Archives mensuelles : août 2007

Quelques réflexions supplémentaires à propos de Michael Vick

Le 2 août, j’ai publié un essai-blog intitulé Une remarque à propos de Michael Vick. Le comportement de Vick est évidemment condamnable. J’ai écrit un blog parce que j’étais fatigué d’entendre Vick être critiqué par des bien-pensants qui mangent de la viande, assistent à des rodéos, chassent ou participent de différentes façons à l’exploitation des animaux, façons qui, contrairement aux combats de chiens, sont considérées comme des activités légitimes par la plupart des gens mais qui, autant qu’eux, causent de la souffrance aux animaux impliqués.

Sincèrement, je ne m’attendais pas à susciter autant de réactions. Après tout, je soutiens le même argument depuis plusieurs années dans mes écrits − nous souffrons d’une sorte de « schizophrénie morale » par rapport aux animaux. D’une part, nous traitons certains nonhumains, comme nos chiens et nos chats, comme des membres de la famille et nous sommes horrifiés par les histoires de torture qui concernent ces animaux. D’autre part, nous ignorons entièrement − en fait, nous encourageons − d’autres formes d’utilisations d’animaux qui impliquent que nous torturions des animaux que nous ne considérons pas comme « spéciaux ». Voilà le sujet principal de mon livre Introduction to Animal Rights : Your Child or the Dog?.

Eh bien, j’ai eu tort à propos des réactions qu’allait susciter mon essai-blog.

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Produits pharmaceutiques et ingrédients d ›origine animale

Bien que nous devions éviter d’utiliser des produits pharmaceutiques et favoriser les approches en santé plus naturelles, il arrive occasionnellement qu’il soit recommandé ou même nécessaire d’avoir recours à des produits pharmaceutiques.

Même en mettant de côté les autres problèmes associés à ces produits, il reste que, très souvent, ces produits ne sont pas végans en ce qu’ils contiennent différents produits animaux à titre d’ingrédients « inactifs ». Par exemple, plusieurs comprimés contiennent des stéarates ou de la glycérine, qui provient souvent de source animale, ou encore du lactose, qui est un dérivé du lait. Et les capsules standards sont, bien sûr, fabriquées avec de la gélatine.

J’entends régulièrement des végans avouer que, dans de telles circonstances, ils n’ont pas le choix de s’éloigner de leurs principes végans et de prendre ces médicaments qui contiennent des produits animaux. Ce n’est pas vrai. Même dans les situations dans lesquelles des produits pharmaceutiques peuvent être requis, il n’est pas nécessaire d’utiliser des produits qui contiennent des ingrédients animaux.

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Un commentaire à propos de la violence

On me demande souvent ce que je pense des personnes qui encouragent la violence à l’endroit de ceux qui exploitent des animaux.

Ma réponse est simple : je suis violemment opposé à la violence.

Trois raisons sous-tendent ma position.

Premièrement, la position des droits des animaux représente, pour moi, l’ultime rejet de la violence. Il s’agit de l’affirmation ultime de la paix. Je considère le mouvement en faveur des droits des animaux comme la progression logique du mouvement pour la paix, qui vise à mettre fin aux conflits entre les êtres humains. Le mouvement des droits des animaux cherche idéalement à faire un pas de plus et à faire cesser les conflits entre les humains et les nonhumains.

La raison pour laquelle la situation mondiale actuelle est un tel gâchis est que, à travers l’histoire, nous avons continuellement posé des actes violents que nous avons tenté de justifier en prétendant que des moyens indésirables peuvent mener à des résultats désirables. Quiconque ayant déjà eu recours à la violence prétend regretter avoir eu à le faire, mais argumente que certains objectifs justifient ce choix. Le problème est que cela participe à perpétuer le cercle vicieux de la violence en faisant en sorte que quiconque est convaincu d’une chose peut avoir recours à la violence afin d’accomplir un soi-disant plus grand bien et ceux qui sont la cible de cette violence peuvent alors se sentir justifiés de répondre à leur tour par la violence. Et ainsi de suite.

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Une remarque à propos de Michael Vick

Il y a eu une impressionnante couverture médiatique entourant une possible entreprise de combats de chiens dirigée par le quart arrière des Falcons d ›Atlanta, Michael Vick. Des accusations criminelles ont été portées contre Vick et contre trois autres hommes qui auraient parrainé des combats de chiens, parié sur des combats de chiens et permis que des actes de cruauté contre des animaux soient commis sur leur propriété. De nombreuses émissions de variétés ont invité des porte-parole de la « communauté pour le bien-être des animaux » qui ont condamné les combats de chiens et ont demandé à ce que Vick soit puni s ›il s ›avère, en bout de ligne, coupable. Nike et Reebok ont suspendu la production des produits représentés par Vick.

Laissez-moi mettre une chose au clair : je pense que les combats de chiens sont quelque chose de terrible.

Mais je dois ajouter que le cas de Vick démontre on ne peut plus dramatiquement ce que j’appelle notre « schizophrénie morale » à propos des animaux. En effet, si une chose est claire, c’est que nous sommes confus à propos de nos obligations morales à l’endroit des animaux.

Dans ce seul pays, nous tuons plus de dix milliards d’animaux terrestres par année pour l’alimentation. Ces animaux que nous mangeons – même ceux qui sont élevés de manière supposément « humaine » – souffrent autant que les chiens qui sont utilisés pour les combats de chiens. Nous n’avons pas « besoin » de manger de la viande, des produits laitiers ou des œufs. De plus, cette nourriture est de plus en plus liée aux nombreuses maladies qui affectent l’être humain et l’élevage des animaux est un désastre environnemental pour la planète. Nous infligeons de la douleur, de la souffrance et la mort à ces milliards de nonhumains sensibles parce que nous apprécions manger leur chair et les produits que nous faisons à partir de leur corps.

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Est-ce que l ›hétérosexisme est différent?

Depuis que nous avons lancé notre nouveau site, je reçois des douzaines de questions chaque jour. Malheureusement, je ne peux offrir une réponse personnalisée à chacune d’elles, mais sachez que j’apprécie votre intérêt pour l’approche abolitionniste.

Il y a, malgré tout, certaines questions auxquelles je me sens obligé de répondre parce qu’elles concernent directement la philosophie dont j’essaie de faire la promotion.

La semaine dernière, quelqu’un m’a écrit ce qui suit :

Je comprends que le spécisme est problématique parce que, comme le racisme et le sexisme, il consiste à attribuer une valeur négative à l’espèce de la même manière que le racisme consiste à attribuer une valeur négative à la race ou que le sexisme consiste à attribuer une valeur négative au fait d’être une femme. Mais souvent, vous comparez également le spécisme à l’hétérosexisme. Or, je crois qu’il y a pourtant là une différence importante parce que, contrairement à la race ou au sexe, qui n’ont aucune valeur morale inhérente, les relations sexuelles entre membres du même sexe peuvent être considérées comme immorales parce que de telles conduites ne sont pas naturelles.

Ce n’est pas la première fois qu’on m’exprime cette position et je voudrais la commenter et expliquer pourquoi je pense que l’hétérosexisme ne peut être distingué du racisme ou du sexisme.

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