Archives pour 26 décembre 2009

Chers collègues

On parle de spécisme quand nous accordons une importance différente à des intérêts similaires en fonction de l’espèce.

Un exemple de spécisme est le « vegan bashing ». Nous sommes tous d’accord pour dire que réduire des humains en esclavage, même si les esclaves sont traités « humainement », est moralement injustifiable. Mais certains prétendus avocats des animaux défendent l’esclavage des animaux si ceux-ci sont traités « humainement » et considèrent le veganisme comme « puriste », « absolutiste » ou « fondamentaliste ». C’est spéciste. Les animaux non-humains ont un intérêt à ne pas être traités comme des ressources, tout comme les humains ont un intérêt à ne pas etre traités comme des ressources pour d’autres humains.

Je suis absolutiste à propos de l’esclavage des humains. Même si les esclaves sont traités « humainement », réduire des êtres humains au rang d’esclaves n’est pas justifiable moralement.

Je suis absolutiste à propos des droits humains fondamentaux. La torture, le viol ou les sévices sur des enfants, même faits « humainement », ne sont pas justifiables moralement.

Je suis absolutiste à propos du racisme, du sexisme, de l’hétérosexisme: Je pense que toutes ces formes de discrimination sont inacceptables et que nous ne devrions pas promouvoir des versions « humaines » de ces discriminations.

Je suis absolutiste à propos de l’exploitation animale, qui ne peut en aucun cas être justifiée, même si elle est faite « humainement » (ce qui ne peut être possible en aucun cas à cause du statut d’objet des animaux)

Être végan, ce n’est pas plus absolutiste que de promouvoir les droits de l’homme sans faire de concession.

Prétendre le contraire et faire du « vegan bashing » c’est tout simplement un exemple de spécisme.

Vincent Guihan a réalisé un dessin superbe pour illustrer le message de cet essai.

LE MONDE EST VEGAN! Si vous le voulez

Gary L. Francione
©2009 Gary L. Francione

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Chers collègues:

Commençons l’année 2010 de la bonne façon – En faisant la promotion du véganisme comme une base morale. Le véganisme n’est pas, comme certains welfaristes le suggèrent, le « plus » que nous pouvons faire; c’est au contraire le minimum que nous pouvons faire si nous prenons les intérêts des animaux au sérieux. Si nous considérons les animaux non-humains comme des personnes morales, alors on ne peut pas justifier de les manger, les porter ou de les utiliser.

Je suis fatigué de tous ces mots, tels que « végé », « go veg », « flexitarien », etc. Ceux qui utilisent ces mots suggèrent que le végétarisme est une position morale cohérente, ce qui n’est pas le cas car il n’y a pas de distinction moralement significative entre la chair et les autres produits d’origine animale, ou alors ils essaient d’éviter d’utiliser le terme « vegan », de crainte d’être appelés des « absolutistes » ou « puristes » par des personnes qui critiquent le véganisme.

Le très créatif Vincent Guihan a conçu un graphique que vous pourriez trouver utile.

LE MONDE EST VEGAN! Si vous le voulez.

Gary L. Francione©2009
Gary L. Francione

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