Et vous vous demandez pourquoi les militants des droits des animaux passent pour des fous aux yeux du public ?

Chers Collègues:

A propos de l’article « La montée d’une politique de l’identité canine », paru dans le New York Magazine.

Selon Peter Singer et Ingrid Newkirk, la bestialité ne saurait être systématiquement interdite. « S’il n’y a ni exploitation ni maltraitance, cela ne peut être considéré comme mal », a déclaré Newkirk.

Singer, vous vous en souvenez, soutenait déjà il y a quelques années qu’il pouvait y avoir des relations sexuelles mutuellement satisfaisantes entre humains et nonhumains.

Mais la déclaration de Newkirk me laisse perplexe. Depuis quand le sexe avec un nonhumain n’est-il pas, systématiquement, de l’exploitation et de la maltraitance ?

L’article du New York Magazine stipule également :

Bien que les termes dans lesquels s’édicte la mission de PETA suggèrent que la vie de chaque animal possède une valeur intrinsèque, les actions de l’organisation montrent une réalité plus nuancée. PETA tue un nombre surprenant des animaux qu’elle recueille. Au cours de la décennie qui s’ouvre en 1998, PETA a euthanasié 17000 animaux – soit 85 % des individus sauvés.

Peut-être la réponse à ma question est-elle que le sexe avec un nonhumain n’est pas de l’exploitation ni de la maltraitance une fois que l’animal « sauvé » a été tué (par un groupe de « droits des animaux »), et que son corps est encore chaud.

Gary L. Francione
©2010 Gary L. Francione