Archives annuelles : 2008

Les versions espagnole et portugaise des blogues sont disponibles

Chères collègues et chers collègues :

Grâce au travail de Dra. Ana María Aboglio et de Regina Rheda, les messages blogues sont maintenant disponibles en espagnol et portugais.

N’oubliez pas que nos présentations vidéos, Théorie des droits des animaux, Les animaux comme propriétés, Droits des animaux c. Bien-être animal et Droit animal, de même que notre pamphlet végan-abolitionniste sont disponibles en espagnol et en portugais (ainsi qu’en d’autres langues).

Merci Ana María et Regina.

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

Troublant…

Le New York Times Magazine (26 octobre 2008) offre un long article sur la Proposition 2, en Californie. J’écrirai davantage à propos de cet article que je trouve perturbant à plusieurs niveaux.

Mais je ne peux m’empêcher de commenter dès maintenant l’affirmation attribuée au président de la HSUS Wayne Pacelle : « Et quant aux gens qui veulent une révolution végane - c’est trop passif pour moi ».

L’éducation créative et pacifique au véganisme est tout sauf « passive ». C’est la manière la plus efficace de diminuer la demande pour des produits d’origine animale. C’est la manière la plus efficace d’opérer ce changement culturel pour passer du paradigme selon lequel les animaux sont des choses que nous pouvons exploiter tant que nous le faisons de manière « humanitaire » au paradigme selon lequel ils sont des membres de notre communauté morale, qui ont le droit de ne pas être créés dans l’objectif d’être tués simplement parce que nous apprécions le goût de leur chair et celui des produits que leur souffrance nous permet d’obtenir.

Il est pour le moins remarquable que Pacelle appuie la proposition soumise au scrutin parce que, selon lui, une proposition qui ne prendra effet qu’en 2015, qui est tissée d’exceptions et qui ne fera que rendre les consommateurs plus à l’aise de continuer à encourager l’exploitation animale n’est pas « passive ».

Il n’est pas moins remarquable qu’un homme qui contrôle une organisation rapportant des revenus de $124,000,000 et ayant un actif d’une valeur de $223,000,000 considère l’éducation végane populaire comme un moyen « passif ». Imaginez ce qui pourrait être fait pour les animaux nonhumains si une proportion significative de ces ressources était investie dans une campagne visant à promouvoir le véganisme. Le fait que Wayne considère la Proposition 2 comme un bonne stratégie témoigne d’un manque total d’imagination, pour ne pas dire plus.

L’article du New York Times rapporte que Pacelle est devenu végan lorsqu’il avait 19 ans. Je suppose que ce qui a motivé Wayne à adhérer au véganisme fût un changement dans sa manière de percevoir les animaux nonhumains. Peut-être que les autres devraient aussi se voir offrir la chance de modifier leurs perceptions plutôt que de se faire dire erronément qu’il peuvent poser un geste significatif en appuyant des projets comme la Proposition 2.

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

Une autre terrible proposition californienne

Chères collègues et chers collègues :

Il semble que la Proposition 2 ne soit pas la seule mesure réactionnaire qui sera soumise au vote des Californiens le mois prochain.

La Proposition 8, qui éliminera le droit des couples homosexuels de se marier, sera également soumise au scrutin.

En mai 2008, la Cour Suprême de la Californie a jugé que limiter le mariage à la relation entre un homme et une femme viole la clause de l’égale protection contenue dans la Constitution californienne et que cette même Constitution garantit aux personnes de même sexe le droit de se marier. La Proposition 8 demande aux électeurs de la Californie de refuser l’égale protection aux gais et lesbiennes de la Californie en dépit de la décision de la Cour.

La Proposition 8 n’est rien d’autre qu’un exemple patent d’hétérosexisme.

Nous vivons dans une société imprégnée par le racisme, le sexisme, l’hétérosexisme et le spécisme. Ces attitudes ont toutes en commun d’exclure certains groupes de la communauté morale sur la base de critères non pertinents (race, sexe, orientation sexuelle, espèce). Si nous souhaitons arriver un jour à progresser comme civilisation, il faudra rejeter toutes ces formes de discrimination. Toute discrimination est une forme de violence.

Je souhaite assurément que les électeurs californiens s’opposent à cette regrettable tentative visant à nier la dignité et le respect des gais et lesbiennes

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

« Ces animaux sont nos chers amis »

Chères collègues et chers collègues :

Tôt ce matin, Anna et moi sommes allés chez Whole Foods. Nous détestons magasiner à cet endroit mais nous n’avons pas le choix; la plupart de nos magasins d’aliments naturels locaux sont disparus avec l’arrivée de chaînes comme Whole Foods et Trader Joe’s. Le dimanche, un marché extérieur est tenu chez Whole Foods, dans le stationnement. Les vendeurs locaux y vendent des fruits, des légumes, des petits plats cuisinés – et des produits d’origine animale. Une vendeuse a décoré son kiosque de « viande organique » avec des photos de ses « poulets, porcs et vaches élevés selon les règles de l’élevage biologique ». Nous nous sommes arrêtés et avons regardé les photos. J’ai fait remarqué à la vendeuse qu’il n’y avait aucune photo du processus d’abattage des animaux.

« Oh, eh bien nous abattons nos poulets sur place et nos vaches et cochons sont amenés à l’abattoir qui n’est situé qu’à six miles. Ils ne passent pas la nuit là-bas et nous essayons de réduire leur stress le plus possible. ».

Une autre personne qui magasinait est apparue et a dit : « Je me sens tellement mieux lorsque j’achète ma viande de fermes comme celle-ci ».

La vendeuse a répondu : « Oh, oui, ces animaux sont nos chers amis ».

J’ai remarqué, poliment mais sérieusement : « Voilà une étrange réponse; j’espère que vous ne traitez pas tous vos ‘chers amis’ de cette façon ».

La vendeuse s’est mise à rire. Elle croyait que je blaguais.

« Ces animaux sont nos chers amis. » Pensez-y. Pensez à la terrible confusion qu’une telle affirmation révèle.

C’est là où le mouvement pour la viande/produits d’animaux heureux nous mène.

C’est là où la campagne pour la mise à mort par contrôle atmosphérique de PETA–KFC nous mène.

C’est là où des efforts comme ceux qui entourent la Proposition 2 nous mènent.

Nous reculons.

Devenez végans. C’est le fondement du mouvement abolitionniste et c’est l’application du pacifisme aux actions quotidiennes.

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

Que faire de la Proposition 2?

Chères collègues et chers collègues :

On me demande très souvent si je pense que les défenseurs des animaux de la Californie devraient voter pour la Proposition 2, puisqu’elle est déjà soumise au vote.

Tout bien considéré, je pense que les défenseurs des animaux devraient voter contre la Proposition 2 (ou, au moins, s’abstenir de voter à son sujet). Je fonde mon opinion sur trois raisons :

Premièrement, la Proposition 2 ne fera rien pour réduire la souffrance animale à court terme. La Proposition 2, si elle prend un jour effet, ne le fera pas avant 2015. La Proposition 2 prévoit de nombreuses exceptions et conditions, et même si elle devait un jour prendre effet – et être même appliquée -, cela n’entraînerait aucune réduction significative de la souffrance animale.

Deuxièmement, la Proposition 2, si elle finit par passer, ne fera que rendre le public plus confortable à propos de l’exploitation animale et causera l’augmentation de l’exploitation. Les animaux continueront à être torturés; la seule différence sera que la torture portera le saut d’approbation de la Humane Society of the United State, de la Farm Sanctuary et d’autres corporations de protection des animaux, qui font la promotion de la Proposition 2. On dit qu’approximativement 100 organisations fermières appuient la Proposition 2. Pourquoi est-ce le cas? La réponse est simple. Ces producteurs croient que la Proposition 2 les aidera à être plus « performants ». Et ce sera le cas.

Troisièmement, il est important que les défenseurs des animaux envoient un message clair à la Humane Society of the United States, à la Farm Sanctuary et à d’autres groupes quant à l’importance de cesser de faire la promotion de mesures telles que la Proposition 2. Si la HSUS est réellement préoccupée par la souffrance animale, alors elle devrait peut-être utiliser une partie de ses $223 millions en biens et $124 millions en revenus à l’éducation au véganisme. Le véganisme réduit la demande de produits animaux et aide à changer les mentalités en nous éloignant de l’impression qu’il est moralement acceptable d’utiliser des animaux, du moment que nous le faisons « humainement ». Cela n’entrainera rien d’autre que la perpétuation et même l’augmentation de l’utilisation d’animaux. Il est temps que les défenseurs des animaux disent simplement « non » à cela.

Il est temps d’exiger davantage des organisations qui prétendent représenter les idéaux des défenseurs des animaux que des campagnes faciles qui font les grands titres et remplissent leurs coffres, mais qui ne font rien pour offrir une protection significative aux intérêts des animaux et rien du tout pour ébranler le statut de propriété des animaux. L’éducation créative et pacifique au véganisme est la meilleure façon de diminuer la souffrance et la mort d’animaux à court terme et à long terme. Augmenter le véganisme est la seule manière d’atteindre l’abolition de l’exploitation animale. Des efforts comme la Proposition 2, qui rendent la consommation d’animaux plus acceptable, ne feront que renforcer le spécisme et l’idée qu’il est moralement acceptable de consommer des nonhumains, tant et aussi longtemps que nous le faisons de manière « humaine ».

La décision de voter en faveur de la Proposition 2 ou non ne requiert pas des défenseurs des animaux qu’ils choisissent entre plus ou moins d’animaux qui souffrent. Elle représente plutôt un choix entre continuer à faire la promotion du mouvement pour la « viande heureuse », qui dirige les choses dans la mauvaise direction, ou se concentrer sur ce qui représente une véritable défense des animaux et qui pourrait entraîner un réel changement.

Les défenseurs des animaux ne devraient pas voter pour la Proposition 2.

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

Proposition 2

Chères collègues et chers collègues :

About.com a publié un débat pour/contre portant sur la loi californienne de prévention contre la cruauté à l’égard des animaux de ferme, connue sous le nom de « Proposition 2 ».

Je suis opposé à la Proposition 2. La Humane Society of the United States représente son principal sympathisant et l’article publié sur le site About.com où l’on défend la Proposition 2 a été écrit par Paul Shapiro, Directeur senior de la campagne contre l’élevage industriel de la HSUS. Les essais sont brefs en ce qu’ils sont limités à 500 mots chacun.

Comme ceux d’entre vous qui ont écouté l’interview que j’ai donné à la Go Vegan Radio (26 juillet) le savez, j’ai suggéré à l’animateur Bob Linden d’inviter le président de la HSUS et son CEO Wayne Pacelle afin que nous discutions de la campagne de la HSUS en faveur de la Proposition 2 ainsi que d’autres campagnes « welfaristes » dont la HSUS fait la promotion. Bob m’a appris qu’il avait invité Wayne mais que celui-ci avait décliné. Voilà qui me déçoit parce que je pense que de tels échanges représentent une excellente manière pour les défenseurs des animaux de s’informer à propos de ces sujets.

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

Un débat sur la propriété d’ »animaux de compagnie »

Chères collègues et chers collègues :

Vue l’importance des réactions au débat portant sur la décision de manger de la viande et des produits animaux, Opposing Views a décidé de tenir un autre débat sur l’éthique animale, qui focalisera sur l’institution des « animaux de compagnie ».

Je défends la position opposée à la perpétuation de la propriété « d’animaux de compagnie »; la Humane Society of the United States défend la position en faveur du maintien de celle-ci.

J’espère que vous écouterez le débat, que vous lirez les articles et que vous donnerez vos commentaires.

Je suis ravi que Opposing Views s’intéresse à l’éthique animale.

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione

Une décision « monumentale »?

Les défenseurs des animaux sont terriblement enthousiastes à l’égard d’une décision rendue récemment par la Cour suprême du New Jersey. Selon un communiqué de presse diffusé par la Humane Society of the United States et par Farm Sanctuary, deux des requérants dans l’affaire :

La Cour suprême du New Jersey a aujourd’hui assené un coup dur à la réglementation du Département de l’agriculture du New Jersey qui prévoit l’exemption de toutes les pratiques de l’industrie qu’elle considère comme humaines en ordonnant à l’agence mandatée par l’État de réviser les standards de traitement des animaux de ferme.

Dans cette affaire monumentale, la cour a jugé que les pratiques d’élevage industriel ne peuvent être considérées comme humaines simplement parce qu’elles sont largement appliquées, ce qui établit un précédent pour les futures poursuites judiciaires et mettra fin aux abus flagrants dont sont coupables les fermes d’élevage intensif à travers les États-Unis. La cour rejette également la pratique de la coupe de la queue des bestiaux ainsi que la mutilation sans anesthésie autorisée par la NJDA.

« Il s’agit d’une victoire majeure pour les animaux de ferme du New Jersey et cela pavera la voie à l’amélioration de la protection accordée aux animaux de ferme de la nation entière, déclare Gene Baur, président et co-fondateur de Farm Santuary. Établir un précédent légal dans un vote unanime, qui clarifie que les pratiques employées ne peuvent pas être considérées comme humaines simplement parce qu’elles sont courantes, permettra que l’on profite de ce momentum pour défier l’actuel statu quo dans le domaine de l’élevage industriel. »

Après avoir écarté l’englobante exemption de l’agence s’appliquant à toutes « les pratiques routinières d’élevage », la cour a poursuivi en affirmant que la coupe de la queue ne peut pas être considérée comme humaine et que la manière dont sont menées les mutilations sans anesthésie, incluant la castration, le débecquage et la coupe des orteils ne peut être considérée comme humaine à moins que des exigences spécifiques visant à prévenir la douleur et la souffrance soient respectées. La cour a clairement affirmé que la décision de permettre ces pratiques du moment qu’elles sont appliquées par une « personne compétente » et d’une manière qui « minimise la douleur », ne peut être « acceptable ».

« Cette décision protègera des milliers d’animaux du New Jersey et remet en question, par ailleurs, certains des pires abus commis par les fermes industriels à travers le pays », affirme Jonathan Lovvorn, vice-président du département du litige concernant la protection des animaux pour la Humane Society of the United States. « Tous les animaux méritent d’être traités humainement, incluant les animaux élevés pour l’alimentation. »

Malheureusement, cet enthousiasme n’a pas lieu d’être. La lecture du communiqué officiel offre une vue d’ensemble très différente. Lire la suite

Les versions italienne et polonaise du pamphlet abolitionniste

Chères collègues et chers collègues :

Les versions italienne et polonaise du pamphlet sont maintenant disponibles. Elles sont offertes en formats U.S. Letter at A4.

Vous pouvez télécharger la version italienne en cliquant ici : Letter | A4

Vous pouvez télécharger la version polonaise en cliquant ici : Letter | A4

Nous remercions chaleureusement Marina Berati pour la traduction en italien et Krzysztof Forkasiewicz pour la traduction en polonais.

Et notez que le pamphlet sera bientôt disponible en d’autres langues!

Gary L. Francione
© 2008 Gary L. Francione