Archives pour 16 mai 2007

Dans Vivisection, partie 1 : la « nécessité de la vivisection », j’ai discuté des problèmes liés aux expérimentations biomédicales et de la prétention selon laquelle l’utilisation de nonhumains pour ces recherches est, en fait, « nécessaire » pour obtenir des données essentielles à la solution de problèmes de santé humaine. Dans cet essai, j’ai voulu explorer brièvement l’argument voulant que, même si l’utilisation des animaux était nécessaire − au sens où nous avons besoin d’utiliser des nonhumains pour obtenir ces données vitales −, nous ne pouvons justifier l’utilisation de nonhumains pour cette fin.

Humains et nonhumains ont tous intérêt à ne pas être utilisés lors d’expérimentations biomédicales. Nous accordons aux êtres humains le droit de ne pas être soumis, comme sujets non-consentants, à de telles expériences même si nous avons toutes les raisons de croire qu’il serait beaucoup plus efficace d’utiliser des humains puisque cela permettrait d’éviter les difficultés dont j’ai discuté dans mon essai précédent, liées à l’extrapolation des résultats obtenus sur des nonhumains aux humains et les autres problèmes qui rendent la recherche sur les animaux problématique et peu fiable, d’un point de vue scientifique.

Lorsque nous disons que les humains ont « droit » de ne pas être utilisés pour de telles fins, cela signifie que l’intérêt des humains à ne pas être utilisés comme des sujets non-consentants lors des expérimentations sera protégé même si cette utilisation promettait d’entraîner d’importants bénéfices pour le reste d’entre nous. La question, alors, est pourquoi est-ce que nous croyons qu’il est moralement acceptable d’utiliser des nonhumains pour des expérimentations, mais qu’il ne l’est pas d’utiliser des humains?

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