’Inspiration », et servant œufs et produits laitiers – les produits d’animaux ayant été torturés -, je respectais précisément le point de vue de Donald Watson. Je n’ai certainement jamais voulu dénigrer Watson, et ce d’aucune manière. Bien au contraire. Je suis désolé si certains de mes commentaires ont causé quelque angoisse à la Vegan Society, mais je crois que le vrai problème ici, c’est l’angoisse causée aux animaux ayant été exploités par un restaurant pour lequel <em>The Vegan</em> a fait de la publicité.</p>
<p>Quant aux descendants de Donald Watson et aux inquiétudes de la Vegan Society les concernant, je pense que s’ils sont végans, ils doivent également trouver dérangeante la publicité faite dans <em>The Vegan</em> autour d’un restaurant non-végan décrit comme « Havre de Paix &amp; d’Inspiration », ainsi que la réaction très hostile de la Vegan Society à mon égard pour avoir dénoncé une telle politique. S’ils ne sont pas végans, alors m’est avis qu’ils n’ont nullement prêté attention à l’incident.</p>
<p>Bref, je suis vraiment désolé d’avoir contrarié mes amis de la Vegan Society, mais j’estime que c’est une question de principe <em>très</em> importante qui est ici en jeu.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<item>
		<title>Nous ne sommes pas en 1946</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/21/nous-ne-sommes-pas-en-1946/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 09:44:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : La Vegan Society m&#8217;a informé que le numéro 2 de la revue The Vegan de l’automne 1946, de même que d&#8217;autres numéros de cette même période, publiés par Donald Watson, contenaient des publicités d&#8217;établissements végétariens fournisseurs des végans. Je pense que faire de la publicité en 1946 pour des établissements proposant des produits laitiers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>La Vegan Society m&#8217;a informé que le numéro 2 de la revue <em>The Vegan</em> de l’automne 1946, de même que d&#8217;autres numéros de cette même période, publiés par Donald Watson, contenaient des publicités d&#8217;établissements végétariens fournisseurs des végans.</p>
<p>Je pense que faire de la publicité en 1946 pour des établissements proposant des produits laitiers mais pas de viande, confortait nécessairement l&#8217;idée que viande et produits laitiers se distinguent sur le plan moral, ce que pourtant Watson a prétendu rejeter en 1944. Il est <em>impossible</em> de ne pas voir là une incohérence flagrante.</p>
<p>Il semble donc que Watson, ou bien ne percevait pas l&#8217;incohérence existant entre ses actions et sa position, ou bien ne pensait pas ce qu&#8217;il avait dit en 1944. Eprouvant malgré tout toujours du respect pour Watson en tant que visionnaire, j&#8217;assume donc le premier Watson. Compte tenu du caractère novateur du véganisme en 1944 et du fait que la Grande-Bretagne venait juste de traverser la Deuxième Guerre mondiale et connaissait encore le rationnement (qui a perduré jusque dans les années 1950), le contexte historique était tel qu&#8217;il peut être compréhensible que Watson ait pu tout simplement ne pas avoir conscience de cette incohérence.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, nous ne sommes pas en 1946. Du temps a coulé sous les ponts pour reconnaître qu’une façon d’agir qui a débuté apparemment en 1946 ne peut être conciliée avec l’idée selon laquelle viande et produits laitiers sont moralement indifférenciables. L’inconséquence est claire et flagrante.</p>
<p>J’ajouterais que lorsque j’ai posté mon observation initiale sur la page Facebook de la Vegan Society, son directeur des relations publiques a déclaré : « L’acceptation des publicités (y compris des encarts) dans le magazine <em>The Vegan </em>ne sous-entend pas notre approbation desdites publicités. » Mais tel que je le comprends, la <em>politique</em> de la Vegan Society est apparemment que ces publicités d&#8217;établissements végétariens fournisseurs des végans sont acceptables, et que cette manière d’agir est justifiée sur la base d’une pratique qui a commencé apparemment à la fin des années 1940. J’ai déjà posé deux fois la question (sans recevoir de réponse), de savoir si la Vegan Society accepterait des publicités, dans <em>The Vegan</em>, d’établissements servant de la viande. Si tel n’était pas le cas, alors cela signifierait qu’elle avalise effectivement le fantasme selon quoi les produits laitiers seraient moralement moins inacceptables que la viande.</p>
<p>La Vegan Society est aujourd’hui une grosse organisation aux ressources et au personnel nombreux. Elle fonctionne au sein d’un mouvement moderne général qui rejette le véganisme en tant que principe moral de base, promeut les produits d’origine animale « heureux », embrasse largement le « flexitarisme » et la croyance que viande et produits laitiers sont moralement différenciables. Le mouvement actuel plébiscite l’ovo-lacto-végétarisme sous prétexte que le véganisme serait trop difficile et rebutant. Je ne comprends toujours pas, indépendamment de ce qui s’est passé en 1946 ou à d’autres époques, pourquoi la Vegan Society ne se rend pas clairement compte aujourd’hui que si elle croit <em>réellement</em> que viande et produits laitiers sont moralement indifférenciables, alors elle ne doit pas faire de publicité pour des établissements servant l’une et les autres, car cette attitude renforce simplement une distinction morale dont la Vegan Society prétend par ailleurs qu’elle n’existe pas.</p>
<p>C’est une chose que d’offrir par commodité une liste de lieux offrant des options véganes pour les voyageurs. Mais accepter des publicités payées d’établissements servant ou vendant des produits d’origine animale est problématique.</p>
<p>J’espère qu’il sera demandé aux administrateurs de la Vegan Society de changer de politique. C’est mon plus sincère espoir que de les voir décider de ne plus faire de publicité pour des établissements servant ou vendant des produits d’origine animale. La Vegan Society de 2011 se doit d’être, sur ce point, claire comme le cristal, même si la Vegan Society de 1946 ne percevait pas l’inconséquence entre le fait de dire que viande et produits laitiers (ou les autres produits d’origine animale) sont moralement indifférenciables tout en faisant de la réclame pour des établissements servant des produis laitiers ou d’autres produits animaux non-carnés.</p>
<p>Et j’espère que les membres de la Vegan Society feront clairement comprendre aux administrateurs que la Vegan Society doit être <em>végane</em> et ne doit, en aucun cas, promouvoir la consommation de quelque produit d’origine animale que ce soit, ou renforcer de quelque façon que ce soit l’idée que la viande peut être distinguée moralement des produits d’origine animale non-carnés.</p>
<p>S’il est une organisation qui doit représenter, et représenter clairement, le fait que le véganisme constitue sans équivoque et de façon non négociable le principe moral de base, c’est bien la Vegan Society.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
<p>**********</p>
<p><strong>Addenda : 22 février 2011</strong></p>
<p>Un membre de la Vegan Society a partagé avec moi une réponse reçue de l’organisation à ce sujet. La Vegan Society déclare :</p>
<blockquote><p>Un de nos buts est d’encourager les restaurateurs à fournir des options véganes sur leur menu standard, de sorte à offrir plus de choix aux végans mangeant à l’extérieur. Beaucoup de gens nous disent que la raison pour laquelle ils ne deviennent ou ne restent pas végans est due au fait qu’il est difficile de trouver de la nourriture végane à l’extérieur. Malheureusement, à l’heure actuelle, il serait difficile de manger dans des restaurants ou de séjourner dans des hôtels purement végans, mais comme la demande augmente, nous espérons qu’il y aura beaucoup plus d’établissements végans. Nous travaillons en coopération avec les commerces afin de les encourager dans le sens du véganisme.</p></blockquote>
<p>En quoi ceci répond-il au problème de savoir si la Vegan Society doit prendre des publicités payantes de restaurants servant des produits d’origine animale ? Réponse : en rien.</p>
<p>La question n’est <em>pas</em> de savoir si les végans peuvent ou ne peuvent pas manger/résider dans des restaurants ou des hôtels non végans. La question est de savoir si la Vegan Society doit accepter des publicités payées pour des restaurants servant des œufs et des produits laitiers. La réclame pour Lancrigg décrit cet endroit comme « Un Havre de Paix &amp; d’Inspiration ». Je doute fort que les animaux exploités pour leurs œufs ou leur lait soient d’accord avec cette description idyllique.</p>
<p>La question n’est <em>pas</em> de savoir si la Vegan Society doit « travailler en coopération avec les commerces afin de les encourager dans le sens du véganisme. » La Société peut le faire sans accepter de publicités payées pour des établissements servant les produits de la torture et de l’exploitation animales.</p>
<p>La réponse de la Vegan Society se poursuit :</p>
<blockquote><p>Sur chaque couverture du magazine figure une déclaration stipulant : « Les points de vue exprimés dans <em>The Vegan</em> ne reflètent pas nécessairement ceux de la rédaction ou du Conseil de la Vegan Society.</p>
<p>Rien de ce qui est imprimé, à moins que ce ne soit déclaré, ne doit être interprété comme représentant la politique de la Vegan Society. La Société n’accepte aucune responsabilité en aucune matière de ce qui paraît dans le magazine. L’acceptation des publicités (y compris des encarts) ne sous-entend pas notre approbation desdites publicités.</p></blockquote>
<p>J’espère que mes amis de la Vegan Society me pardonneront, mais je trouve tout ceci insultant. Donc si une Société pour femmes battues possède un magazine qui fait de la réclame pour un établissement vendant de la pornographie sadomasochiste (ou, plutôt, offre des occasions de se lancer dans des rapports sadomasochistes et misogynes avec des femmes), il suffira à ce magazine de dire qu’elle la désavoue et tout ira bien ? Allons allons, <em>personne</em> n’achèterait un tel magazine dans le contexte de la défense des femmes battues, et personne ne doit l’acheter non plus dans le contexte de la défense animale.</p>
<p>Si la Vegan Society veut fournir aux voyageurs une liste d’endroits végans ou permettre aux gens de savoir où prendre un repas végan, c’est une chose. Les publicités pour de tels endroits en sont une autre. Si la Vegan Society fait de la réclame pour un produit végan et que la publicité dit que ce produit est « disponible à Sainsbury’s », c’est une chose. Une publicité générale pour le rayon nourriture de Sainsbury’s, qui peut comporter des produits végans, en est une autre.</p>
<p>Enfin, étant donné que la société en général, et le mouvement animaliste, font toujours la distinction entre viande et produits d’origine animale non carnés et considèrent la première comme plus acceptable moralement que les seconds, cela nourrit la crédulité qui consiste à dire qu’une réclame pour un restaurant végétarien servant œufs et produits laitiers ne renforce pas une distinction qui n’a pas de fondement moral et que la Vegan Society prétend d’ailleurs rejeter.</p>
<p>La Vegan Society existe parce qu’elle est censée reconnaître qu’il y a une différence entre une approche « flexitarienne » de la vie et une autre qui affirme qu’il est possible d’être végan avec constance dans le monde réel. Alors pourquoi ne pas promouvoir cet idéal partout où le peut la Société ? Un nombre infini d’associations se vantent de considérer le véganisme comme une sorte d’idéal mais font la promotion du végétarisme comme si c’était une posture morale cohérente. Beaucoup de ces associations sont plus grandes que la Vegan Society et sont en mesure de promouvoir ce message plus efficacement.</p>
<p>La Vegan Society doit être claire sur le fait que <em>végan</em> veut dire <em>végan</em>, et scrupuleuse quant à ne pas faire de réclame pour les produits non-végans de quelque établissement que ce soit.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Je me demande ce que Donald Watson, père de la Vegan Society, en penserait</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Feb 2011 20:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Comme le savent ceux qui, parmi vous, visitent régulièrement ce site (voir mes billets : 1, 2) et connaissent globalement mon travail, j’estime que Donald Watson (1910-2005), le fondateur de la Vegan Society d’Angleterre, est une personne remarquable et l’un des esprits les plus lucides du XXe siècle. J’ai écrit un article [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Comme le savent ceux qui, parmi vous, visitent régulièrement ce site (voir mes billets : <a href="/2007/09/01/ceux-qui-ne-peuvent-se-souvenir-du-passe-sont-condamnes-a-le-repeter">1</a>, <a href="/2009/10/23/documents-originaux-sur-donald-watson">2</a>) et connaissent globalement mon travail, j’estime que <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/4450376.stm">Donald Watson</a> (1910-2005), le fondateur de la <a href="http://www.vegansociety.com/">Vegan Society d’Angleterre</a>, est une personne remarquable et l’un des esprits les plus lucides du XXe siècle. J’ai écrit un article à propos de Watson qui a été récemment publié dans la <a href="http://www.abc-clio.com/product.aspx?id=52786">Cultural Encyclopedia of Vegetarianism</a>. Sur ce site, on retrouve également un essai d’<a href="http://www.abolitionistapproach.com/text/why-veganism-by-eva-batt/">Eva Batt</a> (1908-1989), qui a tenu un rôle important aux premiers jours et tout au long de l’histoire de la Vegan Society. Bien que je ne joigne les rangs d’aucune organisation et que, par conséquent, je ne sois pas membre de la Vegan Society et ne reçoive pas régulièrement son magazine <a href="http://www.vegansociety.com/about/publications/vegan-magazine/">The Vegan</a>, j’ai été <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/gary_francione-the_vegan.pdf">interviewé</a> par, et écrit un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/the-vegan-2010spring.pdf">article</a> pour, The Vegan.</p>
<p>C’est donc avec surprise et déception que je relate ce qui suit.</p>
<p>Après avoir reçu plusieurs courriels de végans du Royaume-Uni préoccupés par certains articles parus dans The Vegan et signés par un auteur qui insiste sur l’importance de ne pas focaliser notre attention sur le véganisme et le spécisme sous prétexte que cela risque d’aliéner des gens, j’ai demandé à la Société qu’elle m’envoie, par courriel, une version PDF de ces articles, puisque le magazine n’est disponible qu’en version papier et n’est pas en ligne. La Société m’a gracieusement répondu et m’a envoyé tout cela.</p>
<p>J’ai remarqué que, en plus des articles à propos desquels des membres ont exprimé des réticences, la plus récente parution de The Vegan contenait une critique, écrite par Rob Jackson &#8211; la personne responsable de l’éducation à la Vegan Society -, de mon nouveau livre, écrit en collaboration avec le professeur Garner, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/">The Animal Right Debate : Abolition or Regulation?</a>. Un des points centraux du livre est mon argument voulant que l’éducation et l’activisme créatifs et pacifiques, à propos du véganisme, soient les plus importantes sources de changements graduels, et que le mouvement voulant abolir l’exploitation animale doive consacrer ses efforts exclusivement à la promotion du véganisme. Garner reconnaît que l’éducation au végétalisme est importante, mais il soutient les campagnes visant à améliorer le bien-être animal, que je rejette pour différentes raisons, autant théoriques que pratiques. Je suis aussi très critique envers ces phénomènes que sont le « flexitarisme » et la « viande heureuse », tandis que Garner croit qu’ils sont un progrès.</p>
<p>Soyons très clairs : M. Jackson n’a rien dit de négatif à propos du livre et je ne serais pas gêné s’il l’avait fait. Mais, dans cette critique du livre, le véganisme n’est pas une seule fois mentionné. Je ne plaisante pas. Pas une seule.</p>
<p>Honnêtement, dire que M. Jackson est passé à côté de l’essentiel du livre serait un euphémisme. Bien que certains « critiques littéraires » ne lisent que les premières pages des livres qu’ils « critiquent », si Jackson n’avait lu ne serait-ce que l’introduction du livre, sans lire le livre lui-même, il aurait constaté que le thème central du débat consiste à se demander si le mouvement qui vise à octroyer des droits aux animaux doit être un mouvement végan ou un mouvement visant à améliorer le bien-être des animaux. Dans le livre, je suis sévère à l’endroit des grandes organisations de défense animale parce qu’elles ne se positionnent pas de façon claire en faveur du véganisme, entendu comme principe moral de base.</p>
<p>Mais il n’y a pas un seul mot, dans la critique parue dans The Vegan, le magazine de la Vegan Society, qui laisse penser que le livre débat de la question de la nécessité, pour une théorie des droits des animaux qui se veut cohérente, d’exiger le véganisme et la promotion de celui-ci. Je suis désolé, mais cela est tout simplement bizarre.</p>
<p>Et alors que je poursuivais ma lecture du magazine, j’ai découvert quelque chose que j’estime être encore plus troublant et déconcertant.</p>
<p>À la page 3 de The Vegan, paraît une publicité pour le <a href="http://lancrigg.co.uk/">Lancrigg Vegetarian &amp; Organic House Hotel et le Green Valley Cafe &amp; Restaurant</a>. Lancrigg est décrit comme « un paradis de paix et d’inspiration ». Est visible également une jolie photo de la bâtisse, qui se trouve dans le Lake District en Angleterre. Je me suis rendu sur la <a href="http://lancrigg.co.uk/the-restaurant/">page internet du restaurant</a> Lancrigg et j’ai pu voir que les clients du restaurant pouvaient obtenir des déjeuners incluant des œufs pochés et des viennoiseries faites maison, à partir de fromage local biologique. J’ai téléchargé <a href="http://lancrigg.co.uk/wp-content/uploads/sample_menu.pdf">une partie du menu</a> et j’ai vu que les choix pour le dîner incluaient différents fromages, de la mayonnaise, des glaces, du gâteau au fromage, etc.</p>
<p>J’ai continué ma lecture et pu constater que des publicités annonçant au moins deux autres endroits non-végans paraissaient dans la section des annonces classées.</p>
<p>J’étais perplexe. Il y a longtemps déjà, je critiquais <a href="/2010/09/22/la-reponse-de-viva-et-la-mienne">Viva!</a> parce qu’il faisait la promotion de Lancrigg (et d’autres restaurants/hôtels non-végans et parce qu’il vendait des livres de cuisine non-végans). Bien que Viva! affirme être une organisation végane, il fait explicitement la promotion du végétarisme et prétend que le véganisme est difficile et décourageant, en plus de promouvoir des campagnes welfaristes. Mais la Vegan Society ?</p>
<p>Donald Watson est l’homme qui a inventé le mot « vegan » et qui a fondé la Vegan Society, en 1944, précisément parce qu’il voulait mettre l’accent sur le fait que ne pas consommer de viande était insuffisant. Il voulait effacer la ligne artificiellement tracée entre la viande d’un côté et les autres produits animaux de l’autre. Dans les mots de Watson :</p>
<blockquote><p>L’excuse voulant qu’il ne soit pas nécessaire de tuer pour obtenir des produits laitiers est insoutenable pour ceux qui connaissent les méthodes d’élevage et la compétition à laquelle même les fermiers les plus humains font face, s’ils veulent être en mesure de poursuivre leurs activités.</p>
<p>Pendant des années, plusieurs d’entre nous admettaient, en tant que lacto-végétariens, que l’industrie de la viande et celle des produits laitiers étaient liées et que, dans un sens, elles se soutenaient mutuellement. Nous reconnaissions, par conséquent, que les raisons éthiques pour lesquelles il fallait renoncer à ces aliments étaient exceptionnellement convaincantes et nous espérions que, tôt ou tard, une crise des consciences nous sauverait.</p>
<p>Cette libération nous est maintenant accessible. Pour avoir respecté une diète dépourvue de tout aliment d’origine animale pendant une période variant entre quelques semaines, dans certains cas, et plusieurs années, dans d’autres, nous estimons que nos idées et nos expériences sont suffisamment matures pour être exposées. La cruauté indiscutable associée à la production de produits laitiers fait en sorte que le lacto-végétarisme n’est qu’une demi-mesure entre la consommation de viande et une diète véritablement humaine et civilisée, et nous croyons, par conséquent, que, pendant notre vie sur terre, nous devrions nous efforcer d’évoluer suffisamment pour aller ‘jusqu’au bout’.</p></blockquote>
<p>Alors, comment la Vegan Society peut-elle faire de la publicité pour des restaurants qui servent précisément les aliments que Watson estimait ne pas être différents de la viande ?</p>
<p>Je me suis rendu sur la page Facebook de la Vegan Society et j’ai lancé <a href="http://www.facebook.com/topic.php?uid=9999613645&#038;topic=16707">un fil de discussion</a> à ce propos.</p>
<p>Peu de temps après, Amanda Baker, la personne responsable des relations publiques de la Vegan Society pour les médias et internet, a répondu, notamment, ce qui suit :</p>
<blockquote><p>L’acceptation de publicités (incluant les encarts) dans le magazine The Vegan n’implique pas notre approbation.</p>
<p>Nous avons deux types différents de publications. Le premier est constitué des déclarations/articles/communiqués de presse, annoncés par The Vegan Society. L’autre type est exemplifié par nos pages Facebook et par le magazine The Vegan.</p>
<p>Dans le magazine, nous incluons deux dégagements de responsabilité :</p>
<p>« Les opinions exprimées dans The Vegan ne reflètent pas nécessairement celles de l’éditeur ou du Conseil de la Vegan Society. Rien d’imprimé ne devrait être interprété comme une politique de la Vegan Society à moins que cela ne soit explicitement affirmé.</p></blockquote>
<p>Cette réponse était encore plus à couper le souffle que la découverte de l’annonce elle-même. En fait, je la trouve insultante et semblable aux absurdités que nous entendons tous trop fréquemment de la part de nos politiciens, des deux côtés de l’Atlantique.</p>
<p>Je peux comprendre que l’on dise que la publication d’un essai signé par un auteur invité n’implique pas nécessairement l’approbation des vues exprimées par cet auteur. Jusque-là, ça me va. Mais il est tout simplement plus que naïf de dire que « [l]’acceptation de publicités (incluant les encarts) dans le magazine The Vegan n’implique pas notre approbation ». Bien sûr que ça l’implique. Si la Vegan Society ne pense pas qu’une publicité comme celle-là renforce l’idée même que Watson rejetait explicitement et avec raison – l’idée selon laquelle nous ne pouvons faire une distinction moralement cohérente entre la viande et les autres produits d’origine animale – alors, une fois de plus, la Vegan Society n’est tout simplement pas réaliste.</p>
<p>De plus, il serait insensé de supposer que la Vegan Society ne fait que dire qu’il est acceptable d’encourager Lancrigg à manger des aliments végans. Selon ce raisonnement, la Vegan Society pourrait, ainsi que certains groupes prétendument pro-végans le font, vendre des livres de recettes contenant des ingrédients d’origine animale, tant et aussi longtemps qu’ils contiennent aussi des recettes véganes.</p>
<p>Mais peu importe ce que les lecteurs pourraient penser ou non de ce qui est insinué par cette publicité. Pourquoi la Vegan Society – la société formée en 1944 précisément pour rejeter la prétendue distinction entre la viande, d’une part, et les produits laitiers et les autres produits animaux, d’autre part, et qui milite pour la renonciation à tous les produits animaux – ferait-elle de la publicité pour un restaurant qui sert des produits animaux ?</p>
<p>J’ai également <a href="http://www.facebook.com/abolitionistapproach/posts/190475304306070">publié</a> un billet à ce propos sur la page Facebook Approche Abolitionniste. Dans un de mes commentaires, je déclare supposer que la Vegan Society n’accepterait pas de publier la publicité d’un restaurant servant de la viande et, par conséquent, qu’il est insensé d’accepter une publicité d’un restaurant servant des produits laitiers. Une personne affirmant être un ex-employé de la Vegan Society a répondu que la politique de la Vegan Society est telle qu’elle pourrait, au contraire, accepter de publier la publicité d’un restaurant servant de la viande, du moment que celui-ci offre un choix végan. Je ne connais pas la politique de la Vegan Society, j’ai donc demandé à ce qu’on m’en informe. J’afficherai en ligne une postface à ce billet s’il y a lieu, lorsque j’aurai obtenu une réponse. Pour l’instant, il suffit de dire que, de toute manière, si la Vegan Society était d’accord pour publier la publicité d’un steakhouse offrant un choix végan, cela signifierait que, bien qu’elle ne distingue pas entre la viande et les produits laitiers, ses choix soulèvent un problème général tout aussi grave puisqu’il faudrait en conclure qu’une organisation végane acceptant les dons fait la promotion d’entreprises qui servent ou vendent de la viande et des produits laitiers.</p>
<p>Pour l’instant, je ne réagis qu’à une seule chose : le fait que The Vegan contienne la publicité d’un restaurant servant des produits laitiers. J’estime que cela entre clairement et explicitement en conflit avec le fondement même de la Vegan Society et la raison pour laquelle elle a été créée, en 1944.</p>
<p>Je suis profondément attristé de constater qu’une société ayant été fondée par un des esprits visionnaires du XXe siècle prenne cette direction. Donald Watson était toujours limpide à propos de la signification du véganisme. Bien qu’il insistât sur la diète végane, il ne portait pas de cuir, ni de laine. Il évitait également de tuer les vers de terre lorsqu’il jardinait. Il fut pacifiste et objecteur de conscience durant la Deuxième Guerre mondiale. C’était une personne sérieuse dont la philosophie sérieuse ne s’arrêtait pas aux animaux nonhumains, mais s’étendait à la vie de manière générale.</p>
<p>Bien que Watson n’ait pas explicitement discuté du concept de droits des animaux ou ne se soit pas positionné par rapport aux réformes welfaristes, ni n’ait critiqué le statut de propriété des animaux et la façon dont ce statut s’oppose aux standards de bien-être, et bien qu’il n’ait pas distingué les problèmes de l’utilisation et du traitement des animaux ou n’ait pas milité pour l’abandon de toute domestication, je considère Watson comme un abolitionniste pour la simple et bonne raison qu’il reconnaissait qu’il n’y a pas de distinction entre la viande et les autres produits d’origine animale, et qu’il savait qu’on ne peut justifier l’utilisation ou la consommation de produits animaux. Voilà pourquoi je dis que le véganisme est au cœur de l’abolition.</p>
<p>En discutant de cela avec un ami, j’ai fait le commentaire suivant : « Pauvre Watson. Il s’en faudrait de peu pour qu’une femme dénudée se retrouve dans The Vegan ». La réponse de cet ami a été : « Visite leur site web. Il y en a déjà une. ». J’ai visité le site web une fois de plus et j’ai remarqué une femme qui semble nue et qui porte un panier de fruits et de légumes devant sa poitrine.</p>
<p>Quelle est la pertinence de cela ? La Vegan Society pense-t-elle vraiment que quelqu’un deviendra un jour végan grâce à la photo d’une femme nue collée à un panier de produits végétaux ? Ou n’est-ce pas qu’une façon lâche de crier « moi aussi » et de démontrer un appui au sexisme qui semble caractériser chacune des campagnes de PETA?</p>
<p>Donald Watson méritait mieux que cela et mon vœu le plus cher est que la Vegan Society en revienne à ses racines et ne se laisse pas aller à devenir simplement un autre « groupe pour les animaux » plébiscitant des auteurs qui pensent que parler du véganisme aliénerait les gens, critiquant des livres portant sur le véganisme sans mentionner qu’ils en parlent, promouvant le sexisme ou adoptant la position selon laquelle une publicité pour un restaurant ou une entreprise qui sert des produits animaux n’implique pas son approbation, ou encore utilisant de l’argent pour annoncer ou promouvoir de telles entreprises, peu importe ce que cela pourrait vouloir sous-entendre.</p>
<p>J’admets volontiers qu’il y a des cas difficiles et que même si Lancrigg Inn était exclusivement végan, il pourrait appartenir à des individus ou à une corporation qui exploitent des animaux. Je pense qu’il y a des cas compliqués et qu’il y a très peu de produits végans qui n’ont aucun parent non-végan ou filiale non-végane cachés quelque part. C’est la conséquence tragique d’un monde dominé par les corporations et qui, selon moi, devrait inciter les organismes à ne pas trop dépendre des revenus publicitaires. Mais ici, le cas n’est pas compliqué. Le restaurant en question sert des produits non-végans et la Vegan Society fait de la publicité pour ce restaurant. Cela est problématique pour les raisons que j’ai ici exposées.</p>
<p>Je peux imaginer la Vegan Society publiant une « liste pratique » d’endroits offrant des choix végans pour les voyageurs, bien que je pense que, même là, la Société devrait exprimer clairement qu’une telle liste ne sert qu’à aider les lecteurs et que la Société ne veut d’aucune manière, par là, encourager les gens à visiter les restaurants ou les entreprises servant des produits animaux. Mais afficher carrément une publicité pour un restaurant ou une entreprise qui sert des produits animaux est, à mon avis, profondément troublant.</p>
<p>De toute manière, si la Vegan Society a besoin de revenus provenant des entreprises qui vendent des produits animaux pour publier The Vegan, alors je pense qu’elle devrait songer à ne produire qu’une version électronique du magazine, ce qui diminuerait ses coûts.</p>
<p>J’espère que mes amis de la Vegan Society comprendront que mes critiques sont ici offertes dans le plus grand respect des valeurs qui, je crois, sont incarnées par Donald Watson, et dans l’espoir de voir la Société refléter scrupuleusement ces valeurs.</p>
<p>***********</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est moralement la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais rien dans votre vie d’aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
<p>***</p>
<p><strong>Addenda : ajouté le 21 février 2011 :</strong></p>
<p>Janet Whittington, propriétaire de Lancrigg Vegetarian &amp; Organic House Hotel et de Green Vallez Cafe &amp; Restaurant a <a href="http://www.facebook.com/topic.php?uid=9999613645&#038;topic=16707&#038;post=86068">répondu</a> sur la page Facebook de la Vegan Society au fil de discussion que j’avais lancé. Prière de noter que Mme Whittington affirme que son commentaire a été « retiré » de ce site. Cela est faux. La section « commentaires » de www.abolitionistapproach.com n’a jamais été activée, ce qui fait que son commentaire ne peut avoir été retiré puisqu’il n’a jamais pu être affiché. Son commentaire est accessible dans les « réponses » ci-dessus surlignées.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, Mme Whittington rapporte une Q&amp;R de Donald Watson :</p>
<blockquote><p>Q : Avez-vous un message pour les végétariens ?</p>
<p>R : Reconnaissez que le végétarisme n’est qu’un premier pas entre la consommation de viande et le véganisme. Il se trouve des végans qui ont tout changé d’un coup, mais je suis certain que pour la plupart des gens, le végétarisme est une position provisoire. Je suis toujours membre de la Vegetarian Society afin de garder un lien avec le mouvement. J’étais heureux d’apprendre qu’à la Conférence Végétarienne Mondiale à Edimbourg, la diète était une diète végane et les délégués n’avaient pas le choix. Cette petite graine que j’ai plantée il y a 60 ans fait sentir sa présence. »
</p></blockquote>
<p>Oui ? Et puis ? Qu’est-ce que cela nous apprend sur le fait que la VEGAN Society doive ou non accepter d’être payée pour afficher des publicités de restaurants servant des produits laitiers ? Réponse : Absolument rien. Selon le raisonnement de Mme Whittington, The Vegan devrait être rempli, page après page, d’annonces de lait, de glace, de fromage, etc., autant que d’annonces de restaurants non-végans comme Lancrigg.</p>
<p>Watson énonçait quelque chose de simple : la plupart des gens considèrent le végétarisme comme un pas vers le véganisme. C’est peut-être bien vrai et il peut y avoir toutes sortes de raisons à cela, parmi lesquelles le fait que les organisations de défense des animaux font traditionnellement la distinction entre viande et produits laitiers, et qu’elles traitent les produits laitiers comme s’ils étaient moralement moins problématiques que la viande n’est pas la moindre. Mais cette distinction est précisément ce que Watson rejetait en 1944 lorsqu’il a fondé la Vegan Society et inventé le mot « végan ». Les organisations de défense des animaux continuent de nos jours à qualifier le véganisme de difficile et rebutant. Cela contribue également au problème.</p>
<p>Mais rien de cela ne signifie que la Vegan Society doive faire la promotion du végétarisme. Une fois de plus, si c’était le cas, alors The Vegan devrait être rempli d’annonces de produits laitiers afin d’encourager les gens qui mangent de la viande à faire le premier pas et à devenir des ovo-lacto-végétariens.</p>
<p>Notez, s’il vous plaît, que Watson a exprimé une grande satisfaction quant au fait que les délégués de la Conférence Végétarienne Mondiale « n’avaient pas le choix » et ne pouvaient consommer autre chose que de la nourriture végétale. Il n’a pas dit, « c’était une tragédie pour ceux qui voient toujours le végétarisme comme un point de transition », ni « on aurait dû satisfaire ceux qui voulaient des produits laitiers ». Non. Il était heureux que les délégués ne puissent obtenir de produits animaux – alors qu’ils le peuvent chez Lancrigg.</p>
<p>Mme Whittington continue :</p>
<blockquote><p>Notre menu, qui est plutôt végan, avec quelques items végétariens, se trouve complètement à l’opposé d’un menu composé de viande et poisson, avec quelques items végétariens ou, encore plus rarement, végans , comme ceux que l’on retrouve dans 99% des restaurants, et nous apprécierions obtenir de l’appui puisque c’est une route difficile à parcourir.</p></blockquote>
<p>Les questions morales fondamentales ne sont pas une affaire de pourcentage. Une boutique qui vend plus de pornographie infantile est, dans un sens, pire qu’une boutique qui en vend moins. Mais à l’égard de la pornographie infantile, ce devrait être tolérance zéro, et il serait absurde de dire que la boutique qui ne vend qu’un « tout petit peu » de pornographie infantile est bien correcte et devrait être appuyée par les défenseurs des droits des enfants à titre de « premier pas ».</p>
<p>Le même raisonnement s’applique aux produits d’origine animale. Si nous croyons vraiment que les animaux sont des membres égaux de la communauté morale et ne sont pas des choses, alors nous ne pouvons pas moralement justifier le fait de les traiter, de quelque manière que ce soit, comme des ressources.</p>
<p>Est-ce la position de la Vegan Society ou pas ?</p>
<p>Mme Whittington déclare :</p>
<blockquote><p>J’apprécie le besoin de puristes et je pense aussi que chaque geste vers l’idéal est une bonne chose.</p></blockquote>
<p>« [P]uristes » ? Voilà qui dit tout, n’est-ce pas ?</p>
<p>Non, Mme Whittington, « végans ». Non pas « puristes ». Simplement « végans ».</p>
<p>Comme je l’ai mentionné précédemment, plusieurs organisations de défense des animaux renforcent l’idée voulant que le véganisme soit difficile et décourageant. Lancrigg a l’opportunité de montrer aux gens que ce n’est pas le cas et qu’il n’y a rien à sacrifier pour être végan. Rien du tout. Mais à la place, Lancrigg a choisi de perpétuer l’impression que l’excellente cuisine repose sur la souffrance, la mort et l’exploitation.</p>
<p>Je suis désolé que Lancrigg ait choisi de faire ça. Mais une fois de plus, je ne pense pas que cela justifie la Vegan Society de publier de la publicité pour des restaurants servant des produits laitiers. En effet, je pense que les commentaires de Mme Whittington appuient mon propos plutôt qu’ils ne le réfutent.</p>
<p>J’espère évidemment que la Vegan Society se perçoit elle-même comme une représentante de ce que Mme Whittington qualifie de « puriste ». Sinon, alors devrait-elle peut-être s’affilier à la Vegetarian Society puisqu’elle ne s’en distinguerait plus.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Interview sur mon dernier livre</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/18/interview-sur-mon-dernier-livre/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 14:19:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher collègues: Mercredi 16 Février, j&#8217;ai fait une interview sur mon nouveau livre, mon livre le plus récent, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, co-écrit avec le Professeur Robert Garner de l&#8217;Université de Leicester. L&#8217;interview a eu lieu sur Progressive Radio Network avec Caryn Hartglass. Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher collègues:</p>
<p>Mercredi 16 Février, j&#8217;ai fait une interview sur mon nouveau livre, mon livre le plus récent, <a title="Read about The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?" href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, co-écrit avec le <a title="Read about Professor Robert Garner" href="http://www.le.ac.uk/politics/staff/rwg2.html">Professeur Robert Garner</a> de l&#8217;Université de Leicester. L&#8217;interview a eu lieu sur <a href="http://www.progressiveradionetwork.com/">Progressive Radio Network</a> avec <a href="http://www.carynhartglass.com/">Caryn Hartglass</a>.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien </em>d’autre dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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			<itunes:subtitle>Cher collègues: - Mercredi 16 Février, j&#039;ai fait une interview sur mon nouveau livre, mon livre le plus récent, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, co-écrit avec le Professeur Robert Garner de l&#039;Université de Leicester.</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Cher collègues:

Mercredi 16 Février, j&#039;ai fait une interview sur mon nouveau livre, mon livre le plus récent, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, co-écrit avec le Professeur Robert Garner de l&#039;Université de Leicester. L&#039;interview a eu lieu sur Progressive Radio Network avec Caryn Hartglass.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais rien d’autre dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.

Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Interview dans The Believer</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/17/interview-dans-the-believer/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 16:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers collègues: J&#8217;ai été très heureux d&#8217;avoir été interviewé par le romancier primé, Deb Olin Unferth dans The Believer, un magazine largement diffusé qui traite de l&#8217;art et de la culture générale. J&#8217;espère que vous apprécierez l&#8217;interview, qui se trouve ici. Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues:</p>
<p>J&#8217;ai été très heureux d&#8217;avoir été interviewé par le romancier primé, <a href="http://rovingeditor.blogspot.com/2008/11/reading-will-not-be-televised.html">Deb Olin Unferth</a> dans <a href="http://www.believermag.com/issues/201102/">The Believer</a>, un magazine largement diffusé qui traite de l&#8217;art et de la culture générale.</p>
<p>J&#8217;espère que vous apprécierez l&#8217;interview, qui se trouve <a href="http://www.believermag.com/issues/201102/?read=interview_francione">ici</a>.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien </em>d’autre dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire n° 23 : Débat sur l&#8217;Abolition contre la Réglementation, avec Robert Garner</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 15:15:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Mon dernier livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, consiste en une discussion entre le Professeur Robert Garner, de l’Université de Leicester, et moi-même. Dans ce commentaire, le Professeur Garner et moi-même discutons de notre livre. La position de Garner, bien qu’elle soit une forme de ce que j’appelle le « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Mon dernier livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, consiste en une discussion entre le <a href="http://www.le.ac.uk/politics/staff/rwg2.html">Professeur Robert Garner</a>, de l’Université de Leicester, et moi-même.</p>
<p>Dans ce commentaire, le Professeur Garner et moi-même discutons de notre livre. La position de Garner, bien qu’elle soit une forme de ce que j’appelle le « néowelfarisme », diffère néanmoins de celle de Singer et de la plupart des autres welfaristes. Pour commencer, Garner n’est pas un utilitaire actif comme l’est Singer. Tout comme Singer (et Regan), Garner nie que la vie animale a une valeur morale égale à la vie humaine, mais pense que l’intérêt d’un animal à ne pas souffrir doit être protégé par un « droit ». Il tergiverse à propos du fait de savoir si ce droit est celui de ne pas souffrir « de manière inacceptable », auquel cas sa position se dégrade en une forme de welfarisme (semblable à ce dont j’ai débattu dans mon livre de 1995, Animals, Property, and the Law, à savoir le « droit néowelfariste à un traitement humain »), ou si le droit de ne pas souffrir est un droit absolu, auquel cas sa position exclut toute utilisation des animaux puisque, ainsi que je le fais remarquer, toute utilisation des animaux implique nécessairement pour eux des formes de souffrance, de douleur, etc. Comme j’en discute également dans le livre, si Garner comprend ce droit dans son sens absolu, alors surgissent des problèmes théoriques relativement à la dérivation d’un tel droit, et la promotion que fait Garner des réformes de bien-être est incompatible avec ce droit aussi bien sur le plan théorique que pratique.</p>
<p>Dans ce Commentaire, nous nous concentrons sur les questions suivantes que j’ai préparées :</p>
<p>1. Dans le livre, vous déclarez que les animaux ont le droit de ne pas souffrir « de manière inacceptable ». Comment faites-vous pour déterminer quels niveaux de souffrance sont « acceptables » ?</p>
<p>2. Bien que vous pensiez que l’élevage industriel ne peut être moralement justifié, si les animaux pouvaient être élevés dans des conditions agréables avec une souffrance minimale et tués relativement sans souffrance pour la nourriture, ou s’ils pouvaient être utilisés dans des expériences avec, là encore, une souffrance minimale et des bénéfices importants pour les humains, vous n’y feriez, n’est-ce pas, aucune objection ?</p>
<p>Prenons un exemple clair : admettons que j’aie une vache dans mon jardin. Je la traite très bien. Je lui tire dessus (une balle ; mort instantanée), la tue et la mange. Ai-je commis, selon vous, quoi que ce soit de moralement mal ?</p>
<p>3. Dans le livre, vous déclarez, page 187 : « J’accepte le point de vue selon lequel, toutes choses étant égales, la vie animale nonhumaine (du moins de la plupart des espèces nonhumaines) a moins de valeur morale que la vie humaine. » Pourquoi adoptez-vous cette position ?</p>
<p>4. Un point central de désaccord entre nous réside dans le fait que vous estimez que les organisations réformistes telles que la RSPCA, CIWF, PETA, HSUS cherchent et parviennent à des victoires « qui en valent la peine ». Croyez-vous que ces « victoires » fassent autre chose que rendre l’exploitation animale plus rentable économiquement ? Si oui, pouvez-vous les identifier ?</p>
<p>5. Croyez-vous que ces organisations stimulent la demande en produits issus d’un « plus grand bien-être animal » d’une manière qui affectera défavorablement la demande globale ? Etant donné que toutes ces organisations plébiscitent les labels exploitation « heureuse », pouvez-vous douter que quel que soit l’effet que cela aura, elles pensent que ces labels rendront les gens plus à l’aise par rapport à l’exploitation ?</p>
<p>J’espère que vous prendrez plaisir à cette discussion.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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			<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Mon dernier livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, consiste en une discussion entre le Professeur Robert Garner, de l’Université de Leicester, et moi-même. - Dans ce commentaire,</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Mon dernier livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, consiste en une discussion entre le Professeur Robert Garner, de l’Université de Leicester, et moi-même.

Dans ce commentaire, le Professeur Garner et moi-même discutons de notre livre. La position de Garner, bien qu’elle soit une forme de ce que j’appelle le « néowelfarisme », diffère néanmoins de celle de Singer et de la plupart des autres welfaristes. Pour commencer, Garner n’est pas un utilitaire actif comme l’est Singer. Tout comme Singer (et Regan), Garner nie que la vie animale a une valeur morale égale à la vie humaine, mais pense que l’intérêt d’un animal à ne pas souffrir doit être protégé par un « droit ». Il tergiverse à propos du fait de savoir si ce droit est celui de ne pas souffrir « de manière inacceptable », auquel cas sa position se dégrade en une forme de welfarisme (semblable à ce dont j’ai débattu dans mon livre de 1995, Animals, Property, and the Law, à savoir le « droit néowelfariste à un traitement humain »), ou si le droit de ne pas souffrir est un droit absolu, auquel cas sa position exclut toute utilisation des animaux puisque, ainsi que je le fais remarquer, toute utilisation des animaux implique nécessairement pour eux des formes de souffrance, de douleur, etc. Comme j’en discute également dans le livre, si Garner comprend ce droit dans son sens absolu, alors surgissent des problèmes théoriques relativement à la dérivation d’un tel droit, et la promotion que fait Garner des réformes de bien-être est incompatible avec ce droit aussi bien sur le plan théorique que pratique.

Dans ce Commentaire, nous nous concentrons sur les questions suivantes que j’ai préparées :

1. Dans le livre, vous déclarez que les animaux ont le droit de ne pas souffrir « de manière inacceptable ». Comment faites-vous pour déterminer quels niveaux de souffrance sont « acceptables » ?

2. Bien que vous pensiez que l’élevage industriel ne peut être moralement justifié, si les animaux pouvaient être élevés dans des conditions agréables avec une souffrance minimale et tués relativement sans souffrance pour la nourriture, ou s’ils pouvaient être utilisés dans des expériences avec, là encore, une souffrance minimale et des bénéfices importants pour les humains, vous n’y feriez, n’est-ce pas, aucune objection ?

Prenons un exemple clair : admettons que j’aie une vache dans mon jardin. Je la traite très bien. Je lui tire dessus (une balle ; mort instantanée), la tue et la mange. Ai-je commis, selon vous, quoi que ce soit de moralement mal ?

3. Dans le livre, vous déclarez, page 187 : « J’accepte le point de vue selon lequel, toutes choses étant égales, la vie animale nonhumaine (du moins de la plupart des espèces nonhumaines) a moins de valeur morale que la vie humaine. » Pourquoi adoptez-vous cette position ?

4. Un point central de désaccord entre nous réside dans le fait que vous estimez que les organisations réformistes telles que la RSPCA, CIWF, PETA, HSUS cherchent et parviennent à des victoires « qui en valent la peine ». Croyez-vous que ces « victoires » fassent autre chose que rendre l’exploitation animale plus rentable économiquement ? Si oui, pouvez-vous les identifier ?

5. Croyez-vous que ces organisations stimulent la demande en produits issus d’un « plus grand bien-être animal » d’une manière qui affectera défavorablement la demande globale ? Etant donné que toutes ces organisations plébiscitent les labels exploitation « heureuse », pouvez-vous douter que quel que soit l’effet que cela aura, elles pensent que ces labels rendront les gens plus à l’aise par rapport à l’exploitation ?

J’espère que vous prendrez plaisir à cette discussion.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.

Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2011 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Deux débats imminents</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/03/deux-debats-imminents/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 09:44:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : J’ai deux débats à venir : Débat sur la vivisection Le 8 mars prochain, je débattrai avec Dario Ringach, Professeur de Neurobiologie et de Psychologie à l’UCLA. La discussion aura lieu à l’Université Rutgers et sera ouverte à tous les membres de la communauté Rutgers ainsi qu’au public si l’espace le permet. Le Professeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>J’ai deux débats à venir :</p>
<p><em>Débat sur la vivisection</em></p>
<p>Le 8 mars prochain, je débattrai avec <a href="http://faculty.neuroscience.ucla.edu/institution/personnel?personnel_id=45859" target="_blank">Dario Ringach</a>, Professeur de Neurobiologie et de Psychologie à l’UCLA. La discussion aura lieu à l’Université Rutgers et sera ouverte à tous les membres de la communauté Rutgers ainsi qu’au public si l’espace le permet. Le Professeur Ringach et moi débattrons du fait de savoir si la vivisection peut être moralement justifiée. Il soutient que oui ; je soutiens le contraire. Je souhaite que cet échange, arbitré par Dean John Farmer, amène les gens à penser de façon plus critique la vivisection et à s’y opposer. Le Professeur Ringach espère évidemment le contraire. Puissent les meilleurs arguments triompher !</p>
<p>Le débat aura lieu en soirée à l’Ecole de Droit de l’Université Rutgers à Newark. Je posterai de plus amples informations bientôt.</p>
<p><em>Débat sur la défense animale</em></p>
<p>On m’a informé que <a href="http://www.farmsanctuary.org/about/leadership.html" target="_blank">Gene Baur</a> de Farm Santuary aimerait débattre publiquement avec moi de la défense animale. Je suis ravi de discuter d’un tel sujet avec Gene et j’ai proposé une rencontre arbitrée en direct à l’Université Rutgers, ou un podcast modéré. Je posterai sur cette rencontre de plus amples détails dès qu’ils seront en ma possession.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien </em>d’autre dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Evénement littéraire samedi 5 février</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/02/03/evenement-litteraire-samedi-5-fevrier/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 09:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Samedi 5 février, je parlerai de mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, au Grindcore House Café à Philadelphie de 18 à 20 h. Le Grindcore House est un café-restaurant végan sur lequel tout le monde s&#8217;extasie! J’espère voir là-bas certains d’entre vous. Le Monde est Végan ! Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Samedi 5 février, je parlerai de mon nouveau livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, au <a href="http://www.grindcorehouse.com/">Grindcore House Café</a> à Philadelphie de 18 à 20 h. Le Grindcore House est un café-restaurant végan sur lequel tout le monde s&#8217;extasie! J’espère voir là-bas certains d’entre vous.</p>
<p>Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Une pensée pour le Martin Luther King&#8217;s Day</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/01/16/une-pensee-pour-le-martin-luther-kings-day/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/01/16/une-pensee-pour-le-martin-luther-kings-day/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Jan 2011 10:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Au centre de la non-violence se trouve le principe de l&#8217;amour. Martin Luther King Jr.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au centre de la non-violence se trouve le principe de l&#8217;amour. Martin Luther King Jr.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/01/16/une-pensee-pour-le-martin-luther-kings-day/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Wayne Paccelle et moi sommes d&#8217;accord</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/01/07/wayne-paccelle-et-moi-sommes-daccord/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/01/07/wayne-paccelle-et-moi-sommes-daccord/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2011 09:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.abolitionistapproach.com/?p=544</guid>
		<description><![CDATA[Chers Collègues : Depuis maintenant plusieurs années, je soutiens que les gros organismes de protection animale sont, pour la plupart d’entre eux, des partenaires des industries exploitant les animaux, et qu’ils représentent le bras droit de l’industrie agro-alimentaire. Ils ne remettent pas en cause l’utilisation des animaux ; en fait, ils soutiennent activement leur utilisation institutionnalisée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Depuis maintenant plusieurs années, je soutiens que les gros organismes de protection animale sont, pour la plupart d’entre eux, des <a href="/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation">partenaires des industries exploitant les animaux</a>, et qu’ils représentent le bras droit de l’industrie agro-alimentaire. Ils ne remettent pas en cause l’utilisation des animaux ; en fait, ils soutiennent activement leur utilisation institutionnalisée et prétendent que seules les questions touchant au bien-être ou au traitement des animaux importent. Ils font la promotion de changements largement insignifiants, dont plusieurs améliorent l’efficacité de la production, alors que d’autres ne sont jamais mis en œuvre ou sont censés n’être mis en œuvre que plusieurs années plus tard. Ces organismes promeuvent les <a href="/2010/12/09/l%E2%80%99absurdite-de-la-competition-entre-les-etiquettes-%C2%AB-humanitaires-%C2%BB/">programmes d’étiquetage garantissant une exploitation « heureuse »</a>, grâce auxquels les produits d’origine animale sont « approuvés » et vendus avec la bénédiction intentionnelle de la communauté des défenseurs des animaux. J’ai soutenu que les réformes en faveur du bien-être (en supposant qu’elles puissent raisonnablement être considérées comme des « réformes » et non pas comme de simples changements visant à améliorer l’efficacité de l’industrie) font en sorte que le public se sente à l’aise de continuer d’exploiter les animaux nonhumains.</p>
<p>Mes vues ont suscité des critiques acérées de la part des défenseurs du bien-être animal.</p>
<p>C’est donc avec beaucoup de bonheur que je vous rapporte que Wayne Pacelle, le Chef de la direction de la Humane Society of the United States, est d’accord avec moi.</p>
<p>Comparaissant devant le Ohio Livestock Standards Board, qui a obtenu l’appui de la HSUS après avoir accepté d’abolir les caisses de gestation à partir de 2025 (ce qui est censé « aider les animaux ici et maintenant »), Pacelle a <a href="http://www.farmanddairy.com/news/pacelle-praises-ohio-care-board-for-its-work-says-ag-is-noble/19913.html">fait l’éloge</a> de l’élevage animalier :</p>
<blockquote><p>« Je crois que l’agriculture est une tradition profondément noble », a-t-il dit. « Elle est admirable par tant d’aspects, mais il faut également ajouter le bien-être animal dans l’équation. »</p></blockquote>
<p>Pacelle qualifie l’agriculture animale de « tradition noble », « admirable par tant d’aspects ». Nous devons simplement ajouter « le bien-être animal dans l’équation ». Et voilà. Le problème n’est pas l’utilisation des animaux en soi ; le problème est le traitement, et les réformes de bien-être, telles que l’élimination des caisses de gestation après 2025, sont la solution.</p>
<p>Il déclare aussi que les réformes liées au bien-être que le Conseil appuie :</p>
<blockquote><p>rendront l’agriculture de l’Ohio « plus honorable, défendable et pertinente pour le consommateur.</p></blockquote>
<p>Oui, en effet, elles le feront. C’est exactement ce que je dis depuis maintenant plus de vingt ans, et je suis content d’apprendre que Wayne Pacelle est d’accord avec moi.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais surtout, c’est la bonne chose à faire moralement. Vous ne ferez jamais rien dans votre vie qui soit plus facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Quelques pensées pour la nouvelle année</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2011/01/01/quelques-pensees-pour-la-nouvelle-annee/</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Jan 2011 09:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : C’est le devoir de tous ceux qui embrassent le véganisme que de sensibiliser autrui de manière créative à cette vérité morale fondamentale qui est de ne pas exploiter les individus vulnérables. Nous devons tous devenir des professeurs de non-violence dans nos foyers, nos cercles sociaux, nos écoles, nos lieux de travail et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>C’est le devoir de tous ceux qui embrassent le véganisme que de sensibiliser autrui de manière créative à cette vérité morale fondamentale qui est de ne pas exploiter les individus vulnérables. Nous devons tous devenir des professeurs de non-violence dans nos foyers, nos cercles sociaux, nos écoles, nos lieux de travail et nos communautés. Nous commençons d’enseigner à travers notre propre exemple.</p>
<p>Le véganisme éthique, c’est la non-violence en action ; c’est une non-violence dynamique. Cela exige que nous réévaluions et rejetions les idéologies insidieuses de domination que nous avons été élevés à considérer comme « normales ». Un monde qui s’achemine vers le véganisme éthique est un monde qui tend de manière générale vers une paix et une justice plus grandes.</p>
<p>Si nous arrêtons de traiter les animaux comme des animaux, nous arrêterons de traiter d’autres humains comme des animaux.</p>
<p>Dressons-nous contre <em>toutes</em> les formes de discrimination (racisme, sexisme, homophobie, classisme, spécisme), disons simplement non.</p>
<p>Décidons de faire du monde un endroit plus pacifique en 2011, et participons chacun à cet effort commun. Je continuerai au cours de cette année à faire des Commentaires consacrés aux différentes formes d’une défense du véganisme positive, créative et non-violente, laquelle est en train de naître et de se développer dans un grand nombre de pays et dans toutes sortes de communautés. Nous devons tous apprendre de ces défenseurs !</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Vous ne ferez jamais <em>rien</em> dans votre vie qui soit aussi facile et satisfaisant.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2011 Gary L. Francione</p>
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		<title>Nécessité de la théorie</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/29/necessite-de-la-theorie/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2010 14:09:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : De nombreux défenseurs des animaux semblent croire que nous pouvons nous passer de théorie. D’après eux, nous devons simplement agir « pour les animaux » et pourrions nous occuper de théorie plus tard. Cette manière de voir est erronée sur au moins deux plans. Premièrement, sans théorie, comment allons-nous décider de ce que nous devons promouvoir ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>De nombreux défenseurs des animaux semblent croire que nous pouvons nous passer de théorie. D’après eux, nous devons simplement agir « pour les animaux » et pourrions nous occuper de théorie plus tard.</p>
<p>Cette manière de voir est erronée sur au moins deux plans.</p>
<p>Premièrement, sans théorie, comment allons-nous décider de ce que nous devons promouvoir ? Si je veux faire quelque chose maintenant pour aider les animaux et que je n’ai pas de théorie quant à leur statut moral, comment décider quoi faire ?</p>
<p>Si je décide de passer l’après-midi à discuter avec un groupe de personnes de l’exploitation animale et que je n’ai pas de théorie, comment vais-je décider de quoi parler ? Comment déciderai-je si je dois leur dire de ne consommer aucun produit d’origine animale ou de consommer des produits d’origine animale soi-disant « heureux » ?</p>
<p>La réponse est on ne peut plus claire : nous ne pouvons faire de choix intelligent ou informé si nous n’avons pas de théorie guidant notre choix. <em>Avant</em> de parler aux gens ; <em>avant</em> de décider quel forme d’activisme poursuivre, je dois être clair quant au fait de savoir si la position morale correcte est de consommer des œufs de « poules élevées en liberté » ou de ne pas manger d’œufs ; je dois être clair quant au fait de savoir si la position morale correcte est de manger des poulets qui ont été gazés au lieu d’être électrocutés, ou de ne pas manger les poulets.</p>
<p>Il est intéressant de noter que la plupart de ceux qui clament que nous n’avons pas besoin de théorie pour agir maintenant « pour les animaux » <em>ont</em> en fait une théorie : celle qui consiste à dire que le problème n’est pas le <em>fait</em> d’utiliser les animaux, mais la <em>manière</em> dont nous les utilisons ; celle qui consiste à dire qu’il est acceptable d’utiliser les animaux tant que nous les traitons « humainement ». Ces personnes affirment que nous ne devons pas nous embêter avec les abstractions de la théorie ; selon elles, nous devrions simplement aller dans la rue et promouvoir les œufs de « poules élevées en liberté », les poulets gazés ou que sais-je encore.</p>
<p>Mais <em>leur</em> position est motivée par une théorie.</p>
<p>Et cela m’amène au second point.</p>
<p>Parfois, certaines idées sont tellement ancrées dans notre culture que nous n’avons même pas conscience de l’importance avec laquelle elles façonnent et déterminent notre réalité. Une de ces idées est que les hommes sont, en tant que groupe, de plus grande valeur que les femmes, et que les femmes sont davantage estimées pour leur apparence et comme fournisseuses de services sexuels que pour leurs capacités. Cette idée fait tellement partie de notre culture que beaucoup d’entre nous n’en sommes même pas conscients ; nous considérons comme « normale » la manière dont les femmes sont culturellement représentées et ne voyons pas que cette représentation renforce le patriarcat.</p>
<p>Une autre idée du même genre (et que l’on peut faire remonter historiquement fort loin) veut que les animaux se moqueraient du <em>fait</em> que nous les utilisions, et qu’ils se soucieraient seulement de la <em>manière</em> dont nous les traitons. Cette idée représente le socle même de la position welfariste qui domine notre manière de penser les relations entre humains et nonhumains, exactement de la même façon que le patriarcat domine nos idées sur la valeur des femmes.</p>
<p>Au XIX<sup>e</sup> siècle, les réformateurs sociaux progressistes comme Jeremy Bentham affirmaient que nous devions inclure les animaux dans la communauté morale car, même s’ils différaient des humains sur plusieurs points, ils pouvaient, à l’instar des humains, souffrir, et que cela était suffisant pour fonder nos obligations morales envers eux. Selon Bentham, bien qu’un cheval ou un chien adultes soient plus rationnels et plus capables de communiquer qu’un enfant humain, « la question n’est pas : peuvent-ils penser ?, ni : peuvent-ils parler ?, mais : peuvent-ils souffrir ? » Mais cela ne signifiait pas que nous ne devions pas utiliser et tuer les animaux à des fins humaines tant que nous les traitions bien. Selon Bentham, les animaux vivent dans le présent et ne sont pas conscients de ce qu’ils perdent quand nous leur prenons la vie. Si nous les tuons et les mangeons, « nous en sommes mieux, et ils n’en sont pas plus mal, car ils n’ont point comme nous ces longues et cruelles anticipations de l’avenir. » Si, comme Bentham le soutenait apparemment, les animaux n’ont pas, factuellement, d’intérêt à la poursuite de leur existence, et que la mort ne leur est pas un mal, alors le fait de les tuer ne serait pas en soi un problème moral aussi longtemps que nous les traitons et tuons « humainement ».</p>
<p>Et c’est exactement ce que la plupart d’entre nous pensent à propos de l’utilisation des animaux. Le point de vue de Bentham est explicitement promu par Peter Singer, et même le théoricien des droits Tom Regan soutient que la mort représente un plus grand mal pour les humains que pour les nonhumains en ce que ces derniers auraient moins d’occasions de satisfaction que les premiers.</p>
<p>D’après moi, cette opinion – qui veut que notre utilisation des animaux, si elle est « humaine », est moralement acceptable – est, sous une forme ou une autre, acceptée par à peu près <em>tout le monde</em>. C’est-à-dire que même les gens qui n’ont jamais entendu parler de Jeremy Bentham ou Peter Singer adhèrent pleinement à cette opinion théorique si invasive que nul ne reconnaît même à quel point elle structure notre vision des relations entre humains et animaux.</p>
<p>Et, de même que le sexisme invasif de notre culture, elle est fausse.</p>
<p>Cette opinion purement théorique, selon laquelle les animaux ne prendraient pas intérêt à leurs existences et ne se soucieraient pas du fait que nous les utilisions et tuions tant que nous le faisons « humainement », est basée sur la notion qu’avoir un intérêt à continuer de vivre exige un sens de conscience de soi que nous associons aux humains normaux.</p>
<p>Ainsi que je l’affirme dans mon plus récent livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/" target="_blank"><em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</em></a>, dans <a href="/livres/introduction-to-animal-rights-your-child-or-the-dog/" target="_blank"><em>Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog?</em></a> et sur ce site, il s’agit là d’une posture spéciste en ce qu’elle privilégie arbitrairement la conscience de soi de type humain. Cette opinion théorique sur la moindre valeur de la vie animale est le Léviathan tapi dans l’ombre. Que nous aimions ou non la théorie, nous avons besoin d’en venir aux prises avec cette idée <em>avant</em>d’entreprendre une quelconque défense des animaux. Si nous sommes d’accord avec Bentham, Singer et la théorie dominante du welfarisme animal, alors nous plébisciterons les réformes de bien-être ; nous plébisciterons les œufs de « poules sans cage » ; nous plébisciterons la consommation des poulets gazés au lieu des poulets électrocutés ; nous soutiendrons les labels viande/produits laitiers « heureux » ; nous ferons la promotion du « flexitarisme » et considérerons le véganisme simplement comme un moyen de réduire la souffrance. Si, en revanche, nous ne soutenons pas une telle opinion théorique, si nous considérons à la place que tous les êtres sentients ont une valeur morale égale dont le destin n’est pas d’être utilisé comme ressource, alors nous plébisciterons le véganisme comme un principe moral de base non négociable.</p>
<p>Nous ne pouvons d’un côté prétendre accepter l’égalité, et de l’autre soutenir le réformisme welfariste sous prétexte que les gens vont continuer de toute façon à consommer les animaux. Indépendamment du fait que si nous croyons réellement en l’égalité, promouvoir des réformes de bien-être revient à promouvoir une pédophilie ou un esclavage « humains », les réformes de bien-être, dans les faits, ne fonctionnent pas. Les animaux sont considérés comme des produits et comme des biens. Protéger leurs intérêts coûte de l’argent, et les traitements les plus « humains » qu’on pourra jamais imaginer seront toujours de la torture, car c’est ainsi qu’on les nommerait si c’étaient des humains qui en étaient victimes.</p>
<p>Quoi que vous tentiez, vous ne pouvez éviter la théorie. Vous pouvez seulement choisir la théorie de l’égalité ou accepter la théorie dominante du bien-être, qui pose que la vie animale est de moindre valeur morale</p>
<p>Mais dans tous les cas, vous devrez faire un choix, et votre activisme sera nécessairement influencé par ce choix.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Une pensée simple pour Noël 2010</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/25/une-pensee-simple-pour-noel-2010/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/25/une-pensee-simple-pour-noel-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 25 Dec 2010 22:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[﻿Nous ne connaîtrons jamais la paix sur la terre aussi longtemps que nous aurons à nos tables et sur nos corps la souffrance et la mort. La paix commence avec ce que vous mangez, portez et utilisez. Etre végan n’est pas suffisant pour mener une vie non-violente – mais c’est certainement nécessaire. Si vous n’êtes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>﻿Nous ne connaîtrons jamais la paix sur la terre aussi longtemps que nous aurons à nos tables et sur nos corps la souffrance et la mort.</p>
<p>La paix commence avec ce que <em>vous</em> mangez, portez et utilisez.</p>
<p>Etre végan n’est pas suffisant pour mener une vie non-violente – mais c’est certainement nécessaire.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Non, le Véganisme Ethique n’est pas extrême</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 13:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Le véganisme éthique n’a rien d’extrême. Ce qui est extrême, c’est de manger de la chair décomposée et des sécrétions animales. Ce qui est extrême, c’est de considérer certains animaux comme des membres de notre famille et de planter nos fourchettes dans les cadavres d’autres animaux. Ce qui est extrême, c’est de penser qu’il est moralement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Le véganisme éthique n’a rien d’extrême.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de manger de la chair décomposée et des sécrétions animales.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de considérer certains animaux comme des membres de notre famille et de planter nos fourchettes dans les cadavres d’autres animaux.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de penser qu’il est moralement acceptable d’infliger la souffrance et la mort à d’autre créatures sentientes simplement parce que nous aimons le goût des produits d’origine animale ou le look que nous confèrent les vêtements fabriqués à partir des animaux.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de reconnaître que la souffrance et la mort « non nécessaires » ne peuvent être moralement justifiées, et de continuer pourtant à exploiter quotidiennement les animaux pour des motifs qui sont complètement non nécessaires.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de prétendre être pour la paix tout en faisant de la violence, de la souffrance, de la torture et de la mort une part quotidienne de nos vies.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de condamner des gens comme <a href="http://www.abolitionistapproach.com/mary-bale-michael-vick-and-moral-schizophrenia/" target="_blank">Michael Vick, Mary Bale</a> et <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/09/je-naime-pas-ladmettre-mais-sarah-palin-a-raison-une-reponse-a-aaron-sorkin/" target="_blank">Sarah Palin</a> et les traiter de scélérats tout en continuant de manger, d’utiliser et de consommer des produits d’origine animale.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de prétendre nous soucier des animaux et penser qu’ils sont des membres de la communauté morale tout en patronnant, soutenant, encourageant et promouvant la viande « heureuse » et les plans de labelling de viande et de produits laitiers « heureux » (voir <a href="http://www.abolitionistapproach.com/the-absurdity-of-competing-humane-labels-hsus-v-perdue/" target="_blank">1</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/partners-in-exploitation/" target="_blank">2</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4176/support.pdf" target="_blank">3</a>).</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de ne pas manger de viande tout en continuant à consommer des produits laitiers, alors qu’il n’y a absolument <em>aucune</em> distinction rationnelle entre la viande et les produits laitiers (ou les autres produits d’origine animale). La production des produits laitiers, des œufs, etc., entraîne autant de souffrances et de mort pour les animaux que la production de viande.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est d’adopter un régime alimentaire qui provoque des maladies et représente un désastre écologique.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est d’encourager nos enfants à aimer les animaux tout en leur apprenant que ceux qu’ils aiment sont aussi ceux à qui nous pouvons faire du mal. Nous apprenons à nos enfants que l’amour est compatible avec la réification. Ça, c’est vraiment extrême – et très triste.</p>
<p>Ce qui <em>est</em> extrême, c’est de croire au fantasme selon lequel nous pourrions trouver notre boussole morale et respecter les animaux tout en continuant à mettre ceux-ci dans nos assiettes et sur nos tables, sur notre dos et à nos pieds.</p>
<p>Non, le véganisme éthique n’est pas extrême. En revanche, il y a beaucoup de choses que nous faisons quotidiennement, auxquelles nous ne prêtons même pas attention, qui, elles, <em>sont</em> extrêmes.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour votre santé et la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>L’Approche Abolitionniste des Droits des Animaux en Chine !</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/17/l%e2%80%99approche-abolitionniste-des-droits-des-animaux-en-chine/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 09:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Plusieurs d’entre vous ont écrit pour s’enquérir de la façon dont faire connaître la théorie abolitionniste dans des pays tels que la République Populaire de Chine. Eh bien, voici une photo de mon livre, Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog?, traduit et publié en Chine par les Presses de l’Université [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Plusieurs d’entre vous ont écrit pour s’enquérir de la façon dont faire connaître la théorie abolitionniste dans des pays tels que la République Populaire de Chine. Eh bien, voici une photo de mon livre, <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/livres/introduction-to-animal-rights-your-child-or-the-dog/" target="_blank">Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog?</a>, traduit et publié en Chine par les Presses de l’Université Chinoise de Droit et de Sciences Politiques de Pékin. Cette Université possède l’une des facultés de droit les plus cotées du pays.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="L’Approche Abolitionniste des Droits des Animaux en Chine." src="http://www.abolitionistapproach.com/media/images/intro-chinese.jpg" alt="" width="393" height="603" /></p>
<p>Le <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/textes/#araa-pamphlet" target="_blank">Pamphlet Approche Abolitionniste</a> est également disponible en chinois.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile : c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’absurdité de la compétition entre les étiquettes « humanitaires »</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/09/l%e2%80%99absurdite-de-la-competition-entre-les-etiquettes-%c2%ab-humanitaires-%c2%bb/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/12/09/l%e2%80%99absurdite-de-la-competition-entre-les-etiquettes-%c2%ab-humanitaires-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 10:07:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.abolitionistapproach.com/?p=555</guid>
		<description><![CDATA[Chers collègues : Il arrive que l’on ne sache pas par quoi commencer. C’est là une de ces fois. La Humane Society of the United States (HSUS) a apparemment entrepris un recours collectif contre les fermes Perdue : La Humane Society of the United States a annoncé l’enregistrement d’un recours collectif contre le troisième plus grand producteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues :</p>
<p>Il arrive que l’on ne sache pas par quoi commencer.</p>
<p>C’est là une de ces fois.</p>
<p>La Humane Society of the United States (HSUS) a apparemment entrepris un recours collectif contre les fermes Perdue :</p>
<p>La Humane Society of the United States a annoncé l’enregistrement d’un recours collectif contre le troisième plus grand producteur national de poulets, Perdue Farms, parce que ce dernier aurait prétendu que des poulets élevés intensivement étaient élevés de façon « humaine ».</p>
<p>La poursuite – enregistrée par un membre de la HSUS au nom des consommateurs dupés par les fermes Perdue – allègue que Perdue a illégalement publicisé ses produits au poulet de marque « Harvestland » et « Perdue » comme des produits issus de poulets « élevés humainement », en violation de la New Jersey Consumer Fraud Act. Les demandeurs veulent un procès avec jury et ils visent à obtenir des dommages compensatoires pour les membres du groupe, ainsi que l’émission d’une injonction contre l’utilisation future de l’étiquette « élevés humainement » de Perdue.</p>
<p>« Les compagnies comme Perdue exploitent la demande explosive des consommateurs pour une amélioration du bien-être animal pour leur propre profit », affirme Jonathan Lovvorn, vice-président et avocat à la tête du département de litige pour la protection animale de la HSUS. « Plutôt que de mettre en œuvre des réformes quant au bien-être animal, Perdue a simplement collé des étiquettes affichant « élevés humainement » sur ses produits issus de l’élevage industriel, espérant que le consommateur ne fasse pas la différence. »</p>
<p>Les standards sur lesquels Perdue a basé ses étiquettes « élevés humainement » sont les soi-disant « lignes directrices du bien-être animal » du National Chicken Council – l’agence de commerce de l’industrie du poulet. La poursuite allègue que ces lignes directrices permettent des traitements qu’aucun consommateur raisonnable ne considérerait comme « humains ».</p>
<p>Dr. Temple Grandin, qui compte parmi les plus grands experts mondiaux de la manipulation et de l’abattage d’animaux de ferme, le dit franchement dans un journal de l’industrie commerciale : « L’audit du National Chicken Council Animal Welfare utilise un système de points qui est tellement laxiste qu’il permet aux usines ou aux fermes ayant de vraiment mauvaises pratiques de passer. » Dans son livre Animals in Translation, Grandin explique, « Les poulets d’aujourd’hui sont élevés de manière à grossir si rapidement que leurs pattes peuvent briser sous le poids de leur corps ballonné. C’est horrible. »</p>
<p>Je ne doute aucunement du fait que les poulets de Perdue ne sont pas traités « humainement ». Je n’ai <em>pas</em> de doute du tout.</p>
<p>Par contre, je ne doute pas non plus du fait que la viande, les produits laitiers et les œufs issus de l’élevage animal compatissant de Whole Foods que HSUS, PETA et d’autres appuient ne proviennent pas d’animaux que la plupart d’entre nous considéreraient comme « humainement » traités. En fait, j’ai explicitement demandé à l’organisme People for the Ethical Treatment une douzaine de fois sur Twitter si PETA considère les produits qualifiés de « Animal Compassionate » comme ayant été obtenus « humainement » et PETA a refusé de répondre.</p>
<p>Et je n’ai pas non plus de doute que la viande, les produits laitiers, les œufs et les autres produits vendus sous l’étiquette Certified Humane Raised and Handled, qui sont promus par l’organisme Humane Farm Animal Care (HFAC) ainsi que son « partenaire » HSUS, ne proviennent pas d’animaux que la plupart d’entre nous estimerait avoir été « humainement » traités.</p>
<p>Et je n’ai pas non plus de doute que la viande, les produits laitiers, les œufs et les autres produits vendus sous l’étiquette Humane Choice, promus par l’organisme Humane Society International, une branche de la HSUS, ne proviennent pas d’animaux que la plupart d’entre nous jugerait avoir été « humainement » traités.</p>
<p>Et je n’ai pas non plus de doute que les œufs de poules « sans cage » que la HSUS promeut dans ses compagnes en faveur de Proposition 2 et que la HSUS qualifie de « socialement responsables », ne proviennent pas d’animaux que la plupart d’entre nous considérerait comme « humainement » traités.</p>
<p>Alors voyons si j’ai raison. La HSUS poursuit Perdue parce que la HSUS pense que Perdue ne traite pas ses poulets « humainement », mais la HSUS parraine elle-même l’étiquetage de l’exploitation « heureuse » afin de promouvoir des produits faits à partir d’animaux qui sont torturés, mais moins &#8211; du moins, selon la HSUS. Selon la HSUS, l’utilisation que Perdue a faite du terme « humainement » est trompeuse parce que ses pratiques sont conformes à des lignes directrices qui ne requièrent pas un traitement « humain » et, même si l’exploitation « heureuse » promue par la HSUS n’est pas « humaine » non plus, son utilisation du terme « humainement » n’est pas trompeuse parce que la consultante de l’industrie de la viande Temple Grandin l’a dit.</p>
<p>Voilà qui reviendrait à poursuivre le gouvernement parce que son affirmation selon laquelle la torture par l’eau n’est pas de la « torture » est trompeuse et à exiger que les planches utilisées pour cette fin soient capitonnées afin que ce soit une « meilleure » torture.</p>
<p>La HSUS semble être particulièrement préoccupée par le fait que Perdue n’utilise pas la méthode d’abattage par contrôle atmosphérique (<em>controlled-atmosphere-killing</em> (CAK)) dont la HSUS et PETA font la promotion. Je m’attends à ce que Perdue adopte, tôt ou tard, la méthode du CAK parce que c’est économiquement efficace pour la compagnie de le faire. En effet, selon un rapport de la HSUS :</p>
<p>La méthode du CAK entraîne des économies de coûts et une augmentation des revenus en diminuant le nombre de carcasses abîmées, la contamination et les frais de réfrigération ; en augmentant le rendement sur la viande, sa qualité et sa durée de vie sur les rayons ; en améliorant les conditions de travail. En évitant de suspendre et d’étourdir par des chocs électriques, la méthode du CAK résulte en moins d’os brisés et moins d’ecchymoses et d’hémorragies. La réduction des défauts au niveau des carcasses augmente la qualité de la viande désossée. Il a été démontré que la méthode du CAK réduit les ecchymoses jusqu’à 94 pour cent et les fractures osseuses jusqu’à 80 pour cent.</p>
<p>En estimant de manière conservatrice que la méthode du CAK augmente le rendement de 1 pour cent seulement, une usine transformant 1 million de poulets de chair par semaine, si ces poulets sont d’un poids moyen de 4.5 livres et sont vendus à un pris de gros de 0.80$ la livre, pourrait voir ses revenus annuels augmenter de 2,87 millions de dollars après avoir adopté la méthode du CAK. (Citation omise)</p>
<p>Le problème est que, même si Perdue adoptait la méthode du CAK, cela ne signifierait pas que les poulets de Perdue seront traités « humainement », pas plus que les étiquettes de l’exploitation « heureuse » que la HSUS appuie signifient que les animaux ont été traités « humainement ».</p>
<p>Ce que cela fera, toutefois, c’est d’assurer au public qu’il est parfaitement correct de consommer les produits issus de l’exploitation « heureuse » dont la HSUS fait la promotion, même si ces produits proviennent en fait d’animaux qui ont été torturés.</p>
<p>Et c’est l’objectif de cette poursuite – rassurer le public en soutenant que ceux qui sont préoccupés par l’exploitation animale n’ont pas besoin de cesser de consommer des animaux. Ils peuvent, en effet, continuer à en consommer sans se sentir coupables et le faire d’une manière moralement acceptable, tant et aussi longtemps qu’ils consomment des animaux portant l’étiquette « heureuse » de la HSUS et non celle de Perdue.</p>
<p>Voilà une bataille entre les étiquettes concurrentes des viandes/produits laitiers/œufs « heureux ».</p>
<p>Et aucun des deux belligérants ne propose quoique ce soit d’autre que ce qu’il estime être rationnellement économique. Les standards du National Chicken Council Animal Welfare reflètent ce qu’une grande partie de l’industrie du poulet considère comme les standards qui permettront d’exploiter des poulets de la façon la plus efficace. La méthode du CAK dont la HSUS (et par d’autres organisations animales, incluant PETA) font la promotion est, selon l’analyse de ces défenseurs des animaux, une pratique <em>plus</em> efficace économiquement. En d’autres mots, pour utiliser l’analogie précédente, la HSUS promeut les tables de torture capitonnées parce qu’elles permettent d’obtenir de meilleures informations de la part des détenus en plus d’augmenter, de façon accessoire et très marginale, le confort des victimes, alors que Perdu pense que les tables non capitonnées conviennent très bien.</p>
<p>Je suis désolé, mais j’estime que c’est plus qu’absurde.</p>
<p>Soyons clairs : les animaux traités le plus « humainement » possible sont sujets à des traitements qui seraient décrits comme de la torture par <em>quiconque</em> si c’était des humains qui étaient impliqués. Il n’y a <em>rien </em>d’« humain » dans la viande, les produits laitiers ou les œufs les plus « heureux ».</p>
<p>Cette poursuite vise à substituer une étiquette trompeuse pour une autre. Rien de plus.</p>
<p>Selon le directeur général de la HSUS, Wayne Pacelle :</p>
<p>Le traitement humain des animaux veut dire quelque chose. Et nous serons là pour garder un œil aiguisé sur les compagnies qui présentent malhonnêtement leur conduite et tirent avantage des consommateurs qui ont foi en la loi et sur l’intégrité des compagnies qui doivent tenir leurs promesses.</p>
<p>Cette affirmation est à couper le souffle, et ce, à plusieurs égards. Je connais Wayne Pacelle depuis plusieurs années et je l’aime bien, et je suis certain qu’il croit ici agir de la bonne manière. Mais, sincèrement, je ne peux pas comprendre cela. Le question des droits des animaux ne peut être réduite à la recherche de la meilleure façon de convaincre les consommateurs que l’exploitation animale est moralement justifiable ; il s’agit plutôt de convaincre les gens, par une éducation pacifique, que l’exploitation animale, même lorsqu’elle est malhonnêtement décrite comme « humaine », n’est pas moralement justifiable.</p>
<p>Je remarque que Philip Lymbery, de l’organisme Compassion in World Farming (CIWF), a twitté ce qui suit :</p>
<p>« Les fermes Perdue sont poursuivies pour avoir posé des étiquettes « poulet élevé humaintement » &#8211; Bloomberg : <a href="http://dld.bz/8Ktz">http://dld.bz/8Ktz</a> &#8211; annoncer faussement qu’il y a eu respect du bien-être animal est inacceptable.</p>
<p>Ainsi, CIWF condamne le fait d’« annoncer faussement qu’il y a eu respect du bien-être animal ». Ça va. Or, CIWF donne des « Prix pour bons œufs » (<em>Good Egg Awards</em>) aux compagnies comme McDonald et les félicite d’utiliser des œufs de poules élevées « sans cage ». CIWF a un programme explicite de partenariat avec le groupe d’exploiteurs institutionnalisés appelé Food Business Team, partenariat dans le cadre duquel CIWF « s’est engagé auprès des principales compagnies alimentaires en Europe et les encourage à progresser par le biais de prix prestigieux et en promouvant leurs produits ». CIWF, en effet, agit à titre de firme de relations publiques pour appuyer l’utilisation d’animaux par les corporations telles que McDonald et Unilever. Et ces corporations retournent la faveur et louangent CIWF. Dans des déclarations affichées sur le site web de CIWF, McDonald reconnaît la « relation réellement productive » que la compagnie entretient avec CIWF et Unilever affirme : « Le partenariat a été stimulant et constructif ; il a aidé à ce que soient atteints les buts des deux organisations dont, bien sûr, l’objectif de la marque – soit celui d’offrir des ingrédients de bonne (la meilleure) qualité ».</p>
<p>Il semble donc que CIWF s’oppose au fait d’« annoncer faussement qu’il y a eu respect du bien-être animal », mais seulement lorsque ce n’est pas CIWF qui fait cette annonce.</p>
<p>Une fois de plus, je suis certain que M. Lymbery, que je ne connais pas personnellement, pense que tout cela est sensé. Ça ne l’est pas à mes yeux.</p>
<p>Si vous n’est pas végans, devenez végans. C’est facile ; c’est mieux pour votre santé et pour la planète. Mais, surtout, c’est la bonne chose à faire moralement.</p>
<p>Le monde est végan ! Si vous le voulez.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Je n&#8217;aime pas l&#8217;admettre, mais Sarah Palin a raison &#8211; une réponse à Aaron Sorkin</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 09:41:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[9 décembre 2010 Aaron Sorkin The Huffington Post Cher M. Sorkin : Dans un message blogue récemment affiché sur le site The Huffington Post, vous réprouvez Sarah Palin, après avoir cité sa réponse aux critiques qui lui avaient été adressées pour avoir chassé et tué un caribou dans le cadre de son émission de télé-réalité : « À [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>9 décembre 2010</p>
<p>Aaron Sorkin<br />
The Huffington Post</p>
<p>Cher M. Sorkin :</p>
<p>Dans un message blogue récemment affiché sur le site <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4221/the-huffington-post.pdf">The Huffington Post</a>, vous réprouvez Sarah Palin, après avoir cité sa réponse aux critiques qui lui avaient été adressées pour avoir chassé et tué un caribou dans le cadre de son émission de télé-réalité :</p>
<blockquote><p>« À moins que vous n’ayez jamais porté de chaussures en cuir, que vous ne vous soyez jamais assis sur une chaise en cuir ou que vous n’ayez jamais mangé de la viande, gardez-vous de porter un jugement. »</p></blockquote>
<p>Vous admettez manger des produits animaux et avoir des chaussures et des meubles en cuir, mais vous prétendez être différent de madame Palin. Vous lui répondez à votre tour :</p>
<blockquote><p>Vous n’avez pas tué cet animal pour le manger, pour vous abriter ou même pour le porter, vous l’avez tué par pur plaisir. Vous aimez tuer les animaux. Je vois une différence entre nous deux, mais j’ai essayé autant que j’ai pu et, sur ma vie, je jure ne pas pouvoir faire de différence entre ce que vous êtes payée pour faire et ce pourquoi Michael Vick est allé en prison. Je peux faire cette distinction sans la moindre touche d’hypocrisie, bien que je sois content chaque fois qu’un de vous, imbéciles faussement machistes, accidentellement tire un autre d’entre vous au visage.</p></blockquote>
<p>Désolé, M. Sorkin. Je ne peux me rappeler d’aucune chose que Sarah Palin ait dite avec laquelle je suis d’accord. Aucune. Vraiment. <em>Aucune</em>. Mais là, elle a tout à fait raison et vous avez tout à fait tort.</p>
<p>Vous critiquez son geste consistant à tuer un caribou parce que ce n’était pas nécessaire ; elle l’a fait parce que cela lui procurait du plaisir.</p>
<p>Et pourquoi alors est-ce que vous mangez des produits animaux ?</p>
<p>C’est une question rhétorique.  Il n’y a qu’une réponse possible: parce que cela vous procure du plaisir.</p>
<p>Cela n&#8217;implique aucune nécessité. Vous n’avez pas besoin de consommer des produits animaux pour vivre une vie où la santé est optimisée. En fait, la communauté médicale nous dit chaque jour que les produits animaux sont nuisibles pour notre santé, pour une raison ou une autre. Mais vous n’avez pas même besoin d’être d’accord avec eux pour admettre le fait évident et incontestable que nous n’avons pas besoin de manger des produits animaux pour vivre une vie saine. C’est une question de préférences gustatives et rien de plus.</p>
<p>Et l’agriculture animale est un désastre environnemental.</p>
<p>La meilleure – en fait, la <em>seule</em> – justification pour infliger de la souffrance et la mort à 56 milliards d’animaux annuellement (sans compter les poissons) est qu’ils ont bon goût. Et ce, que vous mangiez des produits animaux issus de l’élevage traditionnel ou de la viande « heureuse » et des produits animaux dont les différents groupes et défenseurs du bien-être animal font la promotion lorsqu’ils s’efforcent de rendre le public plus à l’aise de consommer des animaux : <em>tous</em> les animaux utilisés pour l’alimentation, incluant les plus « humainement » élevés et tués, sont traités et abattus de manières qui, si elles étaient appliquées à des êtres humains, serait très certainement considérées comme de la torture.</p>
<p>Le fait que vous payez quelqu’un d’autre pour exécuter le sale boulot n’est pas pertinent moralement. J’enseigne le droit criminel. Si vous payez quelqu’un pour tuer un autre être humain, essayez de convaincre le juge que le tueur a ressenti du plaisir en exécutant l’acte de tuer, alors que vous, vous n’avez que payé pour que ce soit fait. Le juge vous trouvera tous les deux coupables de meurtre. Vous êtes tous les deux également coupables.</p>
<p>Nul besoin de commenter le propos portant sur les chaussures et les meubles. Une fois de plus, ces choix ne reflètent rien de moralement plus significatifs que l’envie de suivre la mode et cela n’a <em>pas </em>de poids moral du tout.</p>
<p>Et à propos de Michael Vick, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/philadelphia-daily-news-20090814.pdf">tel que je l’ai soutenu</a>, il semble que Vick aimait bien regarder des combats de chiens ; le reste d’entre nous aimons bien nous retrouver autour d’un barbecue à griller la chair d’animaux qui, dans les meilleures circonstances, ont vécu une vie et un passage vers la mort pires que les chiens de Vick. Critiquer Vick pour ses actes moralement injustifiables alors que nous adoptons des comportements moralement similaires n’est rien d’autre qu’hypocrite.</p>
<p>Désolé, M. Sorkin, mais pour quelqu’un qui adhère à des politiques progressistes et qui critique Sarah Palin pour tant de raisons qu’il est difficile de les compter, elle a raison cette fois. Vous n’êtes pas dans une position morale vous permettant de critiquer ce qu’elle a fait.</p>
<p>Je vous demanderais d’envisager de devenir végan. C’est facile ; c’est mieux pour votre santé et pour la planète. Mais, surtout, c’est la bonne chose à faire moralement.</p>
<p>Sincèrement,<br />
Gary L. Francione</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Commentaire n° 22 : le Réseau de Défense de la Paix et la Campagne pour l’Engagement Végan</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/30/commentaire-n%c2%b0-22-le-reseau-de-defense-de-la-paix-et-la-campagne-pour-l%e2%80%99engagement-vegan/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/30/commentaire-n%c2%b0-22-le-reseau-de-defense-de-la-paix-et-la-campagne-pour-l%e2%80%99engagement-vegan/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 13:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Le Réseau de Défense de la Paix (RDP) a été fondé en 2010. Il s’agit d’un groupe de base géré entièrement par des volontaires œuvrant pour l’élimination de la violence dans la vie des animaux – humains comme nonhumains. L’un des projets du RDP est l’Engagement Végan. Voici ce qu’on peut lire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Le <a href="http://www.peaceadvocacynetwork.org/">Réseau de Défense de la Paix</a> (RDP) a été fondé en 2010. Il s’agit d’un groupe de base géré entièrement par des volontaires œuvrant pour l’élimination de la violence dans la vie des animaux – humains comme nonhumains.</p>
<p>L’un des projets du RDP est l’Engagement Végan. Voici ce qu’on peut lire sur le site :</p>
<p>L’Engagement Végan a démarré au Royaume-Uni. Les membres du conseil du Réseau de Défense de la Paix l’ont porté l’année dernière [2009], avec beaucoup de succès, dans la ville de Philly. Trente non-végans se sont engagés à devenir végans pour une durée de 30 jours avec le soutien du programme Engagement. Ce soutien incluait des réunions hebdomadaires comprenant cours de cuisine, conférences sur l’environnement et la santé, mentors personnels (des végans expérimentés), événements sociaux ainsi qu’un incroyable « colis de survie » pour faciliter ces 30 jours végans. Cette année, l’Engagement s’étend à davantage de villes, et nous avons besoin de vous.</p>
<p>Leila Fusfeld, la Présidente du RDP, déclare : « Bien que l’Engagement Végan lui-même dure seulement un mois, le programme est conçu de manière à fournir aux participants les outils et les connaissances pour les aider à rester végans pour la vie. »</p>
<p>Le RDP est un exemple de groupe opérant la jonction entre les droits humains et les droits des animaux, et revendiquant l’importance de la non-violence. Le Projet Engagement Végan du RDP est un exemple passionnant d’une défense du véganisme créative et non-violente. Dans ce Commentaire, Leila Fusfeld me rejoindra pour donner davantage d’explications sur la Campagne Engagement Végan et la façon dont vous pouvez l’amener dans votre communauté.</p>
<p>Pour plus d’informations sur l’Engagement Végan, cliquez <a href="https://spreadsheets.google.com/embeddedform?formkey=dFlPWFhqaUJaYjAtRkFxZWpRakRIT3c6MQ">ici</a>. Si vous êtes déjà végan mais que devenir mentor, intervenant ou démonstrateur culinaire vous intéresse, cliquez <a href="https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dG1lb202OE8xd3ZoNnhQUk1zalp4YXc6MQ">ici</a>. Si vous désirez soutenir cette initiative en parrainant un engagement, contactez le <a href="http://www.peaceadvocacynetwork.org/">Réseau de Défense de la Paix</a>.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
]]></content:encoded>
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			<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Le Réseau de Défense de la Paix (RDP) a été fondé en 2010. Il s’agit d’un groupe de base géré entièrement par des volontaires œuvrant pour l’élimination de la violence dans la vie des animaux – humains comme nonhumains. - </itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Le Réseau de Défense de la Paix (RDP) a été fondé en 2010. Il s’agit d’un groupe de base géré entièrement par des volontaires œuvrant pour l’élimination de la violence dans la vie des animaux – humains comme nonhumains.

L’un des projets du RDP est l’Engagement Végan. Voici ce qu’on peut lire sur le site :

L’Engagement Végan a démarré au Royaume-Uni. Les membres du conseil du Réseau de Défense de la Paix l’ont porté l’année dernière [2009], avec beaucoup de succès, dans la ville de Philly. Trente non-végans se sont engagés à devenir végans pour une durée de 30 jours avec le soutien du programme Engagement. Ce soutien incluait des réunions hebdomadaires comprenant cours de cuisine, conférences sur l’environnement et la santé, mentors personnels (des végans expérimentés), événements sociaux ainsi qu’un incroyable « colis de survie » pour faciliter ces 30 jours végans. Cette année, l’Engagement s’étend à davantage de villes, et nous avons besoin de vous.

Leila Fusfeld, la Présidente du RDP, déclare : « Bien que l’Engagement Végan lui-même dure seulement un mois, le programme est conçu de manière à fournir aux participants les outils et les connaissances pour les aider à rester végans pour la vie. »

Le RDP est un exemple de groupe opérant la jonction entre les droits humains et les droits des animaux, et revendiquant l’importance de la non-violence. Le Projet Engagement Végan du RDP est un exemple passionnant d’une défense du véganisme créative et non-violente. Dans ce Commentaire, Leila Fusfeld me rejoindra pour donner davantage d’explications sur la Campagne Engagement Végan et la façon dont vous pouvez l’amener dans votre communauté.

Pour plus d’informations sur l’Engagement Végan, cliquez ici. Si vous êtes déjà végan mais que devenir mentor, intervenant ou démonstrateur culinaire vous intéresse, cliquez ici. Si vous désirez soutenir cette initiative en parrainant un engagement, contactez le Réseau de Défense de la Paix.

Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.

Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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	</item>
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		<title>Du véganisme, d’un poète arabe médiéval</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/28/du-veganisme-d%e2%80%99un-poete-arabe-medieval/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2010 10:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Un lecteur m’a envoyé le poème suivant, écrit par le poète arabe médiéval Abu ‘L’Ala Ahmad ibn ‘Abdallah al-Ma’arri, connu sous le nom de Al-Ma’arri. Il est né en 973 et mort en 1057. Il était aveugle. La traduction est disponible ici. Je ne volerai plus la Nature Tu es malade de compréhension [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Un lecteur m’a envoyé le poème suivant, écrit par le poète arabe médiéval Abu ‘L’Ala Ahmad ibn ‘Abdallah al-Ma’arri, connu sous le nom de Al-Ma’arri. Il est né en 973 et mort en 1057. Il était aveugle. La traduction est disponible <a href="http://www.humanistictexts.org/al_ma%27arri.htm#Sanctity" target="_blank">ici.</a></p>
<p>Je ne volerai plus la Nature</p>
<p>Tu es malade de compréhension et de religion.<br />
Viens à moi, que tu puisses entendre une saine vérité.<br />
Ne mange pas injustement le poisson que la mer a rejeté,<br />
et ne désire pas comme nourriture la chair des animaux égorgés,<br />
Ou le lait blanc des mères qui destinaient ce pur breuvage à leurs petits et non aux nobles dames. N’afflige pas les oiseaux confiants en prenant leurs œufs ;<br />
car l’injustice est le pire des crimes.<br />
Epargne le miel que les abeilles ont industrieusement recueilli de la fleur des plantes parfumées ;<br />
Car elles ne l’ont pas conservé pour qu’il puisse appartenir à d’autres,<br />
pas plus qu’elles ne l’ont amassé par générosité ou pour en faire don.<br />
J’ai lavé mes mains de tout cela ;<br />
et je souhaite avoir trouvé ma voie avant que mes cheveux soient devenus gris !</p>
<p>Al-Ma’arri</p>
<p>Je remercie la personne qui m’a envoyé ce poème. Je le partage avec vous, car je le considère comme des plus inspirants.</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Peter Singer et moi sommes d’accord sur une chose : la non-violence</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/27/peter-singer-et-moi-sommes-d%e2%80%99accord-sur-une-chose-la-non-violence/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Nov 2010 14:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Peter Singer a récemment posté le Tweet suivant en réaction à la réception, par un vivisecteur de l’UCLA, de lames de rasoir prétendument infectées avec du sang contaminé : Pouah… en quoi cela va-t-il aider les animaux ? Le seul résultat, c’est de donner du mouvement animaliste la pire image possible. http://tinyurl.com/27xmlkr Je suis d’accord avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Peter Singer a récemment posté le <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4116/tweet.pdf" target="_blank">Tweet</a> suivant en réaction à la réception, par un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4116/ucla-vivisector.pdf" target="_blank">vivisecteur de l’UCLA, </a>de lames de rasoir prétendument infectées avec du sang contaminé :</p>
<p>Pouah… en quoi cela va-t-il aider les animaux ? Le seul résultat, c’est de donner du mouvement animaliste la pire image possible. <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4116/ucla-vivisector.pdf" target="_blank">http://tinyurl.com/27xmlkr</a></p>
<p>Je suis d’accord avec Singer à propos du fait qu’une violence de ce genre donne une image négative du mouvement animaliste. Mais je pense que le problème va bien au-delà de la simple image publique. En mettant de côté les problèmes moraux généraux posés par la violence, la bouffonnerie de l’UCLA n’a tout simplement aucun sens. Bien sûr, le vivisecteur en question exploite les animaux de manière injustifiable. Mais il en va de même de <em>toutes les personnes</em>utilisant les animaux, ce qui inclut celles qui consomment des produits d’origine animale. Il n’y a réellement aucune raison morale de distinguer ceux qui participent à la vivisection de ceux qui consomment viande, produits laitiers ou autres produits d’origine animale, y compris les produits d’origine animale « heureux ». Ceux qui plébiscitent la violence veulent-ils voir dans leurs grands-parents, qui préparent une dinde pour Thanksgiving, une cible ? Désirent-ils traiter les membres de leur famille ou leurs amis mangeant des glaces, buvant du lait ou consommant n’importe quel produit d’origine animale, comme des « salauds d’abuseurs » et donc comme des cibles légitimes ? Non, bien sûr que non.</p>
<p>La seule manière de résoudre le problème de l’exploitation animale est de faire évoluer le statut de propriété actuel des animaux vers celui de personne, et cela n’adviendra pas – nous ne trouverons jamais notre boussole morale – tant que nous consommerons des produits d’origine animale. Cela n’arrivera certainement jamais grâce à la violence. Si l’opinion sociale concernant l’utilisation des animaux et si la demande publique de cette utilisation restent les mêmes, alors rien ne changera jamais. Si vous fermez dix abattoirs aujourd’hui et que la demande reste la même, dix autres abattoirs ouvriront demain, ou les dix abattoirs existants augmenteront leur capacité de production. Pour davantage d’explications sur ce sujet, voir <a href="/2010/02/14/a-propos-de-la-violence/" target="_blank">1</a>, <a href="/2009/07/23/sur-la-vivisection-et-la-violence/" target="_blank">2</a>, <a href="/2009/03/22/plus-sur-la-violence-et-les-droits-des-animaux/" target="_blank">3</a>, <a href="/2007/08/13/un-commentaire-a-propos-de-la-violence/" target="_blank">4</a>, <a href="/2009/09/01/hey-est-ce-que-cest-du-lait-sur-ta-cagoule/" target="_blank">5</a> et mon <a href="/2009/08/22/un-commentaire-sur-la-violence/" target="_blank">Commentaire</a>. Je discute également de ce problème dans mon nouveau livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/" target="_blank"><em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</em></a>, paru en novembre 2010 chez Columbia University Press.</p>
<p>Ainsi, bien que Singer et moi soyons en désaccord en ce qui concerne chacune des autres questions d’éthique animale, je suis content que nous soyons du même avis sur l’importante question de la violence au sein de la défense animale. J’espère sincèrement que Singer n’est pas sujet à des menaces ou des attaques diffamatoires comme celles qui m’ont personnellement visé pour avoir condamné haut et fort la violence.</p>
<p>Le mouvement des droits des animaux a un sens uniquement comme mouvement de paix et de non-violence. Gandhi a dit :</p>
<p>Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde.</p>
<p>Si nous voulons voir advenir un monde débarrassé de la violence contre les plus vulnérables, nous devons devenir nous-mêmes non-violents et présenter nos opinions de manière non-violente. La non-violence commence avec notre propre véganisme et notre recours à des moyens créatifs et non-violents de sensibiliser autrui au véganisme.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile ; c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. Mais c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. Le véganisme, c’est la non-violence en action.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors passez autant de temps que vous le pouvez à sensibiliser autrui au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Une pensée pour Thanksgiving 2010</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/25/une-pensee-pour-thanksgiving-2010/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 15:09:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui, comme vous allez rendre grâce pour ce que vous avez, s&#8217;il vous plaît, ne célébrez pas cet événement en participant à la souffrance et à la mort d&#8217;un autre. S&#8217;il vous plaît, ne tenez pas pour acquis ce qui n&#8217;est pas à vous. S&#8217;il vous plaît, ne participez pas à l&#8217;injustice de l&#8217;exploitation animale. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, comme vous allez rendre grâce pour ce que vous avez, s&#8217;il vous plaît, ne célébrez pas cet événement en participant à la souffrance et à la mort d&#8217;un autre. S&#8217;il vous plaît, ne tenez pas pour acquis ce qui n&#8217;est pas à vous. S&#8217;il vous plaît, ne participez pas à l&#8217;injustice de l&#8217;exploitation animale.</p>
<p>Rendez grâce en appréciant la paix dans votre cœur et que cette paix s&#8217;étende à tous les autres êtres humains et non-humains.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végans, devenez-le. C’est très facile, c’est meilleur pour votre santé et la planète. Et c’est surtout, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Pédophilie « humaine » et « compassionnelle »</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 21:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Depuis de nombreuses années, j’affirme que si l’exploitation animale ne peut être moralement justifiée (et je ne pense pas qu’elle puisse l’être), alors nous devons, sur un plan individuel, stopper notre participation directe à l’exploitation animale en devenant végans et, sur un plan social, exiger l’abolition de cette exploitation, et non sa réglementation. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Depuis de nombreuses années, j’affirme que si l’exploitation animale ne peut être moralement justifiée (et je ne pense pas qu’elle puisse l’être), alors nous devons, sur un plan individuel, stopper notre participation directe à l’exploitation animale en devenant végans et, sur un plan social, exiger l’abolition de cette exploitation, et non sa réglementation. J’ai soutenu par exemple que, ayant déterminé que la pédophilie est moralement mauvaise, nous ne saurions, en dépit du caractère répandu de la pédophilie dans nos sociétés, préconiser une pédophilie « humaine ». De même, nous ne devons pas préconiser une exploitation animale « humaine ». Si l’exploitation animale est moralement injustifiable, alors nous devons le dire, et le dire clairement. (J’ai également démontré que, sur un plan pratique, les réformes de bien-être animal ne fonctionnent pas et sont, dans les faits, contreproductives).</p>
<p>Par conséquent, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris connaissance des réactions publiques à la publicité d’Amazon.com pour un livre téléchargeable intitulé <em>Le Guide du pédophile de l’amour et du plaisir : code de conduite d’un amoureux des enfants</em>, décrit par son auteur comme une « tentative de rendre les situations pédophiles plus sûres pour les enfants qui s’y trouvent impliqués, en établissant pour les adultes certaines [sic] règles à suivre. » <a href="http://news.blogs.cnn.com/2010/11/10/amazon-com-book-defending-pedophilia-sparks-boycott-call/?hpt=T2">CNN rapporte</a> :</p>
<blockquote><p>Un livre téléchargeable en vente sur Amazon.com et défendant la pédophilie a déclenché des centaines de commentaires et menaces d’utilisateurs en colère appelant au boycottage du détaillant en ligne à moins qu’il ne supprime le titre.</p>
<p>Près de 1700 utilisateurs ont posté des commentaires sur le livre à partir de 21h40, déploré sa publication et juré de boycotter Amazon jusqu’à ce qu’il efface le titre auto-publié de son site. Au moins deux pages Facebook ont été créées et consacrées au boycottage d’Amazon.</p></blockquote>
<p>Amazon.com a apparemment <a href="http://blogs.creativeloafing.com/dailyloaf/2010/11/11/amazon-finally-stops-selling-the-pedophiles-guide-to-love-and-pleasure/">stoppé</a> la vente du livre en vertu de cette indignation publique.</p>
<p>La réaction au livre prouve mon propos : même si nous savons tous que la pédophilie est omniprésente dans la société, et même si promouvoir une pédophilie « humaine » peut amener à réduire la souffrance des enfants qui en sont les victimes, nulle personne estimant que la pédophilie est moralement mauvaise ne pense que nous devrions plaider en faveur d’une pédophilie « humaine » ou « compassionnelle ».</p>
<p>De même, ceux qui pensent que l’exploitation animale est moralement mauvaise ne doivent pas faire campagne en faveur d’une exploitation « heureuse » ou « compassionnelle » des animaux, ni plébisciter les labels viande « heureuse ». Le message doit être clair : nous ne pouvons pas justifier l’utilisation des animaux, fût-elle « humaine ». La réalité, bien sûr, est que la <em>plus</em> « humaine » des utilisations des animaux implique encore ce qui serait considéré comme de la torture si des humains en étaient les victimes. Aucune utilisation des animaux, quelque « humaine » ou « compassionnelle » soit-elle, ne peut être justifiée, exactement de la même façon qu’aucune pédophilie, quelque « humaine » ou « compassionnelle » soit-elle, ne peut l’être.</p>
<p>Il n’y aura de véritable mouvement des droits des animaux que lorsque leurs défenseurs réagiront avec autant d’indignation à la promotion d’une exploitation animale « heureuse » que nous le faisons tous à la promotion d’une pédophilie « heureuse ».</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est très facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<item>
		<title>Commentaire n° 21 : The Animal Rights Debate, le forum de discussion Approche Abolitionniste et une réponse à Nicolette Hahn Niman</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/10/commentaire-n%c2%b0-21-the-animal-rights-debate-le-forum-de-discussion-approche-abolitionniste-et-une-reponse-a-nicolette-hahn-niman/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 10:38:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans ce Commentaire, je débats de trois sujets. Premièrement, je parle de mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, coécrit avec le Professeur Robert Garner et publié par Columbia University Press. Ce livre se concentre sur le débat en cours au sein de la communauté de la défense animale, à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans ce Commentaire, je débats de trois sujets.</p>
<p>Premièrement, je parle de mon nouveau livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/" target="_blank"><em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</em></a>, coécrit avec le Professeur Robert Garner et publié par Columbia University Press.</p>
<p>Ce livre se concentre sur le débat en cours au sein de la communauté de la défense animale, à savoir : devons-nous poursuivre les réformes de bien-être en tant qu’elles seraient un moyen de faire advenir, à la fin, les droits des animaux ? Je plaide contre les réformes de bien-être ; Garner plaide pour.</p>
<p>Deuxièmement, il y a deux semaines, le 26 octobre 2010, nous avons lancé le <a href="http://abolitionistapproach.com/forum/" target="_blank">Forum Approche Abolitionniste</a>, où les personnes intéressées peuvent venir discuter des questions théoriques concernant l’abolition, du véganisme et des idées pratiques d’une éducation végane créative et non-violente, mais aussi échanger des informations sur la nutrition, la nourriture végane, la façon d’élever les enfants végans, etc.</p>
<p>A ce jour, nous comptons plus de 200 membres et les discussions sont formidables. Seulement deux règles sont à respecter : rester poli et respectueux, et ne pas promouvoir la violence.</p>
<p>Si vous désirez apprendre plus de choses à propos de la philosophie végane et de l’approche abolitionniste des droits des animaux, pensez à rejoindre le Forum.</p>
<p>Troisièmement, je réponds à Nicolette Hahn Niman, du <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4058/niman-ranch.pdf" target="_blank">Ranch Niman</a>, qui vend de la viande « heureuse » provenant, selon le site, d’animaux « Elevés Humainement dans les Fermes et les Ranchs Familiaux Durables ».</p>
<p>Dans un récent article paru dans <em>The Atlantic</em>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4058/dogs-arent.pdf" target="_blank">Dogs Aren’t Dinner: The Flaws in an Argument for Veganism</a>, Mme Niman nie que nous souffrions de schizophrénie morale en traitant certains animaux comme des membres de notre famille et en plantant nos fourchettes dans d’autres. Son analyse, en un mot, est que, culturellement, nous entretenons des relations différentes avec les chiens et les cochons.</p>
<p>C’est précisément le problème : culturellement, nous traitons certains nonhumains sentients comme des choses et d’autres comme des personnes. Mais les normes culturelles ne peuvent en aucun cas servir de justification aux normes culturelles ! Si c’était le cas, alors le racisme, le sexisme, tous les genres de discriminations et les violations des droits humains seraient justifiés.</p>
<p>J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ce Commentaire.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, pour quelle raison ne l’êtes-vous pas ? Il n’est pas nécessaire que les humains exploitent les nonhumains. Alors qu’attendez-vous ? Devenir végan est facile ; c’est meilleur pour votre santé ; et c’est surtout, moralement, le moindre que vous puissiez faire si vous considérez que les animaux ont une signification morale.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibiliser autrui au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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			<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Dans ce Commentaire, je débats de trois sujets. - Premièrement, je parle de mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, coécrit avec le Professeur Robert Garner et publié par Columbia University Press. - </itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Dans ce Commentaire, je débats de trois sujets.

Premièrement, je parle de mon nouveau livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, coécrit avec le Professeur Robert Garner et publié par Columbia University Press.

Ce livre se concentre sur le débat en cours au sein de la communauté de la défense animale, à savoir : devons-nous poursuivre les réformes de bien-être en tant qu’elles seraient un moyen de faire advenir, à la fin, les droits des animaux ? Je plaide contre les réformes de bien-être ; Garner plaide pour.

Deuxièmement, il y a deux semaines, le 26 octobre 2010, nous avons lancé le Forum Approche Abolitionniste, où les personnes intéressées peuvent venir discuter des questions théoriques concernant l’abolition, du véganisme et des idées pratiques d’une éducation végane créative et non-violente, mais aussi échanger des informations sur la nutrition, la nourriture végane, la façon d’élever les enfants végans, etc.

A ce jour, nous comptons plus de 200 membres et les discussions sont formidables. Seulement deux règles sont à respecter : rester poli et respectueux, et ne pas promouvoir la violence.

Si vous désirez apprendre plus de choses à propos de la philosophie végane et de l’approche abolitionniste des droits des animaux, pensez à rejoindre le Forum.

Troisièmement, je réponds à Nicolette Hahn Niman, du Ranch Niman, qui vend de la viande « heureuse » provenant, selon le site, d’animaux « Elevés Humainement dans les Fermes et les Ranchs Familiaux Durables ».

Dans un récent article paru dans The Atlantic, Dogs Aren’t Dinner: The Flaws in an Argument for Veganism, Mme Niman nie que nous souffrions de schizophrénie morale en traitant certains animaux comme des membres de notre famille et en plantant nos fourchettes dans d’autres. Son analyse, en un mot, est que, culturellement, nous entretenons des relations différentes avec les chiens et les cochons.

C’est précisément le problème : culturellement, nous traitons certains nonhumains sentients comme des choses et d’autres comme des personnes. Mais les normes culturelles ne peuvent en aucun cas servir de justification aux normes culturelles ! Si c’était le cas, alors le racisme, le sexisme, tous les genres de discriminations et les violations des droits humains seraient justifiés.

J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ce Commentaire.

Si vous n’êtes pas végan, pour quelle raison ne l’êtes-vous pas ? Il n’est pas nécessaire que les humains exploitent les nonhumains. Alors qu’attendez-vous ? Devenir végan est facile ; c’est meilleur pour votre santé ; et c’est surtout, moralement, le moindre que vous puissiez faire si vous considérez que les animaux ont une signification morale.

Si vous êtes végan, alors sensibiliser autrui au véganisme de manière créative et non-violente.

Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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	</item>
		<item>
		<title>Le Barreau de New York ne place pas la barre assez haut</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/09/le-barreau-de-new-york-ne-place-pas-la-barre-assez-haut/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/11/09/le-barreau-de-new-york-ne-place-pas-la-barre-assez-haut/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 09 Nov 2010 10:02:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Je viens juste de recevoir un avis déclarant que le 11 novembre 2010, le Barreau de la Ville de New York, le Comité des Questions Légales se rapportant aux Animaux, présente un programme décrit en ces termes : Les vaches heureuses viennent de Californie – Poudre aux yeux ou fraude à la consommation ? Jeudi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Je viens juste de recevoir un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4072/announcement.pdf" target="_blank">avis</a> déclarant que le 11 novembre 2010, le Barreau de la Ville de New York, le Comité des Questions Légales se rapportant aux Animaux, présente un programme décrit en ces termes :</p>
<blockquote><p>Les vaches heureuses viennent de Californie – Poudre aux yeux ou fraude à la consommation ?</p>
<p>Jeudi 11 novembre 2010, 18h30 – 20h30</p>
<p>L’étiquetage des produits d’origine animale, incluant les produits alimentaires d’origine animale et les biens de consommation, qui contiennent de tels labels et des messages vendeurs comme « humain », « sans cage », « plein air », « pas de broyage de bébés » et « 100% fausse fourrure », qui peuvent induire le consommateur en erreur quant aux normes de bien-être animale du produit portant un tel label.</p></blockquote>
<p>Comme ceux d’entre vous qui connaissent mon travail le savent, je suis très critique à l’égard du phénomène de l’<a href="/2009/06/25/viande-heureuse-rendre-les-humains-plus-a-laise-de-manger-des-animaux/" target="_blank">exploitation « heureuse »</a>.</p>
<p>J’ai critiqué la Humane Society of the United States pour être un <a href="/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation/" target="_blank">partenaire dans l’exploitation</a> en faisant la promotion de l’exploitation « heureuse ».</p>
<p>J’ai critiqué <a href="/2010/09/04/commentaire-n%c2%b0-18-un-pas-en-arriere-l%e2%80%99importance-du-veganisme-et-l%e2%80%99emploi-abusif-du-terme-%c2%ab-abolition-%c2%bb/" target="_blank">Mercy for Animals</a> pour avoir proclamé que Costco, le géant du détail, a fait un « pas en avant » en acceptant de commercialiser du veau « humain ».</p>
<p>J’ai critiqué <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4072/farm-sanctuary.pdf" target="_blank">Farm Sanctuary</a> pour s’être focalisé sur le traitement des animaux des élevages industriels, comme si un traitement plus « humain » rendait l’exploitation animale plus acceptable.</p>
<p>J’ai dénoncé le fait que HSUS, sa filiale idéologique Compassion over Killing, Farm Sanctuary, Mercy for Animals et d’autres associations de bien-être animal <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4072/explicitly-endorsed.pdf" target="_blank">aient approuvé explicitement</a> le label viande « heureuse » <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p4072/animal-compassionate.pdf" target="_blank">Compatissant envers les Animaux</a> de Whole Foods.</p>
<p>Aussi, lorsque j’ai appris que le Barreau de la Ville de New York tenait un débat pour savoir si l’exploitation « heureuse » induisait réellement le consommateur en erreur, j’ai voulu savoir qui étaient les intervenants :</p>
<p>Le programme est le suivant :</p>
<blockquote><p>Orateurs :<br />
CHERYL LEAHY, Conseillère Générale, Compassion Over Killing ;<br />
ALISON LONGLEY, Directrice de campagnes, Farm Sanctuary ;<br />
JONATHAN R. LOVVORN, vice-président &amp; Avocat en chef (Chief Counsel), Animal Protection Litigation &amp; Research, Humane Society of the United States ;<br />
MATT RICE, NYC, Coordinateur de campagnes, Mercy for Animals.</p></blockquote>
<p>Je suis membre du Barreau de l’Etat de New York et j’ai de l’estime pour le Barreau de la Ville de New York. Et j’accepte aussi que des avis raisonnables puissent différer sur la question de l’exploitation « heureuse ». Mais je suis triste de voir que le Comité des Questions Légales se rapportant aux Animaux tienne une session aussi ridiculement déséquilibrée et agisse apparemment comme une équipe de pom-pom girls pour des organisations particulières soutenant l’exploitation « heureuse ».</p>
<p>« Poudre aux yeux » ? Oui, je le pense en effet.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est très facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Le Forum de discussion Approche Abolitionniste est ouvert !</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/26/le-forum-de-discussion-approche-abolitionniste-est-ouvert/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 23:26:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[﻿﻿Chers Collègues : J’ai reçu de nombreuses requêtes (plus de 200 depuis que le site a été originellement créé)  me demandant d’ouvrir un forum relié à ce site où les gens pourraient discuter des divers aspects de l’approche abolitionniste des droits des animaux. Par conséquent, avec l’aide de Randy W. Sandberg (qui a conçu et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>﻿﻿Chers Collègues :</p>
<p>J’ai reçu de nombreuses requêtes (plus de 200 depuis que le site a été originellement créé)  me demandant d’ouvrir un forum relié à ce site où les gens pourraient discuter des divers aspects de l’approche abolitionniste des droits des animaux. Par conséquent, avec l’aide de <a title="Visitez Vegans for Peace" href="http://vegansforpeace.org/">Randy W. Sandberg</a> (qui a conçu et entretient le site), d’<a title="Visitez Vegan.FM" href="http://vegan.fm/">Adam Kochanowicz</a> et d’autres personnes, nous lançons le <strong>Forum Approche Abolitionniste</strong>.</p>
<p>Le Forum sera tenu par des modérateurs volontaires qui tous connaissent la théorie abolitionniste. Ils ont mon entière confiance. Les modérateurs modéreront ; je n’ai nulle intention de jouer les arbitres.</p>
<p>Je tiens à souligner que ce Forum doit être un espace de discussion poli et respectueux. Il est bien que les gens soient en désaccord et débattent avec rigueur. C’est même un aspect très important de ce Forum, le but étant que les participants développent une meilleure compréhension de l’abolition et de la philosophie végane. Le débat rigoureux est donc souhaitable ; un discours injurieux et incivil ne l’est pas.</p>
<p>Puisque l’approche abolitionniste que j’ai développée est non-violente, je demanderais également à ce que personne n’utilise le Forum afin de faire la promotion de la violence.</p>
<p>Bien que les modérateurs soient tous bien informés de l’approche abolitionniste, ils ont leurs propres manières de voir qui peuvent ne pas s’accorder avec les miennes ou avec celles des autres modérateurs. Par conséquent, les positions exprimées par un modérateur ne doivent pas être imputées à un autre modérateur ou à moi-même.</p>
<p>Pour rejoindre le Forum, vous devez vous créer un compte en cliquant sur le bouton « Devenir membre » <a href="http://abolitionistapproach.com/forum">ici</a>. Une fois que votre compte est validé, on vous demandera de poster une introduction réfléchie sur vous-même, après quoi vous aurez accès à l’intégralité du Forum.</p>
<p>J’espère que vous utiliserez ce Forum afin d’apprendre ce qu’est la philosophie végane abolitionniste, de clarifier certains points qui vous semblent obscurs, de partager vos aperçus et d’instruire les autres, et plus généralement d’entrer en rapport avec d’autres personnes désirant faire évoluer le statut des animaux de celui de biens à celui de personnes nonhumaines.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végans, devenez-le. C’est très facile, c’est meilleur pour votre santé et la planète. Et c’est surtout, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire n° 20 : Plaidoyer végan créatif et non-violent en milieu hostile</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/25/commentaire-n%c2%b0-20-plaidoyer-vegan-creatif-et-non-violent-en-milieu-hostile/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 20:53:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Je discute longuement dans ce Commentaire avec Jeff Perz et Renata Peters, deux militants végans abolitionnistes. Jeff et Renata habitent en Australie, à Alice Springs, une petite ville écartée du centre du pays dominée par l’industrie de l’élevage, exactement le genre d’endroit dont vous vous dites qu’il est impossible d’y générer de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Je discute longuement dans ce Commentaire avec Jeff Perz et Renata Peters, deux militants végans abolitionnistes. Jeff et Renata habitent en Australie, à Alice Springs, une petite ville écartée du centre du pays dominée par l’industrie de l’élevage, exactement le genre d’endroit dont vous vous dites qu’il est impossible d’y générer de l’enthousiasme à propos du véganisme.</p>
<p>Mais Renata et Jeff font la preuve que <em>n’importe quel endroit</em> peut devenir un foyer du mouvement végan – si vous le voulez !</p>
<p>Jeff est canadien, Renata australienne. Ensemble, ces deux végans, qui sont également partisans d’une communication non-violente, parlent avec moi de la manière dont ils sont devenus végans, des raisons pour lesquelles ils sont abolitionnistes et de ce qu’ils mettent en œuvre à Alice Springs pour sensibiliser leur communauté au véganisme.</p>
<p>Renata et Jeff vous démontreront que vous n’avez pas besoin d’une grosse organisation ni d’un gros budget pour défendre efficacement le véganisme. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de bonne volonté, de travailler dur et de réfléchir de manière créative au meilleur moyen de sensibiliser votre communauté. Les gâteaux végans aident pas mal !</p>
<p>J’ai trouvé mon échange avec Jeff et Renata très inspirant, et je sais qu’il en ira de même pour vous.</p>
<p>Au début de ce Commentaire, j’évoque brièvement la nouvelle campagne menée par le groupe welfariste britannique <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3957/animal-aid.pdf">Animal Aid</a> qui consiste à :</p>
<blockquote><p>appeler la chaîne CCTV afin qu’elle aille dans tous les abattoirs britanniques et que le film soit mis à la disposition des parties indépendantes à l’extérieur de l’abattoir. Nous réclamons également un meilleur entraînement indépendant, un réentraînement et une évaluation réguliers, l’application rigoureuse des lois et l’interdiction pour les personnes condamnées pour violence ou cruauté envers les animaux de travailler dans un abattoir.</p></blockquote>
<p>Un abattoir dont le contrat avec une grande chaîne de supermarchés britannique avait été suspendu après allégations, par Animal Aid, de cruauté envers les animaux, a vu son contrat rétabli après « améliorations, dont l’introduction de CCTV », conformément à ce qu’Animal Aid avait réclamé.</p>
<p>Andrew Tyler d’Animal Aid <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3957/commented.pdf">fait observer</a> :</p>
<blockquote><p>« Le fait que la société déclare que ses propres normes ont été améliorées de façon spectaculaire démontre très clairement l’importance de notre investigation ».</p>
<p>« Cela souligne en termes absolument clairs que ce que nous faisons, et continuerons de faire, est un travail capital. Nous sommes heureux que CCTV ait été introduite dans la place. Il est absolument essentiel que le film ne soit pas simplement recueilli, mais qu’il soit régulièrement et minutieusement examiné par Sainsbury’s et les autorités réglementaires », a déclaré M. Tyler.</p></blockquote>
<p>Comme vous pouvez le deviner, de nombreux défenseurs des animaux sont naturellement indignés par le fait qu’Animal Aid s’associe désormais avec les exploiteurs en place pour promouvoir et vendre la viande « heureuse ».</p>
<p>Une collègue de Grande-Bretagne m’a envoyé la réponse qu’elle a reçue de Tyler suite à son objection concernant la stupidité de cette campagne. Tyler a tenté de justifier celle-ci avec l’exemple suivant :</p>
<blockquote><p>Prenez cet exemple : vous vous trouvez dans un marché aux « bestiaux » et vous voyez des moutons se faire taper sur la tête à plusieurs reprises et piétiner. Intervenez-vous pour mettre fin à cette maltraitance extrême ou considérez-vous cela comme un acte « welfariste » étant donné que, même si vous stoppez les coups et le piétinement, les moutons seront toujours abattus ?</p></blockquote>
<p><a href="/2010/09/05/newkirk-a-propos-du-veganisme-principiel-%c2%ab-tordons-le-cou-au-principe-%c2%bb/">Ingrid Newkirk de PETA</a> a produit le <em>même</em> argument il y a presque 20 ans lorsque, dans le contexte de la promotion d’une réforme de bien-être animal dont elle soutenait qu’elle nous rapprocherait des droits des animaux, elle affirmait que ceux qui s’opposaient aux réformes de bien-être refuseraient de l’eau à une vache assoiffée en route pour l’abattoir.</p>
<p>J’ai débattu de la position de Newkirk dans mon livre de 1996, <a title="Read about Rain Without Thunder: The Ideology of the Animal Rights Movement" href="/livres/rain-without-thunder-the-ideology-of-the-animal-rights-movement/"><em>Rain Without Thunder: The Ideology of the Animal Rights Movement</em></a>. J’y affirmais que si j’étais garde dans un camp de concentration, je donnerais certainement de l’eau à un prisonnier politique conduit sur le lieu de son exécution. Mais si j’en concluais que le camp de concentration pour prisonniers politiques constitue plus généralement une institution injuste et immorale, je démissionnerais et ferais campagne pour faire fermer le camp. Je ne ferais pas campagne pour donner de l’eau aux prisonniers sur le point d’être fusillés, ou pour d’autres mesures destinées à justifier l’immoralité de l’institution.</p>
<p>Ma réponse à Newkirk s’applique à l’exemple de Tyler. Bien sûr que j’empêcherais que les moutons soient frappés. J’imagine que la plupart des propriétaires de moutons et des opérateurs d’abattoirs feraient la même chose : après tout, donner des coups de pied aux moutons entraîne des dégâts sur les carcasses et diminue la valeur desdits moutons. Mais ferais-je campagne pour un traitement plus « humain » des moutons ? Absolument pas. Car une telle campagne ne fait rien d’autre que justifier une institution intrinsèquement immorale et rendre le public plus à l’aise par rapport au fait de manger de la viande.</p>
<p>Et c’est exactement ce qu’Animal Aid est en train de faire, en encourageant les gens à croire qu’il y a une bonne et une mauvaise façon d’exploiter les animaux.</p>
<p>Cela ne veut rien dire. Il n’y a qu’une seule façon d’exploiter les animaux, et elle est mauvaise.</p>
<p>Nul ne devrait agresser sexuellement les enfants. Mais si certains le font, il vaut mieux qu’ils ne les torturent pas en plus de les agresser sexuellement. Devons-nous pour autant faire campagne en faveur d’une agression sexuelle « humaine » des enfants ? Non, bien sûr que non. Il n’y a pas de bonne façon d’agresser sexuellement les enfants, de même qu’il n’y a pas de bonne façon de torturer et de tuer les animaux.</p>
<p>Il est inquiétant de voir combien les consommateurs de viande/produits laitiers font l’éloge de la campagne d’Animal Aid. Mais c’était à prévoir. Animal Aid leur vend une indulgence et, pour obtenir leurs dons, leur disent qu’ils peuvent continuer d’exploiter les animaux aussi longtemps qu’ils achèteront la viande dans un supermarché se fournissant auprès d’un abattoir fonctionnant avec CCTV.</p>
<p>C’est réellement effroyable, et je demande à tous les défenseurs abolitionnistes des droits des animaux du Royaume-Uni de ne pas soutenir cette peu judicieuse campagne (bien que je sois persuadé que les welfaristes étatsuniens suivront aussi le mouvement). Et pendant que vous y êtes, les défenseurs britanniques : merci d’écrire à <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/22/la-reponse-de-viva-et-la-mienne/">VIVA!</a> pour leur demander d’arrêter de vendre des livres de cuisine non-végane, de plébisciter des restaurants et des auberges non-végans et de présenter le fait de manger des produits laitiers comme moralement meilleur que le fait de manger de la viande.</p>
<p>J’ajoute qu’il y a 20 ans, Newkirk disait que nous devions soutenir le welfarisme pour nous rapprocher des droits des animaux. Eh bien, nous voici 20 ans plus tard, et si Newkirk pense que nous nous en sommes rapprochés – fût-ce d’un centimètre -, elle est en plein déni. Et nous avons maintenant Tyler débitant les mêmes arguments ridicules.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète, et c’est surtout, moralement, la bonne chose à faire. C’est ce que nous devons aux autres animaux. Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<itunes:summary>Chers Collègues :

Je discute longuement dans ce Commentaire avec Jeff Perz et Renata Peters, deux militants végans abolitionnistes. Jeff et Renata habitent en Australie, à Alice Springs, une petite ville écartée du centre du pays dominée par l’industrie de l’élevage, exactement le genre d’endroit dont vous vous dites qu’il est impossible d’y générer de l’enthousiasme à propos du véganisme.

Mais Renata et Jeff font la preuve que n’importe quel endroit peut devenir un foyer du mouvement végan – si vous le voulez !

Jeff est canadien, Renata australienne. Ensemble, ces deux végans, qui sont également partisans d’une communication non-violente, parlent avec moi de la manière dont ils sont devenus végans, des raisons pour lesquelles ils sont abolitionnistes et de ce qu’ils mettent en œuvre à Alice Springs pour sensibiliser leur communauté au véganisme.

Renata et Jeff vous démontreront que vous n’avez pas besoin d’une grosse organisation ni d’un gros budget pour défendre efficacement le véganisme. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de bonne volonté, de travailler dur et de réfléchir de manière créative au meilleur moyen de sensibiliser votre communauté. Les gâteaux végans aident pas mal !

J’ai trouvé mon échange avec Jeff et Renata très inspirant, et je sais qu’il en ira de même pour vous.

Au début de ce Commentaire, j’évoque brièvement la nouvelle campagne menée par le groupe welfariste britannique Animal Aid qui consiste à :
appeler la chaîne CCTV afin qu’elle aille dans tous les abattoirs britanniques et que le film soit mis à la disposition des parties indépendantes à l’extérieur de l’abattoir. Nous réclamons également un meilleur entraînement indépendant, un réentraînement et une évaluation réguliers, l’application rigoureuse des lois et l’interdiction pour les personnes condamnées pour violence ou cruauté envers les animaux de travailler dans un abattoir.
Un abattoir dont le contrat avec une grande chaîne de supermarchés britannique avait été suspendu après allégations, par Animal Aid, de cruauté envers les animaux, a vu son contrat rétabli après « améliorations, dont l’introduction de CCTV », conformément à ce qu’Animal Aid avait réclamé.

Andrew Tyler d’Animal Aid fait observer :
« Le fait que la société déclare que ses propres normes ont été améliorées de façon spectaculaire démontre très clairement l’importance de notre investigation ».

« Cela souligne en termes absolument clairs que ce que nous faisons, et continuerons de faire, est un travail capital. Nous sommes heureux que CCTV ait été introduite dans la place. Il est absolument essentiel que le film ne soit pas simplement recueilli, mais qu’il soit régulièrement et minutieusement examiné par Sainsbury’s et les autorités réglementaires », a déclaré M. Tyler.
Comme vous pouvez le deviner, de nombreux défenseurs des animaux sont naturellement indignés par le fait qu’Animal Aid s’associe désormais avec les exploiteurs en place pour promouvoir et vendre la viande « heureuse ».

Une collègue de Grande-Bretagne m’a envoyé la réponse qu’elle a reçue de Tyler suite à son objection concernant la stupidité de cette campagne. Tyler a tenté de justifier celle-ci avec l’exemple suivant :
Prenez cet exemple : vous vous trouvez dans un marché aux « bestiaux » et vous voyez des moutons se faire taper sur la tête à plusieurs reprises et piétiner. Intervenez-vous pour mettre fin à cette maltraitance extrême ou considérez-vous cela comme un acte « welfariste » étant donné que, même si vous stoppez les coups et le piétinement, les moutons seront toujours abattus ?
Ingrid Newkirk de PETA a produit le même argument il y a presque 20 ans lorsque, dans le contexte de la promotion d’une réforme de bien-être animal dont elle soutenait qu’elle nous rapprocherait des droits des animaux, elle affirmait que ceux qui s’opposaient aux réformes de bien-être refuseraient de l’eau à une vache assoiffée en route pour l’abattoir.

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		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<item>
		<title>Mary Bale, Michael Vick et la Schizophrénie Morale</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/24/mary-bale-michael-vick-et-la-schizophrenie-morale/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 16:39:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers collègues: Mary Bale a jeté un chat dans une poubelle où le malheureux animal est resté piégé pendant environ 15 heures avant d&#8217;être libéré. Son acte cynique a été filmé et diffusé sur YouTube. Un article du Guardian décrit les réactions du public en ces termes : La « cat bin woman » de Coventry est désormais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues:</p>
<p>Mary Bale a jeté un chat dans une poubelle où le malheureux animal est resté piégé pendant environ 15 heures avant d&#8217;être libéré. Son acte cynique a été filmé et diffusé sur <a href="http://www.youtube.com/watch?v=64xtjFXTcQI">YouTube</a>. <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2010/oct/19/cat-bin-woman-mary-bale">Un article du Guardian</a> décrit les réactions du public en ces termes :</p>
<blockquote><p>La « cat bin woman » de Coventry est désormais détestée dans le monde entier, recevant des coups de téléphone anonymes et des menaces de mort venant d&#8217;aussi loin que d&#8217;Australie, après ce qu&#8217;elle décrit comme une « fraction de seconde de mauvais jugement » – capturé par une caméra de surveillance et posté sur YouTube.</p>
<p>Des centaines de personnes ont signé la page Facebook affirmant que « Mary Bale est pire qu&#8217;Hitler » et appelant à la « Peine de Mort pour Mary Bale ». Elle a également attiré les gros titres des journaux, qui vont de « It’s a fur cop » à « Miaow could she? »</p></blockquote>
<p>Bale a été poursuivie par la RSPCA pour avoir causé des souffrances non nécessaires à un animal et a écopé d&#8217;une amende de 300 €. En outre, elle a été condamnée à payer une amende compensatoire d&#8217;un montant de 1700 €.</p>
<p>Réfléchissez à ceci.</p>
<p>La RSPCA, qui sollicite activement le public et l&#8217;encourage à infliger des souffrances et une mort non nécessaires aux animaux via son programme « Freedom Food » (lire <a href="/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation">1</a>, <a href="/2007/03/21/une-appellation-trompeuse">2</a>), a poursuivi Bale pour avoir causé à un chat des souffrances non nécessaires.</p>
<p>Le public, dont la majorité consomme des produits d&#8217;origine animale, cautionnant et participant ainsi directement à une conduite qui n&#8217;est en rien distincte, moralement, de ce que Mary Bale a fait, a condamné Mary Bale.</p>
<p>La situation est très similaire à celle qui impliquait le footballeur américain <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/philadelphia-daily-news-20090814.pdf">Michael Vick</a>. Vick a plaidé coupable pour les combats de chiens qu&#8217;il organisait. Il a fait de la prison pour cet horrible crime et est toujours vilipendé par un grand nombre de personnes. Vick aimait s&#8217;asseoir autour d&#8217;une fosse de combat et regarder des chiens s&#8217;entredéchirer ; la plupart des gens qui ont critiqué Vick aiment de leur côté s&#8217;asseoir autour d&#8217;un barbecue et faire griller les corps d&#8217;animaux qu&#8217;on a torturés de la même façon que les chiens de Vick. Les<br />
chiens de Vick et les animaux que les humains mangent souffrent et meurent pour une seule et même raison : le plaisir des humains.</p>
<p>Le cas de Bale et celui de Vick sont de superbes exemples de schizophrénie morale.</p>
<p>Comme le disait un de mes amis : « Si nous n&#8217;éprouvons pas de sentiment d&#8217;horreur et si nous ne sommes pas choqués en passant devant un McDonald’s, où est le problème à ce que Mary Bale jette sa propriété dans une poubelle ? »</p>
<p>Et de la même manière que personne ne dit que des combats de chiens « humains » seraient acceptables, il est absurde de suggérer que l&#8217;<a href="/2010/10/24/le-visage-sympathique-de-la-torture-de-la-mort-et-de-l%e2%80%99exploitation-animale">exploitation &laquo;&nbsp;heureuse&nbsp;&raquo;</a> des animaux utilisés pour la nourriture est moralement acceptable.</p>
<p>Il existe un remède simple contre la schizophrénie morale : devenir végan. C&#8217;est facile, c’est meilleur pour votre santé et la planète, et c&#8217;est surtout, moralement, la bonne chose à faire. C&#8217;est ce que nous <em>devons</em> aux autres animaux.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a title="Join THE WORLD IS VEGAN! If you want it campaign" href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est Végan! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le visage sympathique de la torture, de la mort et de l’exploitation animale</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/24/le-visage-sympathique-de-la-torture-de-la-mort-et-de-l%e2%80%99exploitation-animale/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/24/le-visage-sympathique-de-la-torture-de-la-mort-et-de-l%e2%80%99exploitation-animale/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 12:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://fr.abolitionistapproach.com/?p=507</guid>
		<description><![CDATA[Chers Collègues : Si vous doutez encore du fait que les réformes de bien-être animal entrent dans les intérêts de l’industrie, reportez-vous à l’article du 21 octobre 2010 paru dans le New York Times à propos de l’étourdissement par atmosphère contrôlée des volailles, lequel, comme j’en ai débattu ici-même en 2008, est plébiscité par PETA et la conceptrice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Si vous doutez encore du fait que les réformes de bien-être animal entrent dans les intérêts de l’industrie, reportez-vous à l’<a href="http://www.nytimes.com/2010/10/22/business/22chicken.html?_r=3&amp;emc=eta1" target="_blank">article du 21 octobre 2010</a> paru dans le <em>New York Times</em> à propos de l’étourdissement par atmosphère contrôlée des volailles, lequel, comme j’en ai débattu <a href="http://bit.ly/q0Qk0" target="_blank">ici-même</a> en 2008, est plébiscité par PETA et la conceptrice d’abattoirs Temple Grandin, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3906/award-to.pdf" target="_blank">gagnante du prix</a> PETA.</p>
<p>Voici ce qu’on peut lire dans le <em>New York Times </em>:</p>
<p>« Quand vous vous emparez d’un poulet, que vous le tournez la tête en bas et que vous l’accrochez à la chaîne, c’est du stress, du stress et encore du stress », a déclaré Scott Sechler, le patron de Bell &amp; Evans. « Notre système est conçu pour que nous les amenions à l’endormissement et les tuions sans stress. »</p>
<p>La société Anglia Autoflow, qui construit les systèmes d’étourdissement pour les deux leaders, appelle ce procédé « étourdissement par atmosphère contrôlée », mais M. Pitman [patron de Mary's Chickens] a déclaré que sa société songeait à employer l’expression « étourdissement par sédation » sur ses colis. Egalement sur la liste : « Abattus avec humanité », « Procédé humain » ou « Manipulé avec humanité ».</p>
<p>L’astuce, dit-il, est de faire connaître le but du nouveau système, qui est de s’assurer que les oiseaux « n’éprouvent pas de douleur ou de gêne supplémentaires dans les dernières minutes de leurs vies ».</p>
<p>M. Sechler a déclaré que le système a été conçu pour endormir les oiseaux en douceur, de la même manière qu’une personne subissant une anesthésie avant opération.</p>
<p>Afin de susciter cette image, il veut inscrire sur ses colis et publicités les mots « anesthésie par induction lente », qui indiquent déjà au consommateur que les oiseaux ont été élevés dans des conditions spacieuses avec lumière naturelle, nourriture sans antibiotiques ni sous-produits animaux. Les consommateurs qui veulent en savoir plus pourront aller sur le site de la société.</p>
<p>M. Sechler a déclaré que le système qu’il a choisi, après des années de recherches, était meilleur que les systèmes similaires d’étourdissement au gaz utilisés en Europe. Ces systèmes, dit-il, privent souvent trop vite les oiseaux d’oxygène, ce qui peut les faire souffrir. Ils sont également conçus pour les tuer plutôt que leur faire perdre simplement connaissance, ce avec quoi M. Sechler ne se sent pas à l’aise.</p>
<p>« Je ne veux pas que le public dise que nous gazons nos poulets », dit-il.</p>
<p>Et, bien sûr, un traitement meilleur signifie une meilleure viande :</p>
<p>M. Sechler ainsi que d’autres personnes plébiscitant le nouveau système ont dit s’attendre à ce que la viande soit de meilleure qualité, les animaux devant éprouver moins de stress, être moins meurtris et avoir les ailes moins cassées au moment de mourir.</p>
<p>PETA, qui plébiscite le gazage des poulets, soutient également que c’est dans l’intérêt économique des producteurs. Dans son <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p144/analysis-of.pdf" target="_blank">Analyse de l’étourdissement par atmosphère contrôlée vs l’immobilisation électrique d’un point de vue économique</a>, PETA plaide en faveur du gazage des volailles, affirmant que la méthode d’abattage par étourdissement à l’électricité « diminue le rendement et la qualité du produit », les oiseaux souffrant d’os cassés et le procédé ayant pour résultat d’affecter dangereusement la santé humaine. De plus, la méthode d’étourdissement à l’électricité « accroît les coûts de travail » de plusieurs manières. PETA soutient que le gazage en revanche « augmente la qualité du produit et le rendement », les os cassés, les bleus et les hémorragies étant soi-disant éliminés, la contamination réduite, la « durée de vie de la viande » augmentée tout comme la production « de blanc de poulet tendre ». PETA affirme également que le gazage « diminue les coûts de travail » en réduisant les accidents et la nécessité de certaines inspections, et en écourtant la rotation du personnel. Le gazage fournit « d’autres bénéfices économiques » à l’industrie volaillère en permettant aux producteurs d’épargner de l’argent sur les coûts d’énergie, par la diminution du gaspillage des sous-produits et de la consommation en eau.</p>
<p>Ce genre de campagne ne sert à rien sinon à rendre le public plus à l’aise par rapport au fait d’exploiter les animaux. Mieux, les grandes organisations de bien-être animal sont devenues des <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation/" target="_blank">partenaires actifs de l’exploitation animale</a> en aidant l’industrie à apposer un <em>smiley</em> sur la mort, la torture et l’exploitation et en l’aidant en même temps à rendre l’exploitation animale plus efficace et rentable économiquement. Si vous doutez encore de ce qu’est la viande « heureuse » et du rôle qu’elle est censée jouer, à savoir rendre le public plus à l’aise par rapport à l’exploitation animale, c’est que vraiment vous ne faites pas attention.</p>
<p>Le non-sens de l’exploitation « heureuse » constitue un énorme pas en arrière. <em>Les gens ne deviendront jamais végans s’ils croient qu’ils peuvent exploiter éthiquement.</em> Et c’est exactement le message que le mouvement pour l’exploitation « heureuse » cherche à transmettre : à savoir que nous pouvons continuer d’exploiter les animaux et de nous payer des produits d’origine animale tant que les animaux sont traités « humainement ». Comme Peter Singer l’a déclaré :</p>
<p>Pour éviter d’infliger des souffrances aux animaux – sans parler des coûts environnementaux de la production animale intensive -, nous devons réduire drastiquement notre consommation de produits d’origine animale. Mais cela signifie-t-il un monde végan ? C’est une solution, mais pas nécessairement la seule. Si c’est de l’infliction de souffrance dont nous nous soucions, plutôt que de l’infliction de la mort, alors il m’est également possible d’imaginer un monde dans lequel les gens mangeront principalement de la nourriture végétale, mais s’offriront occasionnellement le luxe d’œufs de poules élevées en plein air, ou même éventuellement de viande d’animaux ayant bien vécu dans les conditions naturelles à leur espèce, et tués humainement à la ferme. (<em>The Vegan</em>, automne 2006.)</p>
<p>Le mouvement pour l’exploitation « heureuse » représente la promesse d’une exploitation « compassionnelle », de sorte que nous puissions nous permettre le « luxe » d’exploiter les animaux.</p>
<p>C’est un « luxe » que les animaux ne peuvent pas s’offrir.</p>
<p><em>Il n’y a pas d’exploitation « humaine », et même s’il y en avait une, elle impliquerait encore et toujours le massacre injustifiable de nonhumains sentients.</em> Singer et son mouvement pour l’exploitation « heureuse » ne sont pas gênés par la question du meurtre des animaux, parce qu’ils ne croient pas que ceux-ci aient un intérêt à la poursuite de leurs existences. J’ai débattu de ce problème dans d’autres articles, dont ceux-ci : <a href="/2009/03/16/singer-et-la-position-neo-welfariste-sur-la-moins-grande-valeur-de-la-vie-des-nonhumains/" target="_blank">1</a>, <a href="/2010/09/28/la-position-de-singer-vis-a-vis-des-poissons-est-louche/" target="_blank">2</a>, ainsi que dans mon nouveau livre, <a href="/livres/the-animal-rights-debate-abolition-or-regulation/" target="_blank"><em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</em></a>, où je discute du mouvement pour l’exploitation « heureuse » avec le Professeur Robert Garner.</p>
<p>Si vous êtes contre l’exploitation animale ; si vous considérez les animaux comme des membres de la communauté morale ; si vous rejetez l’idée que les nonhumains ne sont que des objets et des ressources pour les humains, vous n’avez qu’une seule option : devenir végan. C’est facile, c’est meilleur pour votre santé et la planète, et c’est surtout, moralement, la bonne et la juste chose à faire. C’est ce que nous <em>devons</em> aux autres animaux. Si vous n’êtes pas végan, alors vous participez directement à l’exploitation animale. Et vous ne vous en tirerez pas moralement en mangeant des poulets gazés.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione</p>
<p>©2010 Gary L. Francione</p>
<p><strong>Ajout du 26 octobre 2010 :</strong></p>
<p>PETA a fait paraître un <a href="http://www.peta.org/mediacenter/news-releases/Bell-Evans-Becomes-Industry-Leader-in-Reducing-Suffering-at-Slaughter.aspx" target="_blank">communiqué de presse</a> faisant l’éloge de Bell &amp; Evans qu’elle cite :</p>
<p>« Nous sommes heureux de montrer une fois encore la voie au reste de l’industrie du poulet », déclare Scott Sechler, le président de Bell &amp; Evans. « Le bien-être animal est une composante-clé de notre business ; nous investissons dans ce qui nous importe, parce que <em>c’est la bonne chose à faire. </em>»</p>
<p>On notera au passage que M. Sechler ignore à propos que le gazage des volailles est économiquement bénéfique à ses affaires, comme le démontre <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p144/analysis-of.pdf" target="_blank">l’analyse de PETA</a>.</p>
<p>Et PETA de déclarer :</p>
<p>En promettant d’adopter un système d’abattage qui réduit grandement la souffrance des poulets, Bell &amp; Evans prouvent que le bien-être animal et les bonnes affaires marchent main dans la main », assure Tracy Reiman, la vice-présidente exécutive de PETA.</p>
<p>C’est à couper le souffle. Mais alors, PETA et Bell &amp; Evans sont partenaires dans l’exploitation, et pour l’un comme pour l’autre il s’agit seulement de business.</p>
<p>Le gazage des poulets n&#8217;est bon pour les affaires de M. Sechler que s’il vend plus de poulets morts ou s’il réduit ses coûts de production, ou les deux. Or il est clair que le gazage réduit les coûts de production, et grâce à la complaisance de PETA, M. Sechler peut espérer vendre davantage d’oiseaux morts. PETA peut alors crier « victoire » pour les animaux et récolter les dons que le public lui verse avec gratitude pour la récompenser de le faire se sentir beaucoup plus à l’aise par rapport au fait de manger les poulets.</p>
<p>Bell &amp; Evans sont gagnants. PETA aussi. Seuls les animaux sont perdants.</p>
<p>Et que dire du principe exigeant que les droits des animaux signifient véganisme ? Eh bien, Ingrid Newkirk résume ainsi la situation : <a href="/2010/09/05/newkirk-a-propos-du-veganisme-principiel-%c2%ab-tordons-le-cou-au-principe-%c2%bb/" target="_blank">« Tordons le cou au principe. »</a></p>
<p><em>Devenez végan. Contrairement au fait de manger des poulets gazés, c’est la bonne chose à faire.</em></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Pas de troisième choix</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/17/pas-de-troisieme-choix/</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Oct 2010 09:10:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Il y a le véganisme et il y a l’exploitation animale. Il n’y a pas de 3ème choix. Si vous n’êtes pas végan, vous participez directement à l’exploitation animale. Si vous n’êtes pas végan, demandez-vous si votre confort, plaisir, amusement ou convenance ont autant de valeur qu’une vie. Si votre conclusion est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Il y a le véganisme et il y a l’exploitation animale. Il n’y a pas de 3ème choix. Si vous n’êtes pas végan, vous participez directement à l’exploitation animale.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, demandez-vous si votre confort, plaisir, amusement ou convenance ont autant de valeur qu’une vie. Si votre conclusion est que non, alors devenez végan. C’est facile, meilleur pour votre santé et l’environnement, et, plus important que tout, c’est, d’un point de vue moral, la bonne chose à faire.</p>
<p><a title="Rejoignez la campagne THE WORLD IS VEGAN! If you want it." href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Souffrance et mort « non nécessaires »</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 12:36:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[﻿Chers Collègues : Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il est moralement mal d’infliger souffrance et mort « non nécessaires » aux animaux. Si cela a un sens, alors cela doit vouloir dire que nous ne pouvons pas justifier le fait d’infliger souffrance et mort aux animaux pour des raisons de plaisir ou de confort. Or précisément, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>﻿Chers Collègues :</p>
<p>Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il est moralement mal d’infliger souffrance et mort « non nécessaires » aux animaux. Si cela a un sens, alors cela doit vouloir dire que nous ne pouvons pas justifier le fait d’infliger souffrance et mort aux animaux pour des raisons de plaisir ou de confort. Or précisément, quelle est notre <em>meilleure</em> justification pour infliger souffrance et mort aux 57 milliards d’animaux (sans compter les poissons) que nous mangeons annuellement ?</p>
<p>Le plaisir. Le confort.</p>
<p>Par conséquent, la seule justification que nous ayons est précisément celle dont nous disons qu’elle ne suffit pas. C’est de la schizophrénie morale.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, vous participez directement à l’exploitation animale. Etre végan est facile, meilleur pour la santé, et c’est surtout le moyen le plus puissant que vous ayez en tant qu’individu de dire « non » à l’exploitation animale.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme.</p>
<p><a title="Join THE WORLD IS VEGAN! If you want it campaign" href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Exploitation bénie</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 11:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Si vous plébiscitez l’ « omnivore consciencieux » opérant des choix « compassionnels », devinez quoi ? Les gens continueront à manger des produits d’origine animale. Ils continueront de participer directement à l’exploitation animale et ne verront pas où est le mal. Après tout, les « experts », les « gens des droits des animaux » auront béni leur consommation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Si vous plébiscitez l’ « omnivore consciencieux » opérant des choix « compassionnels », devinez quoi ? Les gens continueront à manger des produits d’origine animale. Ils continueront de participer directement à l’exploitation animale et ne verront pas où est le mal. Après tout, les « experts », les « gens des droits des animaux » auront béni leur consommation de produits d’origine animale…</p>
<p>Si vous plébiscitez le végétarisme comme un choix « compassionnel », vous donnez aux gens le feu vert pour consommer produits laitiers et autres produits d’origine animale. Ceci explique pourquoi nous connaissons tous de nombreux végétariens qui ne sont jamais devenus végans. Pourquoi le deviendraient-ils alors que les experts auto-désignés ne cessent de leur dire qu’ils se déchargent de leurs obligations morales envers les animaux rien qu’en étant végétariens ?</p>
<p>Si vous considérez les animaux comme des membres de la communauté morale, vous arrêtez de les consommer. Un point, c’est tout. Ce n’est pas une question d’exploitation « heureuse » ; la question, c’est de mettre un terme à l’exploitation.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et l’environnement, et surtout, c’est moralement la bonne chose à faire.</p>
<p><a title="Join THE WORLD IS VEGAN! If you want it campaign" href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est vegan! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Un rêve welfariste devient réalité !</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/15/un-reve-welfariste-devient-realite/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 10:22:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Imaginez que vous trouviez une campagne ciblée qui vous permettra d’engranger de l’argent sans fin, 24 h/24, sept jours sur sept, de sorte que vous (et, surtout, vos donateurs) puissiez « aider les animaux ». Imaginez que cette campagne ne contraigne personne à changer sa conduite envers les animaux. Que tout le monde puisse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Imaginez que vous trouviez une campagne ciblée qui vous permettra d’engranger de l’argent sans fin, 24 h/24, sept jours sur sept, de sorte que vous (et, surtout, vos donateurs) puissiez « aider les animaux ».</p>
<p>Imaginez que cette campagne ne contraigne personne à changer sa conduite envers les animaux. Que tout le monde puisse continuer à manger des steaks, à boire du lait, à porter de la laine ou du cuir, à aller au cirque et à passer l’après-midi dans les champs de courses, tout en éprouvant le délicieux sentiment d’être une personne douée de « compassion ».</p>
<p>Imaginez une campagne dont le but est précisément de définir la « maltraitance animale » de manière si étroite qu’à peu près nul donateur potentiel, peu importe la quantité de viande, de lait, d’œufs, de fromage, de beurre ou de glace qu’il ingurgite, peu importe la nature de ce qu’il consomme et la forme d’exploitation légalisée à laquelle il participe, ne sera considéré comme participant à la « maltraitance animale ».</p>
<p>Tout ce que les gens auront à faire sera de soutenir des actions complètement dépourvues de sens – par un don, bien entendu.</p>
<p>Ne cherchez pas plus loin, j’ai la campagne qu’il vous faut : <strong>la campagne des registres contre la maltraitance animale.</strong></p>
<p>Le Comté de Suffolk, dans la moitié est de Long Island, a créé cette semaine le premier <a href="http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jRHFwjsDot12N7bnpu3-4ghGZJTQD9IRLNU00?docId=D9IRLNU00" target="_blank">registre de maltraitance animale</a>. Cette loi exigera que les personnes condamnées pour cruauté envers les animaux soient enregistrées par les autorités ou fassent face à la prison et aux amendes. La loi Suffolk est modelée sur les « Lois Megan » qui ont créé des registres pour les agresseurs d’enfants.</p>
<p>Désormais, nous serons donc en mesure d’identifier les « agresseurs d’animaux », tout au moins dans une partie de Long Island.</p>
<p>Mais attendez.</p>
<p>Les supermarchés du Comté de Suffolk qui vendent des morceaux de corps et des produits d’origine animale figureront-ils sur le registre ? Eh bien non, car la vente de morceaux de corps d’animaux ou de produits d’origine animale est parfaitement légale. Ce n’est pas de la « maltraitance animale ».</p>
<p>Et les habitants du Comté de Suffolk qui consomment des produits d’origine animale – ainsi que tous ceux d’entre nous qui créons la demande en produits d’origine animale – figureront-ils sur le registre ? Bien sûr que non. Consommer des animaux ne constitue pas une violation de la loi anti-cruauté.</p>
<p>Par conséquent, qui est exactement visé par cette loi ?</p>
<p>Eh bien, selon l’article en lien ci-dessus, il y a la femme qui a torturé les chats :</p>
<blockquote><p>La loi fut motivée par de nombreux cas de maltraitance animale survenus au cours des mois précédents, dont celle d’une femme de Selden accusée d’avoir forcé ses enfants à assister à la torture et au meurtre de chats et de douzaines de chiens, avant de les brûler dans son arrière-cour.</p></blockquote>
<p>Il est clair désormais que le problème est ici. En définissant par  « maltraitance animale » les conduites rares et pathologiques se heurtant aux lois anti-cruauté – conduites représentant sans doute moins que le millionième d’1 % de l’usage que nous faisons des animaux -, on ne touche pas à ce qui est considéré comme « normal ». On renforce l’idée qu’utiliser n’est pas maltraiter, et que la maltraitance constitue l’exception à la règle plutôt que la règle de chaque seconde de chaque jour. En outre, cette loi s’appliquera majoritairement aux situations impliquant les animaux que nous fétichisons : les chiens, les chats, etc. Autrement dit à ceux que nous aimons et que nous considérons comme des membres de notre famille, tout en plantant allégrement notre fourchette dans le corps des autres.</p>
<p>Bref, c’est une initiative dépourvue de sens qui servira seulement à renforcer l’idée qu’il est correct d’exploiter les animaux tant que nous ne les « maltraitons » pas.<em>Cette initiative dit même que notre utilisation « normale » des animaux n’est pas de la maltraitance.</em></p>
<p>Il est tout aussi clair que cette sorte de campagne est un rêve welfariste qui devient réalité : c’est une campagne que tout le monde peut soutenir et qui donnera l’impression aux gens d’être vertueux. Seuls les « méchants » maltraitent les animaux, et ils figurent dans le registre criminel ; quant à nous autres, nous sommes des gens doués de « compassion ».</p>
<p>Je peux vous assurer que cette campagne constitue un filon du welfarisme animal qu’on ne pourra pas arrêter. En fait, si vous voulez grimper à bord, vous feriez mieux de vous dépêcher, car il est déjà en train de quitter la gare :</p>
<blockquote><p>Les militants du bien-être animal espèrent que la loi, votée mardi à l’unanimité dans la banlieue du Comté de la ville de New York qui compte 1,5 million d’habitants, inspirera les gouvernements du pays tout entier, de la même façon que les registres de la Loi Megan pour les agresseurs d’enfants se sont multipliés au cours de la dernière décennie.</p>
<p>…</p>
<p>Plus d’une douzaine d’Etats ont introduit une législation visant à établir des registres similaires, mais le Comté de Suffolk est la première entité gouvernementale à voter une telle loi, a déclaré Stephan Otto, directeur des affaires législatives du Fonds de Défense Légale des Animaux.</p></blockquote>
<p>PETA a déjà fait part de son <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3906/enthusiastic-support.pdf" target="_blank">soutien enthousiaste</a> aux registres. PETA estime-t-elle que la conceptrice d’abattoirs et consultante en industrie de la viande Temple Grandin devrait y figurer ? Rentre-t-elle dans la catégorie des « agresseurs d’animaux » ? Non ; PETA a décerné un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3906/award-to.pdf" target="_blank">prix à Grandin</a>.</p>
<p>Et Whole Foods, qui vend de la viande « heureuse » et d’autres produits d’origine animale soutirés aux animaux torturés ? Non, car PETA (avec la plupart des grosses sociétés commerciales du bien-être animal) <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3906/supports-the.pdf" target="_blank">soutient les produits d’origine animale « heureux » vendus par Whole Foods</a>.</p>
<p>Et les organisations animalistes aux vastes budgets qui préfèrent tuer les animaux plutôt que de mettre sur pied un programme d’adoption ? Sont-ils des « agresseurs » ? Non, PETA <a href="/2010/03/10/huit-animaux/" target="_blank">tue 90 %</a> des animaux qu’elle recueille dans ses installations, donc cela ne saurait constituer de la maltraitance, n’est-ce pas ?</p>
<p>Et les gens qui consomment des produits d’origine animale ? PETA les considère-t-elle comme des « agresseurs d’animaux » ? Ce serait légèrement embarrassant étant donné que la moitié des membres de PETA, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3906/according-to.pdf" target="_blank">selon le vice-président de l’organisation Dan Mathews</a>, ne sont même pas végétariens.</p>
<p>Cela vient renforcer mon avis selon lequel l’idée des registres d’agresseurs n’est qu’une tentative de définir la « maltraitance » par l’exception pathologique consistant à torturer des chatons et des chiens dans son arrière-cour. Ce genre d’épisode est extrêmement rare. C’est l’exploitation journalière faite par des gens ordinaires, y compris celle perpétrée, facilitée et approuvée par le business du bien-être animal, qui constitue la vraie maltraitance.</p>
<p>Mais soyez relax ! Il doit y avoir plein de dollars à se faire là-dedans. Il existe 50 Etats plus Washington D.C., divers territoires et des centaines de milliers de comtés, de villes, de villages, etc. C’est une campagne qui peut s’étendre sur des décennies et dont la durée de vie en termes de collectes de fonds est presque illimitée. J’imagine déjà les Marches en faveur des Registres menées par des célébrités diverses et variées, permettant à chaque femme, homme ou enfant d’acheter son passeport pour se démarquer de la classe des « agresseurs d’animaux » en faisant un don pour s’assurer que les vrais « agresseurs d’animaux » figurent bien dans les registres criminels pendant que nous continuerons d’avoir bonne opinion de nous-mêmes. Je suis sûr que l’on prévoit déjà d’organiser des événements médiatiques avec des femmes nues portant seulement des morceaux de papier avec les noms des délinquants figurant dans les registres. Oh, tous les sacrifices que certains feront « pour les animaux »…</p>
<p>Et que dire de la femme de Long Island qui a torturé les chiens et les chatons ? N’est-ce pas une bonne idée que d’avoir un registre pour identifier les gens comme elle ?</p>
<p>Eh bien, ce n’en est pas une si vous croyez traiter des cas similaires de la même façon.</p>
<p>Vous voyez, cette personne a torturé des chiens et des chatons parce qu’elle en retirait plaisir et satisfaction. Etait-ce mal ? Certainement. Mais en quoi ce qu’elle a commis diffère-t-il réellement de ce que le reste d’entre nous faisons ? La plupart d’entre nous mangeons des produits d’origine animale, et les animaux dont ces produits sont issus ont été torturés exactement autant que les chiens et les chatons de l’affaire de Long Island. Mais cette femme est une criminelle, tandis que nous autres, qui soutenons le registre et d’autres trucs du même acabit, sommes des gens doués de « compassion ». Cherchez l’erreur.</p>
<p>Il y a quelques années (2007), j’avais fait la remarque que <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/philadelphia-daily-news-20090814.pdf" target="_blank">Michael Vick</a>, qui a purgé sa peine pour avoir organisé des combats de chiens, ne différait pas vraiment du reste d’entre nous. Il aimait s’asseoir autour d’une fosse et regarder des chiens se battre entre eux ; nous autres aimons nous asseoir autour d’une fosse à barbecue pendant que rôtissent les corps d’animaux qui ont été torturés exactement autant (sinon plus) que les chiens de Vick. La seule différence entre lui et nous est que nous payons quelqu’un pour faire le sale boulot à notre place. Mais nous prenons plaisir à consommer les produits de l’exploitation exactement comme Vick prenait plaisir à ce qu’il faisait.</p>
<p>Tout cela, c’est de la schizophrénie morale.</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour votre santé et pour la planète. C’est surtout, sur le plan de l’éthique, la bonne et la juste chose à faire. C’est ce que nous devons aux autres animaux. Si vous êtes vegan, alors sensibilisez les autres au véganisme.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Approche Abolitionniste en Français : le nouveau site-miroir</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/10/12/approche-abolitionniste-en-francais-le-nouveau-site-miroir/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 13:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Marc Vincent, Méryl Pinque et Valéry Giroux ont créé un site-miroir en français. Je suis ravi que les militants français disposent désormais d’un site qui soit l’exacte réplique de notre site originel. Bien qu’il existe des sites publiant régulièrement des traductions autorisées de mes articles de blog en espagnol, en portugais et enallemand, et bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Marc Vincent, Méryl Pinque et Valéry Giroux ont créé un <a href="http://fr.abolitionistapproach.com" target="_blank">site-miroir en français</a>. Je suis ravi que les militants français disposent désormais d’un site qui soit l’exacte réplique de notre site originel.</p>
<p>Bien qu’il existe des sites publiant régulièrement des traductions autorisées de mes articles de blog en <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.anima.org.ar/liberacion/enfoques/francione.html" target="_blank">espagnol</a>, en <a title="This external link will open in a new window" href="http://francionetraduzido.blogspot.com/" target="_blank">portugais</a> et en<a title="This external link will open in a new window" href="http://abolitionismusabschaffungdertiers.blogspot.com/" target="_blank">allemand</a>, et bien que le site en anglais vous propose des <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.abolitionistapproach.com/video/" target="_blank">vidéos</a>, <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.abolitionistapproach.com/text/#araa-pamphlet" target="_blank">le Pamphlet Approche Abolitionniste</a> ainsi que d’autres documents en plusieurs langues, il s’agit de notre premier site-miroir.</p>
<p>Merci à Marc, Méryl et Valéry.</p>
<p>J’aimerais ajouter que quelle que soit la langue que vous parlez, la réalité est la même :</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes vegan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Viva! contre la RSPCA&#8230; et n&#8217;oubliez pas le bouton « Donnez » !</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Oct 2010 08:56:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans le sillage de la controverse britannique sur la vente de viande halal qui suppose l&#8217;exsanguination sans étourdissement et les remarques de l&#8217;organisation néowelfariste Viva! selon quoi « Les consommateurs peuvent y mettre du leur en boycottant les endroits vendant de la viande d&#8217;animaux qui n&#8217;ont pas été étourdis », j&#8217;ai écrit deux articles. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans le sillage de la controverse britannique sur la vente de viande halal qui suppose l&#8217;exsanguination sans étourdissement et les remarques de l&#8217;organisation néowelfariste Viva! selon quoi « Les consommateurs peuvent y mettre du leur en boycottant les endroits vendant de la viande d&#8217;animaux qui n&#8217;ont pas été étourdis », j&#8217;ai écrit deux articles.</p>
<p>Dans le <a title="Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="http://www.abolitionistapproach.com/a-lost-opportunity/" target="_blank">premier article</a>, je faisais remarquer que, en plus de suivre le mouvement islamophobe conduit par les médias réactionnaires, Viva! faisait la promotion d&#8217;une version soi-disant “plus heureuse” du massacre animal, quand elle aurait dû dire que la seule réponse cohérente au souci moral de l&#8217;exploitation animale est d&#8217;arrêter complètement de manger, de porter ou d&#8217;utiliser les produits d&#8217;origine animale en devenant vegan.</p>
<p><em>Viva! a répondu, et j&#8217;ai alors écrit un </em><a title="Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="http://www.abolitionistapproach.com/vivas-reply-and-my-response/" target="_blank">second article</a><em> où je faisais remarquer que Viva! établit une distinction entre la chair et les autres aliments d&#8217;origine animale, plébiscite le végétarisme comme choix éthique cohérent, définit l</em><em>e véganisme comme difficile et « rebutant », vend des livre de cuisine végétarienne avec des recettes non véganes et fait de la publicité pour des auberges et restaurants servant des produits laitiers. </em><em>Bref, Viva! promeut l&#8217;exploitation animale dans sa version sans viande.</em></p>
<p>Viva! a <a title="Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="http://www.viva.org.uk/campaigns/chickens/happy-eggs.htm" target="_blank">mis en accusation</a> la RSPCA qui sponsorise le <a title="Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/03/21/une-appellation-trompeuse/" target="_blank">label Freedom Food</a>, affirmant que la RSPCA ne contrôle pas correctement les choses et que les œufs « heureux » ne le sont pas vraiment. Mais Viva! ne nous dit rien de neuf. Il était clair dès le départ que le projet Freedom Food n&#8217;est <em>rien</em> de plus qu&#8217;un procédé marketing destiné à enrichir la RSPCA et les producteurs de viande/produits d&#8217;origine animale « heureux », et que les animaux Freedom Food sont torturés autant que ceux dont la souffrance et la mort ne sont pas bénies par la RSPCA. Pourtant, des groupes welfaristes nord-américains, britanniques ou autres déploient des efforts frénétiques pour créer de nouveaux <a title="Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="http://www.abolitionistapproach.com/partners-in-exploitation/" target="_blank">partenariats avec les exploiteurs établis</a> qui entraîneront encore plus de labels « exploitation heureuse ».</p>
<p>Mais revenons au conflit opposant Viva! et la RSPCA. Nous avons donc une organisation qui soutient l&#8217;exploitation animale qui accuse une autre organisation de soutenir l&#8217;exploitation animale. Je m&#8217;attends presque à ce que Viva! fasse étalage de certaines de ses célébrités non véganes pour nous dire que les non-vegans de la RSPCA sont moins « compatissants » que les non-vegans de Viva!. Peut-être même que PETA pourra patronner un combat de catch « compassionnel » dans la boue entre les non-vegans de Viva! en petite tenue et la RSPCA. N&#8217;importe quoi pour les animaux.</p>
<p>Mais après la pluie, le beau temps. Bien entendu, les produits d&#8217;origine animale ne sont pas vraiment « heureux » (sauf apparemment s&#8217;ils sont servis dans un restaurant non vegan plébiscité par Viva!). Mais <em>vous </em>pouvez aider. A droite de la mise en accusation de la RSPCA par Viva! se trouve la solution : « Aidez-nous à sauver les animaux. Faites un don à Viva! », et vous avez un espace pour inscrire la somme choisie ainsi que le bouton « Donnez ».</p>
<p>Tel est le refrain de base de toutes les grandes structures : la situation est mauvaise pour les animaux, mais vous pouvez l&#8217;améliorer. Envoyez-nous de l&#8217;argent et nous résoudrons le problème. Nous « sauverons les animaux ».</p>
<p>Bien sûr, c&#8217;est un fantasme. La seule chose que vous sauverez en cliquant sur le bouton « Donnez », ce sont les jobs des gens qui travaillent pour Viva!. Il existe un moyen de résoudre le problème de l&#8217;exploitation animale ; il existe un moyen de « sauver les animaux » : celui de faire évoluer leur statut de celui de produits et de ressources humaines à celui de membres de la communauté morale et de personnes nonhumaines. Mais cela n&#8217;arrivera jamais – ne pourra jamais arriver – tant que les animaux se retrouveront dans nos assiettes, sur notre dos ou à nos pieds. Leur statut ne changera pas en l&#8217;absence d&#8217;un mouvement puissant pour le véganisme éthique.</p>
<p>Par conséquent, vous pouvez aider, mais pas en envoyant de l&#8217;argent à Pierre ou Paul. Vous n&#8217;avez pas besoin de grandes structures, ni du bouton « Donnez ». Les grandes structures commerciales animalistes sont des obstacles au changement, non des facilitateurs.</p>
<p>Vous avez seulement besoin de <em>votre</em> décision pour faire ce qu&#8217;il convient et devenir vegan.</p>
<p>Ne vous méprenez pas : si vous n&#8217;êtes pas vegan, vous participez directement à l&#8217;exploitation animale. Il n&#8217;y a pas de différence moralement pertinente entre la chair et les autres produits d&#8217;origine animale. Il y a autant de souffrance dans un verre de lait ou un morceau de fromage servi dans un restaurant de type exploitation « heureuse » plébiscité par Viva! que dans la viande vendue sous le label exploitation « heureuse ». Tous les animaux, qu&#8217;ils soient utilisés pour la viande, le lait ou n&#8217;importe quoi d&#8217;autre, que les produits soient vantés ou non comme « heureux », finissent leurs existences dans le bruit et les conditions sordides des mêmes immondes abattoirs.</p>
<p>Si vous n&#8217;êtes pas vegan, devenez-le. En dépit des proclamations négatives de Viva! et de plusieurs autres grosses structures commerciales animalistes selon quoi le véganisme serait difficile ou rebutant, c&#8217;est <em>très</em> facile. Et quelque difficile que vous le trouviez vous-même, songez combien le fait que vous ne soyez pas vegan est dur pour les animaux.</p>
<p>Le véganisme est meilleur pour votre santé et pour la planète. Par-dessus tout, c&#8217;est moralement la bonne et la juste chose à faire. Le véganisme éthique est un moyen puissant de dire « non » à l&#8217;exploitation animale.</p>
<p>Si vous êtes vegan, alors sensibilisez les autres au véganisme. Votre propre véganisme et vos efforts engagés dans une éducation végane créative et non-violente sont ce qu&#8217;il y a de plus efficace pour aider les animaux.</p>
<p><a title="Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre" href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Une défense efficace des droits des animaux en trois étapes simples</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 17:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Vous voulez être un défenseur des droits des animaux efficace ? C&#8217;est facile. Voici le mode d&#8217;emploi en trois étapes simples : Premièrement, devenez vegan. Si vous considérez les animaux comme des membres de la communauté morale – si vous refusez la notion selon laquelle les animaux sont des choses -, alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Vous voulez être un défenseur des droits des animaux efficace ? C&#8217;est facile. Voici le mode d&#8217;emploi en trois étapes simples :</p>
<p><strong>Premièrement, devenez vegan.</strong></p>
<p>Si vous considérez les animaux comme des membres de la communauté morale – si vous refusez la notion selon laquelle les animaux sont des choses -, alors vous n&#8217;avez <em>pas </em>d&#8217;autre choix que celui d&#8217;arrêter de manger, de porter et d&#8217;utiliser les animaux ou les produits d&#8217;origine animale.</p>
<p>Vous ne pouvez refuser l&#8217;esclavage animal tant que vous y participez directement en utilisant les nonhumains comme des ressources humaines.</p>
<p>Devenir vegan est tout simplement la chose la plus importante que vous puissiez faire pour aider les animaux et exprimer votre soutien à la justice pour les nonhumains. Devenir vegan, c&#8217;est appliquer le principe de l&#8217;abolition dans votre propre existence. Devenir vegan, c&#8217;est dire « non » à l&#8217;exploitation animale.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas seulement une question de compassion ; <em>c&#8217;est une question de justice fondamentale</em>. La compassion peut nous remuer d’un point de vue émotionnel, mais le véganisme est le minimum que nous devons aux animaux. C&#8217;est une simple question d&#8217;obligation morale.</p>
<p>Devenir vegan est facile ; c&#8217;est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c&#8217;est meilleur pour votre esprit parce que c&#8217;est moralement la juste chose à faire.</p>
<p><strong>Deuxièmement, sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</strong></p>
<p>Efforcez-vous de parler du véganisme à au moins une personne par jour. Vous verrez que c&#8217;est plus facile qu&#8217;on le pense et que les gens sont réceptifs.</p>
<p>Ne tombez pas dans le piège welfariste de la promotion du végétarisme. Il n&#8217;y a aucune différence entre la viande et les autres produits d&#8217;origine animale. Les animaux exploités pour les produits laitiers sont généralement gardés en vie plus longtemps, mais traités aussi mal sinon pire que les animaux exploités pour la viande, et tous finissent dans le même abattoir. Ne plébiscitez pas les œufs « heureux » de poules élevées en plein air, la viande « heureuse » ou les produits laitiers « heureux », car <em>tout cela implique l&#8217;exploitation des animaux</em>. Ne laissez personne vous dire que les gens sont trop stupides ou insensibles pour prendre le véganisme au sérieux. C&#8217;est là une propagande élitiste qui permet aux grandes associations de bien-être animal de vendre des indulgences au public en le rendant moralement à l&#8217;aise vis-à-vis de l&#8217;exploitation animale.</p>
<p>Nous pouvons admettre que les gens atteignent au but « à leur propre rythme », mais nous ne devons jamais concéder que ce « but » soit moindre que le véganisme. Ceux qui ne sont pas prêts à devenir végans passeront par l&#8217;étape intermédiaire qu&#8217;ils veulent, pourvu que le message selon quoi le véganisme doit constituer la ligne de fond morale de tout véritable défenseur des droits des animaux soit clair comme le cristal.</p>
<p><strong>Troisièmement, adoptez un animal sans abri.</strong></p>
<p>Il y des millions d&#8217;animaux qui ont besoin d&#8217;un foyer. Nous avons l&#8217;obligation morale de nous occuper d&#8217;eux. Alors offrez un foyer à tout animal que vous êtes en mesure d&#8217;accueillir : un chien, un chat, un poisson, une gerbille, une tortue, une vache, une chèvre, une poule – <em>n&#8217;importe qui</em>.</p>
<p>L&#8217;adoption est le meilleur moyen d&#8217;ajouter de l&#8217;amour à votre vie en même temps que vous agissez justement envers les animaux.</p>
<p>Et voilà. Une défense des droits des animaux en trois étapes simples. Pas de grosses structures, pas de femmes nues en cage, pas de marchandisation de l&#8217;éthique ni de vente de passe-droits moraux générés ou sollicités.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>IndyMediaLive – Mardi 5 octobre</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/30/indymedialive-%e2%80%93-mardi-5-octobre/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Sep 2010 11:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Mardi 5 octobre, je serai l’invité d’IndyMediaLive. L’émission sera diffusée sur WRIR 97.3 FM à Richmond en Virginie, de 12 heures 30 à 13 heures. Je débattrai de l’approche abolitionniste, du véganisme et de la non-violence. J’espère que vous aurez la possibilité d’écouter l’émission, qui sera diffusée en continu et archivée sur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Mardi 5 octobre, je serai l’invité d’<a title="This external link will open in a new window" href="http://indymedialive.blogspot.com/" target="_blank">IndyMediaLive</a>. L’émission sera diffusée sur WRIR 97.3 FM à Richmond en Virginie, de 12 heures 30 à 13 heures.</p>
<p>Je débattrai de l’approche abolitionniste, du véganisme et de la non-violence. J’espère que vous aurez la possibilité d’écouter l’émission, qui sera diffusée en <a title="This external link will open in a new window" href="http://wrir.org/index.php?/schedule/" target="_blank">continu</a> et archivée sur le site.</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, sur le plan moral, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous l’êtes déjà, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a title="This external link will open in a new window" href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>La théorie végane/abolitionniste au Canada</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/29/la-theorie-veganeabolitionniste-au-canada/</link>
		<comments>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/29/la-theorie-veganeabolitionniste-au-canada/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2010 09:31:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Ce week-end, je vais faire deux exposés dans la région de Toronto. Le vendredi 1er octobre, à 15 heures 30, je débattrai, en tant qu’invité de la Suite d’Orateurs du Département de Philosophie de l’Université de Guelph, du point de vue welfariste selon lequel les animaux nonhumains auraient une valeur morale inférieure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Ce week-end, je vais faire deux exposés dans la région de Toronto.</p>
<p>Le vendredi 1<sup>er</sup> octobre, à 15 heures 30, je débattrai, en tant qu’invité de la <a href="http://www.uoguelph.ca/events/2010/10/animal_welfare_talk.html">Suite d’Orateurs du Département de Philosophie de l’Université de Guelph</a>, du point de vue welfariste selon lequel les animaux nonhumains auraient une valeur morale inférieure à celle des humains. Selon les welfaristes se référant à Bentham puis poursuivant avec Singer et la plupart des grandes organisations de bien-être animal, les animaux (possible exception faite de certains animaux comparables aux humains tels que les grands singes) ont un intérêt à ne pas souffrir, mais non à continuer de vivre. La raison avancée pour justifier un tel point de vue est que les animaux n’ont pas conscience d’eux-mêmes de la même façon que les humains normaux. Les welfaristes soutiennent que la question morale fondamentale est le <em>traitement</em> des animaux, et non leur <em>utilisation</em>. C’est cette opinion qui fait loi au sein du mouvement « flexitarien »/« viande heureuse ».</p>
<p>Je montrerai que les idées welfaristes sur la cognition animale et la conscience de soi sont elles-mêmes spécistes et demanderai que soit évoquée la question de la valeur morale égale de tous les êtres sentients et si le statut de propriété des nonhumains peut être justifié.</p>
<p>Les rencontres du Département de Philosophie sont gratuites et ouvertes au public.</p>
<p>Le samedi 2 octobre, je ferai une communication sur les droits des animaux, le problème de l’animal considéré comme propriété et la non-violence au <a href="http://www.uoguelph.ca/events/2010/10/animal_welfare_forum_4.html">11<sup>e</sup> Forum Annuel de Bien-Etre Animal de l’Ecole de Médecine Vétérinaire de l’Université de Guelph</a>.</p>
<p>De nombreux défenseurs des animaux passent leur temps à parler uniquement avec d’autres défenseurs du même avis. Cela ne fait pas avancer les choses. Nous avons besoin de débattre avec les gens en général, y compris ceux qui, comme les vétérinaires, embrassent une approche welfariste et rejettent la perspective abolitionniste/des droits. Samedi, je m’adresserai à des welfaristes engagés, et j’espère au moins les stimuler à réfléchir aux limites pratiques des réformes de bien-être et aux problèmes moraux posés par l’utilisation des animaux (fût-elle « humaine ») d’un point de vue général.</p>
<p>L’accès aux rencontres de l’Ecole Vétérinaire est gratuit, mais l’enregistrement est recommandé eu égard au nombre de places limité.</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous l’êtes déjà, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a title="Join THE WORLD IS VEGAN! If you want it campaign" href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>La position de Singer vis-à-vis des poissons est louche</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/28/la-position-de-singer-vis-a-vis-des-poissons-est-louche/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 11:36:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans un récent article, Peter Singer soutient que : Nous devons apprendre à capturer et tuer humainement les poissons sauvages – ou, si ce n’est pas possible, à trouver des alternatives moins cruelles et plus durables pour les manger. Une alternative ? Quid des légumes, fruits, noix, légumineuses et céréales ? Comme je l’ai rappelé ici et là, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans un <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3722/recent-article.pdf" target="_blank">récent article</a>, Peter Singer soutient que :</p>
<p>Nous devons apprendre à capturer et tuer humainement les poissons sauvages – ou, si ce n’est pas possible, à trouver des alternatives moins cruelles et plus durables pour les manger.</p>
<p>Une alternative ? <em>Quid des légumes, fruits, noix, légumineuses et céréales ?</em></p>
<p>Comme je l’ai rappelé <a title="This external link will open in a new window" href="/2009/03/16/singer-et-la-position-neo-welfariste-sur-la-moins-grande-valeur-de-la-vie-des-nonhumains/" target="_blank">ici</a> et là, Singer pose que l’utilisation des poissons (ou des autres animaux) pour la nourriture – pour autant qu’ils soient traités « avec humanité » &#8211; n’est pas moralement inacceptable en soi car, selon Singer, les poissons n’ont pas le sens du futur et, par conséquent, n’ont pas d’intérêt à continuer de vivre, mais seulement l’intérêt de ne pas souffrir.</p>
<p>La position de Singer selon laquelle seuls les êtres doués d’une conscience de soi semblable à celle des humains ont un intérêt à vivre (en tant que distinct du fait de ne pas souffrir) est spéciste. Un poisson tient à sa vie exactement comme je tiens à la mienne et vous à la vôtre. Le poisson peut penser aussi différemment son existence que moi la mienne. Et alors ? Il préfère ou veut ou désire rester en vie. Tout comme moi. Tout comme vous. Tout comme n’importe quel être sentient.</p>
<p>En outre, Singer choisit une fois de plus d’ignorer que parce que les animaux sont des propriétés, les standards de leur bien-être ne dépasseront pas, sauf exceptions rarissimes, le niveau requis pour s’assurer qu’ils sont exploités efficacement. On améliore rarement les standards de bien-être, sauf s’il y a un bénéfice économique à la clé. La réalité économique les maintient à un très bas niveau. <a title="This external link will open in a new window" href="/2007/05/02/les-quatre-problemes-du-mouvement-en-faveur-du-bien-etre-animal-en-resume/" target="_blank">Le welfarisme ne fonctionne tout simplement pas dans les faits.</a></p>
<p>Dans l’article, Singer déclare également que :</p>
<p>Les règlementations en matière d’abattage exigent généralement que les animaux soient rendus instantanément inconscients avant d’être tués, ou que la mort survienne presque immédiatement, ou, dans le cas des abattages rituels, qu’elle soit aussi proche de l’instantanéité que l’autorise la doctrine religieuse.</p>
<p>Pas pour les poissons. Il n’y a aucune exigence d’abattage humain pour les poissons sauvages capturés et tués en mer, ni, dans la plupart des cas, pour les poissons d’élevage.</p>
<p>Cela me choque au-delà de toute mesure que Singer suggère que les règlementations exigeant soi-disant un abattage « humain » soient autre chose que des tentatives de rendre les humains plus à l’aise par rapport aux horreurs qui se déroulent dans les abattoirs. Si Singer s’est jamais rendu dans un abattoir – que ce soit un abattoir conventionnel ou l’un de ceux conçus par <a title="This external link will open in a new window" href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3722/peta-award.pdf" target="_blank">Temple Grandin, la gagnante du prix PETA</a> – et qu’il pense que les mots « humain » et « abattage » vont ensemble, c’est qu’il n’a pas prêté attention à ce qui se passait sur le tapis d’abattage. Nous avons vu maintes et maintes fois que l’étourdissement et l’exsanguination ne sont souvent même pas exécutés convenablement, et que quand bien même ils le seraient, appeler une telle torture « humaine » à n’importe quel niveau est profondément inquiétant.</p>
<p>Enfin, parce que <a title="This external link will open in a new window" href="/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/" target="_blank">Singer et d’autres welfaristes voient dans le véganisme seulement un moyen de réduire la souffrance et non une exigence de justice qui nous interdit d’utiliser les animaux comme des ressources, fût-ce « humainement »,</a> ils ne peuvent proposer le véganisme comme autre chose qu’un principe « flexitarien » et soutiennent <a title="This external link will open in a new window" href="/2009/04/29/peter-singer-viande-heureuse-et-vegans-fanatiques/" target="_blank">l’exploitation « heureuse »</a>, qu’ils louent comme « compatissante ». Singer soutient que le véganisme cohérent est <a title="This external link will open in a new window" href="/2007/05/23/oh-mon-dieu-ces-vegans/" target="_blank">« fanatique »</a> et que nous pouvons moralement nous offrir le <a title="This external link will open in a new window" href="/2007/03/14/le-luxe-de-la-mort/" target="_blank">« luxe »</a> de manger des produits animaux « humains ».</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, sur le plan moral, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous l’êtes déjà, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a title="This external link will open in a new window" href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est Vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Assis, tais-toi, souris, signe un chèque et admire le spectacle</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/27/assis-tais-toi-souris-signe-un-cheque-et-admire-le-spectacle/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 14:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Chris Hedges a écrit un essai formidable, &#171;&#160;Retribution for a World Lost in Screens&#171;&#160;. Bien que la question des animaux n’y soit pas abordée, son essai nous aide à comprendre le « mouvement » animaliste actuel et la raison de son échec. Hedges défend l’idée que dans notre culture moderne centrée sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Chris Hedges a écrit un essai formidable, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.truthdig.com/report/item/retribution_for_a_world_lost_in_screens_20100927/">Retribution for a World Lost in Screens</a>&laquo;&nbsp;. Bien que la question des animaux n’y soit pas abordée, son essai nous aide à comprendre le « mouvement » animaliste actuel et la raison de son échec. Hedges défend l’idée que dans notre culture moderne centrée sur les ordinateurs, on ne cherche plus à comprendre les choses ni à entrer en empathie avec les autres ; on recherche seulement l’auto-gratification, l’illusion du pouvoir et le divertissement. Quiconque n’affiche pas un sourire perpétuel devant les problèmes du monde, quiconque fait montre d’un léger embarras à leur sujet est rejeté en tant que personne « négative » et « pessimiste ».</p>
<p>Nous sommes responsables du traitement cruel et du meurtre impitoyable de milliards d’êtres sentients &#8211; une réalité sans égale dans l’histoire humaine. Cela se passe sous nos yeux. Au lieu de s’ériger en une force unifiée et non-violente pour dire « non » à ces souffrances et ces morts inimaginables, on convertit ce véritable trou noir moral en spectacle. On organise des galas tenus par des non-vegans au cours desquels passent des vidéos où l’on voit des Narcisse pathétiques se décerner des médailles, des femmes nues en cage « pour les animaux » et les leaders du bien-être animal collaborer avec les exploiteurs institutionnels et nous assurer que les « pires » aspects de l’exploitation des animaux peuvent être discutés via des réformes dépourvues de sens, et que tout ce que nous avons à faire pendant ce temps-là, c’est d’être relax et contents parce que décidément tout ira bien– aussi longtemps que nous donnerons de l’argent, bien entendu.</p>
<p>L’on assiste à un spectacle perpétuel, des « conférences » (qui ne sont rien d’autre, pour les grandes corporations de bien-être animal, que des shows commerciaux) aux « marches pour les animaux », de sorte que ceux qui se sentent concernés peuvent se retrouver et se sentir bien en exprimant leur « compassion » et leur soutien à un traitement « humain » des animaux, en protestant contre les « abus » &#8211; autant de notions vides de sens avec lesquelles nul n’est de toute façon en désaccord dans l’abstrait. On se voit offrir des concours pour dessiner des tee-shirts avec des slogans contre l’élevage industriel ainsi que des films sur des concepteurs d’abattoirs « visionnaires » recevant des récompenses de la part des associations « animalistes ».</p>
<p>On nous rabâche que dire « non » en défendant clairement le véganisme comme ligne de fond morale n’est ni nécessaire, ni souhaitable. Ce ne serait pas nécessaire parce que les réformes de bien-être ainsi qu’une exploitation « heureuse » des animaux viseraient le problème de façon plus « pratique ». Ce se serait pas souhaitable non plus parce qu’on ne veut surtout pas que le public soit mécontent et qu’une solution qui requiert de vrais changements puisse interférer avec la quête acharnée du divertissement et des solutions faciles. On dit aux gens qu’ils agiront très bien en devenant simplement des « omnivores consciencieux » ou des « carnivores pleins de compassion », en consommant de la viande et des produits d’origine animale flanqués d’un label « fait avec humanité » sponsorisé par l’une ou l’autre de ces grosses organisations animalistes.</p>
<p>La critique de cette machine à spectacle bouffie, inefficace qu’on appelle « le mouvement », terme impropre parce qu’il ne va nulle part si ce n’est en arrière, n’est pas tolérée. Elle interfère avec le désir de croire ce que disent les welfaristes commerciaux : à savoir que l’on peut guérir le cancer en signant des chèques, en la fermant, en s’asseyant et en admirant le spectacle. Comme quelqu’un parlant dans un cinéma quand on essaie de regarder et de prendre plaisir à un film stupide. Cela interfère avec le divertissement. Dans la société qui est la nôtre – et dans le cadre du « mouvement animaliste » -, c’est le plus grave péché qui soit.</p>
<p>Si la planète survit et que l’histoire nous juge, ce ne sera pas pour ne pas avoir contribué davantage aux corporations de bien-être animal afin qu’elles aient été en mesure de mener de plus grosses campagnes en faveur des œufs de poules élevées en plein air ou de la suppression des box à veaux : ce sera à propos de notre destruction cruelle et sans pitié des plus vulnérables d’entre nous – humains et nonhumains -, et parce que nous nous serons simplement contentés d’admirer le spectacle.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et pour la planète. Par-dessus tout, c’est, sur le plan moral, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous l’êtes déjà, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p>Le véganisme éthique est un moyen puissant de dire « non ».</p>
<p><a href="http://www.abolitionistapproach.com/links/#the-world-is-vegan">Le Monde est Végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Welfarisme, action directe militante, mantras et foi aveugle</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/26/welfarisme-action-directe-militante-mantras-et-foi-aveugle/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Sep 2010 19:11:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Plusieurs d&#8217;entre vous expriment leur frustration quant au fait que lorsqu&#8217;on cherche à engager la discussion avec d&#8217;autres défenseurs des animaux sur l&#8217;abolition versus la réglementation, ou sur l&#8217;éducation végane non-violente versus l&#8217;action directe militante, les partisans des réformes de bien-être ou de la violence n&#8217;ont rien à dire de solide. L&#8217;explication [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Plusieurs d&#8217;entre vous expriment leur frustration quant au fait que lorsqu&#8217;on cherche à engager la discussion avec d&#8217;autres défenseurs des animaux sur l&#8217;abolition versus la réglementation, ou sur l&#8217;éducation végane non-violente versus l&#8217;action directe militante, les partisans des réformes de bien-être ou de la violence n&#8217;ont rien à dire de solide.</p>
<p>L&#8217;explication en est que la croyance en la violence ou dans les réformes de bien-être n&#8217;est pas basée sur la raison ; elle est basée sur la foi. Concernant les welfaristes, vous pouvez mettre soigneusement sur pied un argument raisonné afin de démontrer que le réformisme ne fonctionne pas et ne peut fonctionner en raison des facteurs économiques. Vous pouvez montrer comment les réformes de bien-être ont historiquement échoué. Vous pouvez montrer en quoi les campagnes welfaristes contemporaines sont profondément imparfaites. Vous pouvez produire une analyse raisonnée.</p>
<p>Les welfaristes n&#8217;ont strictement rien à opposer à cela, si ce n&#8217;est répéter le mantra : « Mais nous devons faire quelque chose maintenant pour aider les animaux ». Vous pouvez répondre que les réformes de bien-être, dans les faits, n&#8217;aident en rien les animaux « maintenant », et démontrer empiriquement qu&#8217;il en est bien ainsi. Vous pouvez montrer en quoi les réformes de bien-être ont rendu, et continuent de rendre, le public plus à l&#8217;aise par rapport à l&#8217;exploitation animale. Leur réponse consiste alors seulement en un autre mantra : « Vous semez la zizanie ». Ce qui, une fois traduit, signifie : « Nous n&#8217;avons rien à répondre, alors taisez-vous et soutenez les réformes de bien-être, car vous vous ingérez par vos questions dans notre politique de collectes de fonds. »</p>
<p>Vous pouvez donner des arguments en faveur du véganisme comme ligne de fond morale et contre les campagnes ciblées. Les welfaristes ne répondent pas par des analyses raisonnées ; ils réaffirment seulement la distinction arbitraire entre la viande et les autres produits d&#8217;origine animale ; ils répètent simplement que la fourrure est différente de la laine ou du cuir. Ils récitent des mantras. Ils disent : « Mais beaucoup d&#8217;entre nous étaient végétariens avant de devenir vegans. » Et alors ? La plupart des défenseurs des animaux appartenaient à des organisations welfaristes qui présentent continuellement le véganisme comme difficile ou rebutant, et qui dépeignent le végétarisme comme une posture morale cohérente. Est-ce une surprise que beaucoup de vegans aient d&#8217;abord été végétariens ? Et ceci a-t-il la moindre pertinence quant au fait que le véganisme, en tant que principe de base, doit constituer la ligne de fond morale du mouvement ? Non, évidemment non.</p>
<p>Un autre mantra très populaire est : « Gardez vos critiques pour les exploiteurs. » Mais l&#8217;idéologie welfariste, y compris la promotion de la viande « heureuse » et des produits d&#8217;origine animale « humains », <em>est</em> de l&#8217;exploitation.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas différent de la manière dont procèdent les religions organisées. La raison n&#8217;a aucune place là où la foi constitue la monnaie d&#8217;échange et où l&#8217;analyse critique est vue comme une hérésie. C&#8217;est une bonne chose que vouer des gens au bûcher ne soit plus permis, sinon les grands prêtres du welfarisme animal se lanceraient dans une Inquisition moderne.</p>
<p>Ceux qui promeuvent la violence ont une conduite cultuelle similaire. Ils scandent sans cesse le mantra : « Nous devons utiliser la violence contre les exploiteurs. » Les questions philosophiques et morales soulevées par la violence mises à part, vous pouvez leur expliquer que, dans les faits, les véritables exploiteurs sont en premier lieu ceux qui créent la demande en produits d&#8217;origine animale. Les exploiteurs établis sont bien sûr également coupables, mais ils ne font que répondre à la demande du public en produits animaux. C&#8217;est comme un contrat de meurtre ; les exploiteurs établis tuent, mais ceux qui consomment les produits d&#8217;origine animale et génèrent la demande embauchent en fait les tueurs institutionnels pour effectuer les meurtres. En droit criminel, la personne qui embauche le tueur et le tueur sont tous deux coupables de meurtre, et quiconque pense clairement comprend pourquoi tous deux sont également coupables devant la loi.</p>
<p>Vous pouvez faire remarquer aux partisans de la violence que si dix abattoirs ferment aujourd&#8217;hui suite à l&#8217;action directe, dix de plus surgiront demain, ou que dix abattoirs existants augmenteront leur capacité de production aussi longtemps que la demande restera la même. Vous remarquerez que les supporters de l&#8217;action militante sont des exploiteurs en ce que beaucoup d&#8217;entre eux ne sont même pas vegans. Vous remarquerez que les partisans de la violence, qui sont souvent aussi des partisans des réformes de bien-être, n&#8217;arrivent pas à comprendre que ceux qui promeuvent la viande « heureuse » et l&#8217;exploitation « humaine » promeuvent l&#8217;exploitation.</p>
<p>La réponse ? Ils réassènent seulement leur mantra comme quoi la violence est nécessaire. Aucun raisonnement ; aucune analyse critique. Simplement l&#8217;assertion de slogans vides de sens, généralement proférés à voix haute et mâtinés de tonnes de jargon. Encore une fois, on a affaire à quelque chose s&#8217;apparentant à la foi religieuse.</p>
<p>Ainsi, dans la mesure où vous éprouvez de la frustration dans vos rapports avec les welfaristes ou les partisans de la violence, comprenez que vous n&#8217;avez pas affaire à la raison. Vous avez affaire à la foi. Vous avez affaire à une mentalité cultuelle. Malheureusement, vous ne pouvez avoir de discussion raisonnable avec un grand nombre de ces personnes parce que le raisonnement et la raison ne leur importent pas et n&#8217;influent pas sur leurs pensées.</p>
<p>La vérité, c&#8217;est que les arguments logiques et l&#8217;évidence empirique sont claires : le welfarisme animal ne fonctionne pas, et promouvoir la violence pour débattre du problème de l&#8217;exploitation animale démontre une complète ignorance des mécanismes culturels et de la réalité économique de l&#8217;exploitation.</p>
<p>L&#8217;exploitation animale est invasive et omniprésente. La seule manière de changer les choses est de faire évoluer le statut des animaux de l&#8217;état de choses, de propriétés, vers celui de personnes nonhumaines membres à part entière de la communauté morale. Cela n&#8217;arrivera pas de manière significative tant que les animaux se retrouveront dans nos assiettes, sur nos tables, nos épaules, à nos pieds ou dans les produits que nous utilisons. Nous devons dire « non » à l&#8217;exploitation animale dans nos propres vies et nous avons besoin de sensibiliser les autres via une éducation végane créative et non-violente.</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous l’êtes déjà, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Le sens de « humain »</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Sep 2010 17:39:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : On entend toujours le mot « humain »utilisé conjointement avec l&#8217;état de choses qui adviendra lorsque telle ou telle réforme de bien-être, sujet de telle ou telle campagne lancée par telle ou telle grande corporation de bien-être animal (et pour laquelle votre contribution financière est nécessaire « pour les animaux »), sera adoptée. Ainsi que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>On entend toujours le mot « humain »utilisé conjointement avec l&#8217;état de choses qui adviendra lorsque telle ou telle réforme de bien-être, sujet de telle ou telle campagne lancée par telle ou telle grande corporation de bien-être animal (et pour laquelle votre contribution financière est nécessaire « pour les animaux »), sera adoptée.</p>
<p>Ainsi que le sait toute personne consultant ce blog ou mes autres travaux, je pense que la norme du traitement “humain” des animaux,  légalement considérés comme des biens meubles, sera généralement limitée au niveau de protection requis pour les exploiter de manière économiquement rentable. En d&#8217;autres termes : sauf rares exceptions, on dépense de l&#8217;argent pour protéger les intérêts des animaux uniquement lorsqu&#8217;il y a un bénéfice économique à la clé.</p>
<p>Une revue consacrée à l&#8217;histoire des réformes de bien-être indique que la plupart de celles qui ont été mises en œuvre répondent à ce modèle et qu&#8217;elles font un peu plus qu&#8217;augmenter le rendement de la production. En revanche, elles ne font pas grand chose pour augmenter la protection des intérêts des animaux. Le principal bénéfice des réformes « humaines » est de rendre les humains plus à l&#8217;aise par rapport au fait d&#8217;exploiter les animaux.</p>
<p>Ainsi, soyons clairs : lorsqu&#8217;on propose une réforme qui rendra le traitement des animaux plus « humain », voilà ce qu&#8217;on veut réellement signifier :</p>
<p>1. la réforme peut aboutir à une légère diminution de la torture existante, mais les animaux seront toujours torturés (et dans de nombreux cas, la réforme n&#8217;aura même pas ce résultat) ;</p>
<p>2. la réforme rendra généralement la production animale plus rentable en réduisant les coûts de production ;</p>
<p>3. la réforme ne fera rien pour arracher les animaux à leur statut de propriété, et les y empêtrera en fait davantage ;</p>
<p>4. la réforme rendra les humains plus à l&#8217;aise par rapport à l&#8217;utilisation des animaux.</p>
<p>C&#8217;est une proposition d&#8217;où tout le monde sort gagnant. Les producteurs en bénéficient en augmentant avantageusement leurs profits et sont dès lors en mesure de prétendre qu&#8217;ils « prennent soin » des animaux (regardez Whole Foods). Les groupes animalistes peuvent de leur côté solliciter des dons à la fois pour la campagne et en récompense de la supposée « victoire », et jouer aux héros.</p>
<p>Seuls les animaux sont perdants.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La réponse de VIVA! et la mienne</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/22/la-reponse-de-viva-et-la-mienne/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 09:11:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : J’ai posté un billet sur les remarques de VIVA! telles qu’elles ont été rapportées dans le journal britannique The Sunday Mail concernant la vente au Royaume-Uni de viande d’animaux tués selon la méthode halal. Une « réponse de VIVA! » a paru sur Opposing Views, où mon propre article a été reproduit. Réponse de VIVA! : Gary, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>J’ai posté un <a href="/2010/09/19/une-occasion-manquee/" target="_blank">billet</a> sur les remarques de VIVA! telles qu’elles ont été rapportées dans le journal britannique <em>The Sunday Mail </em><em>concernant la vente au Royaume-Uni de viande d’animaux tués selon la méthode halal.</em></p>
<p>Une « réponse de VIVA! » a paru sur <a href="http://www.opposingviews.com/i/a-lost-opportunity-for-vegan-education" target="_blank">Opposing Views</a>, où mon propre article a été reproduit.</p>
<blockquote><p>Réponse de VIVA! :</p>
<p>Gary, il t’intéressera peut-être d’apprendre que le <em>Daily Mail </em>n’a pas parlé à VIVA!. Ils se sont contentés de prendre une citation sur notre site. Il a été prouvé que l’abattage rituel sans étourdissement préalable est plus cruel, mais nous sommes contre tous les abattages. L’abattage « humain », bien entendu, n’existe pas.</p>
<p>A chaque occasion, nous essayons de mettre en avant le véganisme en tant que choix le plus éthique qui soit pour protéger les animaux. Cependant, tu dois comprendre que les médias ont leur propre ordre du jour. Si nous avions parlé au <em>Daily Mail </em>à l’époque (nous l’avons fait depuis), nous aurions pu parler du véganisme jusqu&#8217;à la fin de temps&#8230; Ils imprimeront toujours ce qu’ils veulent imprimer. Merci de garder cela à l’esprit avant de nous critiquer à l’avenir, nous ou d’autres organisations. Je te remercie.</p>
<p>- Justin Kerswell, 21 septembre 2010, 11h06</p></blockquote>
<p>J’ai confirmé que cette réponse émanait effectivement bien de VIVA!.</p>
<p>Voici la mienne :</p>
<p>Cher Justin,</p>
<p>Merci pour ta réponse. Elle ne répond malheureusement pas à mes inquiétudes, sinon pour les renforcer.</p>
<p><strong>Islamophobie et abattage halal</strong></p>
<p>En admettant que tu dises la vérité (et je le crois) et que le <em>Sunday Mail</em> n’ait pas parlé à VIVA! et pris la citation sur le site de l’organisation, alors le problème est autrement plus grave en ce que les remarques xénophobes attribuées à VIVA! ne peuvent être considérées comme sorties de leur contexte, mais qu’elles représentent plutôt une déclaration de principe réfléchie de la part de l’organisation. Etant donné l’islamophobie rampante qui a cours au Royaume-Uni (et ailleurs), ce pourrait être une bonne idée que d’effacer cette déclaration de votre site. Il n’est pas bien de dire que VIVA! soutient le multiculturalisme alors que l’organisation fait des remarques telles que celles-ci, étant donné particulièrement que nous savons tous les deux que les animaux qui sont étourdis ne le sont généralement pas correctement. Par conséquent, je suis dérouté de ce que vous puissiez croire utile d’établir une distinction entre l’abattage halal et l’abattage conventionnel.</p>
<p>En outre, la déclaration attribuée à VIVA! (que tu ne désavoues pas) : « Les consommateurs peuvent y mettre du leur en boycottant les commerces qui persistent à vendre de la viande d’animaux n’ayant pas été étourdis », diffuse le message explicite que le problème est l’abattage halal (ou casher), et que la solution est de boycotter la viande d’animaux non étourdis. Une bien meilleure déclaration eût été : « Les consommateurs qui se soucient de ces questions doivent se demander s’ils doivent consommer des produits d’origine animale, car tous les produits d’origine animale sont le résultat de la torture et du massacre injustifiable d’animaux nonhumains. » Comme je l’ai dit, VIVA! a raté ici une occasion de sensibiliser le public. Une fois encore, étant donné que les animaux étourdis ne le sont précisément pas souvent, la distinction que vous établissez se contredit dans ses propres termes, et pas seulement par rapport au fait que le problème est l’utilisation des animaux, et non leur traitement ou exploitation particuliers par un groupe particulier de gens.</p>
<p><strong>VIVA! et le véganisme</strong></p>
<p>Ta déclaration selon laquelle « [à] chaque occasion nous essayons de mettre en avant le véganisme en tant que choix le plus éthique qui soit pour protéger les animaux » est simplement inexacte.</p>
<p>Le fait est que, sur ses sites, VIVA! (qui se ramifie dans plusieurs pays) fait activement la promotion d’un végétarisme considéré comme une alternative moralement cohérente au fait d’être omnivore, caractérisant le véganisme comme quelque chose d’optionnel que les gens peuvent embrasser s’ils choisissent d’aller plus loin. Dans la mesure où VIVA! distingue la chair des autres produits d’origine animale, elle entretient le fantasme qu’il existe entre eux une différence moralement cohérente. Or nous savons toi et moi qu’il s’agit là d’un non-sens. Les produits laitiers, comme tous les produits d’origine animale qui sont autre chose que de la viande, comprennent autant, sinon plus de souffrance que la viande, et tous les produits d’origine animale, quelle que soit la manière dont ils ont été obtenus, résultent de la mort d’un animal. Faire la promotion du végétarisme et non du véganisme ne diffère logiquement en rien du fait de promouvoir l’achat de viande de vaches tachetées au lieu de viande de vaches marron. Le raisonnement de VIVA! est précisément le même que celui qui fut utilisé pour soutenir les campagnes en faveur de choses telles que le boycottage de la viande de veau. La réalité, c’est qu’il n’y a aucune différence entre le veau et les autres viandes, comme il n’y a aucune différence entre la viande et les autres produits d’origine animale.</p>
<p>Le site britannique de VIVA! vend des livres de recettes contenant des produits d’origine animale et fait de la publicité pour des restaurants ou des auberges servant ces produits. Comment peux-tu dire qu’ « [à] chaque occasion nous essayons de mettre en avant le véganisme » alors que vous vendez des livres de recettes contenant des produits d’origine animale et que vous plébiscitez les endroits qui en servent ? C’est une question rhétorique. En faisant la promotion de ces livres et de ces commerces, vous dites clairement au public qu’il existe une différence entre la viande et les autres produits d’origine animale.</p>
<p>Non seulement VIVA! promeut l’idée que le végétarisme représente une alternative cohérente au fait d’être omnivore, mais elle entretient aussi le non-sens qu’il serait difficile ou « rebutant » de devenir vegan (c’est le propre mot de VIVA! sur son site Facebook dans un des commentaires de l’organisation), et que le végétarisme constituerait une sorte de passerelle vers le véganisme. Ce genre de position ne mène à rien sinon à renforcer la propagande voulant que le véganisme soit une posture extrême qui ne peut être tenue que par Hercule. C’est précisément cela qui décourage le public et contribue au grand nombre d’ « animalistes » qui ne seront jamais végans. Si nous sommes clairs à propos du fait que le véganisme constitue le principe moral de base, alors nous devons le dire. Ceux qui ne sont pas prêts à devenir végans dans l’immédiat embrasseront l’étape intermédiaire qu’ils veulent, mais au moins le message sera clair.</p>
<p>Si VIVA! fait vraiment la promotion du véganisme, pourquoi déclare-t-elle sur son site : « VIVA! s’oppose à tous les abattages et nous plébiscitons le végétarisme comme le seul moyen vraiment efficace d’empêcher la souffrance animale » ? Nous n’arrêterons pas la souffrance en devenant simplement végétariens. Si le véganisme figure vraiment à votre ordre du jour, et non seulement à titre de changement optionnel (ou « rebutant ») de style de vie, pourquoi faites-vous ce genre de déclarations qui ne sert qu’à embrouiller l’esprit du public ? Telles que les choses sont présentées, n’importe quel lecteur des sites de VIVA! en partirait avec l’impression que le végétarisme est une position morale parfaitement valable ; que la viande est « pire » que le lait ; et que le véganisme n’est qu’une option – difficile et « rebutante » de surcroît -, et non le principe moral de base. Combien de membres de VIVA! fréquentent les restaurants et auberges dont vous faites la publicité sur vos sites ? Combien de membres de VIVA! consomment dans ces endroits du lait et du fromage ? Combien de membres de VIVA! ont acheté des livres de cuisine non végane via votre site et fait à manger avec des produits d’origine animale ?</p>
<p>Ceux qui cherchent réellement à abolir l’exploitation animale doivent cesser de participer à la propagande « Le véganisme est teeeeellement difficile », et en finir avec l’idée que le végétarisme (ou les autres campagnes ciblées) constituerait une « passerelle » vers le véganisme. (Pour plus d’informations sur ce sujet, veuillez s’il vous plaît écouter mon <a href="/2009/08/09/commentaire-1-le-vegetarisme-un-chemin-vers-le-veganisme/" target="_blank">Commentaire</a> et lire mon <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/08/13/quelques-commentaires-sur-le-vegetarisme-en-tant-que-passerelle-vers-le-veganisme/" target="_blank">billet de rappel</a>, mon <a href="/2009/03/20/les-arguments-en-faveur-dun-changement-graduel/" target="_blank">article général sur les arguments « passerelle »</a> et mon autre article <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/the-vegan-2010spring.pdf" target="_blank">« Le végétarisme d’abord »</a>, publié dans <em><a href="http://www.vegansociety.com/about/publications/vegan-magazine/" target="_blank">The Vegan</a></em>.)</p>
<p>Enfin, vos sites pointent l’élevage industriel comme étant <em>le</em> problème, comme si la question était la <em>manière</em> dont ces produits sont obtenus et non le <em>fait</em> qu’ils soient générés tout court. Cela contribue à semer la confusion dans l’esprit du public et à renforcer l’idée que le problème est le traitement des animaux et non leur utilisation.</p>
<p><strong>Mes requêtes à VIVA!</strong></p>
<p>1. En résumé, je reste inquiet, particulièrement dans le climat actuel, du caractère islamophobe de vos remarques sur l’abattage halal, et je vous demande de clarifier ces déclarations sur votre site afin de bien faire comprendre que le problème n’est pas l’abattage halal, mais <em>toute</em> utilisation des animaux quelle qu’elle soit. Je demande à ce que vous logiez toutes les formes d’exploitation à la même enseigne, et que vous n’en dressiez pas une spéciale pour les Musulmans (ou les Juifs).</p>
<p>2. Si le véganisme figure réellement à votre ordre du jour, je demande à ce que vous le proclamiez en toutes lettres et que vous cessiez d’entretenir le fantasme selon quoi la viande serait d’une certaine manière « pire » que les produits laitiers et les autres produits d’origine animale.</p>
<p>3. Je demande à ce que VIVA! cesse de qualifier le véganisme de difficile ou de rebutant. Il ne l’est pas. En fait, le véganisme est très facile, et de nos jours, les gens peuvent trouver des alternatives véganes à tous les produits d’origine animale qu’ils aiment. Et si VIVA! lançait une campagne « Le véganisme, c’est facile » ? Je répète : si vous faites du véganisme le principe moral de base, les gens pourront choisir de ne pas de venir végans, mais au moins ne pourront-ils plus se tourner vers VIVA! et s’en revendiquer sous prétexte que vous aurez apposé votre sceau d’approbation sur leur choix de continuer à consommer des produits d’origine animale « moins pires ».</p>
<p>4. Je demande à ce que VIVA! cesse de vendre des livres de cuisine prônant l’utilisation de produits d’origine animale, et arrête de faire de la publicité pour des restaurants ou des auberges qui en servent.</p>
<p>Merci.</p>
<p>Gary</p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Université Rutgers</p>
<p>*******</p>
<p>Post-scriptum ajouté le 26 septembre 2010 :</p>
<p>Dans une nouvelle réponse postée sur <a href="http://www.opposingviews.com/i/a-lost-opportunity-for-vegan-education" target="_blank">Opposing Views</a>, VIVA! déclare :</p>
<blockquote><p>En chaque exemple, notre définition du végétarisme est végane &#8211; en ce sens que nous recommandons le véganisme comme étant le plus éthique de tous les régimes, tout en reconnaissant que les gens évoluent dans cette direction à leur propre rythme.</p></blockquote>
<p>Cette affirmation, dans les faits, est incorrecte. La documentation ainsi que les sites de VIVA! font constamment et régulièrement la différence entre « végétarien » et « végan ». VIVA! ne définit pas « végétarien » par « végan ».</p>
<p>En outre, si VIVA! veut vraiment préconiser le véganisme, nul besoin dans ce cas de confusion linguistique : qu’on utilise simplement le terme « végan ».</p>
<p>Comme je l’ai déclaré plus haut, nous pouvons admettre que les gens « évoluent dans cette direction à leur propre rythme », mais non concéder que ladite « direction » soit moindre que le véganisme. Actuellement, VIVA! envoie le message qu’il existe une différence moralement cohérente entre la viande et les autres produits d’origine animale. Il n’y en a pas.</p>
<p>Pour finir, je constate qu’à l’heure d’aujourd’hui, VIVA! vend toujours des livres de recettes non-véganes et fait toujours la promotion de restaurants et d’auberges servant de la nourriture non-végane. Cela en dit long.</p>
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		<title>Une occasion manquée</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Sep 2010 14:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Je suis toujours attristé quand une question surgit dans l&#8217;actualité et que les défenseurs des animaux laissent passer une chance de sensibiliser le public au véganisme pour la raison qu&#8217;ils préfèrent suivre le mouvement néowelfariste et rendre ainsi les gens plus à l&#8217;aise par rapport à l&#8217;exploitation animale. Le journal britannique The Mail on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Je suis toujours attristé quand une question surgit dans l&#8217;actualité et que les défenseurs des animaux laissent passer une chance de sensibiliser le public au véganisme pour la raison qu&#8217;ils préfèrent suivre le mouvement néowelfariste et rendre ainsi les gens plus à l&#8217;aise par rapport à l&#8217;exploitation animale.</p>
<p>Le journal britannique <em>The Mail on Sunday </em><em>a publié aujourd’hui un</em><em> </em><a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3597/story.pdf" target="_blank">article</a><em> rapportant qu’une grande quantité de viande servie en Grande-Bretagne est halal</em><em>, autrement dit que les animaux dont elle est issue sont abattus conformément à la loi islamique. Le halal</em><em> est comparable à l&#8217;abattage rituel juif, la </em><em>cacherout</em><em>, et exige de taillader profondément le cou de l&#8217;animal, de sectionner les veines jugulaires et les artères carotides des deux côtés en laissant toutefois la moelle épinière intacte. Les animaux tués de cette façon ne sont pas étourdis, et l&#8217;abattage halal</em><em> et </em><em>casher</em><em> ont été dénoncés comme cruels et causant davantage de souffrance que la méthode d&#8217;abattage par étourdissement, supposée rendre l&#8217;animal inconscient avant d’être mis à mort.</em></p>
<p>Beaucoup de gens au Royaume-Uni se sont émus en songeant que la viande qu’ils mangeaient provenaient d’animaux qui n’avaient pas été tués « humainement ».</p>
<p>Je dirais qu’<em>aucun </em>animal consommé en Grande-Bretagne ou n’importe où ailleurs sur la planète n’a été traité et tué de manière qui puisse être qualifiée d’<em> « humaine » </em>sans faire un emploi abusif et obscène de ce mot.</p>
<p>Par conséquent, cette affaire offrait aux défenseurs des animaux l’opportunité d’expliquer à un public concerné qu’il n’y a rien d’ « humain » dans la production de viande ; que <em>toute</em> la viande &#8211; et <em>tous</em> les produits d’origine animale – proviennent d’animaux nonhumains qui ont été torturés dans des conditions optimales. Et nous ne pouvons justifier de tuer les animaux dans quelque circonstance que ce soit lorsque la seule justification que nous avons de le faire est qu’ils ont bon goût.</p>
<p>Les défenseurs des animaux ont-ils saisi l’occasion ?</p>
<p>Non.</p>
<p>A la place, ils ont dit que cette question ressortait à la pratique d’une religion particulière. <a href="http://www.viva.org.uk/" target="_blank">VIVA!</a> était par exemple citée dans l’article :</p>
<p>D’autres pratiques pouvant avoir cours pour des raisons religieuses, telles que la polygamie ou la lapidation pour adultère, ne sont pas autorisées au Royaume-Uni.</p>
<p>La liberté religieuse ne doit pas l’emporter sur les considérations morales, et les souffrances causées par cette forme d’abattage sont si grandes qu’elles ne peuvent être autorisées et qu’une action doit être entreprise pour l’empêcher. Les consommateurs peuvent y mettre du leur en boycottant les endroits qui s’obstinent à vendre de la viande d’animaux qui n’ont pas été préalablement étourdis.</p>
<p>Je trouve profondément triste que VIVA! ait choisi de faire de ce problème une question de pratique musulmane concernant la<em>manière</em> dont les animaux sont tués plutôt que le <em>fait</em> qu’ils soient tués tout court. Les musulmans n’ont malheureusement pas le monopole de la maltraitance animale, et les commentaires de Viva! ne font qu’encourager l’islamophobie, déjà rampante au Royaume-Uni et aux USA. Comme ci-dessus mentionné, les Juifs utilisent une méthode d’abattage similaire, et l’abattage par étourdissement que tout le monde pense tellement meilleur que celui des musulmans ou des Juifs est en réalité également horrible.</p>
<p>C’est un fantasme absolu que de croire qu’il existe des différences significatives entre la viande <em>halal</em> et la viande « humaine ». <em>Toutes les deux impliquent la torture et la mort. </em>Il est tout simplement malhonnête de perpétuer l’idée que nous pouvons simultanément considérer les animaux comme des membres de la communauté morale et continuer de les manger, eux ainsi que les produits faits à partir d’eux.</p>
<p>Les choses étant ce qu’elles sont, tous ceux qui consomment les animaux, j’en ai peur, sont logés à la même enseigne. Il n’y a pas d’enseigne spécialement dévolue aux musulmans ou aux Juifs. En critiquant le <em>halal</em> ou la <em>cacherout</em>, nous prétendons qu’il existe une différence moralement importante entre leur façon de faire et notre façon de faire, et que ceux qui mangent la viande d’animaux préalablement étourdis sont moralement supérieurs parce qu’ils se soucient davantage du bien-être animal. Nous revoici une fois de plus face à l’activité favorite du néowelfarisme : tenter de rendre les gens à l’aise par rapport à l’exploitation animale aussi longtemps qu’elle est pratiquée « humainement » et qu’elle fait cas du « bien-être animal ».</p>
<p>Je dois dire qu’une grande partie de la viande vendue aux Etats-Unis, particulièrement dans le Nord-Est, est <em>casher</em>, donc le même problème existe aussi de ce côté de l’Atlantique.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, la solution ne consiste pas à s’assurer que vous achetez de la viande d’animaux préalablement étourdis, ni à boycotter les endroits qui vendent le la viande <em>halal</em> ou <em>casher</em>.</p>
<p>La solution est de vous demander : si je me soucie de cette question ; si je m’oppose à la torture et à la mise à mort des animaux, pourquoi est-ce que je mange de la viande et des produits d’origine animale ?</p>
<p>La réponse est : ou bien je reconnais qu’au fond je ne me soucie pas tant que cela des animaux, ou bien je commence à penser sérieusement à devenir végan.</p>
<p>C’est une honte que des groupes comme Viva! s’obstinent à dire que le véganisme est trop rebutant et difficile à comprendre pour l’homme moyen. Ce n’est pas vrai, et cette attitude condescendante devient une prophétie auto-réalisatrice et favorise la qualification du véganisme comme « extrême ».</p>
<p>Ce qui <em>est </em>difficile à comprendre, c’est comment un mouvement social qui s’oppose soi-disant à l’exploitation animale peut refuser de promouvoir le véganisme comme ligne de fond morale et se contenter à la place de plébisciter la viande et les produits d’origine animale « heureux » contre ceux produits dans les élevages industriels, ou de perpétuer l’idée qu’il existe une distinction morale significative entre la chair et les autres produits d’origine animale.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Si vous êtes végan, alors sensibilisez les autres au véganisme de manière créative et non-violente.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/" target="_blank">Le Monde est végan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Un message qui inspire</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Sep 2010 17:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Hier, j&#8217;ai posté un billet de blog sur la nécessité de promouvoir le véganisme comme principe et ligne de fond morale et de rejeter l&#8217;attitude négative (mais très intéressée) des grandes organisations animalistes qui consiste à dire que les omnivores sont tout simplement incapables de comprendre le message vegan. Ce matin, notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Hier, j&#8217;ai posté un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/important-announcement-no-factory-farmed-small-fish-friday/">billet de blog</a> sur la nécessité de promouvoir le véganisme comme principe et ligne de fond morale et de rejeter l&#8217;attitude négative (mais très intéressée) des grandes organisations animalistes qui consiste à dire que les omnivores sont tout simplement incapables de comprendre le message vegan. Ce matin, notre site réceptionnait un courriel qui m&#8217;avait été adressé directement, du <a href="http://artsonline.uwaterloo.ca/historyprofiles/view_profile.php?id=68">Professeur Andrew Hunt</a>, historien à l&#8217;Université de Waterloo en Ontario, Canada.</p>
<p>Le Professeur Hunt déclarait :</p>
<p>Bonjour : Je suis professeur d&#8217;histoire à l&#8217;Université de Waterloo. L&#8217;année dernière, au même moment, j&#8217;étais un omnivore qui adorait toutes les sortes de viande existant sous le soleil. Aujourd&#8217;hui, je suis vegan (et ce depuis environ 10 mois), et Gary Francione a joué un grand rôle dans cette transformation. Je l&#8217;ai écouté et, au lieu de transiter par le végétarisme, je me suis tout de suite tourné vers le véganisme.</p>
<p>Je ne connais pas personnellement le Professeur Hunt. Je ne l&#8217;ai jamais rencontré. Avant de lui écrire pour lui demander la permission de citer son courriel, je n&#8217;ai jamais eu aucun contact avec lui.</p>
<p>Contrairement à ce qu&#8217;affirme la propagande de ces organisations, les gens sont capables de comprendre les arguments en faveur du véganisme. Les gens sont capables de prendre les idées morales au sérieux. Les gens peuvent être éduqués. Les gens veulent apprendre. Les gens peuvent changer. Le Professeur Hunt n&#8217;est pas seulement devenu vegan ; il a démarré un <a href="http://planetoftheanimals.blogspot.com/">site web</a> qui fait la promotion du véganisme, de la non-violence et des connexions entre droits humains et droits des animaux.</p>
<p>Je reçois beaucoup de messages comme celui-ci. Ils me font continuer. L&#8217;éducation créative et non-violente peut fonctionner et fonctionne effectivement.</p>
<p>Il n&#8217;est pas nécessaire de promouvoir le végétarisme, et étant donné qu&#8217;il n&#8217;y a absolument aucune différence moralement cohérente entre la chair et les autres produits d&#8217;origine animale, les défenseurs des animaux ne doivent pas agir ainsi. Et toute la propagande en faveur de la viande, des produits laitiers et autres produits d&#8217;origine animale « heureux » ne sert en <em>rien</em> à aider les animaux ou à parvenir à l&#8217;abolition. Elle sert simplement à rendre les humains plus à l&#8217;aise par rapport au fait d&#8217;exploiter les nonhumains.</p>
<p>Si vous n’êtes pas vegan, devenez-le. C’est facile, c’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">Le Monde est vegan ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Annonce importante : pas de petits poissons d’élevage le vendredi</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/17/annonce-importante-pas-de-petits-poissons-d%e2%80%99elevage-le-vendredi/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 08:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle et importante campagne pour les animaux : Pas de petits poissons d’élevage le vendredi Le but de cette campagne est d’inciter les gens à ne pas manger de poissons d’élevage le vendredi et à consommer à la place d’autres produits d’origine animale, afin de les sensibiliser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Aujourd’hui marque le début d’une nouvelle et importante campagne pour les animaux :</p>
<p><strong>Pas de petits poissons d’élevage le vendredi</strong></p>
<p>Le but de cette campagne est d’inciter les gens à ne pas manger de poissons d’élevage le vendredi et à consommer à la place d’autres produits d’origine animale, afin de les sensibiliser au sort tragique des petits poissons d’élevage.</p>
<p><strong>Pourquoi les poissons ?</strong></p>
<p>Bien qu’il soit vrai que tous les poissons souffrent, que la souffrance de chaque animal est la sienne et qu’elle soit quelque chose dont il ne veut pas faire l’expérience, et bien qu’on ne puisse, sans esquiver les questions morales, instaurer des degrés dans la souffrance d’un animal par rapport à un autre, nous avons décidé de nous focaliser uniquement sur les poissons plutôt que sur l’ensemble des animaux, et nous demandons aux gens de ne pas manger de poissons d’élevage plutôt que de leur proposer le véganisme.</p>
<p>La raison en est simple : le public n’est tout simplement pas assez intelligent ou préparé émotionnellement à faire face au fait que tous les êtres sensibles sont… eh bien… sensibles. C’est-à-dire au fait que tous les êtres sensibles, parce qu’ils sont sensibles, ne veulent pas faire l’expérience de la douleur, de la souffrance, de l’angoisse et d’autres états négatifs. Par conséquent, bien qu’en ce sens tous les êtres sensibles soient moralement indifférenciables, nous avons décidé de tracer une distinction éminemment indéfendable entre les poissons et les autres animaux nonhumains, parce que nous devons amener progressivement les gens à la vérité. La vérité pourrait les choquer et excéder leurs capacités cognitives, aussi avons-nous décidé qu’il était préférable de prétendre que le fait de manger les poissons était moralement différent du fait de manger, de porter ou d’utiliser les autres produits d’origine animale.</p>
<p>Cette campagne révolutionnaire, centrée sur les petits poissons d’élevage, est réellement une <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/08/13/quelques-commentaires-sur-le-vegetarisme-en-tant-que-passerelle-vers-le-veganisme/" target="_blank">campagne « tremplin »</a>, partie d’une stratégie globale visant à proposer éventuellement le véganisme comme principe moral de base. Si l’on se réfère aux circonstances présentes, nous nous y emploierons dans quatre siècles environ, mais même alors nous devrons y aller mollo. Nous prévoyons d’ailleurs d’annoncer « Pas de petits poissons d’élevage le jeudi », un jour en 2020. Une révolution commence par le premier pas !</p>
<p>Les gens ne vont pas devenir végans du jour au lendemain, vous savez. Et nous faisons d’ailleurs tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’ils ne le deviennent pas en répétant constamment que le véganisme est difficile et qu’il faut prendre garde à ne pas en faire un principe moral de base. Nous devons être pratiques, et pas simplement idéologiques.</p>
<p>Nous devons nous souvenir que beaucoup d’entre nous n’avons pas été végans pendant des années parce que les groupes animalistes avec lesquels nous collaborions nous affirmaient que manger des produits d’origine animale était moralement acceptable. Il est important que ces erreurs soient répétées encore et encore, sinon toutes nos erreurs auront été vaines. Plutôt que de reconnaître qu’il n’y a pas de différence moralement cohérente entre la chair, les produits laitiers et les autres produits d’origine animale, nous devons continuer de perpétuer le fantasme selon quoi le végétarisme est une position morale pleine de sens. Ce serait un tort que de soutenir que toute utilisation des animaux est injustifiable et que le véganisme est le principe moral de base, et donner de ce fait aux gens quelque chose à quoi aspirer indépendamment du degré d’éthique qu’ils ont atteint et du fait de savoir s’ils sont prêts à devenir végans immédiatement. A la place, nous devons leur dire que les principes du véganisme sont trop austères afin de les rendre plus à l’aise par rapport au fait d’exploiter les animaux. Nous devons apposer notre sceau d’approbation sur leur consommation de divers produits d’origine animale.</p>
<p>Bien que nous considérions que la question des droits humains fondamentaux ne souffre pas de mauvaise réponse (personne ne prétend que la condamnation morale de l’esclavage, du viol ou des attouchements sexuels sur les enfants n’est qu’une question d’opinion), nous devons toujours prétendre que les questions d’éthique animale sont simplement des questions de choix de vie, de préférence ou d’opinion personnelle, pas plus importantes moralement que le choix de X de prendre des vacances ou de Y d’aimer tel genre de musique. Nous devons embrasser le « flexitarisme », ou sinon nous apparaîtrons comme trop rigides et nous risquerons d’être pris pour des <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/05/23/oh-mon-dieu-ces-vegans/" target="_blank">« fanatiques »</a>. Il est capital de ne jamais qualifier le véganisme de principe moral de base, de ne jamais poser qu’il est ce que nous devons aux animaux nonhumains ; il est capital de ne jamais être honnête, de ne jamais dire franchement qu’on ne peut justifier la consommation de produits d’origine animale <em>quels qu’ils soient</em>. Les humains méritent la justice ; les animaux, eux, ont seulement droit à notre pitié et notre compassion.</p>
<p><strong>Pourquoi les petits poissons ?</strong></p>
<p>Bonne question ! Nous avons décidé de nous focaliser sur les petits poissons parce que les gens ne considèrent pas les poissons mignons et que nous pensons qu’ils pourraient en revanche trouver les petits poissons plus mignons que les gros poissons. Et en tant que défenseurs des animaux, nous avons en tête le vieil adage, « tout ce qui est mignon fait vendre ». Si vous y réfléchissez, la plupart des campagnes ciblées se focalisent sur les animaux que nous les humains avons coutume de trouver séduisants, tels que bébés phoques, éléphants, dauphins, chiots, veaux, loups, etc. Nous n&#8217;avions même pas intensifié les campagnes ciblées concernant le bien-être des porcs avant que <em>Babe</em> paraisse au cinéma et fournisse de mignons bons points aux cochons et autres animaux de ferme.</p>
<p>Bien qu’il n’y ait pas de différence moralement significative entre un gros et un petit poisson (ou entre un poisson et une vache, etc.), nous avons réfléchi soigneusement à la question et avons conclu que le public n’était tout simplement pas prêt à accepter l’idée que nous ne devons pas manger les poissons (ou les produits d’origine animale), en conséquence de quoi nous avons décidé d’y aller mollo et de ne leur parler que des mignons petits poissons. Sans compter qu’après la sortie du <em>Monde de Nemo</em>, davantage de gens trouvent les petits poissons mignons. Nous devons toucher les gens là où ils en sont.</p>
<p>Souvenez-vous, nous devons franchir un pas à la fois. Le véganisme est extrêmement difficile. Les grandes organisations le répètent à longueur de temps, preuve que cela doit être vrai et que nous devons être d’accord. Comment pouvons-nous croire possible que les gens vont trouver absolument délicieuse cette merveilleuse nourriture végane actuellement disponible ? Comment pouvons-nous attendre des gens qu’ils prennent les questions morales au sérieux ?</p>
<p><strong>Pourquoi les petits poissons d’élevage ?</strong></p>
<p>Facile ! Trois raisons à cela.</p>
<p>La première, c’est que Peter Singer, le père du mouvement, a clairement expliqué que les nonhumains n’étaient pas sophistiqués sur le plan cognitif autant que nous le sommes, et qu’en conséquence ils n’ont pas d’intérêt à la poursuite de leur existence. <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/03/16/singer-et-la-position-neo-welfariste-sur-la-moins-grande-valeur-de-la-vie-des-nonhumains/" target="_blank">Ils n’ont pas conscience d’avoir une vie, et leurs vies valent moins sur un plan moral.</a> Les animaux ne se soucient pas du <em>fait </em>qu’on les utilise ou qu’on les mange ; ils se soucient seulement de la <em>manière</em> dont on les utilise. Il leur importe seulement de ne pas souffrir trop et d’être tués relativement sans douleur, mais pas de continuer à vivre.</p>
<p>Maintenant les poissons, d’après les welfaristes, sont situés vraiment très bas sur l’échelle cognitive, et ne remportent en conséquence pas beaucoup de points sur celle de savoir « à quel degré leur conscience d’eux-mêmes est proche de celle d’un adulte humain normal ». Par conséquent, le problème n’est pas de les manger en soi ; le problème est de les faire souffrir. On peut s’offrir le <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2007/03/14/le-luxe-de-la-mort/" target="_blank">« luxe »</a> de manger les poissons si lesdits poissons ont été élevés et tués « humainement ».</p>
<p>La deuxième, c’est qu’en nous focalisant sur les petits poissons d’élevage, nous garantissons toutes sortes de « victoires » complètement dépourvues de sens qui rendront les gens plus à l’aise par rapport au fait de consommer les petits poissons « heureux ». Nous sommes en train de convaincre <a rel="nofollow" href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/slaughterhouse-designer.pdf" target="_blank">la Gagnante du Prix PETA Temple Grandin</a> de concevoir de nouvelles installations d’abattage des poissons, et <a rel="nofollow" href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/praise.pdf" target="_blank">l’autre Gagnant du Prix PETA Whole Foods</a> de vendre plein de cadavres de poissons en affichant qu’ils ont été « capturés à l’état sauvage ». Donc les choses commencent à bouger pour les poissons ! Les victoires aussi ! Et c’est juste une question de temps avant que toutes les grosses sociétés commerciales de bien-être animal aient leur label <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation/" target="_blank">« poisson mort heureux »</a> collé sur les cadavres. Ces labels auront pour résultat de faire affluer plus d’argent dans les coffres de ces sociétés commerciales. Songez au nombre de « poissons heureux » qu’il faudra pour aider les animaux !</p>
<p>La troisième, c’est qu’une fois encore nous ne pensons pas que le public soit prêt à l’idée de ne plus manger du tout les petits poissons. Nous leur proposons donc d’arrêter de manger seulement les petits poissons d’élevage. Le public n’a pas notre intelligence. Nous trouvons les arguments en faveur du véganisme très faciles à comprendre, mais nous ne pouvons tout simplement pas imaginer à quel point les gens sont crétins.</p>
<p>Nous savons qu’il se trouvera des défenseurs des animaux pour critiquer cette campagne et nous dire que nous devrions plutôt sensibiliser les gens au véganisme ; et que ce faisant nous serions en mesure de déplacer le paradigme en faisant porter le discours non plus sur le traitement des animaux, mais sur leur utilisation proprement dite. Ces critiques sont simplement le fait de gens élitistes semant la zizanie et ne reconnaissant pas à quel point le public est stupide. Ces critiques ne se rendent pas compte que le fait d’être en désaccord constructif avec nous sème la zizanie. Ces critiques ne se rendent pas compte à quel point cette campagne est révolutionnaire. C’est seulement en avril de cette année que <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/04/10/sauvez-un-phoque-mangez-les-animaux-marins-qui-ne-sont-pas-du-canada/" target="_blank">HSUS a lancé une campagne pour sauver les mignons phoques via le boycottage des fruits de mer canadiens et la consommation de poissons capturés et commercialisés par les pays autres que le Canada.</a> Et HSUS n’a même pas fait de différence entre les petits et les gros poissons ! Notre campagne à nous va beaucoup, beaucoup plus loin, au moins jusqu’à vendredi. Bien que nous ne préconisions pas le boycottage de l’ensemble des fruits de mer canadiens, nous défendons celui des petits poissons de tous les pays le vendredi. Nous demandons officiellement à HSUS de changer sa campagne en appelant au boycottage des petits poissons canadiens <em>et</em> des petits poissons de tous les pays – mais seulement le vendredi car nous ne voulons pas non plus passer pour trop radicaux.</p>
<p>Bien qu’il soit vrai que les gens mangeront des steaks, des œufs et des glaces à la place du poisson, ou encore des poissons « capturés à l’état sauvage » chez un revendeur de poissons morts « heureux », nous devons faire quelque chose<em>maintenant</em> pour aider les animaux, et c’est ce que nous pouvons imaginer de mieux.</p>
<p>Nous pensons enfin que cette campagne deviendra très populaire parce que les gens devront vraiment en faire très peu pour obtenir un changement concret. Nous pouvons leur montrer comment être des « défenseurs des droits des animaux » en laissant simplement tomber les petits poissons d’élevage le vendredi. Ils auront une si bonne opinion d’eux-mêmes après cela qu’ils iront s’asseoir et feront un chèque à l’ordre d’une de ces grosses organisations animalistes. Une autre victoire ! Et dans dix ans, nous les inviterons à ne plus manger de petits poissons d’élevage le jeudi. Et dans vingt ans, à n’en plus manger le mercredi. Et ainsi de suite. Et alors seulement nous passerons aux poissons d’élevage de taille moyenne. Et le public ne verra jamais rien venir. Nous sommes tellement malins !</p>
<p>Ainsi, pour les animaux, merci de soutenir notre campagne révolutionnaire afin d’aider le public mentalement et émotionnellement limité à comprendre la vérité morale que seule une poignée d’entre nous est capable de comprendre. Oui, nous savons que les élitistes semeurs de zizanie tiennent à ce que le véganisme soit rapidement déclaré principe moral de base. Et à cela nous répondons :  <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/05/newkirk-a-propos-du-veganisme-principiel-%c2%ab-tordons-le-cou-au-principe-%c2%bb/" target="_blank">« Tordons le cou au principe »</a>.</p>
<p>*****</p>
<p>Franchement, je ne peux pas comprendre ceux qui défendent des initiatives comme les Lundis Sans Viande. De telles campagnes instaurent des différences là où il n’y en a aucune, encouragent les gens à consommer des produits d’origine animale d’un point de vue général, et partent du principe que le public est incapable de piger une idée simple. Pour avoir des idées sur la façon dont parler du véganisme aux non-végans, écoutez mon récent <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/14/commentaire-n%c2%b0-19-parler-du-veganisme-a-des-non-vegans-5-principes/" target="_blank">Commentaire</a> sur le sujet.</p>
<p>Les défenseurs des animaux réellement opposés à leur utilisation ne doivent pas proposer aux gens le végétarisme (ni rien qui soit moins que le véganisme) comme un tremplin vers le véganisme. En premier lieu, nous savons tous que de nombreuses personnes qui ont été végétariennes durant des décennies ne sont jamais devenues véganes pour autant, et par conséquent, d’un point de vue empirique, il n’est pas du tout évident que le végétarisme constitue une sorte de transition. Deuxièmement, les végétariens tendent à manger davantage de produits laitiers et autre produits d’origine animale quand ils abandonnent la viande. Ces autres produits d’origine animale causent autant, sinon plus de souffrance et de mort aux animaux. Par conséquent, un régime végétarien avec beaucoup de produits laitiers, d’œufs, etc., n’est pas meilleur en termes de quantité de souffrance animale.</p>
<p>L’argument qui veut que le public trouve le véganisme difficile est une prophétie auto-réalisatrice : les grandes organisations animalistes sont ici les pires coupables, en renforçant constamment l’idée que le véganisme est difficile et requiert des sacrifices herculéens et une volonté de fer. Et même si le public trouve que le véganisme est difficile, cela ne signifie pas pour autant que notre message doit changer. Nous vivons dans un monde où le racisme est encore très présent ; les gens trouvent qu&#8217;il est difficile d&#8217;arrêter une décision dans une communauté morale sur le sujet de l&#8217;intégration basée sur la couleur de la peau. Cela signifie-t-il que nous devons cesser de promouvoir le message comme quoi le racisme est moralement injustifiable ? Bien sûr que non.</p>
<p>Nous devons toujours être clairs comme le cristal sur le fait qu’on ne peut justifier la consommation ou l’utilisation de quelque produit d’origine animale<em> que ce soit</em>. Si quelqu’un décide de ne pas faire tout le chemin, ou du moins pas tout de suite, que cela soit son choix, mais n’allons surtout pas apposer notre sceau d’approbation sur une démarche moindre et autre que le véganisme. Nous n’agirions jamais ainsi s’il s’agissait des droits humains fondamentaux ; le fait que nous le fassions dès lors qu’il s’agit des animaux n’est <em>rien d’autre</em> que du spécisme.</p>
<p>La lutte pour les droits des animaux n’est pas simplement une question de compassion ; oui, nous devons entrer en empathie avec les nonhumains. Mais les droits des animaux sont beaucoup plus que cela : ils signifient que nous ne pouvons justifier l’exploitation des animaux nonhumains, quelque « humaine » soit-elle. Les droits des animaux sont, fondamentalement, une question de <em>justice</em>.</p>
<p>Pour aller plus loin sur ces sujets, je vous renvoie aux articles <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/03/20/les-arguments-en-faveur-dun-changement-graduel/" target="_blank">1, </a><a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/08/13/quelques-commentaires-sur-le-vegetarisme-en-tant-que-passerelle-vers-le-veganisme/" target="_blank">2</a>, <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2010/02/03/le-vegetarisme-dabord/" target="_blank">3</a> ; écoutez aussi ce <a rel="nofollow" href="http://fr.abolitionistapproach.com/2009/08/09/commentaire-1-le-vegetarisme-un-chemin-vers-le-veganisme/" target="_blank">Commentaire</a> sur le végétarisme considéré à tort comme un soi-disant « tremplin » vers le véganisme.</p>
<p>Par conséquent, faisons de <em>chaque</em> jour un « Jour Sans Produits d’Origine Animale ». Devenez végan. C’est facile. C’est meilleur pour la santé et la planète. C’est surtout, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire n°19 : Parler du véganisme à des non-vegans : 5 principes</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/14/commentaire-n%c2%b0-19-parler-du-veganisme-a-des-non-vegans-5-principes/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 17:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans ce Commentaire, je traite d&#8217;un sujet que plusieurs d&#8217;entre vous m&#8217;ont demandé d’aborder : comment doit-on parler du véganisme à des non-végans ? Je propose cinq principes généraux : Principe n° 1 : Les gens ont bon cœur. Notre position par défaut lorsque nous nous adressons aux gens devrait être de penser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans ce Commentaire, je traite d&#8217;un sujet que plusieurs d&#8217;entre vous m&#8217;ont demandé d’aborder : comment doit-on parler du véganisme à des non-végans ?</p>
<p>Je propose cinq principes généraux :</p>
<p><strong>Principe n° 1 : Les gens ont bon cœur.</strong></p>
<p>Notre position par défaut lorsque nous nous adressons aux gens devrait être de penser qu&#8217;ils ont bon cœur, qu&#8217;il s&#8217;intéressent et peuvent être sensibilisés aux questions éthiques. Il y a une tendance, tout au moins chez certains défenseurs, à considérer les autres humains de manière très misanthrope, à les voir comme essentiellement immoraux et indifférents aux questions morales. Je ne suis pas d&#8217;accord avec cette vision des choses.</p>
<p><strong>Principe n° 2 : Les gens ne sont pas stupides.</strong></p>
<p>Il y a une tendance parmi les défenseurs des animaux à croire que le public n&#8217;est généralement pas capable de comprendre les arguments en faveur du véganisme, que nous devons par conséquent y « aller mollo » avec lui et qu&#8217;au lieu de parler du véganisme, nous devons parler du végétarisme, des « Lundis Sans Viande », de la viande et des produits d&#8217;origine animale « heureux », etc. Je suis en désaccord avec cette façon très élitiste de considérer autrui. Il n&#8217;y a aucun mystère dans notre discours ; il n&#8217;y a rien de compliqué. Les gens peuvent comprendre ce que nous leur disons dès lors que nous le disons avec efficacité.</p>
<p><strong>Principe n° 3 : Ne soyez pas sur la défensive ; répondez, mais ne réagissez pas.</strong></p>
<p>Oui, certaines personnes tenteront de nous provoquer. Elles poseront des questions ou feront des commentaires que nous trouverons insultants et qui nous induiront à penser que nous ne sommes pas pris au sérieux. Si quelqu&#8217;un n&#8217;est vraiment pas intéressé par notre discours, il s’en ira généralement de lui-même. Considérez chaque remarque ou question – même celles que vous trouvez caustiques, impolies ou sarcastiques – comme une <em>invitation</em> qui vous est offerte par quelqu&#8217;un qui est davantage provoqué (de manière positive) par vos paroles et plus impliqué que vous pouvez le penser.</p>
<p><strong>Principe n° 4 : Ne vous sentez pas frustré. Le travail de sensibilisation est difficile.</strong></p>
<p>On vous posera les mêmes questions plusieurs fois ; on vous posera des questions qui prouveront que vous devez commencer par le commencement. Mais si voulez être un éducateur efficace, vous devez répondre à chaque question comme si c&#8217;était la première fois que vous l&#8217;entendiez. Si vous voulez que les autres s&#8217;enthousiasment pour votre message, vous devez d&#8217;abord être vous-même enthousiaste.</p>
<p><strong>Principe n° 5 : Apprenez les bases. Vous devez d&#8217;abord étudier avant d&#8217;enseigner.</strong></p>
<p>De nombreux défenseurs des animaux sont excités par le véganisme abolitionniste, et la première chose qu&#8217;ils font est de créer un site web ou un blog motivés par les bons sentiments mais dénués d&#8217;idées claires. Avant d&#8217;enseigner autrui, apprenez les bases. Profitez des ressources véganes abolitionnistes, telles que les <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/video/">vidéos</a>, <a href="http://fr.abolitionistapproach.com/text/">pamphlets </a>et autres matériaux disponibles sur ce site ou d&#8217;autres sites abolitionnistes comme <a href="http://animalemancipation.com/">animalemacipation.com</a> et la <a href="http://bostonvegan.org/">Boston Vegan Association</a>.</p>
<p>Il est triste de voir que les plus gros obstacles à l&#8217;éducation végane sont les grandes organisations néowelfaristes, devenues les partenaires des exploiteurs établis dans la promotion de la consommation de produits d&#8217;origine animale en distribuant diverses formes d&#8217; « approbation <em>made in</em> droits des animaux » de l&#8217;exploitation animale (voir, par exemple, <a href="/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation/">1</a>, <a href="/2010/03/17/euphorie-pour-qui/">2</a>).</p>
<p>Ces organisations néowelfaristes sont une part du problème ; elles ne sont pas une part de la solution.</p>
<p>J&#8217;espère que vous trouverez ce Commentaire utile. Ainsi que je le stipule, je serai heureux de réaliser de futurs Commentaires dans lesquels je débattrai d’autres questions liées à la défense du véganisme moyennant les réactions que je recevrai à propos de celui-ci.</p>
<p>Devenez végan. C’est facile. C’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© 2010 Gary L. Francione<br />
</p>
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		<itunes:summary>Chers Collègues :

Dans ce Commentaire, je traite d&#039;un sujet que plusieurs d&#039;entre vous m&#039;ont demandé d’aborder : comment doit-on parler du véganisme à des non-végans ?

Je propose cinq principes généraux :

Principe n° 1 : Les gens ont bon cœur.

Notre position par défaut lorsque nous nous adressons aux gens devrait être de penser qu&#039;ils ont bon cœur, qu&#039;il s&#039;intéressent et peuvent être sensibilisés aux questions éthiques. Il y a une tendance, tout au moins chez certains défenseurs, à considérer les autres humains de manière très misanthrope, à les voir comme essentiellement immoraux et indifférents aux questions morales. Je ne suis pas d&#039;accord avec cette vision des choses.

Principe n° 2 : Les gens ne sont pas stupides.

Il y a une tendance parmi les défenseurs des animaux à croire que le public n&#039;est généralement pas capable de comprendre les arguments en faveur du véganisme, que nous devons par conséquent y « aller mollo » avec lui et qu&#039;au lieu de parler du véganisme, nous devons parler du végétarisme, des « Lundis Sans Viande », de la viande et des produits d&#039;origine animale « heureux », etc. Je suis en désaccord avec cette façon très élitiste de considérer autrui. Il n&#039;y a aucun mystère dans notre discours ; il n&#039;y a rien de compliqué. Les gens peuvent comprendre ce que nous leur disons dès lors que nous le disons avec efficacité.

Principe n° 3 : Ne soyez pas sur la défensive ; répondez, mais ne réagissez pas.

Oui, certaines personnes tenteront de nous provoquer. Elles poseront des questions ou feront des commentaires que nous trouverons insultants et qui nous induiront à penser que nous ne sommes pas pris au sérieux. Si quelqu&#039;un n&#039;est vraiment pas intéressé par notre discours, il s’en ira généralement de lui-même. Considérez chaque remarque ou question – même celles que vous trouvez caustiques, impolies ou sarcastiques – comme une invitation qui vous est offerte par quelqu&#039;un qui est davantage provoqué (de manière positive) par vos paroles et plus impliqué que vous pouvez le penser.

Principe n° 4 : Ne vous sentez pas frustré. Le travail de sensibilisation est difficile.

On vous posera les mêmes questions plusieurs fois ; on vous posera des questions qui prouveront que vous devez commencer par le commencement. Mais si voulez être un éducateur efficace, vous devez répondre à chaque question comme si c&#039;était la première fois que vous l&#039;entendiez. Si vous voulez que les autres s&#039;enthousiasment pour votre message, vous devez d&#039;abord être vous-même enthousiaste.

Principe n° 5 : Apprenez les bases. Vous devez d&#039;abord étudier avant d&#039;enseigner.

De nombreux défenseurs des animaux sont excités par le véganisme abolitionniste, et la première chose qu&#039;ils font est de créer un site web ou un blog motivés par les bons sentiments mais dénués d&#039;idées claires. Avant d&#039;enseigner autrui, apprenez les bases. Profitez des ressources véganes abolitionnistes, telles que les vidéos, pamphlets et autres matériaux disponibles sur ce site ou d&#039;autres sites abolitionnistes comme animalemacipation.com et la Boston Vegan Association.

Il est triste de voir que les plus gros obstacles à l&#039;éducation végane sont les grandes organisations néowelfaristes, devenues les partenaires des exploiteurs établis dans la promotion de la consommation de produits d&#039;origine animale en distribuant diverses formes d&#039; « approbation made in droits des animaux » de l&#039;exploitation animale (voir, par exemple, 1, 2).

Ces organisations néowelfaristes sont une part du problème ; elles ne sont pas une part de la solution.

J&#039;espère que vous trouverez ce Commentaire utile. Ainsi que je le stipule, je serai heureux de réaliser de futurs Commentaires dans lesquels je débattrai d’autres questions liées à la défense du véganisme moyennant les réactions que je recevrai à propos de celui-ci.

Devenez végan. C’est facile. C’est meilleur pour la santé et la planète. Et, par-dessus tout, c’est, moralement, la bonne et la juste chose à faire.

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		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Réponse à George Monbiot</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 08:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : George Monbiot, chroniqueur au Guardian (R.-U.), avait soutenu le véganisme jusqu’à ce qu’il se rétracte. Dans un éditorial intitulé A propos du véganisme, j’avais tort. Laissez-les manger de la viande – mais faites de l’élevage propre, Monbiot se rallie au mouvement viande « heureuse ». J’ai posté un bref commentaire sur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>George Monbiot, chroniqueur au Guardian (R.-U.), avait soutenu le véganisme jusqu’à ce qu’il se rétracte. Dans un éditorial intitulé <a href="http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/sep/06/meat-production-veganism-deforestation">A propos du véganisme, j’avais tort. Laissez-les manger de la viande – mais faites de l’élevage propre</a>, Monbiot se rallie au mouvement viande « heureuse ».</p>
<p>J’ai posté un bref commentaire sur le site du Guardian :</p>
<p>Cher M. Monbiot :</p>
<p>J’ai trois remarques à vous faire.</p>
<p>Premièrement, mettant de côté le fait de savoir si Fairlie a raison relativement aux questions d’environnement, vous omettez un point fondamental : la consommation de viande et de produits d’origine animale ne peut être justifiée en tant que problème éthique en dehors des considérations environnementales. Pensez-y. Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il est moralement mal d’infliger souffrances et mort non nécessaires à des êtres sentients. On peut discuter à loisir du sens du mot « nécessité », mais s’il ne veut rien dire du tout, il signifie au moins que nous ne pouvons infliger la souffrance et la mort pour des raisons de plaisir, de divertissement ou de confort. Or il se trouve précisément que ce sont là les seuls arguments existant en faveur de notre consommation de produits d’origine animale. Plus personne ne soutient l’idée que manger des produits d’origine animale est nécessaire à la santé humaine (c’est exactement le contraire), et l’agriculture animale demeure un problème écologique important, même si Fairlie a raison. La seule justification que nous avons pour infliger douleur, souffrance et mort à 56 milliards d’animaux (en ne comptant pas les poissons) est qu’ils ont bon goût et que nous prenons plaisir à les manger.</p>
<p>Si cela doit constituer une justification éthique, alors cela signifie que les animaux n’ont pas de valeur morale, auquel cas nous devrions simplement reconnaître qu’ils se situent complètement en dehors de la communauté morale, au lieu de soutenir hypocritement un principe éthique sur la souffrance et la mort non nécessaires – lequel principe devient dès lors complètement dénué de sens.</p>
<p>Deuxièmement, s’il me reste à lire le livre de Fairlie, votre exposé de ses arguments environnementaux fait apparaître pour le moins discutable son analyse de ces questions.</p>
<p>Troisièmement, votre position selon laquelle nous devrions rendre la production animale plus « humaine » est incroyablement naïve. Dans le système qui est le nôtre, les animaux sont des biens ; ils sont des produits économiques. Ils sont dénués de valeur inhérente. Les réformes de bien-être fournissent une très faible protection à leurs intérêts, et si vous examiniez l’histoire de ces réformes, vous constateriez que, dans l’ensemble, leur utilité est presque nulle, au-delà du fait de rendre la production animale plus rentable économiquement. Pour cette raison, l’industrie les aurait d’elle-même mises en œuvre. Songez aux box pour l’élevage des veaux de batterie. Ces box augmentent le stress de l’animal et ont pour résultat de plus hauts coûts vétérinaires ; de petits groupes d’unités, en revanche, diminuent les coûts sans altérer la qualité de la viande. La même analyse vaut pour l’abandon des caisses de gestation des porcs, l’adoption de l’abattage des volailles par atmosphère contrôlée, etc.</p>
<p>L’inefficacité économique de l’agriculture intensive, développée durant les années 1950, devient de plus en plus claire. Des changements adviendront dans l’élevage industriel, et on peut parier en effet que certains d’entre eux fourniront un bénéfice marginal de bien-être aux animaux. Mais c’est tout ce qui se produira. Les grands groupes animalistes aux USA et au Royaume-Uni, qui consacrent des millions à promouvoir ces réformes de toute façon inévitables, font passer ces changements dérisoires pour de grosses campagnes appelant à un traitement « humain » des animaux et font accroire au public que des progrès sont en voie d’accomplissement.</p>
<p>Les standards de bien-être animal pourraient-ils être meilleurs ? Bien sûr – en théorie. Car n’importe quelle entorse faite à l’agriculture intensive entraîne une hausse des coûts, et étant donné la réalité des marchés globaux et l’incapacité à stopper les importations de produits issus d’un bien-être animal inférieur, c’est tout simplement irréaliste. En outre, si les consommateurs (ou plutôt, les riches consommateurs qui sont en mesure de se l’offrir) se souciaient assez de payer les plus hauts coûts ainsi engagés, ils se soucieraient probablement aussi assez des animaux d’un point de vue moral pour ne pas les manger du tout.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, même si les standards de bien-être augmentaient sensiblement, notre traitement des animaux serait encore et toujours considéré comme de la torture si des humains en étaient les victimes. Torturer quelqu’un par l’eau avec une planche matelassée est certes un tout petit peu mieux qu’avec une planche nue, mais ça reste de la torture.</p>
<p>Il est impossible de faire de l’agriculture animale destinée à nourrir des milliards d’humains sans torturer les animaux (quand bien même ces milliards d’humains consommeraient moins de produits d’origine animale). Je suis abasourdi de voir que vous puissiez croire le contraire et que vous vous soyez rallié au mouvement « viande/produits d’origine animale heureux ».</p>
<p>Je vous remercie de l’attention que vous porterez à mes remarques.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
Professeur, Rutgers University<br />
Newark, New Jersey<br />
www.abolitionistapproach.com<br />
*****</p>
<p>Il est triste de voir un progressiste comme George Monbiot tomber dans un tel non-sens welfariste et réactionnaire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© 2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Newkirk à propos du véganisme principiel : « Tordons le cou au principe »</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/09/05/newkirk-a-propos-du-veganisme-principiel-%c2%ab-tordons-le-cou-au-principe-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 11:56:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans un article de Time Magazine, Ingrid Newkirk, la cofondatrice de PETA, parle du « flexitarisme » ou « végétarisme à temps partiel ». Le but de nombreux activistes est simplement d’amener plus de gens à manger moins de viande. « Les puristes absolus devraient vivre dans une grotte », déclare Ingrid [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/article-in.pdf">article de Time Magazine</a>, Ingrid Newkirk, la cofondatrice de PETA, parle du « flexitarisme » ou « végétarisme à temps partiel ».</p>
<p>Le but de nombreux activistes est simplement d’amener plus de gens à manger moins de viande. « Les puristes absolus devraient vivre dans une grotte », déclare Ingrid Newkirk, présidente des People for the Ethical Treatment of Animals (PETA). « Quiconque est témoin de la souffrance des animaux et possède la moindre lueur d’espoir de réduire cette souffrance ne peut poser que c’est tout ou rien. Nous devons être pragmatiques. Tordons le cou au principe. »</p>
<p>Plusieurs observations peuvent être faites à propos de ces déclarations :</p>
<p>Premièrement, Newkirk récite le <a href="/2007/05/02/les-quatre-problemes-du-mouvement-en-faveur-du-bien-etre-animal-en-resume/">mantra du nouveau mouvement welfariste</a> : à savoir que les réformes de bien-être réduisent réellement la souffrance animale. Or les réformes plébiscitées par PETA et les autres groupes néowelfaristes ne fournissent dans l’ensemble pas de bénéfices importants en termes de bien-être pour les animaux. Elles représentent simplement une forme différente de torture. La torture par l’eau, qu’elle soit pratiquée avec une planche nue ou une planche matelassée, revient encore et toujours à torturer quelqu’un par l’eau.</p>
<p>En outre, l’industrie, dans l’ensemble et de toute façon, finirait par adopter ces réformes parce qu’elles augmentent en général le rendement de production. Donner un peu plus d’espace aux veaux ou opter pour les alternatives aux caisses de gestation aboutit à l’augmentation de la productivité animale, à la baisse des frais vétérinaires et à une meilleure performance des producteurs. PETA <a href="/2008/06/02/peta-et-pfk-aucune-difference-d-opinion-sur-la-maniere-dont-les-animaux-doivent-etre-traites/">reconnaît explicitement</a> que le gazage des poulets est économiquement rentable. La relation symbiotique entre les grandes organisations animalistes et les exploiteurs institutionnels est patente lorsqu’on voit que des groupes comme PETA et les exploiteurs institutionnels sont engagés dans un théâtre par quoi les défenseurs animalistes visent une pratique économiquement vulnérable ; l’industrie oppose un combat symbolique ; la réforme, ou certaine modification de la réforme, se voit tôt ou tard acceptée parce qu’elle ne nuit pas à l’industrie, mais l’aide au contraire ; les groupes animalistes déclarent victoire ; les exploiteurs jouissent des éloges que les défenseurs des animaux décernent à l’industrie. Seuls les animaux sont perdants.</p>
<p>Deuxièmement, Newkirk ignore sciemment que la promotion acharnée des réformes de bien-être ainsi que les appels à une exploitation plus « humaine » des animaux ont pour résultat que le public se sent plus à l’aise par rapport au fait de les manger, et qu’en conséquence la consommation s’intensifie. Il est intéressant de noter que la consommation par habitant de produits d’origine animale augmente et ne faiblit pas. Lorsque des groupes comme PETA décernent un prix à la <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/slaughterhouse-designer.pdf">conceptrice d’abattoirs Temple Grandin</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/praise.pdf">font l’éloge</a> des revendeurs de chair et de produits d’origine animale, ou <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/call-off.pdf">annulent le boycottage de KFC au Canad</a>a sous prétexte que KFC a accepté d’introduire progressivement l’achat de poulets gazés en provenance des producteurs, qu’est-ce que ça dit au public ? Ce n’est rien moins qu’un gros cachet d’approbation « droits des animaux ».</p>
<p>Il devrait être de plus en plus clair que le <a href="/2009/06/25/viande-heureuse-rendre-les-humains-plus-a-laise-de-manger-des-animaux/">mouvement viande « heureuse »/produits d’origine animale « heureux »</a>  constitue un formidable pas en arrière.</p>
<p>Troisièmement, Newkirk escamote à propos le point le plus important du débat, qui est de savoir s’il faut s’inscrire dans une ligne de fond morale clairement végane ou poursuivre plutôt les réformes de bien-être.</p>
<p>C’est un jeu à somme nulle. C’est-à-dire que nous vivons dans un monde aux ressources limitées. Chaque centime d’argent, chaque seconde de temps, chaque effort dévolus aux réformes de bien-être sont autant d’argent, de temps et de travail consacrés en moins à l’élaboration d’un front de défense végan clair et sans équivoque. Si les grosses corporations néowelfaristes investissaient toutes leurs ressources dans le militantisme végan, elles seraient à même de réduire la souffrance et la mort en réduisant la demande de produits d’origine animale. Elles déplaceraient le paradigme de l’idée que les animaux sont des choses que nous pouvons utiliser si nous les traitons « avec humanité » à celle qu’ils sont des êtres dotés d’une valeur morale inhérente qui nous interdit de les utiliser de quelque manière que ce soit.</p>
<p>Considérez l’exemple suivant : vous disposez aujourd’hui d’une heure pour militer. Devez-vous passer cette heure à démontrer aux gens qu’ils doivent consommer des œufs de poules élevées en plein air, ou bien à leur expliquer qu’il ne faut plus manger d’œufs (ni de produits d’origine animale) ? Vous ne pouvez faire les deux, et dans la mesure où vous leur dites – comme le font ces organisations – qu’ils peuvent souscrire à leurs obligations morales envers les animaux en consommant des œufs de poules élevées en plein air ou d’autres produits d’origine animale « heureux », vous garantissez virtuellement que le mieux qui puisse advenir est que les gens choisiront une forme différente de torture plutôt que pas de torture du tout.</p>
<p>Contrairement à ce que suggère Newkirk, la situation ne se réduit pas à choisir entre la réduction de la souffrance ou la promotion du véganisme. C’est uniquement en promouvant le véganisme – en travaillant sur le côté « demande » de l’équation plutôt que sur son coté « matériel » (le point de mire des réformes welfaristes) – que nous réduirons la souffrance – et la mort.</p>
<p>Un point connexe est qu’il n’y a pas que la souffrance qui compte, ainsi que Newkirk le suggère ; la mort importe tout autant. Newkirk se rallie apparemment <a href="/2009/03/16/singer-et-la-position-neo-welfariste-sur-la-moins-grande-valeur-de-la-vie-des-nonhumains/">à l’opinion de Peter Singer selon quoi les animaux n’auraient dans l’ensemble pas d’intérêt à la poursuite de leur existence</a> mais auraient seulement un intérêt à ne pas souffrir. Je rejette cette opinion en tant que fait objectif. Nier que les êtres sentients puissent avoir un intérêt à la poursuite de leur existence – c’est-à-dire nier qu’ils préfèrent, ou veulent, ou désirent continuer à vivre – est absurde. La position welfariste, acceptée par Newkirk et Singer, pose que la vie animale n’a aucune valeur morale en soi. Peut-être que cela explique pourquoi PETA <a href="/2010/03/10/huit-animaux/">tue</a> la plupart des animaux qu’elle recueille dans ses installations de Norfolk. Je rejette en tout cas cette opinion parce qu’elle est spéciste.</p>
<p>Aussi longtemps que nous nous focaliserons sur la manière dont nous traitons les animaux, aussi longtemps que nous penserons avoir le droit de les exploiter dès lors que nous les traitons « avec humanité », aussi longtemps que nous refuserons de voir que le sujet véritable est que nous ne pouvons justifier l’exploitation animale, fût-elle « humaine », le paradigme n’évoluera jamais.</p>
<p>Quatrièmement, je comprends pourquoi les entreprises animalistes du genre de PETA plébiscitent les principes « flexitariens » et sont hostiles au véganisme. Elles veulent la plus grosse base de donateurs possible. Selon un cadre de PETA, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3443/half-of.pdf">la moitié des membres de PETA ne sont même pas végétariens</a>. Si vous voulez que ces personnes versent leurs cotisations et vous citent dans leurs testaments, vous avez besoin de les rendre à l’aise quant à leur exploitation assidue des animaux. Si vous voulez frayer avec des célébrités de Hollywood ou d’autres gens célèbres qui consomment les animaux, vous ne pouvez avoir une politique végane claire. Vous adoptez donc plutôt une position qui inclut tout le monde, mais, précisément parce qu’elle n’exclut aucune conduite en tant que moralement inacceptable, une telle position ne veut rien dire.</p>
<p>La schizophrénie morale est stupéfiante. PETA condamne systématiquement les exploiteurs institutionnels mais ne parvient pas à reconnaître que les consommateurs réclamant des produits d’origine animale – parmi lesquels figurent tous les membres de PETA non végans –sont en premier lieu des exploiteurs qui créent la demande.</p>
<p>Pour résumer, il est triste que les plus gros adversaires du véganisme posé comme ligne de fond morale soient de prétendus défenseurs des animaux tels Newkirk et Singer (<a href="/2007/05/23/oh-mon-dieu-ces-vegans/">1</a>; <a href="/2007/03/14/le-luxe-de-la-mort/">2</a>). Il est affligeant de voir que la réponse de Newkirk au véganisme principiel est : « Tordons le cou au principe », ou qu’elle dise de ceux qui le défendent qu’ils « devraient vivre dans une grotte ».</p>
<p>C’est un sujet d’inquiétude que de constater que ceux qui crient le plus fort que le véganisme est difficile ou décourageant sont de soi-disant défenseurs des animaux.</p>
<p>Comprenez bien que je ne mets pas en doute la sincérité de Newkirk. Je crois simplement et sincèrement qu’elle se trompe profondément.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, merci d’envisager de le devenir. Ne tombez pas dans la dichotomie erronée faite entre la viande et les autres produits d’origine animale, car il n’y a pas de distinction moralement cohérente entre les deux. Les animaux utilisés pour le lait vivent généralement plus longtemps, sont traités aussi mal, sinon plus mal que les animaux élevés pour la viande, et finissent leur existence dans les mêmes abattoirs hideux que leurs homologues abattus pour leur chair.</p>
<p>Devenir végan est facile (en dépit de ce qu’affirment certaines grosses organisations animalistes) ; c’est meilleur pour votre santé ; c’est meilleur pour la planète ; et par-dessus tout, c’est, sur le plan éthique, la juste chose à faire. <a href="/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/">Le véganisme n’est pas une question de compassion ou de pitié ; c’est une question de justice fondamentale.</a></p>
<p>Le véganisme est le minimum que nous devons aux nonhumains sentients.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© 2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire n°18 : un pas en arrière, l’importance du véganisme et l’emploi abusif du terme « abolition »</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 12:16:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans ce Commentaire, j’aborde plusieurs sujets : Premièrement, je parle de l’avis du groupe néowelfariste Mercy for Animals selon quoi le géant du détail Costco aurait fait un « pas en avant » en acceptant de commercialiser de la viande de veau « humaine ». Je soutiens que le fait d’avoir des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans ce Commentaire, j’aborde plusieurs sujets :</p>
<p>Premièrement, je parle de l’<a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3419/announcement.pdf">avis</a> du groupe néowelfariste Mercy for Animals selon quoi le géant du détail Costco aurait fait un « pas en avant » en acceptant de commercialiser de la viande de veau « humaine ». Je soutiens que le fait d’avoir des défenseurs des animaux faisant l’éloge d’une semblable chose constitue un « pas en arrière », comme constitue un pas en arrière le fait de faire de la consommation de viande de veau un sujet plus important que la consommation des autres produits d’origine animale.</p>
<p>Deuxièmement, je débats de l’<a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3419/argument.pdf">argument</a> donné par certaines grosses organisations qui voudrait que parce que nous ne pouvons éviter complètement les produits d’origine animale, tout principe moral comprenant le véganisme comme ligne de fond ne serait qu’une « pureté personnelle » artificielle.</p>
<p>Pour finir, je parle de l’emploi abusif du terme « abolition » par ceux qui défendent les réformes de bien-être et la violence.</p>
<p>J’évoque aussi brièvement l’atelier abolitionniste que nous avons tenu à Rutgers en mai dernier ainsi que mon prochain livre, <a href="/2010/02/24/dernier-ouvrage-parution-prochaine/">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, publié par Columbia University Press.</p>
<p>J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ce Commentaire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© Gary L. Francione<br />
</p>
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		<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Dans ce Commentaire, j’aborde plusieurs sujets : - Premièrement, je parle de l’avis du groupe néowelfariste Mercy for Animals selon quoi le géant du détail Costco aurait fait un « pas en avant » en acceptant de commercialiser de l...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Dans ce Commentaire, j’aborde plusieurs sujets :

Premièrement, je parle de l’avis du groupe néowelfariste Mercy for Animals selon quoi le géant du détail Costco aurait fait un « pas en avant » en acceptant de commercialiser de la viande de veau « humaine ». Je soutiens que le fait d’avoir des défenseurs des animaux faisant l’éloge d’une semblable chose constitue un « pas en arrière », comme constitue un pas en arrière le fait de faire de la consommation de viande de veau un sujet plus important que la consommation des autres produits d’origine animale.

Deuxièmement, je débats de l’argument donné par certaines grosses organisations qui voudrait que parce que nous ne pouvons éviter complètement les produits d’origine animale, tout principe moral comprenant le véganisme comme ligne de fond ne serait qu’une « pureté personnelle » artificielle.

Pour finir, je parle de l’emploi abusif du terme « abolition » par ceux qui défendent les réformes de bien-être et la violence.

J’évoque aussi brièvement l’atelier abolitionniste que nous avons tenu à Rutgers en mai dernier ainsi que mon prochain livre, The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?, publié par Columbia University Press.

J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ce Commentaire.

Gary L. Francione
© Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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	</item>
		<item>
		<title>Ce dimanche 22 août sur Animals Today Radio, avec le Dr. Lori Kirshner</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/08/17/ce-dimanche-22-aout-sur-animals-today-radio-avec-le-dr-lori-kirshner/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 11:50:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Le dimanche 22 août, je serai, avec le Dr Lori Kirshner, l’invité d’Animals Today Radio. L’émission aura lieu en direct de 17 à 18 heures, et sera archivée. Devenez vegan. C’est meilleur pour votre santé (la nourriture d’origine animale nuit à votre corps) ; c’est meilleur pour l’environnement (l’agriculture animale représente un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Le dimanche 22 août, je serai, avec le Dr Lori Kirshner, l’invité d’<a href="http://www.animalstodayradio.com/">Animals Today Radio</a>. L’émission aura lieu en direct de 17 à 18 heures, et sera archivée.</p>
<p>Devenez vegan. C’est meilleur pour votre santé (la nourriture d’origine animale nuit à votre corps) ; c’est meilleur pour l’environnement (l’agriculture animale représente un désastre écologique) ; mais par-dessus tout, c’est, sur le plan moral, la bonne chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© Gary L. Francione</p>
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		</item>
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		<title>Commentaire n°17: débat avec Ronnie Lee et Roger Yates</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/05/02/commentaire-debat-avec-ronnie-lee-et-roger-yates/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 11:41:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans ce Commentaire, je reçois deux invités : Ronnie Lee, qui a fondé le Band of Mercy en 1972 et l’Animal Liberation Front en 1976, et le Dr Roger Yates, qui enseigne la sociologie au University College de Dublin ainsi qu’à l’Université du Pays de Galles à Bangor. Vous savez, j’en suis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans ce Commentaire, je reçois deux invités : Ronnie Lee, qui a fondé le Band of Mercy en 1972 et l’Animal Liberation Front en 1976, et le Dr Roger Yates, qui enseigne la sociologie au University College de Dublin ainsi qu’à l’Université du Pays de Galles à Bangor.</p>
<p>Vous savez, j’en suis sûr, que je m’oppose à toute forme de violence et que je ne soutiens pas l’action directe militante. Ceci constitue le point de départ de ma discussion avec Ronnie et Roger, même si nous embrayons ensuite sur une variété d’autres sujets. Et nous sommes tous d’accord quant à l’importance d’une éducation végane créative et non-violente.</p>
<p>J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ce Commentaire.</p>
<p>Et pendant que j’y suis :</p>
<p>Devenez végan. C’est bon pour la santé (les aliments d’origine animale nuisent à notre corps) ; c’est bon pour l’environnement (l’agriculture animale représente un désastre écologique) ; et, par-dessus tout, c’est, éthiquement, la bonne chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© 2010 Gary L. Francione<br />
</p>
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		<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Dans ce Commentaire, je reçois deux invités : Ronnie Lee, qui a fondé le Band of Mercy en 1972 et l’Animal Liberation Front en 1976, et le Dr Roger Yates, qui enseigne la sociologie au University College de Dublin ainsi qu’à l’Univ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Dans ce Commentaire, je reçois deux invités : Ronnie Lee, qui a fondé le Band of Mercy en 1972 et l’Animal Liberation Front en 1976, et le Dr Roger Yates, qui enseigne la sociologie au University College de Dublin ainsi qu’à l’Université du Pays de Galles à Bangor.

Vous savez, j’en suis sûr, que je m’oppose à toute forme de violence et que je ne soutiens pas l’action directe militante. Ceci constitue le point de départ de ma discussion avec Ronnie et Roger, même si nous embrayons ensuite sur une variété d’autres sujets. Et nous sommes tous d’accord quant à l’importance d’une éducation végane créative et non-violente.

J’espère que vous prendrez plaisir à écouter ce Commentaire.

Et pendant que j’y suis :

Devenez végan. C’est bon pour la santé (les aliments d’origine animale nuisent à notre corps) ; c’est bon pour l’environnement (l’agriculture animale représente un désastre écologique) ; et, par-dessus tout, c’est, éthiquement, la bonne chose à faire.

Gary L. Francione
© 2010 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Philosophie végane en Espagne !</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/04/23/philosophie-vegane-en-espagne/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 13:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : J’ai l’honneur de faire deux allocutions à l’occasion de la conférence Ethique, Ecologie et Droits des Animaux qui se tiendra à l’Université de La Rioja en Espagne. Ces deux discours, que je donnerai lundi 26 et mardi 27 avril, seront suivis d’une table ronde à laquelle participeront des spécialistes espagnols de différentes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>J’ai l’honneur de faire deux allocutions à l’occasion de la conférence <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3317/ethics-ecology.pdf">Ethique, Ecologie et Droits des Animaux</a> qui se tiendra à l’Université de La Rioja en Espagne. Ces deux discours, que je donnerai lundi 26 et mardi 27 avril, seront suivis d’une table ronde à laquelle participeront des spécialistes espagnols de différentes disciplines, de la philosophie à l’histoire en passant par la linguistique et la sociologie.</p>
<p>Les organisateurs de la conférence étaient particulièrement intéressés de me recevoir afin de débattre des droits des animaux et du rôle du véganisme.</p>
<p>J’espère revoir à la conférence certains de mes nombreux amis espagnols. Je parlerai des problèmes que posent les campagnes ciblées : je m’attends donc à ce que la discussion soit vive !</p>
<p>Je note toutefois que lorsque je faisais des conférences en Espagne au début des années 1990, il n’y avait aucun débat sur le véganisme éthique et il était pratiquement impossible de trouver de la nourriture végane dans les restaurants. Aujourd’hui, on débat du véganisme dans des conférences universitaires !</p>
<p>Nous faisons des progrès.</p>
<p>Devenez végan. C’est bon pour la santé (les aliments d’origine animale nuisent à votre corps) ; c’est bon pour la planète (l’agriculture animale représente un désastre écologique) ; mais, par-dessus tout, c’est, sur le plan de l’éthique, la juste chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© 2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Débat radiophonique en direct chez Michael Medved</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 12:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Il m’a été donné de débattre avec l’adversaire des droits des animaux Wesley J. Smith, dans l’émission radiophonique de Michael Medved. Medved a décidé de nous réinviter, Smith et moi, pour un nouveau débat en direct qui aura lieu le lundi 3 mai 2010, de 16 à 17 h. Medved est un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Il m’a été donné de <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/mp3/michael-medved-20100416.mp3">débattre</a> avec l’adversaire des droits des animaux <a href="http://www.amazon.com/Rat-Pig-Dog-Boy-Movement/dp/1594033463/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1271776832&amp;sr=8-1">Wesley J. Smith</a>, dans <a href="http://www.michaelmedved.com/">l’émission radiophonique de Michael Medved</a>. Medved a décidé de nous réinviter, Smith et moi, pour un nouveau débat en direct qui aura lieu le lundi 3 mai 2010, de 16 à 17 h.</p>
<p>Medved est un conservateur, et si jamais le passé peut servir d’indicateur, la plupart des auditeurs qui appelleront le seront également et se rangeront du côté de Smith. C’est très bien, mais peut-être qu’un contrepoids serait une bonne idée. Aussi n’hésitez pas à appeler, et à poser à Smith toutes les questions qui vous viennent à l’esprit.</p>
<p>Devenez végan. C’est bon pour votre santé (les produits d’origine animale nuisent à votre corps) ; c’est bon pour la planète (l’agriculture animale est un désastre écologique) ; mais, par-dessus tout, c’est, sur le plan de l’éthique, la juste chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© Gary L. Francione<br />
</p>
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			<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Il m’a été donné de débattre avec l’adversaire des droits des animaux Wesley J. Smith, dans l’émission radiophonique de Michael Medved. Medved a décidé de nous réinviter, Smith et moi, pour un nouveau débat en direct qui aura lieu ...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Il m’a été donné de débattre avec l’adversaire des droits des animaux Wesley J. Smith, dans l’émission radiophonique de Michael Medved. Medved a décidé de nous réinviter, Smith et moi, pour un nouveau débat en direct qui aura lieu le lundi 3 mai 2010, de 16 à 17 h.

Medved est un conservateur, et si jamais le passé peut servir d’indicateur, la plupart des auditeurs qui appelleront le seront également et se rangeront du côté de Smith. C’est très bien, mais peut-être qu’un contrepoids serait une bonne idée. Aussi n’hésitez pas à appeler, et à poser à Smith toutes les questions qui vous viennent à l’esprit.

Devenez végan. C’est bon pour votre santé (les produits d’origine animale nuisent à votre corps) ; c’est bon pour la planète (l’agriculture animale est un désastre écologique) ; mais, par-dessus tout, c’est, sur le plan de l’éthique, la juste chose à faire.

Gary L. Francione
© Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Annonce d&#8217;une nouvelle série sur l&#8217;Ethique Animale</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/04/19/annonce-dune-nouvelle-serie-sur-lethique-animale/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 09:05:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[A lire: Perspectives critiques sur les Animaux.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3301/critical-perspectives.pdf">A lire: Perspectives critiques sur les Animaux.</a><br />
<img src="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3301/critical-perspectives.jpg" alt="critical-perspectives.pdf" /></p>
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		<title>Petit commentaire sur le véganisme abolitionniste considéré en tant que campagne ciblée</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/04/17/petit-commentaire-sur-le-veganisme-abolitionniste-considere-en-tant-que-campagne-ciblee/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Apr 2010 21:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Quiconque prétend que le véganisme éthique, tel qu’il est présenté via l’approche abolitionniste des droits des animaux, n’est rien d’autre qu’une campagne ciblée ne comprend rien à l’éthique du véganisme abolitionniste non plus qu’aux campagnes ciblées (CCs). Le véganisme éthique pose que nous ne devons pas manger, porter ou utiliser les animaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Quiconque prétend que le véganisme éthique, tel qu’il est présenté via l’approche abolitionniste des droits des animaux, n’est rien d’autre qu’une campagne ciblée ne comprend rien à l’éthique du véganisme abolitionniste non plus qu’aux campagnes ciblées (CCs).</p>
<p>Le véganisme éthique pose que nous ne devons pas manger, porter ou utiliser les animaux de quelque manière que ce soit. Il pose également que nous ne saurions, pour des motifs moraux, établir de distinctions entre les différents types d’exploitation animale, et que nous devons abolir entièrement l’exploitation animale.</p>
<p>Le véganisme éthique est l’application du principe de l’abolition dans sa vie individuelle, et exige que l’on évite toute forme d’utilisation ou de consommation des animaux.</p>
<p>Le véganisme éthique reconnaît que tous les êtres sentients ont un intérêt non seulement à ne pas souffrir, mais encore à vivre leur vie. Par conséquent, tuer les animaux pour notre usage, même si nous les avons traités « avec humanité », est fondamentalement injuste.</p>
<p>Les campagnes ciblées se focalisent sur certaines formes d’exploitation ou sur des espèces particulières. Exemples : une campagne contre la fourrure ; une autre contre la présence des animaux sauvages dans les cirques ; une autre encore contre le veau à viande blanche pour encourager la consommation du veau à viande rouge, ou contre les œufs de batterie au profit des œufs « plein air » ; le boycottage d’un Etat parce qu’il autorise le massacre d’une espèce « populaire » d’animaux, comme les loups. Toutes les organisations animales qui dominent aujourd’hui mènent des CCs. Aucune d’entre elles n’a fait du véganisme éthique son propos exclusif, ni même central.</p>
<p>Un végan éthique ne soutient aucune forme d’exploitation animale. Par conséquent, dire du véganisme éthique qu’il est une CC signifie qu’on n’a pas compris la nature du véganisme éthique, non plus que le fait que les CCs reviennent à établir des distinctions entre les différents types d’exploitation animale, à prétendre que certaines d’entre elles seraient pires que d’autres et donc, implicitement, que ces autres formes d’exploitation seraient moralement désirables ou moralement acceptables.</p>
<p>On peut, bien sûr, appliquer le mot « véganisme » au seul régime alimentaire, en ce sens que quelqu’un qui ne mange aucun produit d’origine animale peut être considéré comme ayant un régime végan. Cette définition du mot « végan » est néanmoins plus restreinte que la notion que j’ai développée dans ma théorie abolitionniste. Faire la promotion d’un régime végan s’apparente davantage à une CC que faire la promotion du véganisme éthique et de l’abolition de l’exploitation animale. Cependant, telle est la réalité pratique : si les gens refusaient de manger des produits d’origine animale, nous assisterions par là-même à un rejet de toutes les autres formes d’exploitation animale. La forme d’exploitation animale la plus importante – celle qui « légitime » toutes les autres – est celle qui consiste à utiliser les animaux en tant que nourriture. Si vous abolissez cet usage-là, alors tous les autres disparaîtront.</p>
<p>Mais que ce soit clair : le véganisme éthique abolitionniste rejette l’exploitation animale sous toutes ses formes. Aussi bien, l’appeler une CC, c’est ne pas comprendre ce qu’il est, et c’est le présenter sous un faux jour.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
© 2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Sauvez un phoque : mangez les animaux marins qui ne sont pas du Canada</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/04/10/sauvez-un-phoque-mangez-les-animaux-marins-qui-ne-sont-pas-du-canada/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 13:27:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Dans son rapport Chasse aux phoques : une occasion spéciale de nous venir en aide, Wayne Pacelle, le Chef du Bureau exécutif de HSUS, écrit : Voici le jour que je redoute chaque année : celui du premier coup ou de la première balle lancés contre un bébé phoque de la Côte Est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Dans son <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3261/hsus-ceo.pdf">rapport Chasse aux phoques : une occasion spéciale de nous venir en aide</a>, Wayne Pacelle, le Chef du Bureau exécutif de HSUS, écrit :</p>
<blockquote><p>Voici le jour que je redoute chaque année : celui du premier coup ou de la première balle lancés contre un bébé phoque de la Côte Est du Canada. Il marque le début du plus grand massacre programmé de mammifères marins du monde.</p></blockquote>
<p>La solution d’HSUS ? Elle comprend deux parties.</p>
<p>La première, c’est la <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3261/save-a-seal.pdf">campagne « Aujourd’hui, sauvez un phoque »</a> lancée par HSUS, où l’on demande aux gens de signer la promesse « de ne pas acheter d’animaux marins en provenance du Canada – crabes des neiges, morues, coquilles Saint-Jacques et crevettes – tant que le Canada ne met pas fin à la chasse aux phoques commerciale.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Par conséquent, selon HSUS, nous devrions boycotter les animaux marins en provenance du Canada et consommer à la place les animaux marins d’Amérique, de France, de Norvège, du Japon, etc.. Mais n’ayez pas peur : on ne vous demande pas de renoncer pour toujours à ces délicieux animaux marins canadiens. Lorsque les Canadiens auront mis un terme à leur chasse commerciale, alors il nous sera possible de les consommer de nouveau.</p>
<p>Cette campagne ne fait pas seulement ce que chaque campagne ciblée a coutume de faire : donner à croire que certains animaux comme les phoques, les loups ou les primates nonhumains auraient une plus grande valeur morale que d’autres. Elle renforce encore de façon explicite la mentalité spéciste en encourageant la consommation d’animaux marins non canadiens, et ce jusqu’à ce que le Canada ait cessé de pratiquer la chasse aux phoques (en tant qu&#8217;entreprise commerciale).</p>
<p>Certes, je comprends que les humains puissent trouver les phoques plus mignons que les morues, les crevettes, les coquilles Saint-Jacques, etc., mais la perception humaine de la beauté ne devrait en aucun cas constituer le critère d’appartenance à la communauté morale.</p>
<p>HSUS fait la remarque suivante :</p>
<blockquote><p>Pourquoi boycotter les fruits de mer canadiens ? Parce que ça marche.</p>
<p>Un petit groupe de pêcheurs commerciaux de l’Est du Canada tuent les bébés phoques pour leur fourrure, ce qui représente une fraction minuscule de leur revenu annuel. Leur industrie a vu ses bénéfices dégringoler depuis que nous avons déclenché le boycottage, il y a quelques années de cela.</p></blockquote>
<p>Par conséquent, si nous poursuivons le boycottage, alors l’industrie canadienne de la pêche renaîtra et reprendra, à une cadence plus soutenue, ses massacres de poissons et d’autres animaux aquatiques nonhumains.</p>
<p>La différence est que les morues, les crevettes, les coquilles Saint-Jacques, etc., bien que je présume qu’ils plaisent à d’autres morues, crevettes, coquilles Saint-Jacques, etc., n’ont tout simplement pas ces beaux petits visages qui nous attendrissent, nous autres humains.</p>
<p>Or il se trouve que les animaux marins sentients tiennent à leur vie autant que les phoques tiennent à la leur.</p>
<p>Ainsi, la première partie de la solution imaginée par HSUS pour mettre fin à la chasse aux phoques est explicitement spéciste et renforce délibérément l’idée que certains animaux importeraient davantage que d’autres. C’est très typique de ce genre de campagnes ciblées. Et HSUS franchit un pas supplémentaire en encourageant le public à consommer les animaux les moins populaires afin que cela profite aux plus populaires.</p>
<p>Les organisations de protection animale recourent de plus en plus souvent au boycottage <em>encourageant</em> explicitement l’exploitation animale. <a href="/2008/06/02/peta-et-pfk-aucune-difference-d-opinion-sur-la-maniere-dont-les-animaux-doivent-etre-traites/">PETA</a> a annoncé par exemple celui de Kentucky Fried Chicken, censé perdurer jusqu’à ce que KFC accepte d’acheter ses poulets chez des éleveurs pratiquant le gazage, manière de tuer les oiseaux que PETA considère « humaine » et également plus profitable, économiquement parlant, auxdits éleveurs. Quand, au Canada, KFC a accepté de faire gazer les poulets, PETA a annulé son boycottage. Le message ainsi envoyé est clair comme de l’eau de roche : il est moralement acceptable de manger des oiseaux qui ont été gazés.</p>
<p>Deuxièmement, Pacelle déclare :</p>
<blockquote><p>Ce combat peut être démoralisant. Mais nous devons garder les yeux fixés sur nos objectifs. Je vous demande aujourd’hui de nous apporter votre soutien afin de nous aider à mettre un terme définitif à la chasse aux phoques. Si vous faites un don maintenant, il sera multiplié par trois par la Fondation Giant Steps et d’autres généreux donateurs, qui verseront deux dollars pour chacun des vôtres, jusqu’à ce que nous ayons atteint un total de 400000 $. Merci d’envisager un cadeau spécial – avec cette occasion unique de multiplier chacun de vos dollars par trois – pour nous aider à gagner définitivement la bataille.</p></blockquote>
<p>Ainsi, d’après HSUS, votre contribution financière peut aider l’organisation à « gagner définitivement la bataille », parce qu’une contribution totale de 400000 $ équivaudra pour elle à 1,2 millions de dollars.</p>
<p>Voilà quelque chose que je ne comprends pas.</p>
<p>Qui peut dire, en gardant un air impassible, qu’1,2 millions de dollars supplémentaires vont faire une différence significative ? Pacelle reconnaît que le budget annuel de HSUS est de 150 millions de dollars. Quant aux registres financiers de l’organisation, ils indiquent qu’elle possède un avoir d’environ 225 millions.</p>
<p>Mais 1,2 millions de dollars supplémentaires sont ce dont nous avons besoin « pour nous aider à gagner définitivement la bataille ».</p>
<p>Bien sûr, il est terrible que les phoques soient tués. Mais il est également terrible que certains individus se servent de cette tragédie afin d’engranger quelques dollars de plus.</p>
<p>Je dois encore ajouter que la campagne HSUS en faveur des phoques est pilotée par la Humane Society International (HSI). HSI a lancé le label « <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3261/humane-choice.pdf">Choix Humain</a> » en Australie, qui prétend « garantir au consommateur que les animaux, de leur naissance à leur mort, ont été traités avec attention et respect ». Un produit portant le label HSI « Choix Humain » assure le consommateur que :</p>
<blockquote><p>Les animaux ont eu la meilleure vie et la meilleure mort qui puissent être offertes à un animal d’élevage. Fondamentalement, ils vivent comme ils auraient vécu dans une vieille ferme McDonald. Ils peuvent satisfaire leurs besoins comportementaux, fourrager, se mouvoir librement sans cage ni attache, bénéficier d’un libre accès aux espaces extérieurs, s’abriter à l’ombre quand il fait chaud, au chaud quand il fait froid, bénéficier d’un bon régime alimentaire et d’une mort infligée avec humanité.</p></blockquote>
<p>En d’autres termes, « redoutons » le jour d’ouverture de la chasse aux phoques, mais que tout le monde se rassure quant au massacre quotidien de millions d’animaux d’élevage : là-dessus, tout va bien, rien à signaler.</p>
<p>D’ailleurs Pacelle, lors d’une conférence récente consacrée aux animaux utilisés comme nourriture, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3261/stated.pdf">déclarait</a> :</p>
<blockquote><p>Nous ne demandons pas qu&#8217;on arrête de confiner les animaux. Nous demandons seulement qu’ils ne soient pas entassés dans des cages ou des caisses à peine plus grandes qu’eux.</p></blockquote>
<p>Ainsi, « gagnons la bataille » contre la chasse aux phoques, mais contentons-nous d&#8217;accorder un peu plus d’espace aux animaux torturés dans les élevages industriels.</p>
<p>Il semble évident que les organisations dominantes (qui sont pratiquement toutes les mêmes) exploitent les animaux à la manière d’entreprises commerciales, et que pas une ne se soucie de déplacer le paradigme de l’animal considéré en tant que bien vers celui de l’animal considéré en tant que personne morale.</p>
<p>La campagne contre la chasse aux phoques dure depuis des <em>dizaines d&#8217;années</em>. La chasse aux phoques n’a toujours pas pris fin. En revanche, <em>beaucoup</em> d’organisations dominantes ont amassé, pendant ce temps et grâce à cette campagne, des millions et des millions de dollars.</p>
<p>Il y a <em>une façon</em> de modifier le statu quo : ôter de l’esprit des gens que les animaux sont des objets. Il y a <em>un</em> moyen de mettre un terme à cela : une éducation végane créative et non-violente.</p>
<p>Mais l’alternative qu’on nous propose à la place consiste à dire aux gens qu’ils doivent manger les morues américaines plutôt que les morues canadiennes, et ce jusqu’à ce que le Canada cesse de tuer certains animaux qui ont la bonne fortune de nous plaire. L’alternative postule qu’il existe une différence entre la fourrure des phoques et la peau d’autres animaux. L’alternative consiste à maintenir que nous devons arrêter de tuer les jolis bébés phoques, mais que nous pouvons continuer à consommer les vaches, les cochons et les poulets sur le corps desquels on aura préalablement flanqué le label « Choix Humain ».</p>
<p>Ces alternatives n’ont aucun sens. Elles sont même contreproductives en ce qu’elles induisent le public en erreur en lui faisant croire qu’il peut établir des distinctions morales fondées entre les différents types d’exploitation animale.</p>
<p>Par conséquent, voilà ce que j’ai à dire à Wayne Pacelle, que je connais depuis des années : Wayne, veux-tu vraiment « gagner définitivement la bataille » ? Si oui, alors mets ton talent et le talent de tes collègues de HSUS, ainsi que les ressources considérables de HSUS, derrière un seul message simple :</p>
<p><em>Devenez végans. Arrêtez de manger, de porter, de consommer ou d’utiliser de quelque manière que ce soit les animaux nonhumains.</em></p>
<p>Wayne, si tu veux vraiment que les choses changent, arrête de propager l’idée que certains animaux compteraient moralement plus que d’autres. Arrête d’encourager la viande et les produits d’origine animale « heureux ». Arrête de lancer la notion d’ « élevage responsable ». Arrête de colporter le fantasme que certains abattoirs commettent des « abus » et que tous les autres n’en commettent pas. Dis à tes 11 millions de membres que le problème est l’ utilisation des animaux, pas la fétichisation de certains d’entre eux au détriment des autres, ni la réforme de la torture animale, laquelle, étant donné le statut actuel des nonhumains (biens meubles), ne débouchera jamais sur une protection accrue, mais servira seulement à rendre les gens plus à l’aise vis-à-vis de leur exploitation et de leur consommation. Alors, oui, les plus conservateurs de tes donateurs te désapprouveront certainement, et puis après ? Imagine l’impact que tu pourrais avoir si tu faisais comprendre qu’une société « humaine » n’est rien d’autre qu’une société qui refuse toutes les formes d’utilisation des animaux.</p>
<p>A vous tous : si vous n’êtes pas encore végan, devenez-le. C’est incroyablement facile. C’est bon pour la santé et c’est bon pour la planète. Mais, par-dessus tout, c’est, sur le plan éthique, la bonne chose à faire.</p>
<p>Ensuite, sensibilisez votre entourage au véganisme de manière créative et non-violente. Une idée partagée avec les autres vaut bien davantage que chaque dollar donné à ces sociétés commerciales déjà fantastiquement prospères – même si le dollar en question est multiplié par trois.</p>
<p>Une fois pour toutes, au-delà de tous les zooms mis sur les phoques et les autres animaux « spéciaux », merci de ne pas oublier le fait qu’il y a des millions de chiens, de chats, de rats, de poissons, d’oiseaux, de souris et d’autres nonhumains qui ont aujourd’hui besoin d’un foyer. Maintenant. Merci d’adopter un nonhumain sans abri. Il y a, aujourd’hui, plus d’animaux que jamais ayant besoin d’un toit. La crise du logement prive les nonhumains aussi bien que les humains de leurs maisons. S’il vous plaît, adoptez. Nous sommes responsables des animaux que nous avons domestiqués, et condamnés à vivre dans un monde dans lequel ils ne s’intègrent pas. Le moins que nous puissions faire est de leur donner un lieu d’asile. L’adoption constitue une forme importante de l’activisme pour les droits des animaux.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Singer approuve une fois de plus l’exploitation animale / Drayson à propos de la vivisection au Royaume-Uni</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 12:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues: Deux informations sont tombées sur mon bureau ces jours-ci. La première, c’est ce que Peter Singer, le « père du mouvement des droits des animaux », a déclaré lors d’une interview : PROFESSEUR PETER SINGER : Si nous sommes sur le point de consommer des produits d’origine animale, alors je pense que nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues:</p>
<p>Deux informations sont tombées sur mon bureau ces jours-ci.</p>
<p>La première, c’est ce que Peter Singer, le « père du mouvement des droits des animaux », a déclaré lors d’une <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3245/interview.pdf">interview</a> :</p>
<blockquote><p>PROFESSEUR PETER SINGER : Si nous sommes sur le point de consommer des produits d’origine animale, alors je pense que nous avons la lourde responsabilité de nous assurer que les animaux n’ont pas souffert. Et cela implique au minimum d’aller sur les marchés locaux, ou à tout le moins d’acheter des produits écologiquement certifiés, eu égard au système actuel.</p>
<p>Ce sera définitivement mieux que de recourir à la production des fermes industrielles. Il s’agit là de choix. De toute façon, je ne pense pas que nous devrions consommer autant de viande et de produits animaux que nous le faisons.</p></blockquote>
<p>Ainsi, en consommant de la viande et des produits animaux fabriqués localement, ou encore « écologiquement certifiés », nous nous déchargerions de la « lourde responsabilité… de nous assurer que les animaux n’ont pas souffert. » C’est absurde. La viande et les produits animaux, qu’ils soient écologiques ou fabriqués localement, proviennent d’animaux qui ont été torturés. Le commentaire de Singer ne diffère en <em>rien</em> de celui-ci :</p>
<blockquote><p>Si nous sommes sur le point de molester des enfants, alors je pense que nous avons la lourde responsabilité de nous assurer qu’ils n’ont pas souffert. Et cela implique de leur donner un morceau de chocolat.</p></blockquote>
<p>Et Singer d’ajouter que nous ne devrions pas consommer « autant de viande et de produits animaux que nous le faisons. »</p>
<p>Peter, la quantité de viande et de produits animaux que nous devrions consommer est de <em>zéro</em>.</p>
<p>Grâce soit rendue à Notre Père d’avoir une fois de plus renforcé l’idée que l’exploitation animale serait moralement acceptable.</p>
<p>La seconde, c’est que le Ministre des Sciences britannique, Lord Drayson, a <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3245/noted.pdf">noté</a> qu’en dépit des actions directes de militants visant des vivisecteurs, le nombre d’expérimentations animales au Royaume-Uni a augmenté de 14% par rapport à l’année dernière, et qu’une étude</p>
<blockquote><p>montre que seulement un tiers des adultes britanniques sont favorables à une interdiction de l’expérimentation animale, cependant que le nombre de gens qui l’acceptent désormais de manière inconditionnelle eu égard aux besoins de la recherche a augmenté de 28% depuis 1999.</p></blockquote>
<p>Manifestement, l’approche actuelle ne fonctionne pas. Au-delà de la question de la moralité de la violence, l’action directe militante ne fait rien d’autre qu’intensifier le préjugé selon lequel les droits des animaux ne sont qu’une question marginale promue par des fous qui ne devraient pas être pris au sérieux. Mais cela ne doit pas nous surprendre. Dans un monde où une majorité écrasante de gens pense qu’il est moralement acceptable d’infliger douleur, souffrance et mort à 56 milliards d’animaux par an sans d’autre raison que celle de leur bon goût, le public n’est pas prêt à considérer ceux qui embrassent la violence pour lutter contre l’exploitation d’animaux qui leur sont vendus comme nécessaires à leur santé comme autre chose que des fous. Cet état de choses fait échouer toute discussion sérieuse à propos de la moralité de l’exploitation animale.</p>
<p>Il nous faut déplacer le paradigme du statut de propriété vers celui de personne morale. Et la seule manière d’y parvenir passe par une éducation au véganisme créative et non-violente.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Commentaire n°16 : réponse à vos questions sur les campagnes ciblées et sur l’opposition à l’approche abolitionniste</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 11:27:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Podcast]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Il y a plusieurs semaines, j’ai lancé un appel en direction des personnes qui voudraient m’adresser des questions. J’en ai reçu approximativement 80. Je prévois de rédiger plusieurs Commentaires dans lesquels je débattrai de certaines d’entre elles. Plusieurs des questions que j’ai reçues concernent les campagnes ciblées. Par conséquent, ce Commentaire traite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Il y a plusieurs semaines, j’ai lancé un appel en direction des personnes qui voudraient m’adresser des questions. J’en ai reçu approximativement 80. Je prévois de rédiger plusieurs Commentaires dans lesquels je débattrai de certaines d’entre elles.</p>
<p>Plusieurs des questions que j’ai reçues concernent les campagnes ciblées. Par conséquent, ce Commentaire traite essentiellement de ce sujet ainsi que de savoir pourquoi la plupart de ceux qui promeuvent la violence sont hostiles à l’approche abolitionniste.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione<br />
</p>
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		<itunes:subtitle>Chers Collègues : - Il y a plusieurs semaines, j’ai lancé un appel en direction des personnes qui voudraient m’adresser des questions. J’en ai reçu approximativement 80. Je prévois de rédiger plusieurs Commentaires dans lesquels je débattrai de certai...</itunes:subtitle>
		<itunes:summary>Chers Collègues :

Il y a plusieurs semaines, j’ai lancé un appel en direction des personnes qui voudraient m’adresser des questions. J’en ai reçu approximativement 80. Je prévois de rédiger plusieurs Commentaires dans lesquels je débattrai de certaines d’entre elles.

Plusieurs des questions que j’ai reçues concernent les campagnes ciblées. Par conséquent, ce Commentaire traite essentiellement de ce sujet ainsi que de savoir pourquoi la plupart de ceux qui promeuvent la violence sont hostiles à l’approche abolitionniste.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione</itunes:summary>
		<itunes:author>Les Droits des Animaux : L’Approche Abolitionniste</itunes:author>
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		<title>Euphorie ? Pour qui ?</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 11:28:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Dans mon précédent billet, Partenaires dans l’exploitation, j’ai débattu des différents programmes de labelling approuvés et promus par HSUS, PETA et d’autres sociétés commerciales spécialisées dans le bien-être animal. Ô surprise, hier, je suis allé au Whole Foods Market local, vous savez, la chaîne de magasins à laquelle PETA a décerné le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Dans mon précédent billet, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/03/12/partenaires-dans-lexploitation/">Partenaires dans l’exploitation</a>, j’ai débattu des différents programmes de labelling approuvés et promus par HSUS, PETA et d’autres sociétés commerciales spécialisées dans le bien-être animal.</p>
<p>Ô surprise, hier, je suis allé au Whole Foods Market local, vous savez, la chaîne de magasins à laquelle PETA a décerné le prix du <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3221/best-animal.pdf">Best Animal-Friendly Retailer</a>, et j’ai pris un exemplaire de « Whole Deal », le magazine de Whole Foods.</p>
<p>A l’intérieur, il y avait un coupon pour des « Parfaits Brown Cow au naturel », qui combinent apparemment différents parfums de yaourts.</p>
<p>Yaourt ? Mais les yaourts n’impliquent-ils pas la souffrance et la mort des animaux ?</p>
<p>Ne vous en faites pas !<br />
Comme vous pouvez voir :</p>
<p><img src="http://www.abolitionistapproach.com/wp-content/uploads/2010/03/Euphoria.jpg" alt="Euphorie?" /></p>
<p>Ce yaourt porte l’étiquette « <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3221/certified-humane.pdf">Certifié Elevé et Manipulé avec Humanité</a> ». Le label « Certifié Elevé et Manipulé avec Humanité » est un cachet d’approbation émanant d’une organisation appelée Humane Farm Animal Care, qui l’a développé avec ses partenaires, parmi lesquels figure la Humane Society of the United States (HSUS). Le label HFAC/HSUS est <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3221/described.pdf">défini</a> comme « un certificat-consommateur et un programme-labelling » destiné à donner aux consommateurs l’assurance que « les œufs, les produits laitiers, la viande ou la volaille [ainsi labellisés] ont été produits avec dans l’esprit le bien-être des animaux d’élevage ».</p>
<p>La subtile légende du coupon nous apprend que le Parfait Brown Cow :</p>
<p>« Répond aux principes du Programme Humane Farm Animal Care. Les animaux bénéficient d’un régime alimentaire nutritif, sans antibiotiques ni hormones. Ils disposent d’abris et d’aires de repos, d’un espace suffisant et de la possibilité de satisfaire leurs comportements naturels. »</p>
<p>Vous remarquerez en outre que la vache qui figure sur le coupon porte un petit képi et tient dans sa bouche une cuillère. Ainsi tout va bien ! Vous voyez, elle <em>vous sert de plein gré</em> ce produit fait avec sa souffrance et sa mort, ainsi qu’avec la souffrance et la mort de ses enfants.</p>
<p>Le mot « Euphorie ! » figure en tête du coupon. L’ « euphorie » est définie comme une « sensation de bonheur ou de bien-être ».</p>
<p>Mais de l’euphorie de <em>qui</em>, de la sensation de bonheur et de bien-être de <em>qui</em> parle-t-on ici ?</p>
<p>Peut-être parle-t-on de l’euphorie de Humane Farm Animal Care, qui prélève des droits sur chacun de ses petits cachets d’approbation ? Peut-être parle-t-on de l’euphorie de HSUS, qui fait la promotion de ses produits « humains » afin que ses membres et le public en général se sentent généreux et aient bonne conscience de consommer les produits de la torture animale ? Peut-être parle-t-on de l’euphorie de Whole Foods, qui fait du trafic « humain » de chair animale et de produits d’animaux « heureux », et qui fait ainsi fortune ?<br />
Peut-être parle-t-on de l’euphorie de PETA, qui décerne des prix aux endroits comme Whole Foods de sorte qu’à l’instar de HSUS, elle profite des bénéfices de la « viande heureuse » et encourage à la consommation des animaux ?</p>
<p>Il est en tout cas une chose dont nous pouvons être complètement sûrs : ce n’est pas l’euphorie de la vache.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le. C’est incroyablement facile. C’est bon pour la santé. C’est bon pour la planète, qui permet toute vie. Et par-dessus tout, c’est, moralement parlant, la bonne chose à faire.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Partenaires dans l&#8217;exploitation</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 20:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Le but explicite des campagnes et des organisations welfaristes consiste le plus souvent à rendre la société plus à l’aise vis-à-vis de l’exploitation animale et l’encourager à la consommation. Par exemple, de nombreux et importants groupes de défense animale aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne travaillent à promouvoir des labels conférant à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Le but explicite des campagnes et des organisations welfaristes consiste le plus souvent à rendre la société plus à l’aise vis-à-vis de l’exploitation animale et l’encourager à la consommation.</p>
<p>Par exemple, de nombreux et importants groupes de défense animale aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne travaillent à promouvoir des labels conférant à la chair et aux produits des nonhumains un certificat d’approbation. Humane Farm Animal Care (HFAC), aux côtés de HSUS, American Society for the Prevention of Cruelty to Animals, <em>Animal People</em>, World Society for the Protection of Animals et d’autres partenaires, fait par exemple la promotion du <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/certified-humane.pdf">label « Certifié élevé et manipulé avec humanité »</a>, qu’elle <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/describes.pdf">définit</a> comme « un certificat-consommateur et un programme-label » destiné à donner aux consommateurs l’assurance que « les œufs, les produits laitiers, la viande ou la volaille labellisés ont été conçus dans l’esprit du bien-être des animaux d’élevage. »</p>
<p>HFAC souligne que « le stress peut affecter la qualité de la viande des animaux destinés à la consommation… ainsi que [leur] état de santé général », et que le label « instaure une <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/win-win.pdf">situation triplement gagnante</a> pour les détaillants et les restaurateurs, les producteurs et les consommateurs. La victoire, pour les agriculteurs, réside dans le fait qu’ils peuvent acquérir une distinction, augmenter leurs profits et leurs parts de marché en optant pour des pratiques plus viables. » Les détaillants sont également <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/win.pdf">gagnants</a> puisque « les aliments naturels et écologiques représentent la catégorie épicière ayant réalisé le bond le plus rapide ces dernières années. Aujourd’hui les épiciers, les détaillants, les restaurants, les producteurs et les organisateurs de services alimentaires peuvent jouir d’opportunités en termes de ventes et de profits grâce au label ‘Certifié Elevé et Manipulé avec Humanité’ ».</p>
<p>La Humane Society International, une branche de HSUS, a lancé le <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/humane-choice.pdf">label « Humane Choice »</a> en Australie, dont elle assure qu’il « garantira au consommateur que l’animal a été traité avec attention et respect de sa naissance à sa mort ». Un produit portant l’étiquette « Humane Choice » assure le consommateur que :</p>
<blockquote><p> Les animaux ont eu la meilleure vie et la meilleure mort qui puissent être offertes à un animal d’élevage. Fondamentalement, ils vivent comme ils auraient vécu dans une vieille ferme McDonald. Ils peuvent satisfaire leurs besoins comportementaux, fourrager, se mouvoir librement sans cage ni attache, bénéficier d’un libre accès aux espaces extérieurs, s’abriter à l’ombre quand il fait chaud, au chaud quand il fait froid, bénéficier d’un bon régime alimentaire et d’une mort infligée avec humanité.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/whole-foods.pdf">Whole Foods Market, Inc.</a>, une chaîne de supermarchés implantée aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne, à qui PETA a décerné le prix <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/best-animal.pdf">Best Animal-Friendly Retailer</a>, prétend travailler « avec des fournisseurs en viande et volailles passionnés et bien informés aussi bien qu’avec des experts d’avenir du traitement humain des animaux » afin d’ « améliorer non seulement la qualité et la sûreté de la viande que nous vendons, mais aussi [d’] assurer des conditions de vie humaines aux animaux. » Whole Foods affirme également que les « Animal Compassionate Standards, spécifiques à chaque espèce, qui posent comme obligatoires un environnement et des conditions de vie comblant les besoins physiques, émotionnels et sociaux des animaux, sont actuellement en cours de développement. Les producteurs qui adhèrent volontairement et avec succès à ces Standards pourront labelliser leurs produits avec la mention spéciale ‘Compassion pour les animaux’. » Peter Singer, PETA et d’autres organisations welfaristes ont <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/endorsed.pdf">approuvé</a> avec enthousiasme les « Animal Compassionate Standards ».</p>
<p>En Grande-Bretagne, la RSPCA décerne quant à elle le <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/freedom-food.pdf">label « Freedom Food »</a>, qui représente « l’assurance d’un élevage respectueux et d’une nourriture labellisée établie par la RSPCA, l’une des principales organisations de protection animale du monde. L’idée d’un tel projet émane de la fondation elle-même. Il a été mis en place en 1994 pour améliorer le bien-être des animaux d’élevage et offrir aux consommateurs un choix plus large de produits humains. » La RSPCA <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/provides.pdf">délivre</a> des « certificats aux agriculteurs, transporteurs, abattoirs, fabricants et emballeurs, et approuve les élevages en plein air, écologiques et couverts. »</p>
<p>Le label Freedom Food « donne aux consommateurs l’assurance que le projet a été appuyé par la RSPCA, l’une des organisations de protection animale les plus respectées au monde. » La RSPCA <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/advises.pdf">invite</a> les consommateurs à manifester leur soutien à l’amélioration du bien-être des animaux d’élevage et à l’établissement de meilleurs critères de bien-être « en optant pour des produits bénéficiant du logo Freedom Food ». Les producteurs peuvent <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/add-value.pdf">augmenter la valeur</a> de leurs produits animaux car le label Freedom Food « singularise vos produits et peut vous donner des avantages en termes de compétitivité. L’affichage du logo Freedom Food permet aux consommateurs d’identifier vos produits comme gages d’un meilleur bien-être des animaux. » Les producteurs en bénéficient également via l’augmentation des marges, le développement d’un « créneau » pour des produits « gages d’un meilleur bien-être » leur permettant d’ « élargir… [le] marché cible » et l’ « association avec la RSPCA, l’une des organisations de protection animale les plus réputées du monde. »</p>
<p>De plus, les producteurs peuvent « gagner en crédibilité dans la chaîne d’approvisionnement » et réaliser d’autres bénéfices économiques tels qu’une assurance agricole meilleur marché disponible via la RSPCA. Et la RSPCA en réalité <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3218/help-producers.pdf">aidera les producteurs</a> à commercialiser leur chair animale et leurs autres produits animaux : « Nous utilisons toute une gamme d’instruments marketing tels que publicité, relations publiques, sites web, expositions, échantillons gratuits ou promotions. Nous collaborons aussi étroitement avec les détaillants nationaux afin de développer des activités promotionnelles communes, d’entreprendre des campagnes collectives avec la RSPCA et de garantir des offres marketing à nos membres. »</p>
<p>Pour moi, il est clair que ces grosses sociétés commerciales sont devenues des partenaires de l’industrie afin de favoriser la consommation de produits d’origine animale.</p>
<p>Cette question sera débattue dans un prochain livre, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/02/24/dernier-ouvrage-parution-prochaine/">The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</a>, que j’ai coécrit avec le Professeur Robert Garner et qui paraîtra prochainement chez Columbia University Press.</p>
<p>Et rappelez-vous : <a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Huit animaux</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/10/huit-animaux/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 12:43:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Ce matin figurait dans les News d’AOL l’article Les taux d’euthanasie chez PETA déclenchent des critiques rageuses. Celui-ci révèle que PETA: euthanasie plus de 90 % des chiens et des chats abandonnés dans son siège central à Norfolk, en Virginie. En 2009, PETA a euthanasié 2301 chiens et chats – soit 97 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Ce matin figurait dans les News d’AOL l’article <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3174/petas-euthanasia.pdf">Les taux d’euthanasie chez PETA déclenchent des critiques rageuses</a>.</p>
<p>Celui-ci révèle que PETA:</p>
<blockquote><p>euthanasie plus de 90 % des chiens et des chats abandonnés dans son siège central à Norfolk, en Virginie. En 2009, PETA a euthanasié 2301 chiens et chats – soit 97 % des animaux recueillis &#8211; et procédé à l’adoption de seulement huit d’entre eux, selon les statistiques de l’Etat de Virginie. Et le taux de ces tueries est en augmentation. De 2004 à 2008, l’euthanasie chez PETA a progressé de 10 %.</p></blockquote>
<p>J’ai vérifié les documents que PETA a déposés au Département de l’Agriculture et des Services à la Consommation de Virginie. Je confirme que l’article d’AOL est exact. PETA a tué 681 chiens et 1620 chats. PETA a également tué 51 « autres animaux de compagnie ».</p>
<p>Cela fait un total de 2352 animaux.</p>
<p>Et PETA a adopté huit animaux. Huit animaux.</p>
<p>C’est une honte. La mort par « euthanasie » est donnée dans l’intérêt des humains ou des nonhumains euthanasiés. L&#8217;euthanasie n’est jamais dans l’intérêt d’un être en bonne santé.</p>
<p>PETA partage apparemment l’opinion de Singer selon laquelle une mort relativement sans douleur ne constitue pas un mal pour les animaux nonhumains, pour la raison qu&#8217;à la différence des humains, la plupart d’entre eux n’auraient pas conscience d’eux-mêmes et ne pourraient comprendre ce que signifie « avoir une vie ». Selon ce point de vue, il faut être humain pour avoir un intérêt à poursuivre son existence. Aussi PETA n’a pas vraiment fait de mal aux 2352 animaux qu’elle a euthanasiés : de toute façon, ils se moquaient d’être en vie, et rien par conséquent ne leur a été pris quand ils ont été tués.</p>
<p>Quel total non-sens spéciste.</p>
<p>Selon l&#8217;Institut de <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3174/economic-research.pdf">Recherche Economique</a>, les revenus de PETA s’élèvent à 31.053.316 $, et ses avoirs à 19.759.999 $.</p>
<p>Quelle part de cet argent va à un programme d’adoption ?</p>
<p>Combien parmi les célébrités enrôlées par PETA encouragent l’adoption des animaux recueillis par l’organisation au lieu d’enlever leurs vêtements et d’ « aller nues » pour la gloire, la publicité constante et la promotion de PETA ?</p>
<p>Huit animaux ? Il semblerait que le personnel du bureau aurait pu en faire adopter davantage.</p>
<p>Combinez cela avec le <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/01/22/exploiter-lexploitation/">sexisme</a> de PETA et vous obtiendrez des prix décernés à des <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3174/to-slaughterhouse.pdf">concepteurs d’abattoirs</a> ou <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3174/grocery-chains.pdf">des chaînes d’épicerie vendant de la viande et des produits d’origine animale « heureux »</a>. Il est clair que PETA n’est rien d’autre qu’une immense blague, bien que, pour les animaux, c’en soit une des plus tragiques.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
<p>P.S. ajouté le 11 mars 2010 :</p>
<p>L’autre soir, j’ai fait un commentaire sur Twitter :</p>
<blockquote><p>Temple Grandin annonce qu’elle va dessiner pour PETA des équipements « humains » pour l’abattage des milliers d’animaux « sauvés ». </p></blockquote>
<p>C’était évidemment voulu, afin de pasticher le fait que PETA a décerné un prix à Grandin et qu’elle a qualifié celle-ci de « visionnaire » pour avoir créé des abattoirs dont elle fait l’éloge.</p>
<p>Un nombre considérable de personnes ont pensé que ce commentaire était sérieux. Je trouve cela fascinant, que PETA soit allée si loin dans la voie de l’exploitation animale que les gens ont pu croire à la validité d’une telle annonce. Cela nous en dit beaucoup sur la confusion omniprésente au sein du mouvement, pour lequel les « droits des animaux » signifient « nous recueillons des animaux ; nous les tuons tous sauf 8. »</p>
<p>A propos, j’ai aussi posté ça sur Twitter :</p>
<blockquote><p>HBO a débaptisé son documentaire consacré à la PETA d’Ingrid Newkirk, de « Je suis un animal » à « Je suis un animal (mais aucun de ceux que nous ‘sauvons’ et tuons). » </p></blockquote>
<p>C’était également pour rire &#8211; bien que je suppose que ce soit, aussi, une possibilité.</p>
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		<title>Le véganisme : seulement un moyen parmi d&#8217;autres pour réduire la souffrance ou un principe fondamental pour la justice et la non-violence?</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/03/07/le-veganisme-seulement-un-moyen-parmi-dautres-pour-reduire-la-souffrance-ou-un-principe-fondamental-pour-la-justice-et-la-non-violence/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 14:32:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers collègues: Il est primordial de comprendre qu&#8217;il existe des différences significatives parmi ceux qui se considèrent végans. Il y a une différence entre ceux qui maintiennent que le véganisme est simplement un moyen pour réduire la souffrance et ceux qui maintiennent que c&#8217;est un engagement fondamental pour la justice, la non-violence et la reconnaissance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues:</p>
<p>Il est primordial de comprendre qu&#8217;il existe des différences significatives parmi ceux qui se considèrent végans.</p>
<p>Il y a une différence entre ceux qui maintiennent que le véganisme est simplement un moyen pour réduire la souffrance et ceux qui maintiennent que c&#8217;est un engagement fondamental pour la justice, la non-violence et la reconnaissance de la personnalité morale des animaux non-humains.</p>
<p>La différence entre ces deux groupes n&#8217;est pas seulement un problème théorique abstrait – cela a de profondes conséquences pratiques.</p>
<p>La position dominante parmi les nouveaux réformateurs est que le véganisme est un moyen, <em>parmi d&#8217;autres</em>, pour réduire la souffrance. Veuillez bien comprendre que dans cette optique, le véganisme n&#8217;est en rien différent des élevages de poules hors-cage ou bien de la viande produite au sein d&#8217;abattoirs conçus par <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3136/peta-award.pdf">Temple Grandin, récompensée par la PETA</a>. Ce sont, disent les néo-réformistes, seulement des méthodes pour réduire la souffrance. Si X choisit de réduire la souffrance en devenant végan, c&#8217;est bien; Si Y choisit de réduire la souffrance en mangeant des oeufs de poule élevées hors-cage, c&#8217;est bien. Si X décide de réduire la souffrance en mangeant végétarien le lundi et en mangeant de la viande bio le mardi, c&#8217;est bien aussi. Maintenir que X, pour des raisons morales, devrait être végan le lundi, le mardi et tous les autres jours de la semaine est &laquo;&nbsp;absolutiste&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;fondamentaliste&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;fanatique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Des gens comme Peter Singer et des groupes comme &laquo;&nbsp;Vegan&nbsp;&raquo; Outreach ou la PETA maintiennent cette position. Par exemple, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/04/29/peter-singer-viande-heureuse-et-vegans-fanatiques/">Singer</a> maintient qu&#8217;être un &laquo;&nbsp;omnivore consciencieux&nbsp;&raquo; est une <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3136/defensible-ethical.pdf">&laquo;&nbsp;position éthique défendable&nbsp;&raquo;</a>. Il prétend qu&#8217;être un vegan en toute circonstance est <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3136/fanatical.pdf">&laquo;&nbsp;fanatique&nbsp;&raquo;</a>. Singer se décrit lui même comme un <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p34/may-2006.pdf">&laquo;&nbsp;végan flexible&nbsp;&raquo;</a> qui est non-végan quand ça l&#8217;arrange. Il mentionne manger des oeufs et du lait bio. Il parle du <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2007/03/14/le-luxe-de-la-mort/">&laquo;&nbsp;luxe&nbsp;&raquo;</a> de manger de la viande et autres produits provenant d&#8217;animaux qui ont été bien traités, selon lui, et tués &laquo;&nbsp;humainement&nbsp;&raquo;. La PETA <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3136/claims.pdf">affirme</a> qu&#8217;adhérer au véganisme par principe est seulement une question de &laquo;&nbsp;pureté personnelle&nbsp;&raquo;, de &laquo;&nbsp;zèle culturel narcissique&nbsp;&raquo; et d&#8217;&nbsp;&raquo;obsession fanatique&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Vegan&nbsp;&raquo; Outreach insiste clairement sur la souffrance et minimise l&#8217;exploitation des animaux en prétendant que le véganisme</p>
<blockquote><p>n&#8217;est pas une fin en soi. Ce n&#8217;est pas un dogme ou une religion ni une liste d&#8217;ingrédients interdits ou de lois immuables – c&#8217;est seulement un outil pour s&#8217;opposer à la cruauté et réduire la souffrance.</p></blockquote>
<p>Les néo-réformistes font l&#8217;<a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/03/16/singer-et-la-position-neo-welfariste-sur-la-moins-grande-valeur-de-la-vie-des-nonhumains/">hypothèse fondamentale</a> que tuer les animaux, en soi, ne leur inflige aucun dommage intrinsèque. <a href="http://www.abolitionistapproach.com/peter-singer-and-the-welfarist-position-on-the-lesser-value-of-nonhuman-life/" title="Read Peter Singer and the Welfarist Position on the Lesser Value of Nonhuman Life"></a>Les animaux se moquent <em>que</em> nous les exploitions et tuons. Ils se préoccupent seulement de la <em>façon</em> dont nous les traitons et tuons. Dans la mesure où ils ne souffrent pas trop, les animaux sont indifférents à notre exploitation. Ils n&#8217;ont pas d&#8217;intérêt à vivre une longue vie.</p>
<p>C&#8217;est ce courant de pensée qui est à l&#8217;origine du <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/06/25/viande-heureuse-rendre-les-humains-plus-a-laise-de-manger-des-animaux/">mouvement &laquo;&nbsp;Viande Heureuse&nbsp;&raquo;</a>, qui constitue le plus grave retour en arrière depuis plusieurs décennies dans la lutte pour la justice envers les non-humains. C&#8217;est ce courant de pensée qui incite la <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3136/peta.pdf">PETA</a> et <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2007/05/23/oh-mon-dieu-ces-vegans/">Singer</a> à maintenir que nous aurions l&#8217;obligation de <em>ne pas</em> être végan dans les situations où cela pourrait déranger les autres.</p>
<p>Je rejette ce point de vue. Je crois que c&#8217;est spéciste de maintenir que les non-humains doivent avoir un esprit similaire à l&#8217;esprit humain pour avoir un intérêt à une existence continue. Tout être conscient a un intérêt à une existence continue dans la mesure où il préfère, veut et désire rester en vie.</p>
<p>Nous ne pouvons pas plus justifier l&#8217;utilisation de non-humains comme ressources pour les humains que nous pouvons justifier l&#8217;esclavage. L&#8217;exploitation animale et l&#8217;esclavage ont au moins un point commun important: les deux institutions traitent des êtres conscients exclusivement comme des ressources pour les autres. Cela ne peut être justifié à l&#8217;égard des humains, cela ne peut être justifié à l&#8217;égard des non-humains non plus – <em>quelque soit</em> la façon dont nous les traitons.<em> </em></p>
<p>L&#8217;approche abolitionniste voit le véganisme comme l&#8217;application du principe d&#8217;abolition à la vie de l&#8217;individu. C&#8217;est notre façon personnelle d&#8217;affirmer la personne morale de tous les êtres conscients et de rejeter le statut de simple bétail des non-humains. Le véganisme est une partie essentielle de notre engagement pour la non-violence.</p>
<p>Le véganisme n&#8217;est pas seulement un moyen de réduire la souffrance; c&#8217;est le strict minimum pour faire justice aux non-humains. Ce n&#8217;est pas la dernière étape dans notre quête pour rejeter la schizophrénie morale qui caractérise la relation entre humains et non-humains; C&#8217;est la <em>première étape</em>. Si les animaux ont une quelconque importance morale, alors on ne peut pas les manger, les exploiter, ou se vêtir de leur peau. Un végan n&#8217;est pas végan seulement le lundi ou quand ça l&#8217;arrange. <em>Un végan est végan en permanence</em>. Je ne choisirais pas plus de ne pas être végan pour faire plaisir à quelqu&#8217;un que je ne resterais silencieux par peur d&#8217;offenser si quelqu&#8217;un faisait une blague raciste ou harcelait une femme.<em> </em> <em> </em></p>
<p>Ce n&#8217;est pas plus fanatique ou absolutiste d&#8217;être végan en toute circonstance que de rejeter la pédophilie ou le viol en toute circonstance. En effet, caractériser un véganisme permanent comme étant &laquo;&nbsp;absolutiste&nbsp;&raquo; est en soi spéciste précisément parce que nous ne décririons jamais de cette manière notre rejet total de toutes les autres formes fondamentales d&#8217;exploitation humaine.</p>
<p>Si vous n&#8217;êtes pas végan, devenez-le. C&#8217;est vraiment facile. C&#8217;est meilleur pour notre santé et cela réduit la violence que nous nous infligeons. C&#8217;est meilleur pour la planète et réduit le mal que nous faisons a la maison de tous les êtres vivants et aux écosystèmes qui supportent toutes les formes de vie. Mais, et c&#8217;est le plus important, c&#8217;est la chose juste à faire. Nous disons tous que nous rejetons la violence. Alors prenons au sérieux ce que nous disons. Faisons un pas important pour réduire la violence dans le monde en commentant par ce que nous mettons dans nos bouches et nos corps.</p>
<p>Et souvenez-vous, ce n&#8217;est pas impossible: <a href="http://www.theworldisvegan.com/" title="Visit THE WORLD IS VEGAN! If you want it.">LE MONDE EST VEGAN! si vous le voulez. </a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Dernier ouvrage : parution prochaine !</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 12:07:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues: Mon dernier ouvrage, Débat autour de la question des droits des animaux : abolition ou réglementation ? (The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?), sera publié par les Presses de l’Université Columbia en mai. Dans la première partie, je défends l’approche abolitionniste. Dans la seconde, le Professeur Robert Garner, de l’Université de Leicester [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues:</p>
<p>Mon dernier ouvrage, <em>Débat autour de la question des droits des animaux : abolition ou réglementation ?</em> (<em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</em>), sera publié par les Presses de l’Université Columbia en mai. Dans la première partie, je défends l’approche abolitionniste. Dans la seconde, le Professeur Robert Garner, de l’Université de Leicester (Royaume-Uni), défend l’approche protectionniste (que je rattache au « nouveau welfarisme »). Dans la troisième partie, le Professeur Garner et moi discutons et débattons de problèmes tels que le statut moral des animaux nonhumains ou encore le degré d’efficacité des réformes welfaristes.</p>
<p>J’espère que ce livre vous aidera à réfléchir à ces questions épineuses et qu’il vous épaulera dans vos efforts militants.</p>
<p><img src="http://www.abolitionistapproach.com/wp-content/uploads/2010/02/Francione_Animal.jpg" alt="Abolition or Regulation?" /></p>
<p>Si vous n’êtes pas encore végan, devenez-le ! Les produits d’origine animale nuisent à votre santé, et l’agriculture animale représente un désastre écologique. Mais, plus important que tout, le véganisme est moralement la juste démarche à adopter : il représente votre célébration quotidienne de la non-violence.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Opposing Views à propos de la violence</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/02/23/207/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 07:26:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues: Opposing Views a posté mon essai intitulé « A propos de la violence ». Cette initiative a généré une discussion animée forte de plus de 200 commentaires. Je vous invite à parcourir les différents fils de discussion et à vous forger votre propre opinion. Si vous n’êtes pas végan, devenez-le ! Les produits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues:</p>
<p><a href="http://www.opposingviews.com/">Opposing Views</a> a posté mon essai intitulé « <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/02/14/a-propos-de-la-violence/">A propos de la violence</a> ». Cette initiative a généré une <a href="http://www.opposingviews.com/i/violence-never-the-answer-for-advancing-animal-rights">discussion animée</a> forte de plus de 200 commentaires. Je vous invite à parcourir les différents fils de discussion et à vous forger votre propre opinion.</p>
<p>Si vous n’êtes pas végan, devenez-le ! Les produits d’origine animale nuisent à votre santé et l’agriculture animale représente un désastre écologique. Mais, par-dessus tout, le véganisme constitue moralement la juste démarche à adopter. Il représente votre célébration quotidienne de la non-violence.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>A propos de la violence</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 13:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers collègues, Malheureusement, certaines personnes se considérant comme des défenseurs des animaux prétendent que la violence est la solution au problème de l&#8217;exploitation animale. Certains d&#8217;entre eux ont commis des actes de violence contre des exploiteurs institutionnels. D&#8217;autres incitent à la violence en conseillant d&#8217;&#160;&#187;intimider&#160;&#187; les exploiteurs ou bien de leur faire &#171;&#160;craindre&#160;&#187; des mesures [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues,</p>
<p>Malheureusement, certaines personnes se considérant comme des défenseurs des animaux prétendent que la violence est la solution au problème de l&#8217;exploitation animale.</p>
<p>Certains d&#8217;entre eux ont commis des actes de violence contre des exploiteurs institutionnels. D&#8217;autres incitent à la violence en conseillant d&#8217;&nbsp;&raquo;intimider&nbsp;&raquo; les exploiteurs ou bien de leur faire &laquo;&nbsp;craindre&nbsp;&raquo; des mesures de rétorsion.</p>
<p>Si l&#8217;on met de côté les aspects moraux/spirituels de la violence, ceux qui font sa promotion montrent une incompréhension profonde des mécanismes de l&#8217;exploitation animale. Les institutions pratiquent l&#8217;exploitation des animaux parce que le public le demande. Pour la plupart, elles se moquent de vendre du boeuf ou des bananes. Elles mettront leur capital là où elles recevront le meilleur retour sur investissement.</p>
<p>La plupart des gens considèrent aussi &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; d&#8217;utiliser les animaux que de respirer ou boire de l&#8217;eau. Ils veulent des produits d&#8217;origine animale. Si, aujourd&#8217;hui, vous détruisez 10 abattoirs, 10 autres seront construits ou bien 10 abattoirs existants augmenteront leur production (et deviendront probablement encore plus rentables). Si vous faites fermer un fournisseur d&#8217;animaux destinés aux laboratoires alors que le public est en faveur des tests sur les animaux, ce qui est clairement le cas, alors un autre fournisseur prendra sa place. Sur le plan pratique, la violence comme stratégie <em>ne peut pas</em> fonctionner.</p>
<p>Aussi longtemps qu&#8217;il sera considéré comme normal d&#8217;utiliser des animaux et que cela ne soulèvera pas de question fondamentale, rien ne changera jamais. Mais nous n&#8217;arriverons pas à convaincre les gens de se préoccuper des animaux par l&#8217;intimidation, la peur et des actes violents. L&#8217;éducation, pour être efficace, ne peut <em>en aucun cas</em> être violente. Il ne faut <em>jamais</em> chercher à intimider ou effrayer les gens. Il faut ouvrir leur esprit et leur coeur. La stratégie non-violente est tout sauf passive. Elle implique de travailler constamment, activement et de manière créative pour inverser un paradigme fondamental: la notion que les animaux sont des objets, des ressources, notre propriété; qu&#8217;ils sont exclusivement des moyens pour atteindre nos objectifs.</p>
<p>Il est clair que nos efforts d&#8217;éducation fonctionnent. Un dialogue sur l&#8217;utilisation des animaux et non plus seulement leur traitement &laquo;&nbsp;humains&nbsp;&raquo; est en train de naître. Il y a un flux permanent de témoignages de personnes qui deviennent conscientes de la schizophrénie morale qui caractérise les relations entre humains et non-humains.</p>
<p>Ceux qui défendent la violence se trompent non seulement sur les principes économiques fondamentaux, mais ils freinent le progrès car ils fournissent une cible facile à tous ceux qui cherchent une raison d&#8217;ignorer le problème de l&#8217;exploitation animale. A cet égard, ceux qui font la promotion de la violence sont comparables a ceux qui défendent le sexisme.</p>
<p>Est-ce que Martin Luther King aurait prétendu &laquo;&nbsp;Plutôt nu qu&#8217;assis à l&#8217;arrière du bus&nbsp;&raquo; pour promouvoir les droits civils?</p>
<p>Bien sur que non.</p>
<p>Gandhi et King nous auraient-ils incités à &laquo;&nbsp;intimider&nbsp;&raquo; les autres et à leur faire &laquo;&nbsp;craindre&nbsp;&raquo; d&#8217;être à leur tour victimes de violence?</p>
<p>Bien sur que non.</p>
<p>Parfois, lorsque je vois certaines des choses que font ou disent ceux qui promeuvent la violence (ou lorsque je vois une femme se dénuder &laquo;&nbsp;pour les animaux&nbsp;&raquo;), je secoue la tête en me demandant s&#8217;il est possible de s&#8217;y prendre <em>encore plus mal</em> pour inciter les gens à prendre ce sujet au sérieux. En effet, on dirait que ces gens cherchent à saboter tout changement significatif.</p>
<p>Pour plus de détails sur ce sujet, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/08/22/un-commentaire-sur-la-violence/">écoutez mon Intervention</a>, ou bien lisez &laquo;&nbsp;<a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2007/08/13/un-commentaire-a-propos-de-la-violence/">Un commentaire sur la violence</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/03/22/plus-sur-la-violence-et-les-droits-des-animaux/">à propos de la violence et des droits des animaux</a>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<a href="http://www.abolitionistapproach.com/on-vivisection-and-violence/">Violence et vivisection</a>&laquo;&nbsp;, tous disponibles sur ce site.</p>
<p>Je discute également de la violence dans mon prochain livre, écrit en collaboration avec le docteur Robert Garner, &laquo;&nbsp;<em>The Animal Rights Debate: Abolition or Regulation?</em>&laquo;&nbsp;, qui sera publié par les editions Columbia University Press en mai 2010.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN! Si vous le voulez</a>.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Véganisme: éthique, santé et environnement</title>
		<link>http://fr.abolitionistapproach.com/2010/02/03/veganisme-ethique-sante-et-environnement/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 19:39:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers collègues: Au moins cinq fois par semaine, on me pose, sous une forme ou une autre, les questions suivantes: Lorsque l&#8217;on défend le véganisme, devrions-nous nous en tenir à l&#8217;argument éthique? Est-il, pour une raison ou une autre, &#171;&#160;mauvais&#160;&#187; ou &#171;&#160;malhonnête&#160;&#187; de nous en remettre aux arguments fondés sur la santé humaine et sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues:</p>
<p>Au moins cinq fois par semaine, on me pose, sous une forme ou une autre, les questions suivantes:</p>
<blockquote><p> Lorsque l&#8217;on défend le véganisme, devrions-nous nous en tenir à l&#8217;argument éthique? Est-il, pour une raison ou une autre, &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;malhonnête&nbsp;&raquo; de nous en remettre aux arguments fondés sur la santé humaine et sur l&#8217;environnement?</p></blockquote>
<p>Je préparerai bientôt un podcast sur cette question, mais j&#8217;aimerais clarifier une chose dès maintenant: la frontière entre ces arguments n&#8217;est pas aussi définie que vous pourriez le croire puisque les arguments liés à la santé et à l&#8217;environnement ont aussi une dimension morale.</p>
<p>Lorsque je parle des droits des animaux, j&#8217;insiste sur l&#8217;argument moral fondé sur une réinterprétation de notre tradition philosophique occidentale. J&#8217;aborde également l&#8217;aspect spirituel du principe d&#8217;<a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/07/07/la-religion-de-la-non-violence/">Ahimsa</a> ou de non violence qui, pour moi, a été partie intégrante de mon véganisme des 28 dernières années. L&#8217;aspect spirituel n&#8217;est assurément pas nécessaire pour arriver à la conclusion abolitionniste; je ne l&#8217;ai pas invoqué, par exemple, lorsque j&#8217;ai développé l&#8217;argument philosophique présenté dans <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/livres/introduction-to-animal-rights-your-child-or-the-dog/"><em>Introduction to Animal Rights: Your Child or the Dog?</em></a>. Mais mon engagement envers la non violence représente une partie importante de ma pensée.</p>
<p>Je parle aussi de la santé et de l&#8217;environnement en les incluant dans mon analyse morale/spirituelle.</p>
<p>Nous avons une obligation envers nous-mêmes de prendre soin de notre santé; ingérer des produits qui nous causent du tort est une forme de violence que nous nous infligeons. Chaque jour, nous avons de nouvelles preuves empiriques démontrant que les produits d&#8217;origine animale non seulement ne sont pas nécessaires pour être en santé, mais ils sont néfastes pour notre corps de toutes sortes de manières. Même de petites quantités de produits animaux peuvent être dommageables. Tout comme nous avons l&#8217;obligation de nous assurer de ne pas fumer des cigarettes (même &laquo;&nbsp;quelques-unes&nbsp;&raquo;), nous avons l&#8217;obligation de nous assurer que ce que nous mettons dans et sur notre corps (rappelez-vous que ce que vous portez sur votre corps pénètre dans votre corps!) ne soit pas néfaste. Cette obligation, nous ne l&#8217;avons pas seulement envers nous-mêmes, mais aussi envers les humains et les nonhumains qui nous aiment et qui dépendent de nous.</p>
<p>Dans le même ordre d&#8217;idée, bien que je ne crois pas que nous ayons des obligations morales directes envers les êtres non sensibles, nous avons assurément des obligations envers tous les êtres sensibles qui vivent dans l&#8217;environnement non sensible. En effet, parce qu&#8217;il y a tant d&#8217;êtres sensibles qui habitent l&#8217;environnement, il est impossible de nous réfugier derrière le fait que l&#8217;environnement lui-même est insensible pour ne pas le considérer moralement. Un arbre n&#8217;est peut-être pas sensible au sens où il est conscient de ses perceptions, mais il y a sans doute plusieurs êtres sensibles qui vivent dans cet arbre ou encore sur lui, et qui en dépendent. Et tous les êtres sensibles &#8211; humains et nonhumains &#8211; dépendent de l&#8217;environnement pour évoluer dans un écosystème sain. La destruction de l&#8217;environnement soulève plusieurs questions morales et spirituelles sérieuses. Une agriculture basée sur les animaux est dévastatrice pour l&#8217;environnement et pour tous les êtres sensibles qui y vivent.</p>
<p>Une objection communément opposée au véganisme veut que si nous adoptions tous une diète végétale, il nous faudrait cultiver plus de terres et cela aurait comme effet d&#8217;entrainer la mort de plus nombreux nonhumains sensibles. Mais cela est faux. Aujourd&#8217;hui, nous nourrissons les animaux de plantes, ce qui requiert des livres/kilos de protéines végétales pour produire chaque livre/kilo de chair. Si nous mangions directement les végétaux, nous aurions besoin de moins de plantes, nous ne détruirions pas les écosystèmes et nous aurions plus de pâturages.</p>
<p>Alors, en fin de compte, même si je maintiens que l&#8217;argument éthique en faveur des droits des animaux et l&#8217;argument spirituel en faveur de la non violence sont les plus importants, nous avons également des obligations morales envers nous-mêmes (et envers les humains et les nonhumains qui dépendent de nous) de préserver et d&#8217;améliorer notre santé ainsi que des obligations envers les humains et les nonhumains de ne pas détruire l&#8217;environnement.</p>
<p>Comme je l&#8217;ai dit en introduction, je préparerai bientôt un podcast. Mais je dois d&#8217;abord terminer la dernière version de mon dernier livre à paraître, The Animal Debate: Abolition or Regulation?, que la Columbia University Press publiera en mai. Je ne bloguerai donc peut-être pas autant qu&#8217;à mon habitude, mais je devrais finirai mon travail bientôt afin de vous revenir en force.</p>
<p>Donc, si vous n&#8217;est pas végans, devenez végans. C&#8217;est vraiment important. C&#8217;est mieux pour votre santé. C&#8217;est mieux pour la planète. Mais, surtout, c&#8217;est moralement la bonne chose à faire. Nous disons tous condamner la violence. Prenons ce que nous disons au sérieux. Faisons un pas important vers la réduction de la violence dans le monde en commençant par nous soucier de ce que nous mettons dans notre bouche et dans notre corps.</p>
<p>Et rappelez-vous, ce n&#8217;est pas impossible: <a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VÉGAN! Si vous le voulez</a>.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Toutes les campagnes sont-elles des campagnes ciblées ?</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 12:13:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : En réponse à mes billets (1, 2) consacrés au cas Johnny Weir et à mon commentaire général sur les campagnes ciblées, certaines personnes ont suggéré que si l’affaire Johnny Weir était une campagne ciblée, alors toutes les campagnes, qu’elles promeuvent l’adoption, le sauvetage, les refuges et même le véganisme, sont des campagnes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>En réponse à mes billets (<a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/01/31/a-propos-de-l%E2%80%99affaire-johnny-weir-des-campagnes-ciblees-du-traitement-et-du-veganisme-abolitionniste/">1</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/01/29/une-victoire-pour-qui/">2</a>) consacrés au cas Johnny Weir et à mon <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/02/01/les-campagnes-ciblees-dans-les-contextes-humain-et-nonhumain/">commentaire général</a> sur les campagnes ciblées, certaines personnes ont suggéré que si l’affaire Johnny Weir était une campagne ciblée, alors toutes les campagnes, qu’elles promeuvent l’adoption, le sauvetage, les refuges et même le véganisme, sont des campagnes ciblées.</p>
<p>Une telle réaction révèle un profond manque de compréhension de la nature des campagnes ciblées.</p>
<p>Une campagne ciblée implique d’isoler certaines utilisations ou formes de traitement particulières des animaux et d’en faire l’objet d’une campagne pour mettre fin auxdites utilisations ou modifier lesdits traitements. <em>Le problème des campagnes ciblées est qu’elles présentent certains traitements ou utilisations comme moralement différentiables des autres formes d’utilisation et de traitement, suggérant ainsi de manière explicite ou implicite que ces autres formes d’exploitation seraient moralement moins problématiques.</em></p>
<p>L’affaire Weir présente un exemple classique de ce problème. Une Lettre Ouverte a été écrite à Weir pour se plaindre du fait qu’il porte de la fourrure sur l’épaule de son costume. Ce n’était pas une Lettre Ouverte adressée à l’ensemble de l’équipe relativement à l&#8217;utilisation, par cette dernière, de peaux animales, de patins en cuir et de vêtements en laine ou en soie : la Lettre Ouverte se focalisait sur <em>un seul</em> produit d’origine animale utilisé par <em>une seule</em> personne dans <em>une seule</em> circonstance.</p>
<p>Le problème majeur de cette sorte de campagne est de négliger le fait qu’il n’y a aucune distinction moralement cohérente entre la fourrure, le cuir, la laine ou la soie. De fait, Weir a <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3013/deflected.pdf">rendu caduque</a> la Lettre Ouverte en faisant lui-même cette simple remarque :</p>
<blockquote><p>« Tous les patineurs portent des patins en cuir de vache », a-t-il observé.</p>
<p>« Peut-être que je porte un joli petit renard alors que tous les autres portent des vaches, mais ce qui est sûr, c’est que nous portons tous des animaux. »</p></blockquote>
<p>De plus, non seulement la Lettre Ouverte faisait la promotion d’une campagne ciblée, mais encore le faisait-elle dans le contexte des traditionnelles réformes de bien-être animal, puisqu’elle abordait le problème du <em>traitement </em>et non celui de l’<em>utilisation</em>. La Lettre Ouverte se focalisait sur l’« industrie » de la fourrure, sur le traitement et l’abattage des animaux dans les élevages à fourrure ou dans la nature. Or parler des pièges et des élevages à fourrure entraîne la réponse suivante : « Ok, alors nous devrions faire en sorte de rendre la production de fourrure plus ‘humaine’. »</p>
<p>En ce qui concerne les animaux domestiques, les animaux d’élevage et les animaux sauvages qui ont besoin d’une place dans un refuge ou un sanctuaire, les efforts consistant à leur trouver un foyer ne constituent pas des campagnes ciblées, ou n’aboutissent tout au moins pas aux problèmes que je viens d’identifier. En domestiquant les nonhumains, nous les avons jetés dans d’affreuses difficultés, et si nous pouvons les retirer de la rue ou d’un refuge qui pratique l’euthanasie, alors nous devons le faire. Dans la mesure où nous avons la possibilité de fournir un asile à un animal domestique ou sauvage, c’est une bonne chose. Ces efforts consistent à porter secours à des animaux individuels ; ce ne sont pas des campagnes visant des usages ou des pratiques que nous considérons comme pires que les autres usages ou pratiques &#8211; autres usages et pratiques que nous approuvons de manière nécessairement implicite, et pour des raisons dont je débats dans mon <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/02/01/les-campagnes-ciblees-dans-les-contextes-humain-et-nonhumain/">dernier billet</a>. Qualitativement, il s’agit d’activités différentes.</p>
<p>Et je parle <em>toujours </em>d’adoption et de sauvetage dans le cadre spécifique du véganisme éthique (qui est le sujet central) et du refus de l’exploitation. Jamais je n’en parle en termes d’activités isolées, mais seulement en tant qu’<em>une </em>obligation parmi d’autres constituant l’ensemble de l’approche abolitionniste. Bien que je soutienne l’adoption des nonhumains sans foyer parce que ces individus ont besoin d’un toit, je suis toujours très clair sur le fait que nous devons arrêter complètement de produire ou d’encourager la production de nonhumains domestiqués.</p>
<p>La « Lettre Ouverte » à Johnny Weir ne fait rien de tout cela. Il aurait été possible de lui écrire une missive présentant le problème de la fourrure comme un aspect d’un message abolitionniste global qui aurait également abordé de manière explicite le véganisme et le problème du port de la peau des animaux. Une telle lettre aurait constitué un message puissant plutôt que cet ersatz de message qui fait apparaître la fourrure comme moralement différentiable du cuir (ou des autres produits d’origine animale qui n’ont même pas été mentionnés) et que Weir a effectivement invalidé en deux phrases.</p>
<p>Je soutiens également les sanctuaires, mais encore une fois, j’en parle comme d’une partie de l’approche abolitionniste globale, et j’encourage ceux qui dispensent un message explicitement abolitionniste. Dans la mesure où un refuge fournit un foyer aux animaux, c’est une bonne chose, mais dans la mesure où il soutient parallèlement un message réformiste et welfariste ou fait la promotion des campagnes ciblées, il ruine une partie au moins du bien qu’il fait par ailleurs.</p>
<p>Je pense aussi que les refuges peuvent être utilisés par des groupes prospères afin de récolter des fonds. Si vous voulez aider financièrement un refuge, vous devriez d’abord vérifier ses finances et vous enquérir des salaires des gens qui travaillent pour l’organisation qui le gèrent.</p>
<p>Plusieurs personnes ont également suggéré que nous ne devrions pas critiquer les campagnes welfaristes ou ciblées d’une organisation qui gère en plus un refuge parce que cela pourrait affecter les donations et causer finalement du tort aux animaux. C’est une variante de l’argument général que nous entendons tout le temps : « Le groupe X fait de bonnes choses pour les animaux, alors ne critiquez pas ce que fait le groupe X, parce que cela nuira à ses efforts pour aider les animaux. » Ceci n’est rien d’autre qu’une ordonnance pour le désastre et pour la mort d’un mouvement social. C’est précisément cette façon de penser qui a conduit le mouvement dominant à rester silencieux face à l’obscénité du massacre perpétré par PETA de 85 % des animaux qu’elle « sauve » et de son usage invétéré de la misogynie comme tactique marketing.</p>
<p>Quant à ceux qui considèrent le véganisme comme une campagne ciblée, je ne sais que leur dire : cette suggestion révèle une telle confusion profonde qu’il n’est peut-être pas possible de la dissiper. Quoi qu’il en soit, quand je parle du véganisme, je parle de ne pas manger, porter, ni utiliser les animaux ou les produits dérivés des animaux à quelque fin humaine que ce soit. Mais même si vous réduisez votre compréhension du véganisme à un « régime végan », vous participez quand même à l’élimination d’une pratique qui condamne plus d’animaux que toutes les autres pratiques réunies, parce que quiconque n’est pas végan consomme des animaux et des produits d’origine animale.</p>
<p>En outre, la totalité de l’exploitation animale dérive du fait que nous mangeons les animaux et les produits d’origine animale. Si cela changeait, tout le reste suivrait. Par exemple, quelqu’un qui assume l’obligation morale de ne pas manger les animaux et les produits d’origine animale acceptera aussi nécessairement de ne pas porter de fourrure ou de ne pas aller au cirque. Par conséquent, le véganisme est qualitativement différent d’une campagne anti-fourrure qui vise une partie relativement restreinte de la population, ou d’une campagne pour le végétarisme qui fait explicitement ou implicitement le distinguo entre la viande et les autres produits d’origine animale, dispensant par là-même le message qu’il est acceptable de consommer des produits d’origine animale pourvu que ce ne soit pas de la chair.</p>
<p>J’espère que ces lignes aideront à clarifier la question des campagnes ciblées. Elles ne fonctionnent vraiment pas et créent seulement de la confusion en renforçant l’idée fausse selon laquelle certaines formes d’exploitation animale seraient plus acceptables que d’autres.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Le végétarisme d&#8217;abord?</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 09:33:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers collègues: The Vegan, le journal de la Vegan Society du Royaume-Uni, s&#8217;apprête à publier son numéro du printemps 2010. Dans ce numéro, je signe un article, &#171;&#160;Vegetarianism First?&#171;&#160;, dans lequel je critique l&#8217;idée selon laquelle nous devrions promouvoir le végétarisme comme &#171;&#160;porte d&#8217;entrée&#160;&#187; vers le véganisme et soutiens que cela est une erreur autant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers collègues:</p>
<p><em><a href="http://www.vegansociety.com/about/publications/vegan-magazine/">The Vegan</a></em>, le journal de la <a href="http://www.vegansociety.com/">Vegan Society du Royaume-Uni</a>, s&#8217;apprête à publier son numéro du printemps 2010. Dans ce numéro, je signe un article, &laquo;&nbsp;<em><a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/pdf/the-vegan-2010spring.pdf">Vegetarianism First?</a></em>&laquo;&nbsp;, dans lequel je critique l&#8217;idée selon laquelle nous devrions promouvoir le végétarisme comme &laquo;&nbsp;porte d&#8217;entrée&nbsp;&raquo; vers le véganisme et soutiens que cela est une erreur autant du point de vue pratique que du point de vue théorique. J&#8217;ai abordé cette question à l&#8217;occasion d&#8217;autres messages blogues parus sur ce site (voyez <a href="http://www.abolitionistapproach.com/vegetarianism-as-a-gateway-to-veganism/">1</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/08/13/quelques-commentaires-sur-le-vegetarisme-en-tant-que-passerelle-vers-le-veganisme/">2</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/commentary-aspects-of-the-vegetarianvegan-debate/">3</a>, <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2009/03/20/les-arguments-en-faveur-dun-changement-graduel/">4</a>) ainsi que dans mes livres et articles.</p>
<p>La Vegan Society me procurera une version PDF en haute définition que je rendrai disponible aussitôt que je le pourrai. J&#8217;espère que cela vous sera utile dans votre travail militant lorsque vous enseignez le véganisme de manière créative et non violente.</p>
<p>De plus, sur le site <a href="http://www.rorotoko.com/">ROROTOKO</a>, qui est un site respectable où certains livres et interviews d&#8217;auteurs sont sélectionnés avec soin, l&#8217;entrevue que j&#8217;ai donnée à propos de mon livre <em><a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/livres/animals-as-persons-essays-on-the-abolition-of-animal-exploitation/">Animals as Persons: Essays on the Abolition of Animal Exploitation</a></em>, publié en 2008 chez Columbia University Press, a été choisi pour faire la <a href="http://www.rorotoko.com/index.php/single/gary_francione_interview_animals_persons_essays_abolition_animal_exploitati">une de l&#8217;édition</a> du 1er février 2010.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN! Si vous le voulez</a>.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Et vous vous demandez pourquoi les militants des droits des animaux passent pour des fous aux yeux du public ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 11:59:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues: A propos de l’article « La montée d’une politique de l’identité canine », paru dans le New York Magazine. Selon Peter Singer et Ingrid Newkirk, la bestialité ne saurait être systématiquement interdite. « S’il n’y a ni exploitation ni maltraitance, cela ne peut être considéré comme mal », a déclaré Newkirk. Singer, vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues:</p>
<p>A propos de l’article « <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3017/the-rise.pdf">La montée d’une politique de l’identité canine</a> », paru dans le <em>New York Magazine</em>.</p>
<blockquote><p> Selon Peter Singer et Ingrid Newkirk, la bestialité ne saurait être systématiquement interdite. « S’il n’y a ni exploitation ni maltraitance, cela ne peut être considéré comme mal », a déclaré Newkirk.</p></blockquote>
<p>Singer, vous vous en souvenez, soutenait déjà il y a quelques années qu’il pouvait y avoir des relations sexuelles <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p3017/mutually-satisfying.pdf">mutuellement satisfaisantes</a> entre humains et nonhumains.</p>
<p>Mais la déclaration de Newkirk me laisse perplexe. Depuis quand le sexe avec un nonhumain n&#8217;est-il pas, systématiquement, de l’exploitation et de la maltraitance ?</p>
<p>L’article du <em>New York Magazine</em> stipule également :</p>
<blockquote><p>Bien que les termes dans lesquels s’édicte la mission de PETA suggèrent que la vie de chaque animal possède une valeur intrinsèque, les actions de l’organisation montrent une réalité plus nuancée. PETA tue un nombre surprenant des animaux qu’elle recueille. Au cours de la décennie qui s’ouvre en 1998, PETA a euthanasié 17000 animaux – soit 85 % des individus sauvés.</p></blockquote>
<p>Peut-être la réponse à ma question est-elle que le sexe avec un nonhumain n’est pas de l’exploitation ni de la maltraitance une fois que l’animal « sauvé » a été tué (par un groupe de « droits des animaux »), et que son corps est encore chaud.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Les campagnes ciblées dans les contextes humain et nonhumain</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 14:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : En réponse à mes commentaires sur les campagnes ciblées, j’ai reçu hier soir le courriel suivant : Pr Francione : Si les campagnes ciblées ne sont pas souhaitables, cela signifie-t-il que nous ne devrions rien faire pour Haïti sous prétexte que nous ne venons pas au secours de ceux qui souffrent partout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>En réponse à mes commentaires sur les campagnes ciblées, j’ai reçu hier soir le courriel suivant :</p>
<blockquote><p>    Pr Francione :</p>
<p>Si les campagnes ciblées ne sont pas souhaitables, cela signifie-t-il que nous ne devrions rien faire pour Haïti sous prétexte que nous ne venons pas au secours de ceux qui souffrent partout ailleurs ? Cela ne conduit-il pas à ne rien faire ?</p>
<p>[nom]</p></blockquote>
<p>C’est une bonne question. Je l’ai déjà abordée, mais à la lumière de mes récents billets, c’est bien d’en reparler.</p>
<p>Lorsque nous soutenons l’aide en Haïti, nous ne sommes pas en train de dire que la souffrance qui sévit partout ailleurs est une bonne chose. Nous reconnaissons tous que la souffrance d’humains innocents est une mauvaise chose où qu’elle ait lieu. Le fait que nous choisissions d’aider Haïti ne signifie pas que nous pensons que les souffrances des humains, mettons, au Darfour, soient souhaitables ou que les gens du Darfour importent moins. De la même manière, le fait que nous choisissions de nous consacrer à la maltraitance enfantine ne veut pas dire que nous estimons le viol acceptable ou moins choquant sur le plan moral.</p>
<p>Pour résumer, si X, Y et Z sont tous perçus comme moralement indésirables, le choix de travailler sur X ne véhicule pas pour autant l’idée que Y et Z sont moralement acceptables.</p>
<p>Pour ce qui est des animaux, l’analyse est différente. La plupart des gens estiment que manger de la viande, des produits laitiers ou tout autre produit d’origine animale, de porter ou d’utiliser des produits animaux, est aussi naturel que boire de l’eau ou respirer. Par conséquent, lorsque nous distinguons une forme d’exploitation animale, nous le faisons nécessairement dans une intention morale.</p>
<p>C’est-à-dire que si la plupart des gens pensent que manger de la viande, des produits laitiers et des œufs est naturel et ne soulève aucun problème d’ordre éthique, se focaliser sur la viande véhicule alors nécessairement l’idée que les produits laitiers et les œufs sont différents et que leur consommation est moralement acceptable, ou à tout le moins moralement différentiable.</p>
<p>Pour résumer, si X, Y et Z sont tous perçus comme moralement acceptables et que vous distinguez X comme moralement problématique, vous dites implicitement au public que Y et Z sont différents de X et qu’ils ne sont donc pas moralement inacceptables, ou qu’à tout le moins ils sont moralement différentiables de X.</p>
<p>Nous constatons ce problème tous les jours : les gens pensent que la fourrure diffère moralement du cuir, de la laine ou de la soie ; ils pensent que la viande diffère moralement des autres produits d’origine animale.</p>
<p>Tel est le problème posé par les campagnes ciblées dans le contexte de l’exploitation animale. Ce problème n’existe pas lorsque les humains sont concernés.</p>
<p>Nous n’avons pas besoin de campagnes ciblées pour nous lancer dans un activisme actif. Il y a quelque chose que chacun d’entre nous peut faire tous les jours : être végan et s’impliquer dans une éducation au véganisme créative et non-violente.</p>
<p>Laissez-moi être très clair : je pense que les campagnes ciblées sont problématiques et qu’elles risquent de perpétuer la confusion, y compris dans les circonstances les plus idéales. Je pense que les défenseurs seraient bien avisés de se tenir à l’écart des campagnes ciblées. Si néanmoins vous tenez absolument à vous lancer là-dedans, merci de minimiser au moins la confusion qui en résulte en vous assurant que le message « aucune exploitation » est explicite et clair comme le cristal. Par exemple, si un cirque vient dans votre ville et que vous voulez protester contre un tel événement, assurez-vous au moins (en plus d’être pacifique et non-violent dans votre protestation) d’être explicite en incluant dans votre documentation et dans toutes vos discussions avec les gens que les cirques sont seulement représentatifs de l’exploitation animale en tant que phénomène global, et que nous devrions arrêter complètement de manger, de porter et d’utiliser les animaux. Faites du cirque un « point de discussion », mais ne le dépeignez pas comme moralement différentiable des autres formes d’exploitation animale.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>A propos de l’affaire Johnny Weir, des campagnes ciblées, du traitement et du véganisme abolitionniste</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 12:01:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : Comme je l’ai déclaré dans mon billet, j’estime que l’affaire Weir était peu judicieuse. Etant donné que les patineurs portent du cuir, de la laine, etc., ce que les animalistes ont tenté de faire revenait à demander à quelqu’un prenant part à un festin de steaks de ne pas consommer une petite [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>Comme je l’ai déclaré dans mon <a href="http://www.abolitionistapproach.com/fr/2010/01/29/une-victoire-pour-qui/">billet</a>, j’estime que l’affaire Weir était peu judicieuse. Etant donné que les patineurs portent du cuir, de la laine, etc., ce que les animalistes ont tenté de faire revenait à demander à quelqu’un prenant part à un festin de steaks de ne pas consommer une petite cuillère de crème glacée.</p>
<p>La <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p2979/open-letter.pdf">Lettre Ouverte</a> à Johnny Weir de Friends of Animals est un parfait exemple de ce que je considère comme étant le problème central de l’approche ciblée : elle lui a été adressée parce qu’il a annoncé son intention de porter de la fourrure. Ce n’était pas une Lettre Ouverte à l’équipe entière à propos de son utilisation de peaux animales, de patins en cuir et de vêtements en laine ou soie. Or il n’y a pas de distinction moralement cohérente entre la fourrure, le cuir, la laine ou la soie. De fait, Weir a <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p2979/deflected.pdf">invalidé</a> la Lettre Ouverte en faisant lui-même cette simple observation.</p>
<p>La Lettre Ouverte se focalise en outre sur le problème du traitement et non de l’utilisation, ce que je considère incompatible avec l’approche abolitionniste. Franchement, que le renard ait été tué dans un élevage à fourrure, dans un piège non capitonné, capitonné, ou au lacet, etc., n’est pas pertinent. S’il avait été élevé dans un environnement agréable et tué sans douleur pendant son sommeil, je considérerais toujours cela inacceptable. Or la Lettre Ouverte suggère au public que le problème est la <em>manière </em>dont le renard a été traité, non <em>le fait</em> qu’il a été utilisé.</p>
<p>Comme je l’ai (plusieurs fois) écrit, moins de souffrance vaut toujours mieux que plus de souffrance, et je suis d’accord avec ce passage de la Lettre Ouverte : « Quelle que soit la manière [piège ou élevage à fourrure], il n’y a rien de séduisant ni de beau dans la cruauté que les animaux ont endurée. Celle-ci ne peut se justifier moralement. » Mais dire cela néglige le fait que, bien que la cruauté soit un problème important, le point essentiel n’est pas qu’elle ne puisse se justifier moralement ; le point essentiel est que l’utilisation des animaux – quelque « humaine » soit-elle – ne peut se justifier moralement. Telle est l’idée que nous devons exposer de manière claire et sans équivoque au public si nous voulons nous affranchir un jour du paradigme de l’exploitation « humaine ».</p>
<p>D’autre part, quelle différence cela fait-il que les renards soient « beaux », détail que la Lettre Ouverte mentionne à deux reprises ? S’ils étaient laids, cela ferait-il une différence ? C’est précisément cette façon de penser qui nous amène à nous sentir concernés par le massacre des bébés phoques et peu concernés par l’exploitation d’animaux qui nous plaisent moins. Nous ne devons pas renforcer l’idée que ce sont les animaux qui nous paraissent beaux qui importent (ou importent davantage), pas plus que nous ne devons encourager l’idée qu’un « joli » mannequin figure sur une publicité végane.</p>
<p>Je soutiens les efforts de FoA ou de n’importe quel groupe ou personne défendant le véganisme éthique (quoiqu’il semble que FoA consacre peu de moyens à l’éducation au véganisme relativement à leurs nouvelles campagnes ciblées welfaristes). Mais, quoi qu’il arrive, promouvoir le véganisme n’équivaut pas nécessairement à promouvoir l’abolition, laquelle, pour les raisons que j’ai énoncées dans mes livres, articles et billets, excluent les campagnes ciblées et l’approche par le traitement. C’est une des raisons pour lesquelles je recours souvent à l’expression « vegan abolitionniste ». Tous les vegans ne sont pas nécessairement abolitionnistes.</p>
<p>Je souhaite assurément que HSUS lance une campagne « Go Vegan ». Mais quand bien même ce serait le cas, cela ne ferait pas pour autant de HSUS une organisation abolitionniste. Le fait qu’un groupe promeuve le véganisme ne veut pas dire qu’il ne demeure pas un groupe welfariste de plus s’il continue de lancer des campagnes ciblées et d’encourager des réformes portant sur le bien-être. En fait, si HSUS faisait une campagne « Go Vegan », HSUS et FoA se ressembleraient beaucoup ! (FoA mène en effet beaucoup de ces campagnes ciblées.) Peut-être que cela explique la raison pour laquelle FoA était opposée à l’approche « Go Vegan » que je conseillais à HSUS d’adopter. FoA s’efforçait peut-être d’éviter de devenir une « HSUS allégée » et de rester dans cette seconde faction que Vincent Guihan a identifiée dans son article <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p2979/of-hsus.pdf"><em>De HSUS et de l’hégémonie : le véganisme abolitionniste comme valeur d’avenir</em></a>.</p>
<p>Comme je l’ai mentionné dans mon dernier billet, j’ai lancé une invitation à Priscilla Feral afin qu’elle débatte avec moi de ces problèmes par podcast. J’espère qu’elle y répondra positivement.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Gandhi : à propos du 62e anniversaire de sa mort</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jan 2010 11:54:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues, Il y a soixante-deux ans aujourd’hui, le Mahatma Gandhi était assassiné. Aujourd’hui, prenons du temps pour réfléchir à son enseignement fondamental : l’Ahimsa, autrement dit la non-violence. Gandhi a exprimé plusieurs idées de grande valeur qu’il nous faut méditer. Deux de mes favorites sont les suivantes : Soyez le changement que vous voulez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues,</p>
<p>Il y a soixante-deux ans aujourd’hui, le Mahatma Gandhi était assassiné.</p>
<p>Aujourd’hui, prenons du temps pour réfléchir à son enseignement fondamental : l’Ahimsa, autrement dit la non-violence.</p>
<p>Gandhi a exprimé plusieurs idées de grande valeur qu’il nous faut méditer. Deux de mes favorites sont les suivantes :</p>
<p><em>Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.</p>
<p>Le faible ne peut jamais pardonner. Le pardon est l&#8217;apanage du fort.</em></p>
<p>Rappelez-vous que la violence est le problème, et qu’elle ne sera jamais la solution. Si nous voulons un changement réel, <em>nous</em> devons changer. Nous devons connaître une révolution du cœur qui nous fera nous rendre compte que la paix est le seul chemin que nous devons emprunter. Tous les autres nous égareront.</p>
<p>Faites l’usage de la paix et de la non-violence dans votre vie de tous les jours, dans chacune des interactions que vous avez. Cela ne veut pas dire que vous devez pour autant taire la vérité. Gandhi insistait sur la <em>satyagraha</em>, ou étreinte de la vérité. Mais il croyait que nous devions toujours exprimer la vérité sans violence, que ce soit dans nos pensées, dans nos paroles ou dans nos actes.</p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
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		<title>Une &#171;&#160;victoire&#160;&#187; pour qui?</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 09:34:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gary L. Francione</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers Collègues : On a annoncé hier que le patineur américain Johnny Weir a finalement décidé de ne pas ajouter de renard blanc à l’épaule gauche de son costume après avoir reçu « ‘des messages de haine et des menaces de mort’ de la part d’activistes des droits des animaux ». Certains défenseurs des animaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers Collègues :</p>
<p>On a <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p2964/reported.pdf">annoncé </a>hier que le patineur américain Johnny Weir a finalement décidé de ne pas ajouter de renard blanc à l’épaule gauche de son costume après avoir reçu « ‘des messages de haine et des menaces de mort’ de la part d’activistes des droits des animaux ».</p>
<p>Certains défenseurs des animaux jugent qu’il s’agit là d’une « victoire ».</p>
<p>Je trouve cela très surprenant.</p>
<p>Premièrement, à l’instar de toutes les campagnes ciblées promues par les néowelfaristes, l’incident suggère qu’il existerait une distinction moralement pertinente entre la fourrure et les autres produits d’origine animale. Ainsi que <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p2964/weir-himself.pdf">Weir</a> l&#8217;a fait lui-même remarquer :</p>
<blockquote><p>« Tous les patineurs portent des patins en cuir de vache.</p>
<p>Peut-être que je porte un joli petit renard blanc pendant que les autres portent des vaches, mais ce qui est sûr, c’est que nous portons tous des animaux. »</p></blockquote>
<p>L’observation de Weir est, bien entendu, correcte. Et je me doute qu’il y aura également pas mal de laine dans les costumes. C’est pourquoi les campagnes ciblées comme celle-ci ont pour effet non pas d’éduquer le public, mais de l’embrouiller.</p>
<p>Dans tous les cas, Weir annonçant qu’il ne portera pas sa garniture en fourrure fait penser à quelqu’un qui, lors d’un repas composé de steaks, déclare qu’il ou elle ne va pas manger le flan aux œufs au dessert. Et puis après ?</p>
<p>Deuxièmement, et plus important encore, la décision de Weir de ne pas porter de fourrure ne ressortit absolument pas à des raisons morales.</p>
<p>Weir prétend avoir reçu « ‘des messages de haine et des menaces de mort’ de la part d’activistes des droits des animaux ».</p>
<blockquote><p>« J’espère que ces activistes comprendront que ma décision de changer de costume ne constitue en aucune manière une victoire pour eux, mais un match nul », a-t-il déclaré dans son communiqué. « Je n’ai pas changé d’avis pour les satisfaire, mais pour protéger mon intégrité et l’intégrité des Jeux Olympiques aussi bien que celle de mes camarades concurrents ».</p>
<p>« A quelques semaines de mon entrée sur la glace à Vancouver, je dois m’inquiéter de ma technique et de mon entraînement, et ceci est plus important que n’importe quel costume ou n’importe quelle menace que je peux recevoir. » </p></blockquote>
<p>Il ne s’agit en aucun cas d’une victoire pour les animaux. En réalité, c’est une défaite. Nous ne remporterons jamais aucune « victoire » tant que celle-ci sera fondée sur la violence ou des menaces de violence. La violence est intrinsèquement mauvaise et inepte stratégiquement en ce qu’elle renforce la catégorisation des « animalistes » en fous qui menacent les gens en les soumettant. Cela attise naturellement le ressentiment du public et ruine toute discussion sérieuse à propos de l’exploitation animale.</p>
<p>Weir s’inquiétait peut-être de l’éventualité de recevoir une tarte en pleine figure alors qu’il patinait. Cette inquiétude n’était pas sans fondement : la semaine dernière, PETA a <a href="http://www.abolitionistapproach.com/media/links/p2964/threw-a-pie.pdf">lancé une tarte</a> sur Gail Shea, la ministre des Océans et de la Pêche Canadienne. Dans tous les cas, Weir a pris une décision simple, pratique et calculée, certainement pas une décision éthique, et l’a fait savoir au monde entier.</p>
<p>Si nous voulons que le paradigme se déplace jamais, alors nous devons réaliser une révolution du cœur. A mon avis, le point central de notre entreprise doit consister en une sensibilisation au véganisme créative et non-violente. Les campagnes ciblées ne servent qu’à renforcer le préjugé du public selon quoi la position des animalistes est incohérente : quelle est la différence entre une garniture en fourrure et des patins en cuir ou des vêtements en laine ? Et nous n’arriverons jamais à rien avec la violence ou des menaces de violence. Le problème est la violence ; la violence ne sera jamais la solution.</p>
<p><a href="http://www.theworldisvegan.com/">LE MONDE EST VEGAN ! Si vous le voulez.</a></p>
<p>Gary L. Francione<br />
©2010 Gary L. Francione</p>
<p>P.S. : Je lance cordialement une invitation à Priscilla Feral, la présidente de Friends of Animals, le groupe qui a adressé à Weir une lettre ouverte, afin qu’elle veuille bien discuter avec moi par podcast du cas Weir, et plus généralement du bien-fondé des campagnes ciblées. Et bien entendu, je reste également disponible pour débattre cordialement du néowelfarisme avec Wayne Pacelle, Ingrid Newkirk ou d’autres présidents de grandes organisations, ainsi qu’avec Peter Singer et Bernie Rollins.</p>
<p>Je tiens à souligner que je ne remets absolument pas en question la sincérité d’aucune de ces personnes. Je suis même persuadé qu’elles sont sincères. Je crois simplement que le néowelfarisme se trompe, comme se trompent ceux qui embrassent une approche ciblée, et qu’une discussion pourrait aider à y voir plus clair.</p>
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